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09/10/2016

Être prêt à rencontrer le Seigneur

Dimanche 9 octobre 2016

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Matthieu 24.36-25.13

Alexandre Sarran | 35 min

 

25/09/2016

Pourquoi la colère de Dieu est bonne

Dimanche 25 septembre 2016

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Nahoum 1

Jonah Haddad | 22 min

 

26/01/2014

Le royaume des cieux est proche !

Dimanche 26 février 2014

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Matthieu 3.1-17

(Alexandre Sarran) | 34 min

 

11/06/2012

Deux chemins de vie

Dimanche 10 juin 2012

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Psaume 1

(Florent Varak) | 33 min

 

22/12/2009

Un Juge suprême et redoutable (20 décembre 2009)

AUDIO

Amos 1.3-12


Introduction

C’est drôle, parce que le mois de décembre, c’est le seul mois de l’année où on peut entendre des chansons chrétiennes qui passent dans les haut-parleurs de Carrefour. L’autre jour j’étais entre les cornichons et la mayonnaise, et qu’est-ce que j’entends (en anglais) ? « Ô viens, ô viens, Emmanuel » ! Ô viens, Dieu avec nous ! Ça change de David Guetta et des Black Eyed Peas ! Je regarde autour de moi pour voir si d’autres personnes partagent ma stupéfaction et mon enthousiasme, mais que nenni. Cela aurait aussi bien pu être du David Guetta ou du Black Eyed Peas ; comme si c’était absolument normal d’acheter ses biscottes au son de paroles telles que : « ô viens, Dieu avec nous, délivre ton peuple qui pleure en attendant l’avènement du Fils de Dieu ; réjouis-toi ! Emmanuel viendra auprès de toi, Israël ! » J’ai poursuivi mes courses, en savourant chaque couplet de ce magnifique cantique, mais je n’ai pas pu m’empêcher de penser que cette drôle de scène représentait bien la mentalité de la plupart de nos concitoyens vis-à-vis de la foi chrétienne et de Dieu en général. Dieu appartient au folklore, c’est donc normal de le voir surgir de temps en temps en fonction du calendrier. Très peu de gens, en définitive, s’élèvent pour contester avec virulence le témoignage chrétien, surtout à Noël où c’est si mignon de croire en Dieu, un peu comme on croit au Père Noël. La crèche, lesCrèche.jpg bergers, les anges, l’étoile, les rois mages, les dromadaires… la petite maison dans la prairie, quoi ! Ca ne dérange personne, parce que Dieu, dans cette mentalité, a été relégué à un statut d’égalité avec d’autres traditions. On pense un peu plus à Dieu à Noël, et on pense un peu plus aux citrouilles à Halloween. On a affaire à un Dieu « accessoire », ou je dirais même plus, à un Dieu « décoration ». Est-ce que vous vous reconnaissez dans cette mentalité ? Est-ce que vous avez conscience que cette tendance est tapie à notre porte, flattant notre égocentrisme, prête à nous happer à notre tour ? Sachez que le texte que nous avons lu a pour but de pulvériser cette mentalité. À cette époque, le peuple d’Israël vivait dans un certain confort matériel et il était devenu indifférent à Dieu. L’Éternel, finalement, était bien gentil, et il valait aussi bien que les dieux des nations d’à côté. Le prophète Amos débarque dans ce contexte, avec un message percutant destiné à secouer ses destinataires. Et le message des quelques versets que nous avons lu ce matin peut se résumer à ceci : Dieu n’est pas mignon, mais il est un Juge suprême et redoutable ; êtes-vous prêt à comparaître devant lui ?

