Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16/04/2017

Une question de vie ou de mort

Dimanche 16 avril 2017

Télécharger

1 Corinthiens 15.1-11

Alexandre Sarran | 28 min

 

20/04/2014

Un salut complet

Dimanche 20 avril 2014

Tombeau.jpg

Télécharger

1 Corinthiens 15.17-28

(Alexandre Sarran) | 31 min

 

31/03/2013

Le Tombeau vide

Dimanche 31 mars 2013

Tombeau.jpg

Télécharger

Jean 20.1-9

(Jonah Haddad) | 27 min

 

09/04/2012

Je ne croirai point !

Dimanche 8 avril 2012

211862807.jpg

Télécharger

Jean 20.24-31

(Jonah Haddad) | 22 min

 

25/04/2011

Avoir peur de Jésus

Dimanche 24 avril 2011

Eblouissant.jpg

Télécharger

Matthieu 28.1-10

(Alexandre Sarran)

 

10/04/2010

Le Prix de la vie

324997699.jpgDimanche 4 avril 2010

AUDIO

Esaïe 25.6-8 ; 53

Jean 11.25

(Francis Foucachon)

 

15/04/2009

Avoir peur de Jésus (12 avril 2009)

Matthieu 28 : 1 – 10


Introduction
Chocolat.jpg« A Pâques, les ventes de chocolat sont passées de 14.400 tonnes en 2006 à 12.700 tonnes deux ans plus tard […].Cette année, la consommation de Pâques devrait encore baisser à 12.500 tonnes, prédit Florence Pradier, secrétaire générale du Syndicat [du Chocolat]. […] [Selon Thierry Desouches, porte-parole de Système U,] Pâques, c'est comme Noël, une fête pour les enfants, ce qui nous laisse espérer que les consommateurs auront une attitude de consommation moins prudente […]. » Voilà ce que l’Agence France-Presse a jugé bon de nous communiquer ce weekend, à l’occasion de la fête de Pâques 2009. C’est dire que la commémoration de la résurrection de Jésus-Christ ne rencontre guère que l’indifférence, de nos jours, dans notre société. Mais quels étaient nos sentiments ce matin en nous levant et en nous préparant pour venir à l’église ? Étaient-ils si éloignés que ça de l’indifférence générale que nous constatons tout autour de nous ? Était-ce pour nous ce matin, un dimanche comme un autre, ou une fête de Pâques comme une autre, telle qu’on a l’habitude d’en avoir une fois par an, toujours autour du début du printemps, avec le même chocolat, la même chasse aux œufs, le même lundi férié ? Peut-être même que la foi chrétienne, en général, est pour vous une simple habitude, ou une curiosité que vous observez avec un certain recul et une certaine passivité. Il me semble qu’il y a un vrai et profond décalage entre l’événement extraordinaire de la résurrection de Jésus, et la façon dont la plupart d’entre nous réagissons vis-à-vis de cette information. Le texte de ce matin, en effet, va nous montrer que la résurrection de Jésus ne peut laisser personne indifférent ; qu’elle doit nous faire frémir de terreur d’abord et de joie ensuite ; et qu’elle a le potentiel de bouleverser notre rapport à Dieu et notre vie toute entière.


1. Un événement terrifiant (v. 1 – 4)

a) Les gardes sont terrorisés
Matthieu raconte que les deux Maries (M&Ms) se rendent de très bonne heure au tombeau de Jésus. Elles ne sont pas encore arrivées que soudain il se passe quelque chose d’extraordinaire et de terrifiant. Un grand tremblement de terre. Un être céleste qui descend du firmament. Une force extraordinaire déployée pour rouler de devant l’entrée du tombeau la pierre massive qui en bouchait l’entrée. Et l’ange victorieux de s’asseoir sur l’objet de sa conquête, et de briller de tous ses feux éblouissants et de ses vêtements blancs comme la neige. Et les gardes qui devaient surveiller le tombeau sont pétrifiés, terrorisés, morts de peur.

b) Description des gardes
Matthieu est en train de nous parler d’un événement terrifiant. Ces gardes, ce ne sont pas des surveillants de stades de foot. Ce sont des soldats romains armés et entraînés pour le combat. D’après un historien grec de cette époque (Polybe), on peut savoir précisément de quoi ils avaient l’air : ils sont armés d’une épée, d’un ou deux javelots, d’un grand bouclier, d’un casque, et parfois d’une armure complète. Ils étaient Romains.jpgvraisemblablement au minimum une quinzaine de gardes. Assez pour faire une équipe de Rugby : le XV de Rome. Imaginez ces grands gaillards, les All Blacks de l’époque, effondrés par terre en train de gémir, de trembler de peur et d’appeler leur maman à l’aide.

