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12/03/2017

Maranatha

Dimanche 12 mars 2016

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Actes 1.1-14

Denis Blum | 33 min

 

13/09/2015

Le défi du témoignage

Dimanche 13 septembre 2015

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1 Corinthiens 9.15-23

Florent Varak | 32 min

 

22/02/2015

Un risque qui vaut le coup

Dimanche 22 février 2015

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Ecclésiaste 11.1-6

Jonah Haddad | 22 min

 

07/12/2014

Un message à connaître et à diffuser

Dimanche 7 décembre 2014

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Matthieu 13.1-23

Alexandre Sarran | 33 min

 

21/10/2012

L’Église et le reste du monde

Dimanche 21 octobre 2012

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Exode 18.1-27

(Alexandre Sarran) | 36 min

 

30/09/2012

Voir et prier comme Jésus

Dimanche 30 septembre 2012

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Matthieu 9.35-38

(Jonathan Chaintrier) | 24 min

 

04/04/2011

Aujourd'hui seulement

Dimanche 27 mars 2011

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Ésaïe 6.1-8

(Hugues Wessel)

 

24/01/2011

"Venez et vous verrez"

Dimanche 23 janvier 2011

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Jean 1.35-39

(Michaël DiGena)

 

17/01/2011

Le Devoir de prier

Dimanche 16 janvier 2011

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1 Timothée 2.1-8

(Alexandre Sarran)

 

26/10/2009

Dieu décide, Dieu exécute (25 octobre 2009)

Actes 28 : 11 – 16

 

Introduction

Terre.jpgDieu est en mission, et sa mission consiste à se faire connaître dans tous les recoins du monde. Je ne parle pas de n’importe quel Dieu, mais je parle du Dieu qui s’est révélé dans la Bible et dans la personne de Jésus-Christ. Je parle du seul et véritable Dieu vivant, le Dieu de l’Ancien et du Nouveau Testament, le Dieu d’Abraham, d’Isaac, de Jacob, de Moïse, de David et des Apôtres. « La connaissance de l’Éternel remplira la terre, comme les eaux recouvrent le fond de la mer » (És 11.9). L’histoire court vers ce but. Le saviez-vous ? La portée de l’Évangile est radicale et elle est universelle. Jésus a dit : « Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations » (Mt 24.14). Voilà la prétention de l’Évangile. Il n’y a pas un centimètre-carré de toute la surface de la planète qui ne soit pas concerné par la bonne nouvelle du pardon des péchés et de la réconciliation des hommes avec leur Créateur par la foi en Jésus, sur la base de son œuvre unique et suffisante à la croix. « Allez dans le monde entier et prêchez la bonne nouvelle à toute la création » (Mc 16.15). Comment réagissez-vous à ces affirmations ? À mon avis, il y a deux réactions naturelles possibles : soit l’indignation, soit l’intimidation. L’indignation, d’une part, devant l’idée que l’Évangile ait un tel caractère expansionniste : « Les évangéliques, la secte qui veut conquérir le monde », selon le Nouvel Observateur (26/02/2004). L’intimidation, d’autre part, pour les chrétiens qui croient à la portée universelle de l’Évangile, mais qui constatent la difficulté de la tâche. « Comment l’Évangile prendra-t-il jamais racine en Corée du Nord, au Soudan, au Pakistan… ou en France ? » Dans le texte que nous avons lu, Paul arrive à Rome, où une page importante va se tourner pour la propagation de l’Évangile. La « conquête » du monde païen va commencer ! Jésus avait dit à ses disciples : « Vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1.8). Au moment où cette page va se tourner, le récit des Actes va faire comprendre à tous ceux qui sont soit indignés par la prétention universelle de l’Évangile, soit intimidés par la difficulté de la tâche, que la progression de l’Évangile dans le monde entier répond au plan d’un Dieu qui est à la fois le Maître de l’histoire, et le Maître du message. L’idée que nous pourrons retenir ce matin, c’est que la mission des chrétiens s’inscrit dans la mission du Dieu souverain, qui a non seulement un plan, mais aussi les moyens de l’exécuter. Regardons comment le texte en parle.

 

1. Dieu est le Maître de l’histoire

a)      Un contraste saisissant

Rappelons-nous que tout le chapitre précédent était occupé par des contretemps de taille au voyage de Paul à Rome : tempête, naufrage, et ensuite, au début du chapitre 28, un séjour forcé de 3 mois dans l’île de Malte (v. 11). Mais maintenant, tout d’un coup, en six versets, Paul va arriver à Rome sans aucun empêchement ! L’effet de style, et le contraste avec ce qui a précédé, est saisissant. Comme par hasard, un navire qui devait se rendre en Italie avait hiverné dans cette même île ; comme par hasard, le vent est devenu favorable (v. 13) ; comme par hasard, le voyage va aller très vite ; comme par hasard, une fois arrivé à Rome, Paul va recevoir la faveur du commandant (v. 16). Tout se passe maintenant comme sur des roulettes !

b)      La providence de Dieu est manifeste

Dans cet épisode, la providence de Dieu est manifeste. L’auteur nous montre que toutes ces circonstances favorables répondent à la volonté souveraine de Dieu, comme la tempête et le naufrage dans le chapitre précédent. On ne sait pas exactement pourquoi Dieu a voulu retarder l’arrivée de Paul à Rome, mais ce qu’on peut retenir, c’est que quand c’est le bon moment, c’est le bon moment ! Dieu décide que c’est le bon moment pour Paul d’arriver à Rome, et plus rien ne peut faire obstacle à cette décision souveraine. Les portes sont grandes ouvertes.

c)       Les décisions souveraines

Dans la vie, nous faisons parfois l’expérience de décisions « souveraines », des décisions qui viennent « d’en-haut », vis-à-vis desquelles nous n’avons aucun contrôle, et qui entraînent des conséquences pour notre vie. Récemment, le monde entier, en tout cas le monde sportif, attendait devant son poste de télévision ou de radio, la décision « souveraine » du CIO (Comité International Olympique) pour savoir quelle ville accueillerait les JO de 2016. Madrid ? Chicago ? Tokyo ? Et bien non, ce sera Rio de Janeiro. Déception pour les espagnols, pour les américains, pour les japonais, mais quelle bonne nouvelle pour les brésiliens. Quel choix avons-nous devant cette décision « souveraine », sinon de l’accepter ?

d)      Dieu décide quand les circonstances doivent être favorables

De la même façon, ce texte nous rappelle que Dieu est le Maître de l’histoire, et c’est lui qui décide quand les circonstances doivent être favorables à la propagation de l’Évangile. L’Évangile doit être diffusé (Mt 28.19), mais tantôt Dieu met un frein à cette diffusion, tantôt il appuie sur le champignon. Rien ni personne ne peut contrecarrer sa volonté, et devant ses décisions souveraines et parfois mystérieuses, nous n’avons d’autre choix que de les attendre, et de les accepter. « Que toute la terre craigne l’Éternel ! Que tous les habitants du monde tremblent devant lui ! Car il dit, et la chose arrive ; il ordonne, et elle existe. L’Éternel renverse le conseil des nations, il anéantit les projets des peuples ; le conseil de l’Éternel subsiste à toujours, et les projets de son cœur, de génération en génération » (Ps 33.8-11).

Nous vivons dans le cadre d’un scénario dont Dieu est l’auteur. C’est cela que le texte veut rappeler dans un premier temps à tous ceux qui sont peut-être indignés à l’idée que l’Évangile doit être diffusé dans le monde entier, ou peut-être intimidés devant cette même idée. En réalité, nous devons nous incliner devant le Maître de l’histoire, celui qui décide de ce qui doit se passer, et de quand et comment cela doit se passer. Humilité, mais aussi fidélité et patience, voilà ce qu’une telle posture doit entraîner chez tous ceux qui reconnaissent que le plan de Dieu c’est de se faire connaître, par l’Évangile, dans tous les recoins du monde. Mais il y a un deuxième élément.

 

2. Dieu est le Maître du message

a)      L’Évangile a précédé Paul

Dans le texte, nous découvrons que Paul est accueilli et encouragé, pendant le voyage, par des chrétiens qu’il rencontre sur le chemin : les chrétiens de Pouzzoles lui proposent de rester avec eux une semaine (v. 13-14), puis les chrétiens de Rome eux-mêmes vont aller au-devant de Paul pour l’accueillir (v. 15). Le texte nous montre ici quelque chose de très important et significatif, c’est que l’Évangile est arrivé en Italie, et à Rome, avant Paul. Le message a précédé le messager ! Et cela, nous dit le texte, a fortement encouragé Paul. Il a vu les fruits de l’Évangile à Rome, et il a rendu grâces à Dieu (v. 15).

b)      Les fleurs et les fruits qui poussent tous seuls

Nous vivons dans une maison depuis deux ans, et nous avons un bout de terrain qui est loin d’être aménagé. Jusqu’à récemment, notre jardin ressemblait à quelque chose entre une jungle et un terrain vague. Pourtant, nous avons été très étonnés de voir pousser, une année, de magnifiques rudbéckias de plus de 2 mètres de haut que nous n’avions pas plantés ! Nous avons aussi pu, en deux ans, cueillir des framboises, des mûres, des fraises des bois, des griottes et des châtaignes, que nous n’avions pas plantés. Tous les ans, nous nous demandons ce que la nature va encore nous offrir : des courgettes ? Des melons ? Des ananas ?

c)       C’est l’œuvre de Dieu, et il nous y fait participer

De la même façon, ce texte nous rappelle que Dieu est le Maître du message, et il n’a pas besoin de nous pour le diffuser, bien qu’il nous appelle solennellement à participer à son œuvre. Dans les Évangiles, Jésus est présenté comme celui qui « moissonne où il n’a pas semé, et qui récolte où il n’a pas répandu ». Ce n’est pas pour dire qu’il n’est pas l’auteur de cette semence, mais c’est pour dire qu’il est le Maître de la moisson, en tout temps et en tout lieu. Jésus convoque ses disciples et les envoie dans le monde entier moissonner son champ : « La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le Seigneur de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson » (Mt 9.37-38).

Nous vivons donc dans le cadre d’un scénario dont Dieu est l’auteur, mais nous vivons aussi dans le cadre d’un domaine dont Dieu est le propriétaire. Cela aussi, le texte veut le rappeler à tous ceux qui sont soit indignés à l’idée que l’Évangile doit être diffusé dans le monde entier, soit intimidés devant cette même idée. Le Maître du message nous invite à participer à son œuvre. Ce que nous annonçons, c’est sa Parole. L’invitation de l’Évangile, c’est son invitation. La mission chrétienne, c’est sa mission. Voilà pourquoi Paul a été encouragé en approchant de Rome : il a pu constater que l’œuvre a laquelle il était appelé, c’était l’œuvre de Dieu, et que Dieu non seulement avait un plan, mais qu’il avait aussi les moyens et le pouvoir de le mettre à exécution. Quel soulagement et quelle assurance pour Paul !

 

Conclusion

Et vous ce matin, comment réagissez-vous à l’affirmation de la Bible selon laquelle l’intention de Dieu, du Dieu de la Bible et de Jésus-Christ, c’est de se faire connaître par l’Évangile dans tous les recoins du monde ? Même en Corée du Nord, même au Soudan, même au Pakistan, même chez les tribus les plus reculées d’Amazonie, et même en France. Est-ce que cela vous choque ? C’est vrai que ce n’est pas très œcuméniquement correct, ni très tolérant des autres religions et des autres cultures. Ou bien êtes-vous intimidés devant l’ampleur de la tâche ? C’est vrai que le message de l’Évangile est subversif, et que toute l’histoire nous montre à quel genre d’opposition, et à quel genre de découragement, les chrétiens ont dû faire face. Mais ce texte nous a rappelés, d’une part que Dieu est le Maître de l’histoire, et c’est lui qui décide quand les circonstances doivent être favorables à la propagation de l’Évangile ; d’autre part, que Dieu est le Maître du message, et il n’a pas besoin de nous pour le diffuser, bien qu’il nous appelle solennellement à participer à son œuvre. Tout cela pour que nous puissions retenir l’idée suivante, en fin de compte : c’est que la mission des chrétiens s’inscrit dans la mission du Dieu souverain, qui a non seulement un plan, mais aussi les moyens de l’exécuter. Dans le livre de l’Apocalypse, Jésus est présenté comme « le Saint, le Véritable, celui qui a la clef de David, celui qui ouvre et personne ne fermera, celui qui ferme et personne n’ouvrira » (Ap 3.7). Nous disions en introduction que la portée de l’Évangile était radicale et universelle. Il n’y a pas un centimètre-carré de toute la surface de la planète qui ne soit pas concerné par la bonne nouvelle du pardon des péchés et de la réconciliation des hommes avec leur Créateur par la foi en Jésus, sur la base de son œuvre unique et suffisante à la croix. Cela inclut votre cœur, votre vie personnelle à vous aussi. Alors quelle est votre relation à Jésus-Christ ? Quelle est votre relation à celui qui a donné sa vie pour vous, pour que vous puissiez être pardonné de vos péchés et réconcilié, pour l’éternité, avec Dieu votre Créateur ? Est-ce aujourd’hui, le moment que Dieu a déterminé d’avance, pour que vous vous confiiez en lui ? Est-ce aujourd’hui, le jour que Dieu a déterminé d’avance, pour que l’Évangile éclose dans votre cœur et commence à porter du fruit pour sa gloire ? « Nous vous exhortons à ne pas recevoir la grâce de Dieu en vain. Car il dit : Au temps favorable je t’ai exaucé, au jour du salut je t’ai secouru. Voici maintenant le temps vraiment favorable, voici maintenant le jour du salut » (2 Co 6.1-2).

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