 

1. Dieu est le Juge souverain de toute la terre

a)      Dieu prononce des sentences contre des nations étrangères

Alors regardons le texte. Chose étrange, cette prophétie est présentée comme étant une vision sur Israël (v. 1), mais au lieu de parler d’Israël, Amos va parler des nations qui sont autour : dans notre texte, Dieu prononce des sentences contre quatre nations voisines qui se trouvent aux quatre extrémités (aux quatre angles) du territoire appartenant au peuple de Dieu : Damas au Nord-Est, Gaza au Sud-Ouest, Tyr au Nord-Ouest, et Édom au Sud-Est. La première chose que Dieu dit à son peuple, c’est donc qu’il va juger les nations étrangères, où qu’elles se trouvent. La première leçon que le peuple doit retenir, c’est que Dieu a juridiction sur la terre entière. Dieu est le Juge souverain du monde entier. Par le prophète Amos, Dieu se présente à son peuple, et lui fait étalage, en quelque sorte, de sa puissance souveraine.

b)      Lucky Luke et les bretelles des Dalton

C’est un peu comme lorsque Lucky Luke se présente devant les Dalton quand ceux-ci viennent juste de cambrioler une banque. Que fait LuckyDaltons.jpg Luke ? Il tire sur le chapeau, la cigarette, la bretelle droite, la bretelle gauche, et la ceinture du révolver. Lucky Luke fait étalage de sa compétence au pistolet. S’il est capable de faire cela, à combien plus forte raison est-il capable de tirer droit dans le cœur. De la même façon dans le texte, Dieu montre dans un premier temps à son peuple qu’il est capable de juger des nations qui ne le reconnaissent même pas comme Dieu. À combien plus forte raison le Juge souverain du monde entier s’intéresse-t-il à la situation de son propre peuple !

c)       Dieu n’a pas de rival

Que devons-nous retenir de ce premier point ? C’est que Dieu est Dieu, même là où les gens ne le reconnaissent pas comme Dieu. Le monde entier est sous sa juridiction. Dieu est l’Arbitre de l’histoire, et le Juge des nations, même en Corée du Nord ou en Iran. Dieu n’a pas de rival, il n’attend pas de se faire élire, et personne ne peut le faire cesser d’être Dieu. Dieu n’est pas non plus un pluraliste ; il ne partage pas son pouvoir et son autorité avec d’autres pseudo-dieux, quel que soit le nom qu’on leur donne. Quoi que vous en pensiez, quoi que vous croyiez, que vous soyez d’accord ou non avec cette affirmation, ce n’est pas votre propre conviction qui va changer quoi que ce soit à la vérité ; et la vérité, c’est qu’il n’y a qu’un seul Dieu et Juge souverain du monde entier, c’est le Dieu de la Bible, le Dieu d’Abraham, d’Israël, de Moïse, d’Amos, de Jésus et des Apôtres. Dieu n’appartient pas au folklore.

À travers ces sentences prononcées contre les nations étrangères, Dieu veut donc faire comprendre à son peuple qu’il a juridiction sur la terre entière. Mais le jugement de ces nations va servir d’exemple pour le peuple afin d’attirer son attention sur une autre réalité.

 

2. Le mal ne progresse pas indéfiniment

a)      Dieu intervient nécessairement contre le mal

Justice.jpgCette deuxième réalité, c’est que Dieu intervient nécessairement contre le mal. Dans chaque sentence prononcée contre ces nations, Dieu répète une même expression : « À cause de trois crimes… même de quatre, je ne révoque pas mon arrêt » (v. 3, 6, 9, 11). Ensuite vient la description d’un péché en particulier propre à chacune de ces nations. Les Syriens se sont montrés totalement sauvages, les Philistins se sont montrés inhumains et cruels, les Tyriens se sont montrés traîtres, et les Édomites se sont montrés impitoyables. Ce que Dieu est en train de dire, c’est que ces nations étrangères, infidèles à Dieu, se sont toujours plus enfoncées dans le mal, au point de commettre des actes d’une extrême méchanceté. Mais ce que Dieu veut faire comprendre à son peuple, c’est que même s’il est un Dieu patient, il est également un Dieu juste, qui ne laisse aucune faute impunie, et qui intervient nécessairement contre le mal.

