31.10.2006
Spectacle avec Saïd Oujibou
Ce soir, mardi 31 octobre, à 20h30 au Palais de la Mutualité, 1 Place Antonin Jutard, Lyon 3ème, Métro Guillotière, ne manquez pas le spectacle familial avec Saïd Oujibou, "Liberté, égalité, couscous", organisé par le Forum d'Associations Charismatiques. Entrée libre !
Plus d'informations
Contact : contact@fac-lyon.net
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17.10.2006
Se souvenir de Dieu (17 septembre 2006)
Psaume 50 : 1 - 6
Introduction
Quelle idée avons-nous de Dieu ? Quand nous pensons à Dieu, qu’est-ce que cela évoque en nous ? L’idée que nous avons de Dieu (selon qu’il existe ou non, qu’il est personnel ou impersonnel, qu’il est infini ou limité, qu’il est bon ou cruel, qu’il est patient ou intransigeant…) a des conséquences concrètes et importantes dans la manière dont nous vivons notre vie, et dans notre rapport avec la religion. Ce matin, vous avez peut-être un rapport désenchanté avec la religion. Vous vous dites que la religion c’est intéressant, mais que c’est avant tout une béquille pour les faibles. Vous avez peut-être été blessé, ou brûlé, par la pratique d’une religion dans le passé. Ou peut-être que vous avez pratiqué une religion pendant des années sans y avoir trouvé un sens, une pertinence pour votre vie, face aux besoins et aux interrogations
qui étaient les vôtres. Peut-être qu’aujourd’hui encore, vous pratiquez votre religion, et vous êtes peut-être venu à l’église ce matin comme tous les dimanche matins, pour célébrer un culte bien sophistiqué, avec des chants, des prières, des lectures bibliques, mais au fond, vous avez cette drôle d’impression que tout cela sonne creux. Dans notre église, comme dans d’autres églises réformées, on a parfois l’impression que c’est un peu mort, que le culte est machinal, que les gens ne sont pas dedans. Qu’est-ce qui cloche ? Le Psaume 50 est un poème écrit par quelqu’un qui avait une responsabilité importante dans l’organisation du culte des Juifs vers l’an 1000 av. J-C. Il adresse ce psaume à des gens qui ont une religion bien établie, mais il veut leur montrer qu’il manque à leur religion quelque chose de primordial, sans laquelle toute leur religion est dénuée de sens. Et ce n’est pas un hasard si la première chose que fait le psalmiste, c’est de replacer son auditoire dans la bonne perspective, à partir d’un rappel de comment Dieu est. Nous allons voir en effet, qu’avoir une idée juste de Dieu, de ce à quoi il ressemble, c’est la première étape vers une religion qui soit pertinente, vers un culte qui soit vivant, et surtout, vers une vie qui ait du sens.
1. Dieu est saint (v. 2, 3)
a) Il resplendit de pureté et l’imperfection ne supporte pas sa présence
Le poète aborde son sujet en exprimant une première chose concernant la nature de Dieu. Dieu est immense, par définition (voir l’insistance : Dieu, Dieu, l’Éternel, v. 1), il est parfait, il est pur, sa sainteté dépasse tout ce qu’on pourrait imaginer. Dieu resplendit (v. 2) ; Devant lui est un feu dévorant, autour de lui une violente tempête (v. 3). Pourquoi un feu dévorant, pourquoi une violente tempête ? Car aucune impureté ne peut supporter la présence de Dieu. Aucune imperfection ne peut subsister dans la sainte présence de Dieu.