c) Jésus manifeste sa suprématie
Matthieu commence tout juste, ainsi, son compte-rendu de la résurrection de Jésus. Il veut nous montrer que la suprématie de Jésus, manifestée par sa victoire sur la mort, doit nous terrifier. Dites-moi : quel genre de puissance est capable de vaincre la mort ? La puissance d’un char d’assaut ? La puissance d’une bombe nucléaire ? La puissance du soleil ou du Big Bang ou de toute l’énergie de l’univers serait-elle suffisante pour vaincre la mort ? Non. Impossible. Mais si devant de tels déploiements de puissance nous serions tous ici absolument épouvantés, alors quelle serait notre réaction face à une puissance infiniment supérieure à toutes celles-là, une puissance capable de vaincre la mort ?

Le tremblement de terre, l’ange resplendissant qui descend du ciel et qui roule la pierre de devant le tombeau vide et qui s’assoit dessus, c’est l’annonce de la victoire de Jésus sur l’ennemi ultime qu’est la mort, et c’est la manifestation de sa suprématie sur tout l’univers. Et nous, à Pâques, nous parlons de chocolat, de chasse aux œufs, et de lundi férié. Nous avons banalisé la résurrection de Jésus alors même qu’elle devrait nous faire peur. C’est comme ça en tout cas que Matthieu commence son récit de la résurrection. Mais il ne s’arrête pas là, et heureusement pour nous.


2. Une alternative à la terreur (v. 5 – 7)

a) L’ange rassure les femmes
Ayant parlé de la terreur des gardes, Matthieu va dresser un contraste saisissant. L’ange prit la parole et dit aux femmes : Pour vous, n’ayez pas peur, car je sais que vous cherchez Jésus, le crucifié (v. 5). L’ange dit aux femmes qu’elles ne doivent pas avoir peur. Il connaît leurs motivations, et la sollicitude qu’elles éprouvaient pour Jésus. Il leur donne une explication pour cette situation spectaculaire en leur expliquant que Jésus est revenu à la vie. Il leur dit que Jésus veut les revoir, ainsi que les disciples. L’ange leur parle du lien d’affection qui existait, et qui existe encore entre Jésus et elles et les disciples. L’ange leur fait comprendre que celui qui est ressuscité, et qui a une puissance telle qu’il a vaincu la mort, est leur ami.

b) Aslan est dangereux. Mais il est bon.
Aslan.jpgDans le premier volet des Chroniques de Narnia, Susan et Lucy discutent avec M. et Mme Castor au sujet de leur rencontre prochaine avec le lion Aslan. Susan se demande :
- N’est-il pas…dangereux ? Cela me fera plutôt peur de rencontrer un lion…
- Tu auras certainement peur, ma mignonne, c’est sûr ! dit Mme Castor. S’il existe des gens qui peuvent se présenter devant Aslan sans que leurs genoux tremblent, ils sont soit plus courageux que les autres, soit tout simplement stupides.
- Alors, il est dangereux ? dit Lucy.
- Dangereux ? reprit M. Castor. Vous n’avez donc pas entendu ce qu’a dit madame Castor ? Dangereux ? Evidemment qu’il est dangereux. Mais il est bon.

c) Jésus est ressuscité pour nous
Jésus aussi est dangereux. Parce que sa puissance dépasse tout ce que nous pourrions imaginer. Mais Jésus est bon. Il aime ses disciples. Ce que Matthieu est en train de nous montrer ici, c’est que oui, Jésus est ressuscité ; oui, il est sorti victorieux du combat suprême ; oui, il a vaincu l’ennemi ultime qu’est la mort ; mais il l’a fait pour nous. Il l’a fait pour tous ceux qui renoncent à leur propre autonomie, qui confessent leurs péchés et qui s’en remettent totalement à lui dans la confiance. D’où la parole de l’ange : Pour vous, n’ayez pas peur

À ce stade du récit, il y a un contraste incroyable : d’un côté une quinzaine de grands gaillards armés jusqu’aux dents qui tremblent de peur, à un tel point qu’ils ne peuvent même pas ouvrir la bouche pour émettre un son ; de l’autre côté, deux femmes vulnérables, endeuillées, dubitatives, auxquelles l’ange dit : Vous, n’ayez pas peur. Sommes-nous prêts à ressembler à ces femmes, dans leur vulnérabilité, dans leur fragilité, mais dans l’affection qu’elles portent pour Jésus ? Ou préférons-nous ressembler aux gardes costauds et virils, tout équipés pour empêcher Jésus de sortir de son tombeau et de se mêler de notre vie privée ? Confrontés à la suprématie de Jésus, les gardes ont tremblé de peur. Les femmes aussi ont tremblé de peur, mais elles, elles ont reçu une parole de réconfort, et l’assurance que Jésus les aimait. Et cela a eu chez elles un effet remarquable. Regardons plutôt.


3. Une attitude transformée (v. 8 – 10)

a) La joie et l’adoration s’ajoutent à la crainte
Matthieu raconte que les femmes, ensuite, sont parties en courant. Non pas à cause de la peur qu’elles éprouvent encore, d’après le texte (v. 8), mais à cause d’une joie débordante et d’un empressement pour aller tout raconter aux disciples. Et c’est là que Jésus les rencontre sur le chemin. Lorsqu’elles le voient, elles se prosternent pour saisir ses pieds et se mettent à lui rendre un culte ! Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais d’après moi, il y a ici, dans la façon dont ces deux femmes célèbrent Pâques, tout sauf de l’indifférence ! La résurrection de Jésus a radicalement changé leur perspective et leur attitude. Elles ont été bouleversées.

b) Lorsque notre opinion d’une personne change
Je suis sûr que vous êtes amenés à rencontrer des inconnus très régulièrement, peut-être tous les jours. Avez-vous remarqué qu’au fur et à mesure que nous apprenons des choses sur les gens, notre opinion change à leur sujet, ainsi que notre façon de les aborder ? Un jour, lors d’une rencontre de pasteurs, je me souviens d’avoir salué un certain nombre de personnes, dont un pasteur noir, qui n’avait pas particulièrement retenu mon attention. Un peu plus tard pendant la réunion, mon voisin de droite se penche vers moi et me dit : « Tu vois ce pasteur noir ? Avant de se convertir, il a été trois fois champion de France de boxe ». J’aime autant vous dire qu’à partir de ce moment-là, ce monsieur a retenu mon attention, et sans doute qu’après la réunion, lorsque l’occasion m’a été donnée de lui parler, je devais bégayer un peu, hésiter à le regarder en face, et paraître tout-à-fait intimidé !

c) Saisir les pieds de Jésus
Ayant compris que Jésus était, non pas trois fois champion de France de boxe, mais l’éternel champion de l’univers, toutes disciplines et toutes catégories confondues, les femmes ont saisi ses pieds et l’ont adoré. Je me demande, si Jésus devait entrer dans cette pièce à l’instant et nous dire « Je vous salue ! », combien d’entre nous nous aurions l’idée de nous abaisser à ses pieds et de l’adorer comme l’ont fait ces femmes. Je Jésus.jpgcrois qu’il nous manque quelque chose. Je crois qu’il nous manque la peur, une terreur appropriée devant la suprématie de Jésus-Christ manifestée à sa résurrection. Il nous manque cette crainte qui permet de répondre à l’invitation du Psaume 2 : Servez l’Éternel avec crainte, soyez dans l’allégresse, en tremblant. Embrassez le fils, de peur qu’il ne se mette en colère, et que vous ne périssiez dans votre voie, car sa colère est prompte à s’enflammer. Heureux tous ceux qui se réfugient en lui ! (Ps 2.11-12). Et en se réfugiant en lui, remplis comme Marie et Marie de crainte et de joie, ou comme le psalmiste d’allégresse et d’effroi, nous entendrons la tendre voix du Fils suprême nous rassurer et nous dire : Soyez sans crainte (v. 10).