b)      Ni Père Fouettard, ni Père Noël

Dieu révèle ici quelque chose de bien particulier concernant son caractère. D’un côté, il n’est pas un Père Fouettard, prompt à sortir son fouet pour châtier les enfants au premier pas de travers. La patience de Dieu, au contraire, est grande ; elle est même incompréhensible. Damas, Gaza, Tyr et Édom ont toutes connu le temps de la patience de Dieu. Mais si Dieu n’est pas un Père Fouettard, il n’est pas non plus un Père Noël, prompt à sortir ses cadeaux même pour les enfants les plus désobéissants. Il est plutôt un Père céleste qui, d’une part, « sait de quoi nous sommes formés et se souvient que nous sommes poussière », et d’autre part, qui « a établi son trône dans les cieux, et dont le règne domine sur toutes choses » (Ps 103.14, 19). Dieu est patient, mais il est juste.

c)       Il n’y a pas d’impunité, ni de neutralité

Que devons-nous retenir de ce deuxième point ? C’est qu’il n’y a, dans le monde, ni de neutralité, ni d’impunité. Ce n’est pas parce qu’on ne croit pas en Dieu que cela nous permet de nous soustraire à ses exigences. Ce n’est pas parce qu’on est un état « laïque » que Dieu a été repoussé aux frontières. Même la Suisse ne fait pas exception à la domination universelle du Juge souverain. Même ceux qui n’ont jamais eu accès à la loi de Dieu révélée dans les Écritures sont redevables à leur Créateur, car la révélation générale, le sens commun, la conscience de chacun, les notions d’altruisme, de loyauté, de pitié, de respect de la vie humaine, inscrites par Dieu dans les êtres humains suffisent à rendre tout le monde inexcusable (Rm 1.18-32). Il n’y a pas de neutralité, ni d’impunité.

Ce que le peuple doit comprendre dans un deuxième temps, à travers ces sentences prononcées contre les nations voisines, c’est donc que Dieu intervient nécessairement contre le mal. Dieu ne laisse pas le mal impuni. Le mal ne progresse pas indéfiniment. C’est pourquoi l’indifférence à Dieu est tellement dangereuse ! Il arrive un moment où la patience du Juge, si longue soit-elle, atteint son terme. Ce qui nous amène à un troisième point.

 

3. Le jugement de Dieu est irrésistible et inéluctable

a)      Dieu envoie un feu dévorant

Feu dévorant.jpgParce que la patience de Dieu a atteint son terme pour ces nations, Dieu dit qu’il va leur envoyer un feu dévorant (v. 4, 7, 10, 12). Dans les écrits prophétiques, le feu représente habituellement le jugement de Dieu. Mais ce qui caractérise ce feu, dans ce texte, c’est que rien ne va lui résister : ni les donjons, ni les murailles, ni les verrous, ni les palais, ni les rois, ni les sujets, ni les grandes villes, ni les petites, ni les riches, ni les pauvres… Ce que Dieu veut faire comprendre à son peuple est tout simple : c’est que nul ne résiste aux jugements souverains de Dieu et donc, qu’il faut craindre Dieu ! C’est la même leçon que Jésus a voulu donner lorsqu’il a dit : « Pensez-vous que ces Galiléens aient été de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, parce qu’ils ont souffert de la sorte ? Non, vous dis-je. Mais si vous ne vous repentez pas, vous périrez tous de même » (Lc 13.2-3).

b)      Un astéroïde percutant la terre en 2036

Il y a quelques années, la NASA a publié une découverte qui a fait trembler le monde entier : c’est qu’il y a une probabilité non négligeable qu’un énorme astéroïde percute la terre en l’an 2036. Terrifiant, non ? QuelleAstéroïde.jpg puissance politique, économique ou militaire pourrait bien résister à un tel cataclysme ? Et bien figurez-vous que les chercheurs ont quand même imaginé des moyens pour éviter la fin du monde : par exemple, envoyer auprès de l’astéroïde un vaisseau spatial suffisamment massif pour que la force gravitationnelle du vaisseau puisse détourner la trajectoire de l'astéroïde et ainsi lui faire éviter de percuter notre planète. Si on est capable d’imaginer que par nos moyens technologiques on peut détourner un astéroïde et sauver le monde, pensez-vous que nous sommes naturellement disposés à craindre les jugements de Dieu ?

c)       L’illusion de la sécurité matérielle

Mais ce que Dieu est en train de dire dans ce texte, c’est que la sécurité matérielle (qu’elle soit technologique, politique, économique, militaire ou autre) est une parfaite illusion. Le jugement de Dieu est de toute façon irrésistible, et inéluctable. Que devons-nous retenir de ce troisième point ? C’est qu’il faut craindre Dieu. Dieu n’est pas mignon. Ses jugement sont pires que des astéroïdes. On n’a pas affaire à un Dieu « accessoire » ou à un Dieu « décoration » mais à un Dieu redoutable. « Qui pourra soutenir le jour de sa venue ? Quel est celui qui tiendra debout quand il paraîtra ? Car il est comme le feu du fondeur » (Ml  3.2).

On a donc vu que Dieu avait juridiction sur la terre entière, qu’il intervenait nécessairement contre le mal, et maintenant, que ses jugements étaient irrésistibles et inéluctables. Si on croyait vraiment à ces affirmations, quelle serait notre attitude en ce moment précis ? Mais il y a un dernier point à relever dans le texte.

 

4. Les jugements de Dieu s’inscrivent dans le contexte de l’alliance

a)      L’Éternel intervient à cause des promesses faites à son peuple

Chaque sentence commence avec ces paroles : « Ainsi parle l’Éternel ». Dieu choisit de se présenter comme Yahweh, le Dieu de l’alliance, et il insiste là-dessus. Yahweh, c’est le nom que Dieu a révélé à Moïse depuis le buisson ardent, et qui est pour toujours, dans la mentalité du peuple de Dieu, attaché à la libération d’Égypte. Ensuite, le Dieu de l’alliance précise que les péchés qu’il reproche particulièrement aux nations étrangères sont ceux qui ont été commis contre son peuple (qui a été foulé, déporté, trahi et poursuivi). Ce que Dieu est en train de faireTorah.jpg comprendre à son peuple, ici, c’est que son intervention, par la bouche du prophète Amos, s’inscrit dans un contexte : il y a un peuple particulier, un territoire particulier, une histoire particulière, une alliance particulière ! Pourquoi Dieu tient-il à ce que les sentences qu’il prononce contre les nations étrangères s’inscrivent dans ce contexte ? C’est pour que le peuple mesure la portée de ce que ça veut dire d’être appelé le peuple de Dieu.

b)      L’alliance est une exigence et un privilège

Dieu est en train de dire à son peuple : « Vous pensez pouvoir vous passer de moi. Mais voyez comment j’interviens contre ceux qui ont péché contre vous mon peuple ; voyez les jugements que je réserve à ceux qui n’ont pas la loi ni l’alliance ; mais vous, vous êtes mon peuple, vous avez la loi, vous portez mon nom ! Quel jugement pensez-vous que je vous réserve ? » Vous voyez que Dieu est en train de faire monter la tension pour provoquer l’attention. Il veut que son peuple ressente de la crainte, qu’il s’examine lui-même et qu’il mesure de nouveau ce que cela veut dire d’être le peuple de Dieu. Et peut-être que le peuple redécouvrira que l’alliance que Dieu a conclue avec son peuple est à la fois une exigence et un privilège. C’est une exigence, parce que Dieu dit : « Vous serez saints, car je suis saint » (Lv 11.44). C’est un privilège, parce que cette relation à Dieu est le fruit d’une décision unilatérale de sa part, et parce que Dieu a promis qu’il accomplirait tout ce qui est nécessaire pour que cette relation soitCroix sombre.jpg possible, et pour qu’elle perdure éternellement. Il l’a démontré une première fois par la sortie d’Égypte. Et bien Dieu est resté fidèle à lui-même, il n’a pas renoncé à ses desseins, et en vertu de sa promesse (en vertu de l’alliance), Dieu s’est approché des hommes en Jésus, et a pris sur lui le poids des péchés de son peuple, afin que tous ceux qui se confient en lui reçoivent le pardon de leurs fautes et entrent au bénéfice de cette relation privilégiée et perpétuelle avec Dieu.