b) Illustration : le soleil
Nous avons tous les jours, à disposition, une représentation de la sainteté de Dieu. Le soleil fait environ 15 millions de degrés en son noyau. À 1 millions de km de la surface du soleil il fait encore 1 million de degrés. Sur terre (à 150 millions de km du soleil), sans l’atmosphère pour nous protéger de son rayonnement, la vie serait impossible. Le soleil est tellement éclatant qu’on ne peut ni s’en approcher, ni le regarder en face sans se faire mal. L’Éternel Dieu est un soleil (Ps 84 : 12). Ce n’est pas par hasard que le psalmiste commence son poème avec ces noms de Dieu : Dieu, Dieu, Yahweh, soit, Dieu, Dieu, celui qui porte le nom très saint, et qui a révélé ce nom à Moïse depuis un feu (Ex 3 : 5 – 14). Ce nom que les Juifs n’osent pas prononcer tellement ils le considèrent comme saint.
c) Application : nous ne pourrions pas nous tenir en sa présence
Nous ne sommes même pas dignes de prononcer le nom de Dieu ! Moïse sur le Mont Horeb dut rester à une certaine distance du buisson ardent, enlever les sandales de ses pieds, et se cacher le visage. Il avait une compréhension de la parfaite sainteté de Dieu et il savait qu’il ne supporterait pas de regarder Dieu, encore moins de s’approcher de lui. Moïse voulut voir la face de Dieu, mais Dieu lui répondit : L’homme ne peut me voir et vivre (Ex 33 : 20).
Je n’ai pas besoin de vous convaincre que l’homme n’est pas parfait, que notre cœur à chacun est rempli de mauvais penchants. La Bible appelle cela le péché, le péché qui est à l’intérieur de chacun de nous et qui nous prive, nous coupe, de la gloire de Dieu (Rm 3 : 23). C’est à cause du mal qui est en nous, que Dieu a dit que l’homme ne pouvait le voir et vivre. Si nous étions exposés à l’éclat intense de la parfaite sainteté de Dieu, nous serions consumés instantanément. Quelle perspective cela devrait-il donner à notre vie et à notre culte ? Est-ce qu’on ne devrait pas aborder la question avec un peu plus d’attention et de crainte ? Mais le psalmiste ne s’arrête pas là, et son discours nous en dit plus au sujet de Dieu.
2. Dieu est proche (v. 1, 3, 5)
a) Dieu s’intéresse à tous les hommes, et à toute sa création
Le psalmiste dit que Dieu parle et convoque la terre, depuis le soleil levant jusqu’au couchant (v. 1). a) Dieu n’est pas silencieux, secret, retiré dans un coin du cosmos, b) mais il s’intéresse à toute la terre, à tous les hommes, c) et pas juste à un moment donné de l’histoire, de façon ponctuelle, mais en permanence. Non seulement cela, mais Dieu vient, il ne reste pas en silence (v. 3). Dieu n’est ni silencieux, ni lointain. Il est engagé de toute sa personne dans une relation avec sa création, et avec l’humanité en particulier.
b) Contre-exemple : l’horloge
Dieu n’a pas créé la terre, et l’humanité, pour s’en désintéresser ensuite. Voltaire et d’autres ont mis en avant cette idée que Dieu était un grand horloger qui, une fois son travail terminé, laisse l’horloge tourner sans
intervenir. Mais la Bible dit que Dieu s’intéresse aux hommes et à ce qui se passe sur terre. Même en dépit de nos imperfections, et peut-être à plus forte raison à cause d’elles, Dieu se préoccupe de nous et de ce qui se passe ici-bas. Une horloge qui tourne mal nécessite encore plus l’attention de l’horloger.
c) Application : Dieu s’intéresse à nous, mais sommes-nous à son écoute ?
Même en France où 1 personne sur 3 se dit athée et a tourné le dos à Dieu, Dieu n’a pas tourné le dos aux français et continue de s’intéresser à nous. Dieu nous parle, Dieu nous appelle (nous convoque, v. 1). Est-ce que nous sommes à son écoute ? Peut-être que nous ne nous étions jamais imaginé que Dieu pouvait s’intéresser personnellement à nous et donc, nous n’avons jamais vraiment tendu l’oreille. Peut-être que Dieu est beaucoup plus proche de sa création que vous ne le croyez, et peut-être qu’il a le désir d’être beaucoup plus impliqué dans votre vie que vous ne le pensez.
Il s’agit toujours de ce Dieu parfait, pur, trois fois saint, plus resplendissant que nous ne pourrions le supporter. C’est ce Dieu-là, le créateur tout-puissant, infini, omniscient, qui s’intéresse à nous. Et nous ne nous intéresserions pas à lui ? Si vous croyez que Dieu existe ce matin, ou si vous admettez au moins la possibilité qu’il existe, quelle folie serait-ce de ne pas chercher à savoir ce que Dieu veut vous dire, et quelle folie serait-ce de ne pas répondre à son appel ? Mais voici le problème, et l’inquiétude : Dieu est tellement engagé dans sa relation avec la création et avec l’humanité, qu’il ne parle pas seulement, et ne convoque pas seulement, mais la Bible dit aussi qu’il vient. Il veut se révéler entièrement ; il veut être au plus proche de nous. Mais qui sera capable de supporter la venue du Dieu saint, de ce feu dévorant en présence duquel tout ce qui est empreint de mal sera consumé, de ce juge parfait (v. 6) qui ne tiendra pas le coupable pour innocent ?
3. Dieu est juge (v. 4, 6)
a) Dieu va éprouver l’humanité
Dieu est saint, et Dieu est proche, et le résultat de cette combinaison, c’est qu’il est aussi juge (v. 4, 6). « Sainteté + proximité = jugement ». En métallurgie on pratique l’affinage : on met dans le feu un métal brut,
et le feu agit comme un « juge », qui départage le métal de la saleté. C’est inévitable. De même en présence du Dieu saint et parfait : seulement ce qui est juste pourra supporter sa présence. Mais on l’a dit : les hommes sont tous empreints de mal (L’Éternel, du haut des cieux, se penche sur les êtres humains… il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul, Ps. 14 : 2, 3). Serons-nous donc tous déclarés coupables ?
b) Le sacrifice nécessaire : Christ le parfait sacrifice
Mais le psaume parle de certains comme étant les « fidèles » de Dieu. L’humanité en présence de Dieu est départagée entre ceux qui sont les fidèles de Dieu et ceux qui ne le sont pas. Et voici en effet le verset-clef de ce passage : Rassemblez-moi mes fidèles, ceux qui concluent une alliance avec moi par le sacrifice (v. 5). Qu’est-ce qui assure le statut des fidèles, et leur relation avec Dieu ? Un sacrifice. En alpinisme ou en escalade, on est parfois amené à sacrifier du matériel afin de se sortir d’une situation
problématique ; une corde, par exemple. Il y a des situations désespérées qui exigent qu’un prix soit payé, que quelque chose soit perdu. Notre situation devant la sainteté absolue de Dieu est telle que nous ne pouvons pas nous en sortir tous seuls. Cette situation exige qu’un prix soit payé pour satisfaire la parfaite justice de Dieu. Mais quel sacrifice serait suffisant ? Pour satisfaire la perfection de Dieu, il faudrait un sacrifice parfait, un sacrifice dont la valeur serait à la mesure de la sainteté éblouissante de Dieu ! Mais quelle corde serait assez longue pour nous sortir de là ?
c) Application : Christ, notre justification
La Bible dit que Dieu a pourvu lui-même à ce sacrifice ; un sacrifice d’une valeur parfaite, suffisant pour régler, selon les exigences de sa parfaite sainteté, la dette d’une multitude innombrable d’hommes et de femmes imparfaits, dont le cœur est empreint de mal. Il ne pouvait y avoir d’autre sacrifice que Jésus-Christ, non seulement le seul homme à avoir vécu sans commettre le mal, mais encore Dieu lui-même fait homme, Dieu le Fils, dont la Bible dit qu’il est le rayonnement même de la gloire de Dieu le Père (voir Colossiens 1 : 15 – 20). Voici bien le message central de la Bible. Si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste. Il est lui-même victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier (1 Jn 2 : 1, 2). