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<title>Église Réformée Évangélique de Lyon - predications</title>
<description>91 rue Mazenod, Lyon 3ème</description>
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<title>Le Rugissement du Lion (13 décembre 2009)</title>
<link>http://erelyon.blogspirit.com/archive/2009/12/15/le-rugissement-du-lion-13-decembre-2009.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (alexsarran)</author>
<category>Prédications</category>
<pubDate>Tue, 15 Dec 2009 13:50:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/00/00/185653629.MP3&quot;&gt;AUDIO&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;Amos 1 : 1 - 2&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Introduction&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;On n’a pas besoin de Dieu pour être bien-portant, pour être riche, pour connaître le confort, la sécurité, la santé et le bonheur&amp;nbsp;! Franchement&amp;nbsp;: la France subit la crise économique mondiale à un degré un peu moindre que les autres pays, et ce n’est pas parce que Nicolas Sarkozy organise des réunions de prière chaque matin à l’Élysée. Vous-mêmes, vous recevez des indemnités maladie, des allocations familiales, vous&lt;img name=&quot;media-432786&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/02/01/2015634428.jpg&quot; id=&quot;media-432786&quot; alt=&quot;Trésor Public.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; bénéficiez de congés payés, peut-être d’une pension pour la retraite, ou peut-être du RMI, ou du RSA, ou de l’APA, de l’APL, de l’API, de l’ASI… et les chèques que vous recevez ne sont pas tirés sur le compte du paradis. En cas de conflit civil ou militaire, les forces qui sont déployées pour votre défense, qu’elles soient habillées de bleu, de noir, de vert ou de gris ne sont pas des armées d’anges. On n’a franchement pas besoin de Dieu pour connaître le confort, la sécurité, la santé et le bonheur. Pourquoi s’intéresser à lui&amp;nbsp;? Cette attitude n’est pas très éloignée de celle que l’on peut avoir même en tant que croyant. Nous vivons dans un tel contexte qu’il est possible que nous nous installions dans un confort qui nous fasse imaginer, bien malgré nous peut-être, qu’au fond… on peut très bien se passer de Dieu. Cette tendance, en fait, n’est pas nouvelle pour les croyants. Vers l’an 750 av. J.-C., le peuple de Dieu en a fait l’expérience. Le peuple est alors divisé en deux royaumes&amp;nbsp;: Israël au Nord et Juda au Sud. Et à cette époque, les deux royaumes connaissent une certaine prospérité économique et une vraie sécurité militaire. Au Nord, il y a un mauvais roi, du nom de Jéroboam, un roi idolâtre, totalement infidèle à Dieu&amp;nbsp;;&lt;a href=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/01/02/1513544671.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-432787&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/01/02/183812808.jpg&quot; id=&quot;media-432787&quot; alt=&quot;Carte des deux royaumes.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; mais cela ne l’empêche pas de renforcer les frontières du territoire et de faire connaître la croissance au pays (2&amp;nbsp;R&amp;nbsp;14). Au Sud, il y a un bon roi, du nom d’Ozias, mais l’histoire nous raconte que la prospérité économique qu’il a connue, ainsi que sa puissance militaire, ont fini par le faire tomber dans la présomption et la suffisance, ce qui a entraîné sa perte (2&amp;nbsp;Ch&amp;nbsp;26). Au Nord comme au Sud, les gens connaissaient le confort et la sécurité indépendamment d’une relation fidèle à Dieu. Au fond, les gens se disaient qu’on pouvait très bien se passer de l’Éternel. C’est dans ce contexte que débarque le prophète Amos, que Dieu envoie vers son peuple pour faire prendre conscience au peuple de la situation dangereuse dans laquelle celui-ci se trouve. Le texte que nous avons lu, c’est l’introduction au discours prophétique d’Amos, et comme toute bonne introduction, son but est de capter l’attention des auditeurs. Le message de ces deux premiers versets, est relativement simple, en définitive&amp;nbsp;; c’est que si nous ne nous intéressons pas à Dieu, cela ne veut pas dire pour autant que Dieu ne s’intéresse pas à nous. Ce n’est pas parce que nous pensons pouvoir couper les ponts avec Dieu que Dieu nous laisse tomber. On va voir ce matin que ce texte cherche à nous secouer dans notre indifférence, à nous ramener à la réalité, à nous faire prendre conscience du caractère néfaste et illusoire du confort dans lequel nous sommes installés, et à tourner notre attention vers Dieu. Dieu a des choses importantes à nous dire&amp;nbsp;! Mais comment s’y prend-il pour se faire entendre&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;1. Dieu n’utilise pas les moyens du monde (v. 1a)&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;a)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L’éleveur de Téqoa prophétise sur Israël&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Le livre d’Amos commence avec une affirmation étonnante. «&amp;nbsp;Paroles d’Amos, l’un des éleveurs de Téqoa, visions qu’il eut sur Israël&amp;nbsp;». Téqoa, c’est une ville du royaume de Juda située une vingtaine de kilomètres au Sud de Jérusalem. La phrase d’introduction du livre d’Amos nous apprend donc qu’un obscur berger des campagnes de Juda a reçu des révélations de la part de Dieu au sujet du pays voisin. Cette première affirmation a pour but de montrer par quels moyens incongrus Dieu se fait connaître. &lt;i&gt;Les moyens de Dieu pour se faire connaître ne sont pas les moyens du monde.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;b)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Qui nous paraît le plus crédible&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Imaginez que quelqu’un vienne taper à votre porte et prétende avoir des choses à vous dire de la part de Dieu. Est-ce que vous prêteriez plus de crédibilité à celui qui se présenterait en habits d’ouvrier tachés de plâtre et de peinture, et qui parlerait avec un accent portugais et de nombreuses fautes de conjugaison, ou à celui qui se présenterait en costard cravate, avec un diplôme en théologie, des papiers en règle, et une maîtrise parfaite de la langue française&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;c)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les moyens de Dieu ne sont pas ceux du monde&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Dans ce texte, c’est «&amp;nbsp;l’ouvrier portugais&amp;nbsp;» qui est chargé de dire des choses de la part de Dieu. Si l’origine d’Amos est précisée, c’est donc bien pour nous faire comprendre que &lt;i&gt;les moyens de Dieu pour se faire connaître ne sont pas les moyens du monde&lt;/i&gt;. Si j’avais voulu rappeler à l’ordre les habitants du royaume d’Israël, je ne leur aurais pas envoyé un étranger, un vulgaire éleveur, pour leur parler, mais j’aurais sans doute choisi un éminent sacrificateur spécialiste de la loi, ou un prince de la lignée de David&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Qu’est-ce qui est propre à attirer notre attention aujourd’hui&amp;nbsp;? N’est-ce pas ce qui est spectaculaire, ce qui est scintillant, ce qui en impose, ce qui reflète nos propres aspirations à la richesse, au pouvoir, à l’intelligence, à la célébrité, en un mot, ce qui est mondain&amp;nbsp;? Mais Dieu n’est pas mondain. Dieu n’est pas dans les paillettes. Dieu ne fait pas dans la démonstration de richesse et de célébrité. Dieu a choisi un pauvre berger, un étranger, pour se faire entendre. Pour Élie, au mont Horeb, Dieu n’était ni dans le vent violent, ni dans le tremblement de terre, ni dans le feu, mais il était dans «&amp;nbsp;le son doux et subtil&amp;nbsp;» (1&amp;nbsp;R&amp;nbsp;19). Pour les mages venus d’Orient, Dieu n’était pas dans le palais somptueux du roi&lt;img name=&quot;media-432790&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/02/01/2071249488.jpg&quot; id=&quot;media-432790&quot; alt=&quot;Mages.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; Hérode, mais il était, sous forme de petit bébé, dans une étable à Bethlehem (Mt&amp;nbsp;2). Pour les foules qui ont acclamé Jésus lorsqu’il est arrivé à Jérusalem, Dieu, finalement, n’était pas dans une puissante révolution militaire contre l’occupant romain, mais il était dans la mort du serviteur souffrant et obéissant, qui a donné sa vie sur la croix. &lt;i&gt;Les moyens de Dieu ne sont pas les moyens du monde&lt;/i&gt;. Dieu s’intéresse à nous, mais il ne va pas nous faire une annonce à la télé, ni écrire ses messages dans le ciel&amp;nbsp;; peut-être nous parle-t-il à travers ce vieux livre poussiéreux (avec &quot;La Sainte Bible&quot; marqué dessus), ou à travers le témoignage de cet humble collègue ou camarade de classe que personne n’aime mais dont vous avez entendu dire qu’il était chrétien, ou peut-être encore dans une petite salle un peu incongrue au pied d’un immeuble dans la rue Mazenod… Mais regardons la suite du texte.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;2. Dieu parle depuis l’Église (v. 2a)&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;a)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L’Éternel se fait entendre depuis Sion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Après cette petite introduction, la première parole d’Amos consiste à insister sur un point précis&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;C’est de Sion que l’Éternel rugit&amp;nbsp;; c’est de Jérusalem qu’il donne de la voix&amp;nbsp;». Quand un lion rugit, c’est généralement pour signaler sa présence, soit pour rameuter, soit pour intimider, soit pour marquer son territoire. Amos insiste sur le fait que l’Éternel, Yahvé, le Dieu de l’alliance, signale sa présence et se fait entendre depuis un endroit précis&amp;nbsp;: Jérusalem, qui est la capitale historique du peuple élu, et le centre de gravité de la relation particulière entre Dieu et son peuple, puisque c’est là que se trouve le temple. La première parole d’Amos consiste donc à rappeler au peuple que Dieu demeure fidèle à son alliance, et que &lt;i&gt;Dieu n’a pas déserté son peuple, malgré l’indifférence, et l’infidélité de celui-ci&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;b)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dieu donne de la voix depuis l’Église&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Qu’est-ce que ça veut dire pour nous aujourd’hui&amp;nbsp;? En étudiant la Bible, on découvre que le temple de Jérusalem était censé préfigurer la relation privilégiée et perpétuelle que le Messie devait établir une fois pour toutes entre Dieu et son peuple (1&amp;nbsp;Ch&amp;nbsp;17). Jésus est venu dans l’histoire comme ce Messie, et il a accompli ce que le Temple annonçait&amp;nbsp;: Jésus est venu de la part de Dieu pour régler une fois pour toutes le problème qui faisait obstacle à la relation entre Dieu et son peuple, c’est-à-dire le problème du péché. Jésus a réglé ce problème en prenant&lt;img name=&quot;media-432793&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/02/01/1876953262.JPG&quot; id=&quot;media-432793&quot; alt=&quot;Christ.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt; sur lui le châtiment des fautes de son peuple, afin que tous ceux qui se confient en lui puissent recevoir, par grâce, le pardon de leurs fautes et être réconciliés avec Dieu. Jésus est ensuite ressuscité comme gage de sa victoire sur le mal et de sa suprématie sur tout l’univers. Il nous invite, par la foi, à devenir sujets de son royaume éternel. Quelques années après la résurrection de Jésus et son ascension auprès du Père, le Temple de Jérusalem a été entièrement détruit et il n’a pas été reconstruit à ce jour. En revanche, l’apôtre Paul dit que le temple de Dieu ici-bas, aujourd’hui, c’est l’Église, en tant que peuple (1&amp;nbsp;Co&amp;nbsp;3.16). Parce que Dieu demeure au milieu de son peuple, et parce que l’Église est appelée le Corps de Christ. Vous voulez savoir quel est le centre de gravité ou la capitale géographique, ici-bas et aujourd’hui, de la relation entre Dieu et son peuple&amp;nbsp;? Sachez que c’est l’Église.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;c)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L’Église locale proclame la parole de Dieu&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;L’offre de grâce que préfigurait le temple de Jérusalem en 750 av. J.-C. vous est proposée aujourd’hui, en 2009. Jésus, le lion de Juda, est venu en personne tout accomplir à votre place pour que vous puissiez entrer dans cette relation privilégiée et perpétuelle avec Dieu. Aujourd’hui, le lion continue à rugir depuis Sion, c’est-à-dire depuis l’Église, parce que &lt;i&gt;Dieu n’a pas déserté le genre humain, malgré notre rébellion&lt;/i&gt;. Le lion rugit depuis l’Église pour signaler sa présence&amp;nbsp;et marquer son territoire ; il rugit pour rameuter les membres de sa famille&amp;nbsp;; il rugit également pour menacer les ennemis et pour repousser l’adversaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-432794&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/02/02/601517736.jpg&quot; id=&quot;media-432794&quot; alt=&quot;Lion.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Tout cela a lieu lorsque l’Église locale proclame la Parole de Dieu. «&amp;nbsp;De Jérusalem, l’Éternel donne de la voix&amp;nbsp;». Malgré l’indifférence et l’infidélité du peuple, Amos, le sombre berger d’une contrée étrangère, débarque avec un message clair et insistant&amp;nbsp;: vous pensez, peut-être inconsciemment, que vous pouvez très bien vous passez de Dieu, mais sachez que ce n’est pas parce que vous ne vous intéressez pas à lui que lui a cessé de s’intéresser à vous&amp;nbsp;; il n’a pas déserté son peuple, et il continue de se faire entendre depuis l’Église. Est-ce que vous prêtez attention au son de sa voix&amp;nbsp;? Est-ce que vous avez répondu à son invitation de grâce&amp;nbsp;? Est-ce que vous l’avez accueilli personnellement comme votre Seigneur et Sauveur&amp;nbsp;? Mais il reste encore un point dans ce texte que je voudrais souligner.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;3. Dieu appelle à la lucidité (v. 1b, 2b)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;a)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dieu rappelle que le confort matériel est précaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Dans l’introduction au livre d’Amos, au premier verset, le rédacteur a pris soin de préciser que les paroles d’Amos sont venues «&amp;nbsp;deux ans avant le tremblement de terre&amp;nbsp;». Ensuite, Amos lui-même va annoncer, dans sa propre introduction, que le jour vient où «&amp;nbsp;les pâturages des bergers seront dans le deuil, et le sommet du Carmel sera desséché&amp;nbsp;». Ces paroles ont pour but d’&lt;i&gt;appeler le lecteur à la lucidité et à reconnaître que le confort matériel est précaire et de toute façon éphémère&lt;/i&gt;. Dieu prévient son peuple concernant la fragilité de leur situation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;b)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La santé de Johnny Halliday&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;img name=&quot;media-432795&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/02/00/238537406.jpg&quot; id=&quot;media-432795&quot; alt=&quot;Johnny.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Si vous doutez du caractère précaire et éphémère du confort matériel, regardez Johnny Halliday. La célébrité, la richesse, le pouvoir. Le 26 novembre, il se fait opérer d’une hernie discale. Ses cent millions de disques vendus n’ont pas empêché que l’opération ait des complications, qu’elle entraîne une infection qui a commencé à toucher sa moelle épinière et à mettre sa vie en danger au point où Johnny a dû être réopéré et placé dans un coma artificiel&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;c)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Un appel à la lucidité&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;L’exemple des soucis de santé de Johnny devrait suffire pour nous faire prendre conscience, ou reprendre conscience, que &lt;i&gt;le confort matériel est précaire et de toute façon éphémère&lt;/i&gt;. Quelle présomption que de penser que notre vie tient à autre chose qu’à la volonté souveraine de Dieu&amp;nbsp;! De temps en temps, il y a une catastrophe naturelle, ou un accident, ou un acte de terrorisme qui pourrait nous ébranler et remettre en question la confiance que nous plaçons dans notre carrière professionnelle, dans nos compagnies d’assurance ou dans l’État-providence. Mais tant que ça ne nous touche pas personnellement, j’ai l’impression que nous sommes bien facilement happés de nouveau dans l’illusion que nous vivons dans une sécurité qui tient à autre chose qu’à Dieu seul.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Amos prend la parole deux ans avant qu’un tel tremblement de terre ramène, concrètement, le peuple à la réalité (&lt;i&gt;cf.&lt;/i&gt; Za&amp;nbsp;14.5). Amos prend la parole et dès le début de son message il appelle les gens à la lucidité&amp;nbsp;: ce n’est pas parce que vous pensez que vous vous en sortez très bien comme ça, que le deuil et la disette ne vont pas vous toucher. Tout le confort, la sécurité, la prospérité, la santé et le bonheur que vous pensez avoir peut disparaître du jour au lendemain, et d’ailleurs c’est sûr, tout cela disparaîtra bien un jour. Jésus a répété ce même appel à la lucidité quand il a dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Que servira-t-il à un homme de gagner le monde entier s’il perd son âme&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» (Mt&amp;nbsp;16.26).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Alors que doit-on retenir de ces deux premiers versets du livre d’Amos&amp;nbsp;? La situation qu’a connue le peuple de Dieu à l’époque du prophète est une situation récurrente&amp;nbsp;; nous la connaissons aussi aujourd’hui. Nous vivons dans un contexte qui nous permet de nous installer dans un confort qui, à son tour, peut nous faire imaginer, bien malgré nous peut-être, qu’au fond… on peut très bien se passer de Dieu. Cette idée peut se manifester par différents symptômes&amp;nbsp;: la présomption et la suffisance lorsque les choses vont bien, mais la dépression lorsque les choses vont mal&amp;nbsp;; le fait de négliger la prière, de négliger la lecture de la Parole de Dieu, ou de négliger l’assistance au culte d’une église où la Bible&lt;img name=&quot;media-432799&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/01/02/1693619969.jpg&quot; id=&quot;media-432799&quot; alt=&quot;La Bible.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt; est fidèlement enseignée&amp;nbsp;; ou encore le fait d’attribuer plus de crédibilité et de poids aux messages étincelants et agréables de nos médias modernes qu’aux affirmations sobres, radicales et souvent dérangeantes de la foi chrétienne authentique. Mais si nous nous désintéressons de Dieu, Dieu quant à lui n’a pas cessé pour autant de s’intéresser à nous. Il veut que nous sachions qu’il continue à vouloir se faire connaître, mais peut-être pas par les moyens tonitruants que nous aurions imaginés. Il continue à se faire entendre, oui, et principalement depuis le peuple qui porte son nom, lorsque l’Église locale proclame fidèlement sa Parole. Et il veut que nous prenions conscience du danger qui nous guette, celui de s’installer dans un confort matériel qui est, en réalité, précaire, et de toute façon, éphémère. Alors quelle attention portez-vous au son de sa voix&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Marié à tout prix ? (29 novembre 2009)</title>
<link>http://erelyon.blogspirit.com/archive/2009/12/01/marie-a-tout-prix-29-novembre-2009.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (alexsarran)</author>
<category>Prédications</category>
<pubDate>Tue, 01 Dec 2009 16:16:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/02/00/236890437.MP3&quot;&gt;AUDIO&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; (manque les 5 dernières minutes !)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1 Corinthiens 7.25-35&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(Jonathan Chaintrier)&lt;/p&gt;
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<title>&quot;Dieu avec nous&quot; (22 novembre 2009)</title>
<link>http://erelyon.blogspirit.com/archive/2009/11/24/dieu-avec-nous-22-novembre-2009.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (alexsarran)</author>
<category>Prédications</category>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 08:21:32 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/00/02/1179042354.MP3&quot;&gt;AUDIO&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Matthieu 1 : 18 - 25&lt;/p&gt;
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<title>La Parité des sexes sous le règne de Christ (15 novembre 2009)</title>
<link>http://erelyon.blogspirit.com/archive/2009/11/16/la-parite-des-sexes-sous-le-regne-de-christ-15-novembre-2009.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (alexsarran)</author>
<category>Prédications</category>
<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 12:00:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/01/02/542004488.MP3&quot;&gt;AUDIO&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;1 Corinthiens 11&amp;nbsp;: 2 – 16&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Introduction&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;Parité.jpg&quot; id=&quot;media-422308&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/00/00/935669110.jpg&quot; /&gt;Il y a cinq ans, la ministre déléguée à la parité et à l’égalité professionnelle (Nicole Ameline) remettait au Premier Ministre un&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://www.travail-solidarite.gouv.fr/IMG/pdf/charte_egalite.pdf&quot;&gt;document&lt;/a&gt; &lt;span&gt;intitulé «&amp;nbsp;Charte de l’égalité – Pour l’égalité des hommes et des femmes, la France s’engage&amp;nbsp;». Dans l’introduction de cette charte, qui est censée orienter la législation de notre pays pour les années à venir, on peut lire les affirmations suivantes&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;La réalisation de l’égalité entre les sexes signifie que les droits et possibilités auxquels aspire tout individu ne sont pas tributaires du fait d’être un homme ou une femme.&amp;nbsp;» Ou encore&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;L’idée de parité est, au sens strict, l’expression de la volonté de représentation, à nombre égal, dans les lieux de décision, des femmes et des hommes.&amp;nbsp;» Le document propose quatre axes d’action, dont le premier consiste à réaliser «&amp;nbsp;la parité ou l’accès des femmes à la prise de décision&amp;nbsp;». Cette charte ne concerne pas seulement la vie professionnelle, la vie politique et la vie scolaire, mais aussi la vie associative. Tout cela paraît très juste et très logique&amp;nbsp;: non au sexisme, non à la discrimination, oui à l’égalité des droits et des chances&amp;nbsp;! Le problème, c’est que les Chrétiens doivent prendre en compte un paramètre supplémentaire, la révélation spéciale, infaillible et objective de Dieu qui, par endroits, nous livre des affirmations telles que&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre autorité sur l’homme mais qu’elle demeure dans le silence&amp;nbsp;» (1&amp;nbsp;Tm&amp;nbsp;2.12). Alors quel doit être notre regard de Chrétiens, sous le règne de Christ, sur le principe de la parité, notamment là où le règne de Christ se déploie en tout premier lieu, c’est-à-dire dans nos familles et dans l’Église&amp;nbsp;? Le texte que nous avons lu va nous apporter des éléments de réponse. Les Corinthiens ont voulu connaître l’avis de Paul concernant une situation dans l’Église, où des hommes et des femmes, sous prétexte de liberté, estimaient qu’ils pouvaient renoncer à ce qui était propre à leur sexe, notamment en termes d’habillement et de rôles. Mais nous allons voir que pour Paul, cela consiste en un genre de désordre ou de confusion qui ne convient pas aux Chrétiens. Et la leçon que nous pourrons en tirer, c’est que &lt;i&gt;la parité des sexes telle qu’elle est communément prônée aujourd’hui entre en contradiction avec l’ordre que Dieu compte restaurer, par Jésus-Christ, dans les rapports entre hommes et femmes, notamment dans le cadre de la famille et de l’Église.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;1. Une dignité égale mais des rôles distincts&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;a)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L’ordre créé reflète un ordre éternel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;Féminisme.jpg&quot; id=&quot;media-422319&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/02/00/24753057.jpg&quot; /&gt;La première affirmation que nous pouvons tirer du texte, c’est que &lt;i&gt;la différenciation des sexes répond à un ordre créationnel en vertu duquel les hommes et les femmes ont une dignité égale mais des rôles distincts.&lt;/i&gt; En bon pédagogue, Paul souligne tout d’abord la bonne volonté de ses lecteurs, qui ont désiré lui soumettre cette question (v. 2). Ensuite, la première chose qu’il fait, c’est d’affirmer un principe fondamental concernant la différence entre les hommes et les femmes&amp;nbsp;: il dit que cette différence ressemble à celle qui existe entre Dieu et Christ (v. 3), et ce n’est pas une différence de valeur, mais une différence de rôle. Il va rappeler un peu plus loin que l’homme et la femme ont été créés dans des circonstances quelque peu différentes (v.&amp;nbsp;8-9), mais que néanmoins, ils sont totalement interdépendants et complémentaires (v. 11-12). Une dignité égale, mais des rôles distincts&amp;nbsp;; c’est inscrit dans notre ADN.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;b)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le marteau et la clé à molette&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Imaginez que vous devez enfoncer un clou dans un mur, et qu’on vous présente un marteau et une clé à molette. Si vous choisissez le marteau, est-ce parce que le marteau est supérieur en dignité à la clé à molette&amp;nbsp;? Et si le marteau et la clé à molette sont égaux en dignité,&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; alt=&quot;Outils.jpg&quot; id=&quot;media-422310&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/01/02/943417941.jpg&quot; /&gt; pourquoi ne pas choisir la clé à molette&amp;nbsp;; n’arriveriez-vous pas à enfoncer le clou avec&amp;nbsp;? La clé à molette ferait sans doute très bien l’affaire, mais la logique même veut que vous choisissiez le marteau, car un marteau, c’est fait pour enfoncer des clous, tandis qu’une clé à molette, c’est fait pour serrer des écrous. Les deux outils valent la même chose en termes de prix, mais ils ont été conçus pour des rôles différents.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;c)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Accepter ce principe&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Ce texte affirme que cela est vrai pour les hommes et les femmes aussi. La charte de l’égalité affirme que les possibilités auxquelles aspire tout individu ne doivent pas être tributaires du fait d’être un homme ou une femme&amp;nbsp;; mais vous voyez que cela contredit le principe fondamental de la différenciation des sexes selon la Bible. Les hommes et les femmes ont une dignité égale mais des rôles distincts qui répondent à l’intention créatrice de Dieu, et qui reflètent un ordre éternel qui existe au sein de la Trinité elle-même.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Acceptons-nous de croire à ce principe&amp;nbsp;? Quelqu’un dira que ce n’est pas juste, parce qu’on ne choisit pas d’être un garçon ou une fille. Peut-être auriez-vous préféré avoir le rôle du sexe opposé. Mais Paul précise que le sexe d’une personne vient de Dieu (v. 12)&amp;nbsp;; il nous faut donc accepter avec joie la condition que Dieu nous a donnée, et la vocation spécifique que Dieu nous adresse. Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, vous êtes égaux en dignité, mais Dieu vous a conçus, selon votre sexe, pour des rôles différents. Quels sont ces rôles&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;2. Une question d’autorité et de responsabilité&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;a)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dieu a conçu l’homme pour qu’il soit le responsable&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;En réponse à cette question, le texte n’entre pas dans tous les détails, mais il y a au moins une affirmation claire que nous pouvons en tirer, c’est que &lt;i&gt;c’est à l’homme que Dieu a confié la responsabilité d’exercer l’autorité de sa part, dans les structures sociales que sont l’Église et la famille en particulier&lt;/i&gt;. Encore une fois, ce n’est pas une question de valeur ou de dignité, mais une question d’ordre, un ordre voulu par Dieu, qui reflète l’ordre existant en Dieu lui-même. Dans les versets 4-5, Paul exhorte les hommes et les femmes à «&amp;nbsp;honorer leur tête&amp;nbsp;», c’est-à-dire à respecter la place que Dieu leur a attribuée, selon leur sexe, dans la structure de la famille et de l’Église en particulier&amp;nbsp;; et Paul précise que dans cette structure, ici-bas, c’est l’homme, et non la femme, qui est conçu pour exercer l’autorité de la part de Dieu (v. 10). Voilà quelle est la différence déterminante entre les rôles de l’homme et de la femme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;b)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le représentant / le lieutenant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Pour bien comprendre quel est le rôle que Dieu confie à l’homme par rapport à la femme, Calvin propose une illustration. Il dit que l’homme est comme un lieutenant auquel le prince a confié une autorité à exercer de sa part. Le lieutenant est soumis au prince, mais cette soumission exige du lieutenant qu’il assume courageusement, dignement et fidèlement son rôle de représentant. Le lieutenant n’est pas supérieur aux autres en termes de qualité ou de valeur intrinsèque. Et pourtant, il a un rôle particulier parce que le prince l’a décidé. Faire semblant d’être un lieutenant alors qu’on ne l’est pas, c’est une usurpation d’autorité. Mais agir comme un simple sujet alors qu’on est lieutenant, c’est déshonorer le prince.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;c)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ce que cela veut dire pour la famille et pour l’Église&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;Famille 2.jpg&quot; id=&quot;media-422311&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/02/00/691172042.jpg&quot; /&gt;Paul appelle donc les hommes et les femmes à assumer courageusement, dignement et fidèlement la place que Dieu leur a donnée selon leur sexe. Je crains qu’il y ait une idée mensongère qui circule, selon laquelle la valeur d’une personne dépend de l’autorité qu’elle est en position d’exercer. Le principe de la parité des sexes se nourrit de cette idée, mais cette idée est fausse bibliquement parlant. Si Dieu a conçu les hommes pour exercer l’autorité de sa part, ce n’est pas parce qu’il est macho, mais parce qu’il est ordonné.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Je vous pose une question&amp;nbsp;: votre tête vaut-elle davantage que votre corps&amp;nbsp;? Si quelqu’un vous donnait le choix, vous préféreriez qu’on vous coupe la tête, ou qu’on vous coupe le corps&amp;nbsp;? Votre personne peut-elle plus facilement se passer de l’un, ou de l’autre&amp;nbsp;? Paul compare la relation entre l’homme et la femme à la relation entre la tête et le corps (&lt;i&gt;cf.&lt;/i&gt; Ép&amp;nbsp;5.28) pour nous faire comprendre quelle est l’égalité, l’unité et la complémentarité entre les sexes, mais aussi quelle est la différence en termes de rôles. Cela veut dire notamment que c’est le mari, et non la femme, qui est conçu pour être le chef de famille. Cela veut dire que ce sont les hommes, et non les femmes, qui sont conçus pour être pasteurs et anciens (les responsables) dans les églises. Il n’y a pas de parité, selon la Bible, en ce qui concerne l’exercice de l’autorité, de la part de Dieu, dans ces structures notamment. Mais Paul ne se limite pas à la question de la place de l’un ou de l’autre dans ces structures, il aborde aussi la question du comportement des hommes et des femmes, notamment en ce qui concerne le port du voile dans les assemblées chrétiennes. Il nous faut nous arrêter là-dessus un moment.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;3. L’application culturelle d’un principe universel&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;a)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le voile, et le contexte de la lettre aux Corinthiens&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Pour bien comprendre ce que Paul est en train de dire, je crois qu’il faut considérer la place de ce passage dans le contexte global de la lettre aux Corinthiens. Paul est en train de répondre à des questions qui lui ont été posées par l’intermédiaire d’une lettre que nous n’avons pas,&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; alt=&quot;La Bible.jpg&quot; id=&quot;media-422317&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/02/02/1693619969.jpg&quot; /&gt; et il a traité successivement de questions précises qui portaient sur le mariage (7.1), sur les vierges (7.25), sur les viandes sacrifiées aux idoles (8.1) et maintenant, sur le culte. Tout au long de ses réponses, Paul a martelé un principe de base, c’est celui de la bienséance et de l’intérêt du plus grand nombre (6.12, 10.23, 10.31-33). Juste avant d’aborder la question de la tenue des femmes dans le culte, il dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Ne soyez une pierre d’achoppement [pour personne], comme moi aussi je me rends agréable en tout et à tous, cherchant non mon avantage, mais celui du plus grand nombre, afin qu’ils soient sauvés. Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ&amp;nbsp;» (10.32-11.1). Au moment d’aborder la question épineuse du port du voile, &lt;i&gt;Paul va donc énoncer un principe universel, mais quant à la mise en pratique de ce principe, il en appelle au bon sens de ses lecteurs et à la bienséance propre à leur culture.&lt;/i&gt; C’est pour cela qu’il dit à ses lecteurs d’en juger eux-mêmes (v. 13), et de considérer ce qui leur paraît naturel et normal (v. 14-15).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;b)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Regarder un Japonais dans les yeux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Essayons d’illustrer ce point. Nous insistons souvent auprès de nos enfants qu’ils nous regardent dans les yeux lorsque nous leur parlons, afin qu’ils montrent leur respect. La Bible dit aux enfants de respecter leurs parents&amp;nbsp;: c’est un principe universel. Mais au Japon, si vous regardez quelqu’un dans les yeux, cela veut dire que vous le méprisez et que vous cherchez à l’intimider&amp;nbsp;! L’application d’un principe biblique, absolu, universel, dépend concrètement de la bienséance propre à chaque culture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;c)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le principe à retenir et les applications présentes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;Voile.jpg&quot; id=&quot;media-422312&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/00/00/654621593.jpg&quot; /&gt;De la même façon, Paul insiste sur un principe absolu, non-négociable&amp;nbsp;: c’est que c’est l’homme, et non la femme, qui a été conçu pour occuper une position d’autorité et de responsabilité dans la famille et dans l’Église. Dans la culture des Corinthiens, le voile était un habit de femme, qui exprimait très visiblement la différence de rôles entre les sexes. Paul dit qu’il est important de maintenir &lt;i&gt;visiblement&lt;/i&gt; cette différence de rôles dans les assemblées publiques afin d’honorer &lt;i&gt;publiquement&lt;/i&gt; l’ordre établi par Dieu. Pour insister sur ce point, Paul rappelle à ses lecteurs, que même les anges assistent à leurs réunions (v. 10)&amp;nbsp;! À combien plus forte raison l’ordre voulu par Dieu doit-il être manifestement maintenu et honoré, sans oublier de prendre en considération les circonstances propres à chaque culture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;La question qui se pose, c’est donc&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;À quoi ça ressemble aujourd’hui, en France, d’honorer publiquement l’ordre établi par Dieu entre les sexes&amp;nbsp;»&amp;nbsp;? Serait-ce que les hommes se découvrent la tête à l’église, et que les femmes se la couvrent&amp;nbsp;(v. 4, 5, 10) ? Ou bien serait-ce plutôt que les hommes cherchent plus courageusement et plus fidèlement à assumer publiquement les responsabilités que Dieu leur a confiées, et que les femmes acceptent plus joyeusement de montrer publiquement leur respect et leur soutien de leur mari&amp;nbsp;? Jugez vous-mêmes de ce qui est convenable (v. 13), selon vos circonstances particulières, mais compte tenu de l’ordre universel que Dieu a établi entre les sexes, et qui ne change pas. Mais nous touchons du doigt un dernier point, et un problème fondamental lié à toute cette question&amp;nbsp;: c’est qu’au fond, nous rejetons l’idée que nous sommes tributaires d’un Créateur qui nous a façonnés et qui est en position de nous dire ce pour quoi il nous a conçus, hommes d’une part et femmes d’autre part.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;4. Christ restaure l’ordre créationnel&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;a)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L’œuvre rédemptrice de Christ&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Le dernier point que je veux relever de ce passage, c’est que &lt;i&gt;l’œuvre rédemptrice de Jésus a notamment pour effet de restaurer l’homme à sa vraie masculinité, et la femme à sa vraie féminité.&lt;/i&gt; Est-ce que je vous apprends quelque chose si je vous dis que toute personne a en elle le désir de définir elle-même les normes de son existence&amp;nbsp;? La Bible appelle cela le péché&amp;nbsp;; c’est cette quête d’indépendance qui nous destine à être séparés de Dieu pour l’éternité. Mais la Bible nous dit que Dieu nous a tellement aimés qu’il a fait porter à son propre Fils, innocent et&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; alt=&quot;Croix sombre.jpg&quot; id=&quot;media-422313&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/00/01/1791154531.jpg&quot; /&gt;parfait, le poids de nos fautes afin que nous en soyons libérés, que nous puissions être pardonnés de nos péchés, et que nous soyons destinés à la vie éternelle. Tout cela, Dieu l’offre gratuitement à tous ceux qui placent leur confiance en Jésus à cause de ce qu’il a accompli. Jésus n’est pas resté sur la croix, ni dans le tombeau, mais il est ressuscité pour le bénéfice de tous ceux qui se confient en lui, et il compte maintenant nous restaurer, nous réparer de tous les dégâts que le péché a occasionnés dans notre existence.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;b)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La gloire est restaurée&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Jésus veut déployer son règne bienveillant dans la vie de tous ceux qui se confient en lui. C’est pour cette raison que Paul réfère ses lecteurs à Christ (v. 3) et au «&amp;nbsp;Seigneur&amp;nbsp;» (v. 11) pour qu’ils trouvent (ou plutôt, qu’ils retrouvent) en lui le sens de leur masculinité ou de leur féminité originelles. C’est aussi pour cette raison que Paul dit que la gloire de l’homme, comme de la femme, se trouve dans le fait qu’ils assument, chacun selon leur sexe, le rôle auquel Dieu les appelle&amp;nbsp;: l’homme à exercer l’autorité de la part de Dieu, la femme à honorer l’homme dans ce rôle, et à respecter ce rôle dans l’homme (v. 7, 15).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;c)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le puzzle retrouve sa beauté&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;img src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/02/00/1115833971.jpg&quot; id=&quot;media-422320&quot; alt=&quot;Puzzle.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Imaginez un puzzle de 2,000 pièces toutes mélangées, dont vous avez perdu le modèle. Vous savez bien, en théorie, que ce puzzle représente une image magnifique, mais la beauté de cette image est perdue, et il vous est impossible de la retrouver sans le modèle. «&amp;nbsp;Ichabod&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: la gloire a disparu&amp;nbsp;! Mais la Bible dit que Jésus est venu de la part de Dieu comme le second Adam, le modèle retrouvé, celui qui seul a lacapacité de recouvrer pour le puzzle, ou plutôt, pour l’être humain, sa beauté et sa gloire originelles. Cette beauté et cette gloire, entre autres, sont liées à la restauration en nous les hommes, de notre vraie masculinité telle que Dieu l’a conçue, et en nous les femmes, de notre vraie féminité telle que Dieu l’a conçue.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Une dernière réflexion, pour terminer. Vous aurez sans doute compris que toute cette question des rôles différents conçus par le Créateur pour l’homme d’une part et pour la femme d’autre part est intimement liée, pour vous personnellement, à votre relation avec ce Créateur. Avez-vous, avant toute autre considération, déjà pris le temps de réfléchir au sens de votre existence&amp;nbsp;? Reconnaissez-vous en Jésus-Christ le seul capable de réaliser le pardon de vos fautes, et de redonner à votre vie sa raison et sa beauté originelles&amp;nbsp;? Toutes les autres questions sont dépendantes de celle-ci. Mais pour le sujet qui nous a intéressés, nous pouvons au moins retenir l’idée que nous avons formulée au départ, et qui est clairement exprimée dans le texte que nous avons lu&amp;nbsp;: c’est que &lt;i&gt;la parité des sexes telle qu’elle est communément prônée aujourd’hui entre en contradiction avec l’ordre que Dieu compte restaurer, par Jésus-Christ, dans les rapports entre hommes et femmes, notamment dans le cadre de la famille et de l’Église.&lt;/i&gt; Saviez-vous qu’en 2003, le Parlement norvégien a voté une loi qui impose un quota de 40% de femmes minimum dans les conseils d’administration des grandes entreprises, sous peine de dissolution ? L’Église et la famille ne doivent pas calquer leur modèle là-dessus, ni sur l’air du temps, ni sur les «&amp;nbsp;chartes de l’égalité&amp;nbsp;» qui circulent dans le gouvernement de notre pays, ni sur les bons sentiments véhiculés par nos médias, mais sur la révélation universelle, objective et infaillible de Dieu&amp;nbsp;: la Bible. Nous n’aimons pas entendre ça&amp;nbsp;; l’idée que même la masculinité et la féminité sont définies par le Créateur. Nous préférerions définir nous-mêmes ces termes. Est-ce une&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; alt=&quot;Sartre De Beauvoir.jpg&quot; id=&quot;media-422318&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/01/01/106445947.jpg&quot; /&gt; simple coïncidence si la mère du féminisme (Simone de Beauvoir) était liée avec le père de l’existentialisme (Jean-Paul Sartre)&amp;nbsp;? Au-delà du féminisme et même de l’homosexualité, considérez le phénomène de la transsexualité&amp;nbsp;: n’est-ce pas la manifestation extrême de la confusion des genres et des rôles qui règne en-dehors d’une relation de dépendance avec le Créateur&amp;nbsp;? En Jésus, Dieu veut nous faire faire le chemin exactement inverse&amp;nbsp;; celui, en Jésus, du retour vers la masculinité et la féminité authentiques et originelles, parce que c’est là, en Jésus, que se trouve la gloire de l’être humain, et en fin de compte la gloire de Dieu lui-même.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>&quot;Abigaïl&quot; (8 novembre 2009)</title>
<link>http://erelyon.blogspirit.com/archive/2009/11/13/abigail-8-novembre-2009.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (alexsarran)</author>
<category>Prédications</category>
<pubDate>Fri, 13 Nov 2009 10:06:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/02/02/1863860365.MP3&quot;&gt;&lt;strong&gt;AUDIO&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1 Samuel 25&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(Pasteur Michaël DiGena)&lt;/p&gt;
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<title>Certifié conforme (1er novembre 2009)</title>
<link>http://erelyon.blogspirit.com/archive/2009/11/06/certifie-conforme-1er-novembre-2009.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (alexsarran)</author>
<category>Prédications</category>
<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 11:24:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/02/02/973573753.MP3&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;AUDIO&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Actes 28&amp;nbsp;: 17 – 31&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Introduction&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;img name=&quot;media-418712&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/02/02/1091259139.jpg&quot; id=&quot;media-418712&quot; alt=&quot;Gutenberg.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Quel est votre rapport à l’Ancien Testament&amp;nbsp;? Vous savez, ce livre qui parle d’un Dieu légaliste et intolérant… Êtes-vous de ceux qui prennent leurs distances avec l’Ancien Testament&amp;nbsp;; qui, comme moi, ont beaucoup plus abîmé (par la lecture) les pages du troisième tiers de leur Bible que celles des deux premiers&amp;nbsp;; qui pensent que le Dieu cruel des Juifs a cédé sa place au Dieu d’amour des chrétiens&amp;nbsp;? On a bien l’impression, parfois, même si ce n’est pas ce que nous disons explicitement, que la foi chrétienne de par sa nature s’inscrit en opposition avec la foi de l’Ancien Testament. On dirait que Jésus et les apôtres, à leur époque, sont les fondateurs d’une religion nouvelle. Aujourd’hui, les chrétiens croient au Dieu du Nouveau Testament… quant au Dieu de l’Ancien, on ne sait pas vraiment où le mettre. Mais très clairement, je crois que le texte que nous avons lu va nous montrer que cette idée selon laquelle la foi du Nouveau Testament s’opposerait de par sa nature à la foi de l’Ancien Testament est une idée reçue. Et ce texte, tout en détruisant cette idée reçue, va nous aider à prendre la mesure de notre lien avec l’espérance de l’Ancien Testament, un lien qui est très fort. En racontant cet épisode final du livre des Actes, l’auteur veut nous montrer quelque chose, et il veut insister là-dessus&amp;nbsp;: c’est que le témoignage de Paul, et de tout le Nouveau Testament, est absolument conforme au témoignage de l’Ancien Testament. Et pour nous ce matin, cela veut dire que &lt;i&gt;l’Ancien Testament est constitutif de la foi chrétienne&lt;/i&gt;. Quel devrait donc être notre rapport à l’Ancien Testament&amp;nbsp;? Et bien regardons comment le texte en parle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;1. La sollicitude de Paul pour le peuple d’Israël&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;a)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L’Évangile est un message juif pour les Juifs (v. 17-20)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;La première chose qui frappe dans cet épisode, c’est le souci que Paul a pour la population juive de Rome. «&amp;nbsp;L’apôtre des païens&amp;nbsp;» cherche rapidement, et en tout premier lieu, à rencontrer les responsables juifs (v. 17) pour leur expliquer qu’il n’a en rien trahi la foi des Juifs (v. 17-19), et que s’il a été arrêté, c’est en fait à cause de sa fidélité au judaïsme (v. 20)&amp;nbsp;! L’auteur fait donc cette première affirmation&amp;nbsp;: c’est que &lt;i&gt;Paul, en tant que témoin de l’Évangile, est porteur d’un message juif pour les Juifs&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;b)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le colis Fedex (Seul au monde)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;img name=&quot;media-418713&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/00/02/2068469974.jpg&quot; id=&quot;media-418713&quot; alt=&quot;Seul au monde.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Le film &lt;i&gt;Seul au monde&lt;/i&gt; raconte l’histoire d’un employé de la société Fedex qui se retrouve naufragé sur une île pendant quatre ans. Pendant tout ce temps, il y a un paquet avec lui, qu’il refuse d’ouvrir. Le personnage est déterminé à livrer ce paquet à son destinataire. Finalement, il va réussir à quitter l’île et à retrouver la civilisation. Et une des premières choses qu’il va faire, c’est de livrer en personne ce fameux paquet à l’adresse indiquée sur l’étiquette.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;c)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L’Évangile mérite notre attention&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Paul aussi a été naufragé sur une île (ch. 27), avec du «&amp;nbsp;courrier&amp;nbsp;». Jésus lui avait dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Il faut que tu rendes témoignage à Rome&amp;nbsp;» (Ac&amp;nbsp;23.11). Jésus lui avait confié un message important, le message de l’Évangile, et sitôt rescapé, Paul s’empresse de remettre le courrier à son destinataire légitime. Et nous découvrons que ces destinataires sont les Juifs. Mais nous voyons aussi combien Paul est consciencieux par rapport au message qu’il est chargé de transmettre. Il a conscience que ce courrier, ça fait longtemps que les Juifs l’attendent (v. 20).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;De ce premier point, nous devons tirer une première application. L’Évangile n’est pas une invention de Jésus ou des apôtres, mais c’est la réponse à une attente millénaire, l’attente de tout l’Ancien Testament. Le témoignage de Paul, et de tout le Nouveau Testament, c’est le couronnement de plusieurs millénaires d’histoire de la révélation (et pas un remplacement de cette révélation). Le courrier a enfin été livré, dans son intégralité, de manière diligente et consciencieuse. Et sur la petite étiquette qui indique le contenu du paquet, il est écrit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Réponse à l’attente millénaire de l’humanité&amp;nbsp;»&amp;nbsp;! Alors quel genre d’attention devrions-nous porter à ce message si précieux&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;2. L’Évangile répond à l’attente du peuple d’Israël&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;a)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les Juifs reconnaissent qu’ils sont concernés (v. 21-24)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Regardons la suite. La deuxième chose qui nous est indiquée dans le récit, c’est la bonne disposition des responsables juifs à entendre Paul. Ils n’ont pas de préjugés vis-à-vis de lui (v.&amp;nbsp;21). Ils s’intéressent la foi chrétienne qu’ils considèrent comme étant une branche du judaïsme (v. 22). Ils vont écouter Paul du matin jusqu’au soir (v. 23), et quelques-uns vont recevoir positivement son témoignage (v. 24).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;b)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ils reconnaissent l’adresse sur le paquet&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Ce que l’auteur est en train de nous montrer, c’est que les responsables juifs, &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt;, reconnaissent qu’ils sont les premiers concernés par le message de Paul. C’est comme, justement, lorsque vous recevez un colis et que vous reconnaissez votre nom et votre adresse sur l’étiquette, et que l’écriture vous dit quelque chose… C’est bien pour vous&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;c)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L’Évangile répond à une attente millénaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;L’auteur est en train de confirmer par là que &lt;i&gt;l’Évangile constitue bien la réponse tant attendue à l’espérance millénaire de l’Ancien Testament&lt;/i&gt;.&lt;img name=&quot;media-418714&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/00/00/889349978.jpg&quot; id=&quot;media-418714&quot; alt=&quot;Texte hébreu.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt; Depuis tant de siècles, Dieu avait promis qu’il rachèterait l’humanité (Gn&amp;nbsp;3.15), et pour ce faire, qu’il se constituerait un peuple (Gn&amp;nbsp;12.1-3), qu’il effectuerait pour ce peuple le pardon de leurs péchés (Éz&amp;nbsp;36.25-27), et qu’il donnerait à ce peuple un Roi dont le règne serait éternel (1&amp;nbsp;Ch&amp;nbsp;17.11-14), et que tout cela servirait à déployer la connaissance de Dieu dans le monde entier (Ps&amp;nbsp;2).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Et que fait Paul pendant une journée entière&amp;nbsp;? Il déclare aux responsables Juifs que tout cela se réalise en Jésus-Christ, le Messie attendu. Jésus, la descendance promise à Ève puis à Abraham, le prophète promis à Moïse (Dt 18.18), le roi promis à David, le médiateur et le prêtre annoncés par le Tabernacle. Jésus a réalisé le pardon des péchés de son peuple en mourant sur la croix pour son peuple. Il a vaincu tous les ennemis de son peuple en sortant du tombeau pour son peuple. Il a établi le règne de son peuple en montant au ciel à la droite de Dieu, au-dessus de toute la création, pour son peuple. Aujourd’hui, les hommes sont invités à se confier en Jésus pour entrer au bénéfice de tout ce qu’il a réalisé. Alors de ce deuxième point, nous devons tirer une deuxième application&amp;nbsp;: avez-vous déjà considéré quelle était véritablement l’invitation de l’Évangile&amp;nbsp;? Il ne s’agit pas d’une invention du premier siècle, ni du Nouveau Testament, mais il s’agit de tout ce dont vous, et toute l’humanité, avez toujours eu besoin, et cela vous est offert en la personne de Jésus-Christ.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;3. Le refus de l’Évangile est dû à un aveuglement&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;a)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le peuple a un problème de cœur (v. 25-27)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Mais regardons la suite. La troisième chose qui nous est montrée dans ce récit, c’est que les Juifs, bien qu’ils reconnaissent leur nom sur l’étiquette, refusent pour la plupart de recevoir le paquet (v. 25). Paul constate ce refus, et en citant une prophétie de l’Ancien Testament, il attribue cette attitude à un aveuglement irrationnel (v. 26) et à un problème de cœur (v. 27).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;b)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; «&amp;nbsp;Il doit y avoir une erreur&amp;nbsp;»&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Les Juifs reconnaissent leur nom sur le paquet, mais une fois ouvert, ils en refusent le contenu. Un paquet tant attendu&amp;nbsp;! Un contenu si précieux&amp;nbsp;! Une telle bonne nouvelle&amp;nbsp;! L’auteur nous montre ici que ce refus est vraiment irrationnel. C’est comme si on vous offrait un chèque à votre nom, d’1 million d’euros tirés sur le compte de Bill Gates, et que vous disiez&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Non, merci, ça ne m’intéresse pas&amp;nbsp;». Totalement irrationnel&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;c)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Nier l’Évangile est une attitude irrationnelle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;img name=&quot;media-418715&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/02/02/402423171.jpg&quot; id=&quot;media-418715&quot; alt=&quot;Aveuglement.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Ces quelques versets nous montrent ici que &lt;i&gt;le refus des Juifs ne tient pas au manque de crédibilité de l’Évangile, mais à leur propre aveuglement&lt;/i&gt;. L’invitation de l’Évangile est tellement cohérente, tellement évidente, tellement bonne, tellement bien ancrée dans toute l’histoire de l’humanité et dans toute l’histoire de la révélation et dans toute l’histoire d’Israël, que le fait de nier cette bonne nouvelle ne peut tenir qu’à des raisons vraiment profondes&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Le cœur de ce peuple est devenu insensible&amp;nbsp;» (v. 27).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;De ce troisième point, nous tirerons donc une troisième application. Il y a là, dans cette citation du prophète Ésaïe, une mise en garde concernant la disposition de notre cœur. À quoi notre cœur est-il le plus sensible&amp;nbsp;? Est-il sensible à la voix de Dieu, à l’invitation de l’Évangile et au règne bienveillant qu’il compte déployer dans notre vie&amp;nbsp;? Ou bien notre cœur est-il plus sensible à la voix du monde&amp;nbsp;? Ou encore à la voix de nos propres désirs&amp;nbsp;? Attention à ce que la disposition de notre cœur n’entraîne chez nous l’obstruction de nos yeux et de nos oreilles&amp;nbsp;devant la parole de Dieu, Ancien et Nouveau Testaments ! Paul cite ces versets en rapport avec l’aveuglement des Juifs, mais il dit ailleurs que tout le monde est susceptible de tomber dans le même aveuglement (Ép&amp;nbsp;4.18).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;4. L’espérance millénaire est offerte au monde entier&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;a)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;L’invitation est maintenant pour tous (v. 28-31)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Regardons la suite et la fin de l’histoire. Paul fait une affirmation scandaleuse, c’est que le message destiné en premier aux Juifs est également offert au monde entier (v. 28), ce qui ne manque pas de susciter une vive réaction de la part des Juifs (v. 29). Ayant fait cette déclaration solennelle, le récit se termine positivement, avec les portes grandes ouvertes sur le monde non-Juif. Mais notez bien que &lt;i&gt;ce que Paul prêche aux non-Juifs consiste exactement en ce qu’il avait annoncé aux Juifs&lt;/i&gt; (comparez v. 31 et v. 23)&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;b)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La parabole des invités (Lc&amp;nbsp;14.15-24)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;C’est Jésus lui-même qui nous donne l’illustration de ce point. Il raconte l’histoire d’un homme qui organise une grande fête et qui envoie son serviteur pour dire aux invités de venir, mais ceux-ci trouvent tous une excuse pour ne pas venir. Finalement, le maître dit à son serviteur d’inviter tous les gens qu’il rencontrera sur les chemins&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;c)&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Humilité,&amp;nbsp;crainte et vigilance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Ce qui est frappant, et qui nous échappe parfois, c’est que c’est le même maître, la même maison, le même serviteur, la même invitation, la même fête et le même menu. Ce n’est que la liste des convives qui change. Les derniers versets du livre des Actes nous montrent la même chose&amp;nbsp;: c’est que l’invitation de l’Évangile adressée aux non-Juifs, c’est exactement la même que celle qui était adressée, en premier, aux Juifs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Quelle application pouvons-nous tirer de ce quatrième et dernier point&amp;nbsp;? Humilité, crainte et vigilance. Humilité, car en tant que non-Juifs, si nous sommes croyants, nous avons été greffés par pure grâce et par élection souveraine à un arbre séculaire qui ne nous portait pas à&lt;img name=&quot;media-418716&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/02/01/1129457749.jpg&quot; id=&quot;media-418716&quot; alt=&quot;Olivier.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt; l’origine (Rm&amp;nbsp;11.18). Crainte, car c’est par la foi que nous y subsistons, et «&amp;nbsp;si Dieu n’a pas épargné les branches naturelles, il ne t’épargnera pas non plus&amp;nbsp;» (Rm 11.21). Vigilance, enfin, car nous sommes enclins, en tant que non-Juifs, à sous-estimer l’ancrage de notre espérance chrétienne dans l’Ancien Testament et donc, à cause de l’influence des philosophes grecs, des philosophes des Lumières, et plus récemment, des philosophes existentialistes, à avoir une compréhension quelque peu tronquée de ce que cela veut dire d’être un chrétien.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Comment peut-on résumer tout cela&amp;nbsp;pour terminer ? Ce que ce texte a voulu nous montrer aujourd’hui, et en conclusion au livre des Actes, c’est que &lt;i&gt;l’Ancien Testament est constitutif de la foi chrétienne&lt;/i&gt;. Dès le deuxième siècle, il y a quelqu’un du nom de Marcion qui est apparu, et&lt;img name=&quot;media-418717&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/01/00/259678174.jpg&quot; id=&quot;media-418717&quot; alt=&quot;Marcion.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; qui a déclaré que le Dieu cruel, légaliste, rigide de l’Ancien Testament et des Juifs avait été remplacé par le Dieu d’amour et de grâce de Jésus et du Nouveau Testament. Il a milité pour la suppression dans la Bible de l’Ancien Testament et de certaines parties du Nouveau Testament, sur cette base. Heureusement, il a rapidement été déclaré hérétique. Le problème, c’est que même si nous ne sommes pas des marcionistes dogmatiques, nous tombons parfois dans un marcionisme pratique&amp;nbsp;: nous négligeons l’apport de l’Ancien Testament, nous manifestons une forme de dualisme pas du tout biblique entre le spirituel et le matériel, nous montrons parfois un visage antijudaïque, comme si la foi chrétienne s’inscrivait en opposition à la foi juive de l’Ancien Testament. J’ai pu lire récemment sur un blog hébergé par le site internet du magazine Le Monde l’affirmation suivante&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;L’antijudaïsme est constitutif de l’identité de l’Église chrétienne&amp;nbsp;». Cette affirmation est représentative d’un préjugé assez commun vis-à-vis de la foi chrétienne, et qui s’explique assez facilement&amp;nbsp;: ne disons-nous pas que ce sont les Juifs de l’époque qui sont responsables de la crucifixion de Jésus&amp;nbsp;(Mt&amp;nbsp;27.25) ? Ne disons-nous pas que le vrai peuple de Dieu, aujourd’hui, c’est l’Église chrétienne (1&amp;nbsp;Pi&amp;nbsp;2.10)&amp;nbsp;? Mais pour autant, cela veut-il dire que la révélation du Nouveau Testament se substitue à la révélation de l’Ancien Testament, que la foi chrétienne depuis Jésus s’inscrit en opposition à la foi juive d’avant Jésus, au point où nous pourrions, aujourd’hui, nous permettre, par exemple, de posséder comme «&amp;nbsp;Bible&amp;nbsp;» un livre qui ne contiendrait que les écrits évangéliques et apostoliques&amp;nbsp;? La réponse à ce problème se trouve dans l’étude biblique du jeudi&amp;nbsp;(Survol de l’Ancien Testament) ! Mais plus largement, dans une étude assidue de l’Ancien Testament pour mieux prendre la mesure des racines profondes et caractéristiques de la foi chrétienne. Ce texte nous a montré que l’Évangile était certifié conforme à l’Ancien Testament et qu’en tant que &lt;i&gt;chrétiens&lt;/i&gt;, comme Paul, nous confessons l’espérance d’Israël (v. 20). «&amp;nbsp;Si vous êtes à Christ, alors vous êtes la descendance d’Abraham, héritiers selon la promesse&amp;nbsp;» (Ga 3.29).&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Dieu décide, Dieu exécute (25 octobre 2009)</title>
<link>http://erelyon.blogspirit.com/archive/2009/10/26/dieu-decide-dieu-execute-25-octobre-2009.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (alexsarran)</author>
<category>Prédications</category>
<pubDate>Mon, 26 Oct 2009 11:09:00 +0100</pubDate>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Actes 28&amp;nbsp;: 11 – 16&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Introduction&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;Terre.jpg&quot; id=&quot;media-418772&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/01/02/1003019256.jpg&quot; /&gt;Dieu est en mission, et sa mission consiste à se faire connaître dans tous les recoins du monde. Je ne parle pas de n’importe quel Dieu, mais je parle du Dieu qui s’est révélé dans la Bible et dans la personne de Jésus-Christ. Je parle du seul et véritable Dieu vivant, le Dieu de l’Ancien et du Nouveau Testament, le Dieu d’Abraham, d’Isaac, de Jacob, de Moïse, de David et des Apôtres. «&amp;nbsp;La connaissance de l’Éternel remplira la terre, comme les eaux recouvrent le fond de la mer&amp;nbsp;» (És&amp;nbsp;11.9). L’histoire court vers ce but. Le saviez-vous&amp;nbsp;? La portée de l’Évangile est radicale et elle est universelle. Jésus a dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations&amp;nbsp;» (Mt&amp;nbsp;24.14). Voilà la prétention de l’Évangile. Il n’y a pas un centimètre-carré de toute la surface de la planète qui ne soit pas concerné par la bonne nouvelle du pardon des péchés et de la réconciliation des hommes avec leur Créateur par la foi en Jésus, sur la base de son œuvre unique et suffisante à la croix. «&amp;nbsp;Allez dans le monde entier et prêchez la bonne nouvelle à toute la création&amp;nbsp;» (Mc 16.15). Comment réagissez-vous à ces affirmations&amp;nbsp;? À mon avis, il y a deux réactions naturelles possibles&amp;nbsp;: soit l’indignation, soit l’intimidation. L’indignation, d’une part, devant l’idée que l’Évangile ait un tel caractère expansionniste&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Les évangéliques, la secte qui veut conquérir le monde&amp;nbsp;», selon le Nouvel Observateur (26/02/2004). L’intimidation, d’autre part, pour les chrétiens qui croient à la portée universelle de l’Évangile, mais qui constatent la difficulté de la tâche. «&amp;nbsp;Comment l’Évangile prendra-t-il jamais racine en Corée du Nord, au Soudan, au Pakistan… ou en France&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» Dans le texte que nous avons lu, Paul arrive à Rome, où une page importante va se tourner pour la propagation de l’Évangile. La «&amp;nbsp;conquête&amp;nbsp;» du monde païen va commencer&amp;nbsp;! Jésus avait dit à ses disciples&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre&amp;nbsp;» (Ac&amp;nbsp;1.8). Au moment où cette page va se tourner, le récit des Actes va faire comprendre à tous ceux qui sont soit indignés par la prétention universelle de l’Évangile, soit intimidés par la difficulté de la tâche, que la progression de l’Évangile dans le monde entier répond au plan d’un Dieu qui est à la fois le Maître de l’histoire, et le Maître du message. L’idée que nous pourrons retenir ce matin, c’est que &lt;i&gt;la mission des chrétiens s’inscrit dans la mission du Dieu souverain, qui a non seulement un plan, mais aussi les moyens de l’exécuter.&lt;/i&gt; Regardons comment le texte en parle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;1. Dieu est le Maître de l’histoire&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;a)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Un contraste saisissant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Rappelons-nous que tout le chapitre précédent était occupé par des contretemps de taille au voyage de Paul à Rome&amp;nbsp;: tempête, naufrage, et ensuite, au début du chapitre 28, un séjour forcé de 3 mois dans l’île de Malte (v. 11). Mais maintenant, tout d’un coup, en six versets, Paul va arriver à Rome sans aucun empêchement&amp;nbsp;! L’effet de style, et le contraste avec ce qui a précédé, est saisissant. Comme par hasard, un navire qui devait se rendre en Italie avait hiverné dans cette même île&amp;nbsp;; comme par hasard, le vent est devenu favorable (v. 13)&amp;nbsp;; comme par hasard, le voyage va aller très vite&amp;nbsp;; comme par hasard, une fois arrivé à Rome, Paul va recevoir la faveur du commandant (v. 16). Tout se passe maintenant comme sur des roulettes&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;b)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La providence de Dieu est manifeste&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Dans cet épisode, la providence de Dieu est manifeste. L’auteur nous montre que toutes ces circonstances favorables répondent à la volonté souveraine de Dieu, comme la tempête et le naufrage dans le chapitre précédent. On ne sait pas exactement pourquoi Dieu a voulu retarder l’arrivée de Paul à Rome, mais ce qu’on peut retenir, c’est que quand c’est le bon moment, c’est le bon moment&amp;nbsp;! Dieu décide que c’est le bon moment pour Paul d’arriver à Rome, et plus rien ne peut faire obstacle à cette décision souveraine. Les portes sont grandes ouvertes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;c)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les décisions souveraines&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Dans la vie, nous faisons parfois l’expérience de décisions «&amp;nbsp;souveraines&amp;nbsp;», des décisions qui viennent «&amp;nbsp;d’en-haut&amp;nbsp;», vis-à-vis desquelles nous n’avons aucun contrôle, et qui entraînent des conséquences pour notre vie. Récemment, le monde entier, en tout cas le monde sportif, attendait devant son poste de télévision ou de radio, la décision «&amp;nbsp;souveraine&amp;nbsp;» du CIO (Comité International Olympique) pour savoir quelle ville accueillerait les JO de 2016. Madrid&amp;nbsp;? Chicago&amp;nbsp;? Tokyo&amp;nbsp;? Et bien non, ce sera Rio de Janeiro. Déception pour les espagnols, pour les américains, pour les japonais, mais quelle bonne nouvelle pour les brésiliens. Quel choix avons-nous devant cette décision «&amp;nbsp;souveraine&amp;nbsp;», sinon de l’accepter&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;d)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dieu décide quand les circonstances doivent être favorables&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;De la même façon, ce texte nous rappelle que &lt;i&gt;Dieu est le Maître de l’histoire, et c’est lui qui décide quand les circonstances doivent être favorables à la propagation de l’Évangile&lt;/i&gt;. L’Évangile doit être diffusé (Mt&amp;nbsp;28.19), mais tantôt Dieu met un frein à cette diffusion, tantôt il appuie sur le champignon. Rien ni personne ne peut contrecarrer sa volonté, et devant ses décisions souveraines et parfois mystérieuses, nous n’avons d’autre choix que de les attendre, et de les accepter. «&amp;nbsp;Que toute la terre craigne l’Éternel&amp;nbsp;! Que tous les habitants du monde tremblent devant lui&amp;nbsp;! Car il dit, et la chose arrive&amp;nbsp;; il ordonne, et elle existe. L’Éternel renverse le conseil des nations, il anéantit les projets des peuples&amp;nbsp;; le conseil de l’Éternel subsiste à toujours, et les projets de son cœur, de génération en génération&amp;nbsp;» (Ps&amp;nbsp;33.8-11).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Nous vivons dans le cadre d’un scénario dont Dieu est l’auteur. C’est cela que le texte veut rappeler dans un premier temps à tous ceux qui sont peut-être &lt;i&gt;indignés&lt;/i&gt; à l’idée que l’Évangile doit être diffusé dans le monde entier, ou peut-être &lt;i&gt;intimidés&lt;/i&gt; devant cette même idée. En réalité, nous devons nous &lt;i&gt;incliner&lt;/i&gt; devant le Maître de l’histoire, celui qui décide de ce qui doit se passer, et de quand et comment cela doit se passer. Humilité, mais aussi fidélité et patience, voilà ce qu’une telle posture doit entraîner chez tous ceux qui reconnaissent que le plan de Dieu c’est de se faire connaître, par l’Évangile, dans tous les recoins du monde. Mais il y a un deuxième élément.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;2. Dieu est le Maître du message&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;a)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L’Évangile a précédé Paul&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Dans le texte, nous découvrons que Paul est accueilli et encouragé, pendant le voyage, par des chrétiens qu’il rencontre sur le chemin&amp;nbsp;: les chrétiens de Pouzzoles lui proposent de rester avec eux une semaine (v. 13-14), puis les chrétiens de Rome eux-mêmes vont aller au-devant de Paul pour l’accueillir (v. 15). Le texte nous montre ici quelque chose de très important et significatif, c’est que l’Évangile est arrivé en Italie, et à Rome, avant Paul. Le message a précédé le messager&amp;nbsp;! Et cela, nous dit le texte, a fortement encouragé Paul. Il a vu les fruits de l’Évangile à Rome, et il a rendu grâces à Dieu (v. 15).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;b)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les fleurs et les fruits qui poussent tous seuls&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Nous vivons dans une maison depuis deux ans, et nous avons un bout de terrain qui est loin d’être aménagé. Jusqu’à récemment, notre jardin ressemblait à quelque chose entre une jungle et un terrain vague. Pourtant, nous avons été très étonnés de voir pousser, une année, de magnifiques rudbéckias de plus de 2 mètres de haut que nous n’avions pas plantés&amp;nbsp;! Nous avons aussi pu, en deux ans, cueillir des framboises, des mûres, des fraises des bois, des griottes et des châtaignes, que nous n’avions pas plantés. Tous les ans, nous nous demandons ce que la nature va encore nous offrir&amp;nbsp;: des courgettes&amp;nbsp;? Des melons&amp;nbsp;? Des ananas&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;c)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; C’est l’œuvre de Dieu, et il nous y fait participer&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;De la même façon, ce texte nous rappelle que &lt;i&gt;Dieu est le Maître du message, et il n’a pas besoin de nous pour le diffuser, bien qu’il nous appelle solennellement à participer à son œuvre&lt;/i&gt;. Dans les Évangiles, Jésus est présenté comme celui qui «&amp;nbsp;moissonne où il n’a pas semé, et qui récolte où il n’a pas répandu&amp;nbsp;». Ce n’est pas pour dire qu’il n’est pas l’auteur de cette semence, mais c’est pour dire qu’il est le Maître de la moisson, en tout temps et en tout lieu. Jésus convoque ses disciples et les envoie dans le monde entier moissonner son champ&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le Seigneur de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson&amp;nbsp;» (Mt&amp;nbsp;9.37-38).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Nous vivons donc dans le cadre d’un scénario dont Dieu est l’auteur, mais nous vivons aussi dans le cadre d’un domaine dont Dieu est le propriétaire. Cela aussi, le texte veut le rappeler à tous ceux qui sont soit &lt;i&gt;indignés&lt;/i&gt; à l’idée que l’Évangile doit être diffusé dans le monde entier, soit &lt;i&gt;intimidés&lt;/i&gt; devant cette même idée. Le Maître du message nous invite à participer à son œuvre. Ce que nous annonçons, c’est &lt;i&gt;sa&lt;/i&gt; Parole. L’invitation de l’Évangile, c’est &lt;i&gt;son&lt;/i&gt; invitation. La mission chrétienne, c’est &lt;i&gt;sa&lt;/i&gt; mission. Voilà pourquoi Paul a été encouragé en approchant de Rome&amp;nbsp;: il a pu constater que l’œuvre a laquelle il était appelé, c’était l’œuvre de Dieu, et que Dieu non seulement avait un plan, mais qu’il avait aussi les moyens et le pouvoir de le mettre à exécution. Quel soulagement et quelle assurance pour Paul&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Et vous ce matin, comment réagissez-vous à l’affirmation de la Bible selon laquelle l’intention de Dieu, du Dieu de la Bible et de Jésus-Christ, c’est de se faire connaître par l’Évangile dans tous les recoins du monde&amp;nbsp;? Même en Corée du Nord, même au Soudan, même au Pakistan, même chez les tribus les plus reculées d’Amazonie, et même en France. Est-ce que cela vous choque&amp;nbsp;? C’est vrai que ce n’est pas très œcuméniquement correct, ni très tolérant des autres religions et des autres cultures. Ou bien êtes-vous intimidés devant l’ampleur de la tâche&amp;nbsp;? C’est vrai que le message de l’Évangile est subversif, et que toute l’histoire nous montre à quel genre d’opposition, et à quel genre de découragement, les chrétiens ont dû faire face. Mais ce texte nous a rappelés, d’une part que &lt;i&gt;Dieu est le Maître de l’histoire, et c’est lui qui décide quand les circonstances doivent être favorables à la propagation de l’Évangile&lt;/i&gt; ; d’autre part, que &lt;i&gt;Dieu est le Maître du message, et il n’a pas besoin de nous pour le diffuser, bien qu’il nous appelle solennellement à participer à son œuvre&lt;/i&gt;. Tout cela pour que nous puissions retenir l’idée suivante, en fin de compte&amp;nbsp;: c’est que &lt;i&gt;la mission des chrétiens s’inscrit dans la mission du Dieu souverain, qui a non seulement un plan, mais aussi les moyens de l’exécuter.&lt;/i&gt; Dans le livre de l’Apocalypse, Jésus est présenté comme «&amp;nbsp;le Saint, le Véritable, celui qui a la clef de David, celui qui ouvre et personne ne fermera, celui qui ferme et personne n’ouvrira&amp;nbsp;» (Ap&amp;nbsp;3.7). Nous disions en introduction que la portée de l’Évangile était radicale et universelle. Il n’y a pas un centimètre-carré de toute la surface de la planète qui ne soit pas concerné par la bonne nouvelle du pardon des péchés et de la réconciliation des hommes avec leur Créateur par la foi en Jésus, sur la base de son œuvre unique et suffisante à la croix. Cela inclut votre cœur, votre vie personnelle à vous aussi. Alors quelle est votre relation à Jésus-Christ&amp;nbsp;? Quelle est votre relation à celui qui a donné sa vie pour vous, pour que vous puissiez être pardonné de vos péchés et réconcilié, pour l’éternité, avec Dieu votre Créateur&amp;nbsp;? Est-ce aujourd’hui, le moment que Dieu a déterminé d’avance, pour que vous vous confiiez en lui&amp;nbsp;? Est-ce aujourd’hui, le jour que Dieu a déterminé d’avance, pour que l’Évangile éclose dans votre cœur et commence à porter du fruit pour sa gloire&amp;nbsp;? «&amp;nbsp;Nous vous exhortons à ne pas recevoir la grâce de Dieu en vain. Car il dit&amp;nbsp;: Au temps favorable je t’ai exaucé, au jour du salut je t’ai secouru. Voici maintenant le temps vraiment favorable, voici maintenant le jour du salut&amp;nbsp;» (2&amp;nbsp;Co&amp;nbsp;6.1-2).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Dieu conforte l'appel de son Apôtre (18 octobre 2009)</title>
<link>http://erelyon.blogspirit.com/archive/2009/10/19/dieu-conforte-l-appel-de-son-apotre-18-octobre-2009.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (alexsarran)</author>
<category>Prédications</category>
<pubDate>Mon, 19 Oct 2009 15:52:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Actes 28&amp;nbsp;: 1 – 10&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Introduction&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;Paul.jpg&quot; id=&quot;media-412635&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/00/02/475236810.jpg&quot; /&gt;«&amp;nbsp;Saint Paul était misogyne, antisémite,&amp;nbsp;intolérant, colérique, complètement illuminé, arrogant, et très désagréable. Il fut l’inventeur malin d’un christianisme différent de celui des Évangiles. C’était un homme dont le prosélytisme hystérique lui a valu d’être chassé partout où il allait. C’est quelqu’un qui a su, par ambition personnelle, retourner sa veste quand il le fallait, et qui a attiré sur tout le christianisme une bien mauvaise image.&amp;nbsp;» N’est-ce pas là, souvent, le regard que notre culture post-chrétienne porte sur cet apôtre controversé&amp;nbsp;? Vous-mêmes, parfois, je suis sûr que vous lisez certains passages du Nouveau Testament écrits de la main de l’apôtre Paul, qui condamnent sans appel les pratiques homosexuelles, le concubinage, l’impudicité, le féminisme, et vous vous dites&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Mais c’est pas possible d’être aussi intolérant&amp;nbsp;! C’est d’un autre temps tout ça&amp;nbsp;!&amp;nbsp;». L’apôtre Paul, en tout cas, était déjà décrié de son propre temps, même par certains croyants (1&amp;nbsp;Co&amp;nbsp;9.2-3&amp;nbsp;; Ga 4.16-17&amp;nbsp;; 2&amp;nbsp;Tm&amp;nbsp;1.15…). Et c’est en partie pour cette raison que l’auteur nous raconte ce nouvel épisode dans les pérégrinations de Paul en Mer Méditerranée. Dans le récit, Paul est sur le point d’arriver à Rome, où le livre des Actes va se terminer, mais où une nouvelle ère va commencer pour la propagation de l’Évangile. Au moment d’entrer dans cette nouvelle ère, comme en préambule, l’auteur va raconter comment Dieu, de manière providentielle, a voulu conforter l’appel de son apôtre Paul. Ce texte s’adresse particulièrement à tous ceux qui ont du mal à accepter certains enseignements du Nouveau Testament (dont une grande partie est due au ministère de Paul). L’idée à retenir est celle-ci&amp;nbsp;: &lt;i&gt;un cœur bien disposé doit s’incliner devant l’enseignement de l’Écriture sainte, car celle-ci nous vient de la part d’un Roi suprême et bon&lt;/i&gt;. Voyons comment cette idée est développée dans le texte.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;1. Une population bien disposée (v. 1, 2, 4, 6, 7, 10)&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;a)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L’auteur décrit la gentillesse des barbares&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;La première chose que fait l’auteur, c’est de nous surprendre. Les passagers du navire se sont échoués sur l’île de Malte, et là, les habitants sont très gentils avec eux. Ce sont des étrangers, d’une culture et d’une langue différentes, mais ils font preuve de bienveillance (v. 2), de sollicitude (v. 2, 6), d’un certain sens moral (et d’un sens du divin, v. 4), et d’une grande reconnaissance (v. 10). Il faut se souvenir que Paul, jusque là, partout où il est allé, a surtout subi la persécution et les épreuves. Alors c’est une bonne surprise&amp;nbsp;! L’auteur est en train de décrire ces barbares sous leur plus beau jour, pour montrer que leur cœur est bien disposé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;b)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Quand la terre est meuble&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;Bande.jpg&quot; id=&quot;media-412638&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/00/01/363461067.jpg&quot; /&gt;Ce petit épisode constitue un genre de «&amp;nbsp;teaser&amp;nbsp;» (un petit extrait qui est censé vous donner envie d’assister à la suite). Ces barbares&amp;nbsp;représentent la population qui est sur le point d’être particulièrement concernée par la propagation de l’Évangile dans cette nouvelle ère. Ce petit teaser sert à nous donner un sentiment enthousiaste d’anticipation à l’idée de ce qui doit se passer dans la suite de l’histoire. Ce teaser nous montre une terre qui est prête à recevoir la semence de l’Évangile. Une terre meuble, souple, fertile. Des cœurs bien disposés.&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; alt=&quot;Terreau.jpg&quot; id=&quot;media-412639&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/01/02/1985898036.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;c)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Notre cœur est-il bien disposé&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;La leçon à tirer de ce premier point, c’est que &lt;i&gt;la Parole de Dieu prend racine là où les cœurs sont prêts à la recevoir&lt;/i&gt;. Dans quel état est votre cœur&amp;nbsp;? À moins que nous soyons juifs, grecs ou romains, cette population barbare nous représente nous aussi. C’est nous qui sommes concernés par cette nouvelle avancée de l’Évangile. Mais notre cœur est-il devenu hautain et insensible&amp;nbsp;? La terre est-elle devenue toute sèche et dure&amp;nbsp;? Comment votre cœur est-il disposé, au moment où vous ouvrez la Bible pour la lire, et quel accueil allez-vous réserver à ces passages qui dérangent, qui contredisent votre sagesse toute humaine et qui menacent votre autonomie et peut-être le confort de votre vie&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span&gt;La Parole de Dieu prend racine là où les cœurs sont prêts à la recevoir.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span&gt;Mais ce n’est pas nous qui pouvons préparer le terrain&amp;nbsp;: c’est Dieu qui assouplit les cœurs par son Esprit. C’est pourquoi nous pouvons prier avec le psalmiste&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Incline mon cœur vers tes préceptes et non vers le gain&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» (Ps&amp;nbsp;119.36). Le premier point à retenir, pour ceux qui ont du mal à accepter certains enseignements de la Bible, c’est donc l’importance d’avoir un cœur bien disposé&amp;nbsp;; le deuxième point, nous le voyons dans la suite du texte.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;2. L’autorité de Paul appuyée (v. 5, 6, 8, 9)&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;a)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les miracles confortent l’autorité apostolique de Paul&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Les naufragés ont donc été très bien accueillis par les habitants de l’île. Mais voilà qu’il se passe un événement curieux qui va vraiment marquer les esprits (v. 5-6)&amp;nbsp;: Paul se fait mordre par une vipère, mais rien de mal ne lui arrive. Les barbares sont très impressionnés. Ensuite, le texte raconte comment Paul a commencé à guérir les malades de l’île, d’abord le père de Publius, jusqu’au dernier (v.&amp;nbsp;8-9). Remarquez que Luc est avec Paul, que c’est Luc le médecin, mais que c’est à Paul qu’est accordé le don de pouvoir guérir les malades&amp;nbsp;! Cela pour une raison toute simple&amp;nbsp;: c’est que le don de pouvoir accomplir ce genre de miracle était donné par Dieu à des gens particuliers pour un but particulier.&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; alt=&quot;Surligneur.jpg&quot; id=&quot;media-412641&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/00/01/1760336459.jpg&quot; /&gt; Les miracles servaient à appuyer, à renforcer, à «&amp;nbsp;surligner&amp;nbsp;» l’enseignement apostolique&amp;nbsp;; c’est pourquoi le don d’opérer des miracles (notamment des guérisons) est souvent donné aux apôtres, dans le livre des Actes, pour manifester l’autorité dont ils sont investis pour l’accomplissement de leur mandat particulier, qui est la proclamation et la diffusion des vérités aujourd’hui contenues dans le Nouveau Testament. Parlant de la diffusion de l’Évangile dans les premiers temps de l’ère chrétienne, Jésus avait justement dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru&amp;nbsp;: En mon nom, ils chasseront les démons&amp;nbsp;; ils parleront de nouvelles langues&amp;nbsp;; ils saisiront des serpents&amp;nbsp;; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal&amp;nbsp;; ils imposeront les mains aux malades et ceux-ci seront guéris&amp;nbsp;» (Mc&amp;nbsp;16.17-18).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;b)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le tampon sur le document&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;Tampon.JPG&quot; id=&quot;media-412643&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/02/01/262705981.JPG&quot; /&gt;Vous avez sans doute déjà reçu un document officiel, par exemple de la Préfecture. Vous savez que ce document fait autorité à cause du tampon qui se trouve dessus. Mais ce n’est pas le tampon qui doit retenir l’attention&amp;nbsp;: c’est le contenu de ce document. Le tampon sert à authentifier les informations contenues dans le document. De même, lorsque vous lisez un livre scientifique, il y a souvent, au dos du livre, une petite biographie de l’auteur mentionnant son expérience et ses diplômes. Mais ce n’est pas cela qui est important&amp;nbsp;: c’est le contenu du livre. Mais la petite biographie sert à appuyer l’autorité et la crédibilité des thèses contenues dans le livre. De la même façon, les miracles accomplis par les apôtres ont une utilité précise&amp;nbsp;: c’est d’appuyer l’autorité que Dieu leur a donnée, et d’authentifier leurs enseignements.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;c)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Quelle autorité reconnaissons-nous à l’Écriture&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;La leçon à tirer de ce deuxième point, c’est donc que &lt;i&gt;l’autorité des enseignements de l’Écriture est attestée par Dieu&lt;/i&gt;. La Bible n’est pas un document anodin, à mettre sur la même étagère que le dernier best-seller de chez Gallimard. Même les meilleures encyclopédies ne portent pas sur elles le tampon de Dieu. Mais la Bible oui. Ceci nous fait donc poser une question&amp;nbsp;: nous sommes prompts à croire et à accepter ce que nous trouvons dans le Petit Larousse et dans Wikipédia, mais sommes-nous encore plus prompts à croire et à accepter ce que nous lisons dans la Parole de Dieu&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span&gt;L’autorité des enseignements de l’Écriture est attestée par Dieu.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span&gt;Si nous avons du mal à accepter certains enseignements de la Bible, à nous&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;Bible.jpg&quot; id=&quot;media-412644&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/00/01/306247065.jpg&quot; /&gt; de prendre le temps de considérer par quels moyens absolument uniques et extraordinaires Dieu a authentifié sa Parole. La Bible porte le tampon de Dieu&amp;nbsp;! Les miracles opérés par Paul révèlent donc aux yeux de ces barbares l’autorité dont il est investi par Dieu, et ces miracles sont censés pointer vers le «&amp;nbsp;contenu&amp;nbsp;» du ministère de Paul&amp;nbsp;: son témoignage à l’Évangile. Et justement, les miracles accomplis dans ce texte sont très significatifs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;3. Des miracles significatifs (v. 3, 5, 6, 8, 9)&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;a)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Jésus manifeste sa suprématie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Il faut comprendre que si ces gens sont appelés des «&amp;nbsp;barbares&amp;nbsp;», ce n’est pas parce qu’ils sont incivilisés, c’est tout simplement parce qu’ils ne parlent ni le grec, ni le latin, qui sont les langues communes de l’époque. Vous voyez pourquoi il est si important que le témoignage à l’Évangile passe par des prodiges concrets et visibles. Les barbares observent ces choses et en tirent des enseignements concernant la nature du message véhiculé par les chrétiens. Et les miracles qui sont mentionnés sont très significatifs. D’abord, l’invulnérabilité de Paul face à la vipère pointe vers la suprématie toute divine de Jésus sur l’ordre de la nature (&lt;i&gt;cf.&lt;/i&gt; v. 6), sur toute la création, même sur les plus vils et les plus dangereux animaux, même sur le diable, même sur la mort. Cette suprématie, la Bible nous explique qu’il l’a gagnée en mourant lui-même sur&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; alt=&quot;Croix sombre.jpg&quot; id=&quot;media-412646&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/01/02/1791154531.jpg&quot; /&gt; la croix pour les péchés de tous ceux qui se confient en lui, et en ressuscitant pour eux&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Il s’est humilié lui-même en devenant obéissant jusqu’à la mort, la mort sur la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père&amp;nbsp;» (Ph&amp;nbsp;2.8-9). Jésus a vaincu tous les ennemis, et il règne sur la création toute entière.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;b)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Jésus manifeste sa bonté&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;L’autre miracle qui est mentionné, c’est la guérison des malades. Ce miracle pointe vers la bonté et la sollicitude de Jésus envers nous. Jésus est un Roi suprême, mais son règne est bienveillant&amp;nbsp;: il compatit à nos souffrances, il compte nous délivrer de la mort, il veut nous consoler, nous redresser et nous faire du bien, et en fin de compte, il essuiera toute larme de nos yeux (Ap&amp;nbsp;21.4). Voilà comment Dieu, à travers ces miracles, appuie et illustre le message véhiculé par son apôtre. Le règne du Messie est suprême et bienveillant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;c)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Des cadeaux diplomatiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Imaginez que vous êtes un explorateur au service d’un pays puissant, et que vous débarquez avec tout votre équipage sur un territoire inconnu, et que vous faites la connaissance des indigènes. Impossible de communiquer avec eux par le langage. Alors vous leur offrez sans doute des cadeaux, pour leur manifester vos intentions pacifiques. Mais pas n’importe quels cadeaux&amp;nbsp;: pas des fusils qu’ils pourraient utiliser pour se faire du mal, pas des noix de coco dont ils n’ont pas besoin parce qu’elles poussent déjà à foison sur leur territoire, pas des manteaux de fourrure alors qu’ils vivent dans un pays tropical, mais plutôt des choses qui vont leur faire du bien, et dont ils ont vraiment besoin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;d)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L’Écriture nous vient de la part du Seigneur de l’univers&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;De la même façon, les miracles qui ont accompagné le ministère de Paul pointent vers les intentions de Dieu envers nous. Ces miracles sont censés montrer à quoi ressemble le royaume de Dieu. Lorsque Jésus a envoyé les soixante-dix disciples en mission, il leur a donné le pouvoir de guérir les malades, et il leur a expliqué&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Guérissez les malades qui se trouveront dans la ville, et dites-leur&amp;nbsp;: Le royaume de Dieu s’est approché de vous&amp;nbsp;» (Lc&amp;nbsp;10.9). Les apôtres annoncent la venue de ce royaume, et l’établissement du règne de Jésus par sa mort, sa résurrection et son ascension auprès du Père, et les miracles qui accompagnent ou qui précèdent cette proclamation montrent que ce Seigneur tout-puissant veut notre bien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;Roi Aslan.jpg&quot; id=&quot;media-412648&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/01/02/479316689.jpg&quot; /&gt;Voici donc la troisième leçon à tirer de ce texte&amp;nbsp;: &lt;i&gt;l’Écriture sainte provient d’un Roi suprême et bienveillant&lt;/i&gt;. Si nous avons du mal à accepter certains enseignements de la Bible, il faut que nous nous posions la question suivante, une question désagréable mais nécessaire&amp;nbsp;: qui suis-je pour discutailler avec le Roi des rois qui a manifesté sa bienveillance envers moi&amp;nbsp;? Non seulement a-t-il appuyé ces enseignements par des miracles significatifs qui me parlent de tout le bien qu’il me veut, mais ce Roi a tant aimé ses sujets qu’il a donné sa vie pour nous, il a vaincu à lui seul tous nos ennemis, et il veut partager avec nous cette victoire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Pour terminer&amp;nbsp;: nous avons donc pu voir dans ce texte qu’&lt;i&gt;un cœur bien disposé doit s’incliner devant l’enseignement de l’Écriture sainte, car celle-ci nous vient de la part d’un Roi suprême et bon.&lt;/i&gt; Cette leçon nous est donnée en préambule à une nouvelle ère pour la propagation de l’Évangile, une ère qui nous concerne particulièrement puisque c’est nous, les «&amp;nbsp;barbares&amp;nbsp;», les païens dont Paul, particulièrement, est l’apôtre. Le chapitre précédent nous a tenus en haleine. On a senti qu’il y avait un bouleversement qui était en train de s’opérer. Jusque là, tout le livre des Actes a raconté le tiraillement entre Juifs et païens vis-à-vis de l’Évangile. On a appris que Paul avait été envoyé «&amp;nbsp;vers les païens&amp;nbsp;», et on attend que l’Évangile arrive, depuis la capitale des Juifs, Jérusalem, où l’histoire a commencé, à la capitale des païens, le siège du pouvoir de&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;Rome antique.jpg&quot; id=&quot;media-412651&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/01/01/13082047.jpg&quot; /&gt;l’époque&amp;nbsp;: Rome. Tout le livre des Actes raconte ce mouvement, ce déplacement du centre de gravité du christianisme. D’énormes changements sont en train de survenir&amp;nbsp;: l’apothéose de ce bouleversement sera, plus tard, la destruction de Jérusalem et du Temple des Juifs par les forces romaines en l’an 70. Mais dans notre texte, Paul est sur le point d’arriver à Rome pour inaugurer cette nouvelle ère, et au moment d’y entrer, dans le vestibule si j’ose dire, Dieu choisit de conforter l’appel de Paul, de lui renouveler sa confiance en quelque sorte, et de l’encourager dans le mandat qu’il lui a confié. À nous aujourd’hui de considérer la disposition de notre cœur à recevoir les enseignements de la Parole de Dieu, de considérer la façon dont Dieu lui-même a attesté les enseignements de l’Écriture sainte, et de considérer que les intentions du Roi suprême, pour le règne qu’il compte déployer dans notre vie par sa Parole, sont bonnes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>La Sortie du tunnel (11 octobre 2009)</title>
<link>http://erelyon.blogspirit.com/archive/2009/10/12/la-sortie-du-tunnel-11-octobre-2009.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (alexsarran)</author>
<category>Prédications</category>
<pubDate>Mon, 12 Oct 2009 11:33:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Actes 27&amp;nbsp;: 21 – 44&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Introduction&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Vous vous sentez au fond du trou. Déçu, perplexe et désorienté. Vous ne comprenez pas ce que Dieu est en train de faire dans votre vie, pourquoi il permet de telles épreuves. Il y a deux semaines, lorsque nous avions étudié la première partie de ce chapitre, nous avions retenu une idée toute simple&amp;nbsp;: notre vie est précaire ici-bas, et rien au monde ne peut nous prémunir contre le plan parfois incompréhensible de Dieu. Et bien vous voilà au cœur de la tourmente. En pleine incompréhension devant le plan souverain de Dieu, dans le cadre de votre vie familiale, de votre vie professionnelle, de votre vie d’église… Et vous n’attendez qu’une seule chose&amp;nbsp;: la sortie du tunnel. Rappelez-vous que Paul et ses compagnons ont connu le même désespoir au milieu de cette terrible tempête&amp;nbsp;; malgré la promesse de Dieu (Ac 23.11), ils avaient «&amp;nbsp;perdu&amp;nbsp;finalement toute espérance d’être sauvés&amp;nbsp;» (v. 20). Au creux de la vague, si j’ose dire, Paul est en train de réviser sa théologie&amp;nbsp;! «&amp;nbsp;Et si, en fin de compte, Dieu n’était pas tout-à-fait souverain&amp;nbsp;? Et s’il avait, en fait, perdu le contrôle de la situation&amp;nbsp;?&amp;nbsp;Et si ses plans avaient, finalement, été contrecarrés&amp;nbsp;? » Mais la suite de l’histoire est là pour nous montrer que Dieu reste tout-à-fait maître de la situation. L’auteur va&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;Tunnel.jpg&quot; id=&quot;media-409874&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/00/02/169235132.jpg&quot; /&gt; nous raconter de quelle façon Paul, ses compagnons et tous les passagers du navire vont échapper à cette tempête, exactement selon le plan de Dieu. L’auteur raconte cette heureuse issue de manière à nous faire retenir une leçon toute simple, une véritable bonne nouvelle pour tous ceux&amp;nbsp;qui sont découragés et désorientés : c’est que &lt;i&gt;Dieu ne nous abandonne pas dans le noir, mais il nous donne tout ce dont nous avons besoin pour pouvoir avancer dans la bonne direction et pour tenir bon en attendant la sortie du tunnel.&lt;/i&gt; Et tout ce dont nous avons besoin se trouve tout près de nous&amp;nbsp;: dans la Bible, révélation objective de la part de Dieu, contenant ses promesses sur lesquelles nous pouvons nous appuyer avec certitude, et qui peuvent, au milieu de l’épreuve et du doute, nourrir notre courage, notre sagesse, notre fidélité et notre patience.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;1. Dieu fait connaître à Paul la fin de l’histoire (v. 21-26)&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;a)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Paul fonde son courage sur une révélation objective&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;L’histoire nous raconte que Dieu va s’approcher de Paul, par le moyen d’un ange, pour l’encourager. Et pour encourager Paul, Dieu lui rappelle son plan qui n’a pas changé (v. 24), et il lui annonce une bonne nouvelle, c’est que personne sur le bateau ne va périr. Cela va tellement encourager Paul qu’il va prendre la parole devant tout le monde et lui-même, va tenter de les encourager en leur annonçant cette bonne nouvelle (v. 22, 25). Pourquoi pense-t-il que tout le monde devrait prendre courage&amp;nbsp;? Parce qu’il se fie à ce que Dieu lui a dit (v. 25).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;b)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Connaître la fin de l’histoire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;C’est comme si Paul, ses compagnons, et tous les passagers du bateau étaient dans un film à suspense&amp;nbsp;; leur vie ne tient qu’à un fil, personne ne sait comment ça va se finir, mais voilà qu’on leur apprend que l’histoire va bien se terminer. Je n’ai pas besoin de vous décrire la différence&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; alt=&quot;Hitchcock.jpg&quot; id=&quot;media-409875&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/01/00/1959613545.jpg&quot; /&gt; que cela fait, quand on lit un roman qui est censé vous prendre par les tripes, vous faire ronger vos ongles, vous faire trembler d’inquiétude pour les personnages, alors que vous connaissez déjà la fin de l’histoire et que vous savez que tout se terminera bien&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;c)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La Bible prédit notre avenir&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Ca change tout de savoir comment l’histoire va se terminer. Et quand on sait, pour sûr, que ça va bien se terminer, évidemment que ça donne du courage&amp;nbsp;! Aujourd’hui, vous aimeriez peut-être savoir si ça va bien se terminer pour vous. Est-ce que vous saviez que vous pouvez connaître votre avenir&amp;nbsp;? Je vais vous faire une prédiction&amp;nbsp;: si vous placez votre confiance en Jésus-Christ pour le pardon de vos fautes, à cause de son œuvre unique et suffisante à la croix, je vous annonce que vous êtes destiné à vivre éternellement en présence de Dieu et que rien ne pourra jamais vous séparer de son amour ou vous arracher de sa main. Je vous fais une autre prédiction&amp;nbsp;: si vous ne vous confiez pas en Jésus, mais préférez retenir votre autonomie, votre orgueil ou votre indifférence à Dieu, vous êtes destiné à être séparé éternellement de Dieu et à subir, à cause de votre péché, des tourments indescriptibles mais parfaitement justes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;d)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dieu nous parle au milieu de la nuit&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Dans cette histoire, Paul fonde son courage sur une révélation objective de la part de Dieu. Dieu lui a rappelé son plan&amp;nbsp;; Dieu lui annonce la fin de l’histoire. L’auteur veut nous inciter à faire de même, à fonder notre courage, lorsque nous sommes au beau milieu de la nuit et de la tempête, sur les promesses de Dieu concernant notre vie. Mais Dieu ne nous parle pas ordinairement par des anges aujourd’hui&amp;nbsp;: Dieu nous donne mieux que ça&amp;nbsp;! Dieu nous a donné «&amp;nbsp;tout ce qui est nécessaire à [sa] gloire ainsi qu’au salut, à la foi et à la vie de l’homme&amp;nbsp;» (Confession de foi de Westminster 1, 6), et tout cela se trouve dans la Bible.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;Bible mains.jpg&quot; id=&quot;media-409878&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/00/02/1619521143.2.jpg&quot; /&gt;Au milieu de la nuit, ne cherchez pas à communiquer avec des anges, mais prenez la Parole de Dieu, et relisez ses promesses. Relisez son plan pour votre vie&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Il n’y a aucune condamnation pour ceux qui sont en Christ-Jésus […]. Toutes choses coopèrent au bien de ceux qui aiment Dieu, qui sont appelés selon son dessein. Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils […]. Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés&amp;nbsp;; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés&amp;nbsp;; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés. Que dirons-nous donc à ce sujet&amp;nbsp;? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» (Rm 8.1, 28-31). La première chose que nous pouvons tirer de ce texte, c’est donc &lt;i&gt;un appel à fonder notre courage sur les promesses objectives de Dieu concernant notre vie&lt;/i&gt;, et à répondre avec Paul&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;J’ai cette foi en Dieu qu’il en sera comme il m’a été dit&amp;nbsp;» (v. 25). Une telle posture va entraîner trois conséquences que nous observons dans le texte.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;2. Paul résiste aux obstacles, à cause de la promesse (v. 27-32)&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;a)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les matelots s’opposent à l’intention de Dieu&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Paul connaît donc la fin de l’histoire. Il sait que tout va bien se terminer, puisque Dieu lui a promis. Pourtant, il va y avoir un obstacle. Les matelots se rendent compte qu’ils approchent d’une terre, mais qu’il n’y a pas assez de place dans la chaloupe pour tout le monde. Ils vont donc élaborer un stratagème pour sauver leur propre peau. Mais Paul ne se laisse pas berner, et il fait capoter le projet. Paul a conscience que le plan égoïste des matelots s’oppose au plan et à la promesse de Dieu. Il aurait pu les laisser faire et se dire&amp;nbsp;que Dieu interviendrait bien d’une façon ou d’une autre. Est-ce que c’est cela, une attitude de foi&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;b)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Surmonter les contretemps&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Je crois que le texte nous montre tout le contraire. Parce qu’il se fie totalement à la promesse de Dieu, Paul est bien plutôt poussé à intervenir en fonction des intentions que Dieu a révélées. Imaginez que vous devez aller en voiture récupérer vos enfants à 16h30 à la sortie de l’école, mais que sur le chemin, vous êtes confronté à une déviation importante, ensuite vous vous perdez, et enfin vous tombez en panne d’essence. Est-ce que vous allez, du coup, laisser tomber le projet d’aller récupérer vos enfants à l’école&amp;nbsp;? Bien sûr que non. Vous allez surmonter ces contretemps, d’une façon ou d’une autre, à cause d’une intention qui est claire et qui n’est pas négociable ni optionnelle, celle de ne pas laisser vos enfants livrés à eux-mêmes à la sortie de l’école.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;c)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Résister aux obstacles qui s’opposent à l’intention de Dieu&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;La Bible.jpg&quot; id=&quot;media-409879&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/00/02/1693619969.jpg&quot; /&gt;De la même façon, Dieu a révélé ses intentions à Paul, et Paul en tire les conséquences pour sa situation. Dieu a révélé ses intentions pour notre vie dans la Bible, et aucune épreuve, aucune tentation, aucune tempête ne peut les remettre en question. Dieu a révélé ses intentions pour notre vie dans la Bible, et nous devons en tirer les conséquences pour telle ou telle situation où nous nous trouvons. &lt;i&gt;Dieu a révélé sa volonté, et c’est en fonction de cette révélation objective, non négociable, non optionnelle, que nous devons parfois prendre des mesures face à des situations qui font obstacle à cette volonté&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Par exemple&amp;nbsp;: votre couple bat de l’aile, et vous vous éloignez de plus en plus de votre conjoint, la situation semble vous échapper et vous ne comprenez pas pourquoi Dieu permet cette épreuve. Ce serait tellement logique de laisser faire, d’attendre que Dieu fasse quelque chose pour vous. Mais l’intention de Dieu pour votre couple est claire dans la Bible, et vous devez bien plutôt en tirer les conséquences pour votre situation, en fonction des responsabilités que Dieu vous a données. Vous humilier. Demander pardon à votre conjoint. Travailler à votre amour. La première conséquence d’un courage fondé sur les promesses objectives de Dieu concernant notre vie, c’est donc, lorsque nous sommes en pleine tempête et que s’accumulent les obstacles à la volonté de Dieu, d’être prêt à prendre des mesures pour surmonter ces obstacles, des mesures fondées sur la volonté objective de Dieu et non sur nos impressions subjectives.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;3. Paul incite à la constance, à cause de la promesse (v. 33-38)&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;a)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Paul encourage les naufragés à manger et à prendre des forces&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;La deuxième conséquence d’un courage fondé sur les promesses objectives de Dieu concernant notre vie, nous la voyons chez Paul qui encourage tous les passagers du bateau à ne pas se laisser dépérir mais à manger et à prendre des forces. Pourquoi les gens n’avaient-ils pas mangé&amp;nbsp;? Ce n’est pas parce qu’ils manquaient de nourriture, mais c’est parce qu’ils étaient trop préoccupés par la tempête. Lorsque l’on est assailli par les épreuves et le doute, il facile et normal de perdre le sens des priorités. Mais Paul, fort de la révélation que Dieu lui a donnée, est capable, à cause de la promesse de Dieu, de persévérer dans les choses essentielles, et d’inciter les autres à cette même constance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;b)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Quand il y a des turbulences&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Tous ceux qui ont déjà pris l’avion savent ce qu’il se passe lorsque l’appareil traverse une zone de turbulences.&lt;/span&gt; &lt;span lang=&quot;EN-GB&quot; xml:lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;«&amp;nbsp;Ding&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&lt;/span&gt; &lt;span&gt;Le voyant s’allume&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; alt=&quot;Ceinture.jpg&quot; id=&quot;media-409880&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/01/01/590429314.jpg&quot; /&gt; pour indiquer à tout le monde qu’il faut mettre la ceinture de sécurité. Et parfois, la voix rassurante du commandant. Vous êtes dans l’avion, et franchement, il n’y a rien que vous puissiez faire pour sortir de cette zone de turbulences, ni pour éviter l’accident s’il doit y avoir un accident. Par contre, il y a quelque chose que vous pouvez, et que vous devez faire. Mettre votre ceinture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;c)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Demeurer fidèle malgré les circonstances&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;De la même façon, Paul sait que Dieu est souverain, et il fonde son courage sur le fait que le plan de Dieu est bon. Paul sait bien qu’il n’a pas de pouvoir pour réaliser lui-même l’issue heureuse que Dieu a promise. Et il n’est pas sûr de ce que Dieu va faire exactement pour les sortir de là. Mais il est ramené à ses priorités et à ses responsabilités. &lt;i&gt;Nous ne savons pas toujours ce que Dieu est en train de faire, mais sur la base de ce qu’il a révélé, et qui est objectif et certain, nous savons un minimum de ce que Dieu nous demande&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Par exemple&amp;nbsp;: votre situation professionnelle est compromise pour des raisons de restructuration de l’entreprise, et vous n’avez aucun pouvoir là-dessus. Vous ne savez pas pourquoi Dieu permet cette épreuve, et vous ne savez pas comment Dieu va vous sortir de cette situation précaire. Mais vous savez quand même que Dieu vous demande de vous fortifier en lui, de rester fidèle à ses exigences de paix, d’amour et de foi, d’user avec constance des moyens de grâce qu’il a mis à votre disposition&amp;nbsp;: la prière, le culte, la communion fraternelle, la lecture de sa Parole… La deuxième conséquence d’un courage fondé sur les promesses objectives de Dieu concernant notre vie, c’est donc, lorsque nous sommes dans la tempête et dans le noir, de demeurer fidèles dans les priorités que Dieu a placées explicitement devant nous.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;4. Dieu accomplit son plan selon sa promesse (v. 39-44)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;a)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Paul voit Dieu agir de manière providentielle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Il reste un dernier élément à l’histoire. Le bateau échoue sur un banc de sable, et les soldats prennent une décision qui pourrait faire littéralement tomber à l’eau tout le plan de Dieu. Ils décident de tuer tous les prisonniers, car le risque est trop grand que certains s’échappent. Paul ne peut rien faire. C’est un obstacle sur lequel il ne peut tout simplement pas intervenir. Mais l’auteur montre que Dieu a orchestré l’issue de cette histoire de manière absolument providentielle&amp;nbsp;: le centenier voulait sauver Paul alors il empêche les soldats de massacrer les prisonnier (v. 43).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;b)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dieu a décrété la fin et les moyens&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;L’auteur nous montre ici que la troisième et dernière conséquence d’un courage fondé sur les promesses objectives de Dieu concernant notre vie, &lt;i&gt;c’est par moment, de pouvoir attendre patiemment les solutions providentielles que Dieu a orchestrées d’avance pour nous&lt;/i&gt;. Dieu a un plan&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;Patience.jpg&quot; id=&quot;media-409881&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/02/02/1125990178.jpg&quot; /&gt;qui est bon et parfait. Il en a décrété la fin et les moyens. Et ces moyens sont parfois ordinaires, parfois providentiels, parfois miraculeux. Si nous sommes convaincus de cela, comme l’était Paul, et si nous fondons notre courage sur les promesses objectives de Dieu concernant notre vie, et contenues dans la sainte Bible, nous pourrons, par la grâce de Dieu et avec l’aide de son Esprit, patienter. Patienter sur la base de ses promesses. Patienter sur la base de sa souveraineté, de sa sagesse et de sa bonté.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Essayons de récapituler pour finir. Ce texte annonce une bonne nouvelle à tous ceux qui sont découragés et désorientés : c’est que &lt;i&gt;Dieu ne nous abandonne pas dans le noir, mais il nous donne tout ce dont nous avons besoin pour pouvoir avancer dans la bonne direction et pour tenir bon en attendant la sortie du tunnel.&lt;/i&gt; Ce texte nous a appelés à fonder notre courage sur les promesses objectives de Dieu concernant notre vie, qui sont contenues dans la Bible, et à répondre avec Paul&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;J’ai cette foi en Dieu qu’il en sera comme il m’a été dit&amp;nbsp;» (v. 25). Trois conséquences découlent de cette posture-là&amp;nbsp;: d’abord, &lt;i&gt;Dieu a révélé sa volonté, et c’est en fonction de cette révélation objective, non négociable, non optionnelle, que nous devons parfois prendre des mesures face à des situations qui font obstacle à la volonté de Dieu&lt;/i&gt;. Ensuite, &lt;i&gt;nous ne savons pas toujours ce que Dieu est en train de faire, mais sur la base de ce qu’il a révélé, et qui est objectif et certain, nous savons un minimum de ce que Dieu nous demande&lt;/i&gt;. Enfin, &lt;i&gt;Dieu a un plan qui est bon et parfait, dont il a décrété la fin et les moyens, et par moments, nous sommes appelés à attendre patiemment les solutions providentielles que Dieu a orchestrées d’avance pour nous.&lt;/i&gt; Nous lisons dans les Psaumes&amp;nbsp;: &quot;Ma vie est continuellement exposée, mais je n'oublie pas ta loi. Des méchants me tendent un piège, mais je ne m'égare pas loin de tes statuts. Tes préceptes sont pour toujours mon héritage, car ils sont la joie de mon coeur. J'incline mon coeur à pratiquer tes prescriptions, toujours, jusqu'à la fin&quot; (Ps 119.109-112). Mais je veux quand même terminer en vous posant la question que j’ai posée au début&amp;nbsp;: est-ce que vous saviez que la Bible prédisait votre avenir&amp;nbsp;? Et est-ce que vous savez quel avenir la Bible vous prédit&amp;nbsp;? La promesse est certaine, et c’est une promesse de sécurité éternelle&amp;nbsp;; Jésus dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi a la vie éternelle&amp;nbsp;» (Jn&amp;nbsp;6.47).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Suspendus au plan de Dieu (27 septembre 2009)</title>
<link>http://erelyon.blogspirit.com/archive/2009/09/29/suspendus-au-plan-de-dieu-27-septembre-2009.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (alexsarran)</author>
<category>Prédications</category>
<pubDate>Tue, 29 Sep 2009 18:22:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Actes 27&amp;nbsp;: 1 – 20&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Introduction&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;La plupart d’entre nous avons une vie relativement confortable. Un toit au-dessus de nos têtes, des vêtements à porter, de la nourriture au quotidien. De la famille et des amis. Un revenu plus ou moins stable. Ajoutez à cela les aides et la protection du gouvernement, ainsi que les assurances privées que nous sommes nombreux à souscrire pour notre habitation, pour notre véhicule, pour nos personnes, et on peut se dire qu’on est tout-à-fait prémuni contre les difficultés de la vie. Accident, maladie, invalidité, chômage, vol, vandalisme, agression, guerre, catastrophe naturelle… on est préparé&amp;nbsp;! Avec le genre de vie qu’on a, on peut envisager l’avenir avec beaucoup de confiance et de sérénité.&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;Tornade.jpg&quot; id=&quot;media-405412&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/02/01/1911885637.jpg&quot; /&gt; Nous sommes protégés contre le malheur. Au États-Unis, vous pouvez même souscrire une assurance qui vous couvre contre «&amp;nbsp;tout acte de la nature ou de Dieu&amp;nbsp;»&amp;nbsp;! Être couvert contre les actes de Dieu, voilà le summum d’une vie tranquille. Mais voilà aussi, peut-être, le summum de notre présomption. Le jour où le malheur nous touche vraiment, où tous nos projets s’effondrent, où les choses ne se passent pas du tout comme prévu, on se rend compte que toute cette prétendue sécurité ne fait pas tant que ça pour nous protéger. Le texte de ce matin est tout simplement un appel à la lucidité. Ce texte veut nous placer devant notre propre vulnérabilité&amp;nbsp;; il soulève un problème sans toutefois nous donner une réponse tout-à-fait satisfaisante à ce problème&amp;nbsp;! La leçon qu’on pourra retenir de ce texte, c’est la suivante&amp;nbsp;: &lt;i&gt;notre vie est précaire ici-bas, et rien au monde ne peut nous prémunir contre le plan parfois incompréhensible de Dieu&lt;/i&gt;. Et là, vous vous dites&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;C’est censé m’encourager, ça&amp;nbsp;?&amp;nbsp;». Et bien regardons comment le texte en parle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;b&gt;1. Le calme avant la tempête (v. 1 – 8)&lt;/b&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;a)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le calme avant la tempête&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Ce nouvel épisode des aventures de Paul s’ouvre sous les meilleurs auspices. Depuis un moment, on sait que c’est la volonté de Dieu que Paul se rende à Rome pour y témoigner de l’Évangile (Ac 23.11). Il est placé sous une escorte prestigieuse (v. 1), accompagné de plusieurs amis fidèles (v. 2)&amp;nbsp;; il bénéficie pendant le voyage de la bienveillance du centenier et du soin de l’Église (v. 3). Tout se passe comme sur des roulettes. Mais soudain, on apprend que les vents contraires entraînent un petit changement d’itinéraire (v. 4-5), alors le centenier doit s’adapter en improvisant un peu (v. 6). Rien de bien inquiétant. Sauf que les difficultés vont s’intensifier petit à petit (v. 7-8). L’auteur est en train de faire monter progressivement et délibérément la tension dans son récit. Il crée du suspense. Il nous aspire dans la situation pour nous faire ressentir cette fameuse boule au ventre que l’on a lorsqu’on se rend compte qu’une situation est en train de nous échapper complètement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;b)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Perdre l’équilibre à skis&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Tous ceux qui ont fait au moins une fois du ski savent ce qu’on ressent lorsqu’on est en train de descendre une pente tranquillement et que&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; alt=&quot;Skieur.jpg&quot; id=&quot;media-405414&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/00/00/1477224125.jpg&quot; /&gt; tout d’un coup, on ne sait pas trop ce qui s’est passé, mais en l’espace d’une demi-seconde, la pente nous paraît beaucoup trop pentue, la neige beaucoup trop glissante, et la vitesse beaucoup trop rapide, et on sait pertinemment qu’on vient de perdre le contrôle de la situation. Il y a un pied qui part à droite, l’autre à gauche, et on ne sait pas si ça va bien se terminer. Tous ceux qui ont fait au moins une fois du ski savent très bien ce que c’est qu’une situation précaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;c)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Nous sommes des êtres précaires et dépendants&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Mais même sans faire du ski, nous savons tous ce que c’est qu’une situation précaire, car notre vie en est une. Quoi que nous en pensions, l’équilibre de notre vie est fragile, même lorsqu’on a l’impression de vivre sous les meilleurs auspices. Nous ne sommes pas maîtres des circonstances, et nous sommes soumis à des forces et à des événements qui nous échappent totalement et qui peuvent, du jour au lendemain, remettre toute notre vie en question&amp;nbsp;: une crise économique, un changement climatique, un accident de la circulation, une pandémie grippale… &lt;i&gt;L’équilibre de notre vie est précaire&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;C’est cela que l’auteur veut nous faire mesurer dans un premier temps. Nous sommes des êtres vulnérables et dépendants, malgré le fait que nous nous complaisons dans notre confort, dans notre sécurité prétendue, dans nos beaux projets et nos belles ambitions. Mais ce texte va à l’encontre de ce genre de présomption et nous invite plutôt à regarder la réalité en face&amp;nbsp;: &lt;i&gt;admettez-vous la possibilité de tout perdre du jour au lendemain&lt;/i&gt; ? Ce genre de lucidité doit entraîner chez nous une grande modération, une grande humilité, et une grande dépendance de celui qui est le Maître de toute circonstance, Dieu lui-même (Jc&amp;nbsp;4.13-16). La suite du texte va nous montrer pourquoi cela est tellement important.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;2. À qui la faute&amp;nbsp;? (v. 9 – 15)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;a)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Lorsqu’une décision devient nécessaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Le centenier veut poursuivre sa mission, mais la situation devient de plus en plus dangereuse. Poursuivre le voyage comporte un risque évident, renforcé par la conviction exprimée par Paul (v. 9-10). Faut-il continuer le voyage, ou attendre le printemps&amp;nbsp;? En fait, il y a de bonnes raisons de prendre le risque de continuer&amp;nbsp;: le pilote, fort de sa compétence et de son expérience y est favorable (v. 11), de même que la majorité des gens sur le bateau (v. 12). En plus, le fait de ne pas continuer comporte aussi un risque (v. 12). Et pour couronner le tout, un vent favorable commence à souffler, ce qui est bon signe (v. 13)&amp;nbsp;! La décision de continuer le voyage est donc mise en œuvre, non sans une certaine prudence (v. 13). Mais sitôt partis, c’est un retournement de situation total&amp;nbsp;: les éléments se déchaînent soudain, et le navire se retrouve piégé par la tempête. Le fait de partir ne constituait pourtant pas un risque inconsidéré&amp;nbsp;! Mais l’auteur nous raconte tous ces détails pour nous montrer que &lt;i&gt;la souveraineté de Dieu s’exerce envers et contre tout&lt;/i&gt;. Son plan surpasse les meilleurs plans des hommes. Ses projets s’accomplissent en dépit de la meilleure logique et de la meilleure volonté humaines (v. 14-15).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;b)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Quand j’ai perdu ma voiture&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Un jour, j’ai dû décider si oui ou non j’allais dépenser une grande somme d’argent sur des réparations pour ma voiture. Étant donné que le montant des réparations était inférieur à la valeur de la voiture, j’ai opté pour la dépense, en demandant quand même au garagiste s’il pouvait prendre deux chèques et encaisser le deuxième un mois plus tard. Pas de problème. J’avais réfléchi, et pris la décision qui semblait la plus raisonnable, en ayant pesé un maximum d’enjeux et pris en considération un maximum d’éléments. Une bonne réparation, et la voiture sera repartie pour quelques années. Je récupère la voiture un mardi. Le samedi, dans un virage, un peu de gasoil sur la chaussée et ma voiture finit&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;Perplexité.jpg&quot; id=&quot;media-405416&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/01/02/1294016783.jpg&quot; /&gt; à l’envers dans le fossé. Verdict&amp;nbsp;: irrécupérable. Un mois plus tard, le deuxième chèque était débité de mon compte. J’ai ri jaune&amp;nbsp;! Je me suis dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Seigneur, je ne comprends pas trop ton sens de l’humour&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;c)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Nos meilleures décisions sont toujours faillibles&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;L’auteur du texte soulève le même problème&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Seigneur, pourquoi tu fais souffler un léger vent du sud, et permets-tu à l’équipage de prendre une décision semble-t-il bien fondée, si c’est pour ensuite retourner la situation contre eux&amp;nbsp;?&amp;nbsp;». Le texte nous raconte tout cela pour nous faire prendre conscience d’une idée simple&amp;nbsp;: c’est que nous sommes certes appelés à exercer notre responsabilité, à peser le pour et le contre, à faire les meilleurs choix possibles, mais &lt;i&gt;nous ne devons jamais nous confier en notre propre faculté de décision&lt;/i&gt;. Nous avons une faculté de décision, et nous devons l’exercer, mais en restant suspendus à Dieu. Pourquoi&amp;nbsp;? Parce que &lt;i&gt;la souveraineté de Dieu s’exerce envers et contre tout&lt;/i&gt;, même nos meilleures décisions. «&amp;nbsp;Le cœur de l’homme médite sa voie, mais c’est l’Éternel qui dirige ses pas&amp;nbsp;» (Pr&amp;nbsp;16.9, SEG).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Cet état d’esprit nous permet d’éviter deux écueils. Premier écueil&amp;nbsp;: la réticence à prendre la moindre décision, a avoir le moindre projet, par crainte que ça tombe à l’eau. Au contraire, croire que la souveraineté de Dieu s’exerce envers et contre tout devrait nous libérer dans l’exercice de nos responsabilités. C’est une sécurité, qui ne doit pas pour autant dévaloriser l’importance de bien fonder nos décisions. Le deuxième écueil que cela nous permet d’éviter, c’est la culpabilité et le désespoir qui pourraient nous assaillir quand les choses se passent mal. «&amp;nbsp;Je ne comprends pas&amp;nbsp;! Cette décision me paraissait pourtant bonne. Est-ce que j’ai péché&amp;nbsp;? C’est ma faute&amp;nbsp;!&amp;nbsp;». Pas du tout&amp;nbsp;: une décision bonne et juste peut très bien aboutir à un malheur, du point de vue de notre expérience. Regardez la vie de Job. La souveraineté de Dieu s’exerce envers et contre tout. Mais comment se fait-il que Dieu permette de telles difficultés dans nos vies, de telles catastrophes même, au point où on a l’impression, parfois, que Dieu agit en contradiction avec son propre plan&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;3. Quand ça va de mal en pis (v. 16 – 20)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;a)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Quand ça va de mal en pis&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Je ne suis pas sûr que le texte nous donne une réponse pleinement satisfaisante à cette question. Mais voyons ce qui se passe. La tempête fait rage, alors des dispositions sont prises dans l’urgence pour limiter les dégâts (v. 16-17). Mais les circonstances ne font qu’empirer de jour en jour, au point où il faut commencer à jeter une partie de la cargaison et de l’équipement du navire (v. 18-19). L’équipage se retrouve de plus en plus démuni, jusqu’à ce terrible verset 20 qui décrit froidement la perdition et le désespoir des gens sur le bateau. Il ne fait aucun doute dans l’esprit de l’auteur que Dieu est souverain, qu’il est le Maître de la tempête et que c’est lui qui commande les vents. Mais comme si le lecteur n’était déjà pas assez perplexe face aux événements de ce récit, l’auteur est en train de surenchérir&amp;nbsp;: on sait que Dieu avait prévu que Paul témoigne de l’Évangile à Rome, mais voilà que Dieu semble réaliser tout le contraire de son plan&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;b)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Christ sur la croix&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Le texte ne nous explique pas pourquoi il en est ainsi&amp;nbsp;; il dresse seulement un constat. Il nous rappelle simplement que le plan incompréhensible de Dieu ressemble à cela, parfois. Les disciples de Jésus ont dû ressentir la même perplexité, peut-être le même désespoir, lorsqu’ils ont vu mourir celui qu’ils croyaient être le Messie tant attendu. Ils ont vu le triomphe de Jésus lorsqu’il est entré dans Jérusalem (Lc 19.38), mais quelques jours plus tard, retournement de situation&amp;nbsp;: Jésus est trahi, livré entre les mains de ses ennemis, abandonné des siens,&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;Croix sombre.jpg&quot; id=&quot;media-405417&quot; src=&quot;http://erelyon.blogspirit.com/media/02/00/1791154531.jpg&quot; /&gt; humilié en public, et crucifié entre deux brigands (Lc 22-23). Quelle défaite&amp;nbsp;! Jésus lui-même, au cœur de la tourmente, s’écrie&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» (Mc&amp;nbsp;15.34). On n’y comprend plus rien. «&amp;nbsp;Seigneur, qu’est-ce que tu es en train de faire&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» &lt;i&gt;Par moments, le plan de Dieu est incompréhensible&lt;/i&gt;. Mais son plan est bon et parfait. Un jour, cela nous apparaîtra pleinement. Les disciples en ont fait l’expérience, lorsque, quelques jours après la crucifixion, Jésus leur est apparu vivant de nouveau, et leur a expliqué qu’il devait souffrir de la sorte et mourir pour prendre sur lui les péchés de tous ceux qui se confieraient en lui (Lc 24.46-47), et que par sa résurrection et son ascension auprès du Père, le Messie était bel et bien entré dans son règne suprême et glorieux (Mt 28.18).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;c)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Nous sommes suspendus au plan parfois incompréhensible de Dieu&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Un jour, mais peut-être pas ici-bas, nous serons absolument éblouis de voir combiens les plans de Dieu sont bons et parfaits, et nous pourrons mesurer toute la portée des paroles du prophète Ésaïe&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant [les voies de Dieu] sont élevées au-dessus de [nos] voies et [ses] pensées au-dessus de [nos] pensées&amp;nbsp;» (És&amp;nbsp;55.9). En attenant, il nous faut reconnaître, et accepter, que &lt;i&gt;par moments, le plan de Dieu est incompréhensible&lt;/i&gt;. Notre vie est subordonnée à sa souveraineté&amp;nbsp;; nous vivons comme suspendus à son plan&amp;nbsp;; mais ce plan est bon et parfait. «&amp;nbsp;Que tes pensées, ô Dieu, me semblent impénétrables&amp;nbsp;! Que la somme en est grande&amp;nbsp;! Si je les compte, elles sont plus nombreuses que les grains de sable. Je m’éveille, et je suis encore avec toi&amp;nbsp;» (Ps&amp;nbsp;139.17-18).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Que peut-on dire pour conclure&amp;nbsp;? À travers tout ce qu’on a vu dans ce texte, la leçon à retenir est simple&amp;nbsp;: &lt;i&gt;notre vie est précaire ici-bas, et rien au monde ne peut nous prémunir contre le plan parfois incompréhensible de Dieu&lt;/i&gt;. Si vous croyez à cette affirmation, il n’y a que deux conséquences possibles&amp;nbsp;: soit cela vous terrifie, soit cela vous rassure. Cela doit vous terrifier, si vous n’êtes pas sûr d’avoir la faveur de ce Dieu souverain. Dieu est le Maître du vent, le Maître de toutes les circonstances de votre vie, et son plan est bon et parfait&amp;nbsp;; mais quelle place avez-vous dans ce plan&amp;nbsp;? Quelles sont vos garanties dans l’éternité&amp;nbsp;? Dieu vous propose une assurance éternelle, c’est le sang de son Fils versé à la croix pour le pardon de vos péchés. Si vous vous confiez en Jésus pour le pardon de vos péchés, vous pouvez être certain d’une chose, c’est que vous êtes l’objet éternel de l’amour de Dieu. Vous êtes l’ami du Maître du vent, l’enfant chéri du Maître de toute circonstance. Face à la souveraineté absolue de Dieu, c’est cela qui change notre terreur en assurance. &lt;i&gt;Notre vie est précaire ici-bas, et rien au monde ne peut nous prémunir contre le plan parfois incompréhensible de Dieu&lt;/i&gt;, mais Dieu nous aime éternellement, et il a scellé cet amour à la croix. Il a signé ce «&amp;nbsp;contrat d’assurance&amp;nbsp;» avec le sang de Jésus-Christ son propre Fils. «&amp;nbsp;Toutes choses coopèrent [concourent] au bien de ceux qui aiment Dieu […]. Lui qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi tout avec lui, par grâce&amp;nbsp;? […] Qui nous séparera de l’amour de Christ&amp;nbsp;? La tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou le dénuement, ou le péril, ou l’épée&amp;nbsp;? […] Mais dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car je suis persuadé que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les dominations, ni le présent, ni l’avenir, ni les puissances, ni les êtres d’en-haut, ni ceux d’en-bas, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu en Christ-Jésus notre Seigneur&amp;nbsp;» (Rm&amp;nbsp;8.28, 32, 35, 37-39).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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