Conclusion
Nous faisions un constat en introduction. Que la commémoration de la résurrection de Jésus-Christ ne rencontrait guère que l’indifférence, de nos jours, dans notre société. Nous faisions le constat d’un vrai et d’un profond décalage entre l’événement extraordinaire de la résurrection de Jésus, et la façon dont la plupart d’entre nous réagissons vis-à-vis de cette information. Ce texte nous a montré que la résurrection de Jésus devait, dans un premier temps, nous inspirer de la terreur. Mais dans un deuxième temps, la résurrection de Jésus c’est aussi une incroyable bonne nouvelle pour tous ceux qui veulent renoncer à leur armure, à leur force, à leur expérience, et confier leur vie toute entière à Jésus-Christ. Et cette association d’une crainte véritable et d’une joie véritable, c’est un bouleversement total dans notre vie. C’est une relation approfondie avec Dieu. C’est une fête de Pâques tous les dimanches. C’est avoir le champion de l’univers comme ami. C’est un refuge solide au temps de la détresse. Alors je veux vous poser une question : est-ce que Pâques a déjà voulu dire plus pour vous que « chocolat, chasse aux œufs et lundi férié » ? Je vous mets au défi, à chaque fois que vous mangez des M&Ms, de réfléchir au témoignage de ces deux femmes, Marie et Marie, et de la façon dont elles, les premiers témoins de la résurrection de Jésus, étant confrontées à la suprématie de Jésus et à son amour pour elles, se sont abaissées pour saisir ses pieds et l’adorer. Aujourd’hui, je ne vais pas prononcer la formule traditionnelle : Le Christ est ressuscité ; il est vraiment ressuscité, alléluia ! Mais je vais plutôt l’adapter au texte d’aujourd’hui : « Le Christ est ressuscité. Il est vraiment ressuscité ! Mais pour vous, n’ayez pas peur. »

27/04/2006

Incroyable mais vrai (Pâques, 16 avril 2006)

Luc 24 : 1 – 12


Introduction

Vous y croyez, vous, à la résurrection de Jésus ? Il faut être un peu demeuré pour croire qu’un mort puisse ressusciter, non ? Pourtant, c’est bien de ça qu’il s’agit tous les ans, à Pâques. Même les médias nous le rappellent, à la télé et dans les journaux. Pâques pour les chrétiens, c’est la commémoration, au moins en théorie, de la résurrection de Jésus. Je dis « en théorie », parce que cette semaine, en entendant Françoise Laborde ou Claire Chazal parler sans sourciller de la résurrection du Christ, je me suis dit, c’est quand même medium_resurrection.3.jpgbizarre. Ces gens parlent de la résurrection d’un mort, et ça semble leur faire ni chaud ni froid. J’ai entendu un présentateur à la télé parler d’un grand pas en avant dans la recherche contre le cancer, en expliquant que des scientifiques américains avaient réussi, de façon expérimentale, à inverser le processus de multiplication d’une cellule cancéreuse ; visiblement, le présentateur était enthousiaste par rapport à cette nouvelle. Mais la résurrection de Jésus ? Bof. Visiblement, les présentateurs sont habitués à en parler tous les ans à la même période, et ça se voit que pour eux, ce n’est guère plus qu’une tradition sympa. La problème, c’est que je constate que chez les chrétiens aussi, en dépit de tout le tralala que l’on fait tous les ans à Pâques, la résurrection de Jésus n’est souvent guère plus qu’une tradition sympa. Et ce texte va nous montrer que l’on peut, en effet, en tant que chrétiens, avoir une consécration religieuse mal orientée, à cause du fait que la résurrection du Seigneur n’est pas pour nous, au fond, une réalité. Mais la Bible présente la résurrection de Jésus comme quelque chose d’incroyable certes, mais vrai, et qui ne peut pas nous laisser indifférents.


1. Une consécration mal orientée (v. 1 – 5)

a)Des femmes très dévouées au Seigneur (v. 1)
Ces femmes sont présentées comme étant très consacrées. Elles ont accompagné Jésus pendant son ministère (23 : 49), elles ont assisté à sa crucifixion, puis à son ensevelissement (23 : 55), et maintenant elles vont s’occuper d’embaumer le corps. Elles ont préparé avec amour des aromates et des parfums (coûteux), et dans leur consécration, elles se lèvent très tôt, dès le premier jour de la semaine, pour se rendre à la tombe (v. 1). On peut dire que ces femmes sont très dévouées au Seigneur Jésus (une dévotion et un zèle exemplaires).

b)Leur dévotion leur apporte perplexité (v. 3, 4)
Toutes prêtes qu’elles sont pour accomplir leur service, elle arrivent à la tombe et ne trouvent pas leur Seigneur Jésus (v. 3). Elles ne comprennent pas. Elles sont perplexes (v. 4), mais plus que ça, elles sont frustrées : à quoi vont servir ces aromates et ces parfums coûteux qu’elles ont préparés avec soin ? Leur dévotion au Seigneur Jésus ne leur apporte rien sinon de la perplexité et de l’insatisfaction. Pourtant, elles sont zélées pour le Seigneur !

c)Leur consécration est mal orientée (v. 5)
Comment ça se fait ? La réponse leur est donnée par les messagers en habits resplendissants : pourquoi cherchez-vous parmi les morts quelqu’un qui est vivant (v. 5) ? Ils ne reprochent pas aux femmes leur consécration, ni l’objet de leur consécration, mais l’orientation de leur consécration : elles cherchent Jésus au mauvais endroit (dans une tombe). Elles cherchent à servir Jésus, mais de la mauvaise manière (avec des aromates et des parfums pour l’embaumer). Leur consécration ne risque pas de porter des fruits en étant mal orientée.

Vous savez, la relation des chrétiens à Jésus n’est parfois pas très différente de la relation des fans d’Elvis Presley à Elvis Presley. On peut avoir beaucoup d’estime et d’admiration pour le personnage d’Elvis, aimer le message de ses textes, tout faire pour promouvoir la diffusion de ses disques, apprendre par cœur ses chansons, être fascinés par sa biographie, apprendre beaucoup de détails concernant sa vie, et même célébrer tous les ans medium_elvis.jpgl’anniversaire de sa naissance et l’anniversaire de sa mort. Remplacez Elvis par Jésus, et vous avez une description de ce qu’est la religion chrétienne pour beaucoup de gens. Souvent, une grande consécration religieuse. Mais souvent aussi, une grande perplexité, parce que cette consécration ne semble pas très utile. On va à l’église, on lit la Bible, on dit des prières, mais on a l’impression que c’est dans le vent. Ce texte nous fait poser la question : est-il possible que nous cherchions à servir le Seigneur au mauvais endroit et de la mauvaise manière ?


2. Incroyable, et pourtant vrai ! (v. 6 – 8)

a)Il n’est pas ici, il est ressuscité (v. 6)
Les anges disent aux femmes ce qui aurait dû leur paraître comme une évidence : il n’est pas ici (v. 6). Ça ne sert à rien de chercher un peu plus fort, il n’est pas ici. Non seulement vous cherchez au mauvais endroit, mais vous cherchez de la mauvaise manière, parce que non seulement il n’est pas ici, mais il est ressuscité (v. 6). Tant que vous chercherez dans la tombe, vous ne le trouverez pas, et tant que vous chercherez un cadavre, vous ne le trouverez pas.

b)Selon le plan de Dieu (v. 7)
Ces femmes ont vite oublié quel était le plan de Dieu : que le Fils de l’homme soit livré entre les mains des pécheurs, qu’il soit crucifié (jusqu’ici on est d’accord) et qu’il ressuscite le troisième jour (v. 7). Elles étaient au courant ! Comment ça se fait qu’elles n’y ont pas pensé ? Sans doute qu’elles trouvaient ça tellement incroyable qu’elles se sont dit que c’était juste une façon de parler. Elles en avaient entendu parler, et bien sûr elles croyaient que Dieu en était capable, mais elles n’y croyaient pas vraiment au fond.

c)Il faut se souvenir de la Parole de Dieu (v. 6, 8)
Il a fallu que Dieu leur certifie que c’était vrai, jusqu’à leur envoyer des anges pour le leur dire ! « Vous pouvez être bien certaines que Jésus est vraiment ressuscité ! » Mais les anges ne leur disent pas, « on a un scoop pour vous », ils leur disent plutôt, souvenez-vous de quelle manière il vous a parlé (v. 6). Le culte de ces femmes aurait été orienté bien différemment si elles s’étaient souvenu de la Parole du Seigneur. Et en effet, elles se souviennent (v. 8).

Au moment où ces femmes se souviennent que la résurrection de Jésus était prévue par Dieu, et maintenant véritablement accomplie par Dieu, elles oublient leurs aromates et leurs parfums et elles s’en vont du tombeau. Elles arrêtent de chercher Jésus au mauvais endroit et de la mauvaise manière. Leur dévotion au Seigneur est orientée différemment maintenant. Pourquoi ? Parce qu’elles se souviennent des paroles de Jésus. Elles se souviennent que dans les Écritures, la résurrection de Jésus n’est pas juste une figure de style, une façon de parler, un symbole. Ce n’est pas juste une tradition sympa. C’est une réalité. Il faut s’en souvenir, pour que notre consécration et notre culte ne deviennent pas mal orientés et stériles.


3. Répondre à la résurrection (v. 9 – 12)

a)Le danger des préjugés (v. 10, 11)
Bien sûr, avec une telle nouvelle, les femmes s’empressent d’aller tout raconter aux autres disciples (v. 9). Mais on ne les croit pas. Et il y a deux termes qui expliquent cette réaction : niaiserie et femmes (v. 11). C’est une illustration du danger des préjugés : non seulement ces apôtres ne sont pas très disposés à croire qu’un mort soit ressuscité et que des anges soient apparus miraculeusement, mais en plus, cette histoire leur est racontée par des femmes. Fantaisies et affabulations ! Mais attention de ne pas se laisser piéger par ses préjugés.

b)L’incrédulité, normale (v. 11)
Personne n’est très disposé à croire qu’un mort ait pu ressusciter. L’incrédulité des apôtres, comme l’incrédulité des femmes au début, est normale. L’incrédulité de Françoise Laborde et de Claire Chazal est normale. medium_claire_chazal.jpgL’incrédulité des mes voisins, de mes collègues et des membres de ma famille est normale. C’est vrai : un mort, normalement, ne ressuscite pas. Dans la vie courante, des anges n’apparaissent pas. Mais ce n’est pas suffisant pour croire que ça ne s’est jamais produit. Si Dieu existe, il est largement capable d’accomplir des choses qui nous apparaîtraient comme des miracles. Pourtant on n’y croit pas trop au fond.

c)Le doute positif (v. 12)
Mais il y a une personne qui a une réaction complètement différente : Pierre. Il se dit, mince, si ça se trouve, c’est vrai. Il comprend tout de suite les implications. Si Jésus est ressuscité, s’il est vivant aujourd’hui, ça va donner à son culte une orientation complètement différente ! Il va pouvoir continuer à avoir avec son Seigneur une relation vivante et personnelle ! S’il y a la moindre possibilité que ce soit vrai, il veut en avoir le cœur net, alors il se lève et court au tombeau sans s’arrêter. Il n’y a rien de plus important pour lui. Malgré le poids de ses préjugés, il y a une petite voix qui souffle à Pierre, du plus profond de son cœur : et si c’était vrai ? Si c’était vrai, sa vie tout entière prendrait un autre sens.


Conclusion

Vous voyez que la résurrection de Jésus, dans la Bible, est présentée comme un événement historique réel, concret, véritable, qui ne peut pas nous laisser indifférents. On ne peut pas juste se dire, « peut-être que ça s’est passé, et peut-être pas ». On est obligé de se positionner par rapport à la résurrection de Jésus, parce que les implications sont trop grandes. Soit on y croit, soit on n’y croit pas. Mais si, en dépit de nos préjugés, on se rend compte qu’il y a même une toute petite possibilité que ce soit vrai, on a intérêt à se renseigner bien vite, parce que si c’est vrai, ça va bouleverser toute notre vie. On est souvent comme ces femmes, pleins de consécration religieuse et de bonnes intentions pour Dieu. Pourtant on reste insatisfaits, perplexes, nos mains pleines d’aromates et de parfums inutiles, parce que la résurrection de Jésus n’est pas vraiment, au fond, une réalité dans notre vie. Parfois, dans notre culte, on pourrait remplacer Jésus par Elvis ou par Napoléon et ça ne changerait pas grand’ chose. Pourquoi ? Parce qu’on ne se souvient pas de ce qui est unique à Jésus : sa résurrection. Mais si on se souvient que la résurrection de Jésus est une réalité concrète, prévue par Dieu et accomplie par lui, on comprendra qu’on ne peut pas trouver Jésus en le cherchant parmi les morts, en l’évoquant comme un bon souvenir, en le représentant sur une croix, en empruntant chaque année le chemin de la passion pieds nus et en se flagellant, mais qu’on le trouvera seulement à travers une relation personnelle et vivante avec lui. C’est uniquement à partir de cette relation personnelle et vivante avec le Sauveur ressuscité que notre consécration religieuse va être bien orientée et fructueuse.