c)       Gronder les enfants des autres

Cela veut dire que si Dieu se préoccupe de la situation des nations étrangères, qui ne le connaissent pas, à combien plus forte raison se préoccupe-t-il de la situation de son peuple, qui porte son nom, qui a reçu ses promesses ! L’alliance est une exigence et un privilège, un privilège et une exigence. Récemment, j’ai dû gronder les enfants d’un voisin, qui faisaient de la luge à un endroit du lotissement où ils n’ont pas le droit d’en faire. Je ne leur ai pas dit : « Si vous recommencez, je vous priverai de dessert ! ». Ils m’auraient ri au nez. Ils ne peuvent pas être privés de dessert par Monsieur le pasteur, bien qu’il soit le président de l’association du lotissement, pour la simple et bonne raison que ces enfants ne sont pas mes enfants, et à ce titre, ils ne participent pas au privilège d’avoir du dessert dans ma maison. Pour la même bêtise, mes propres enfants auraient aussi été grondés, mais ils auraient pu, en plus, être privés de dessert.

d)      Un appel urgent et sévère à la vigilance !

De la même façon, appartenir au peuple de Dieu est un grand privilège, mais du fait de ce privilège, c’est aussi une grande exigence. C’est pour cette raison que d’après le Bible, les hypocrites (ceux qui font semblant d’être chrétiens), seront traités plus sévèrement que ceux qui n’ont jamais fait profession de foi (Hé 10.29). Ces paroles du prophète Amos sont donc un appel urgent et sévère à la vigilance. Ce n’est pasCulte bondé noir et blanc.jpg anodin de se dire chrétien ! Ce n’est pas anodin de participer à la vie d’une église ! Ce n’est pas anodin d’avoir, au moins un jour dans sa vie, comme aujourd’hui, entendu l’invitation de l’Évangile, c’est-à-dire l’invitation à céder votre vie à Jésus-Christ, à déposer les armes devant lui et à recevoir le pardon qu’il a acquis pour vous au prix de son sang. Est-ce que vous l’avez fait ? « Le serviteur qui aura connu la volonté de son maître, qui n’aura rien préparé et n’aura pas agi selon sa volonté, sera battu d’un grand nombre de coups. En revanche, celui qui ne l’aura pas connue et aura commis des actes dignes de châtiments, sera battu de peu de coups. On demandera beaucoup à qui l’on a beaucoup donné et on exigera davantage de celui à qui l’on a beaucoup confié » (Lc 12.47-48). Voilà la vigilance à laquelle Dieu appelle son peuple.

 

Conclusion

Dans cinq jours, c’est Noël. Je pense qu’il n’y a pas grand monde en France à qui cette information a échappé. Les gens le savent, parce qu’ils ont vu les guirlandes dans les vitrines des magasins et les lumières accrochées aux lampadaires. Ils ont vu les cartables et les cahiers grands carreaux céder leur place aux papillotes et au saumon fumé dans les rayons de nos grandes surfaces. Et puis, ils ont entendu la musique, ces beaux cantiques de Noël qui parlent souvent du message le plus important qu’il puisse être donné à un être humain d’entendre. Mais quelle attention nos concitoyens portent-ils vraiment à Dieu ? Quelle attention lui portons-nous nous-mêmes ? Dieu appartient-il au folklore ? Dieu est-il une décoration de Noël ? Dieu est-il un accessoire parmi d’autres, auquel il est bon de penser de temps en temps ? La leçon de ce texte est sans appel : Dieu n’est pas mignon, mais il est un Juge suprême et redoutable ; êtes-vous prêt à comparaître devant lui ? Nous avons dit que Dieu avait juridiction sur la terre entière, que Dieu intervenait nécessairement contre le mal, que nul ne pouvait résister au jugement souverain de Dieu, et enfin, que le jugement de Dieu s’inscrivait dans le contexte de l’alliance, une alliance de grâce en vertu de laquelle tous ceux qui se confient en Jésus peuvent vivre avec l’assurance que le jugement de leurs fautes est tombé sur lui. C’est aussi ce que dit l’Apôtre Paul : « C’est le Christ-Jésus que Dieu a destiné comme moyen d’expiation pour ceux qui auraient la foi en son sang, afin de montrer sa justice. Parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant au temps de sa patience, il a voulu montrer sa justice dans le temps présent, de manière à être reconnu juste, tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus » (Rm 3.25-26).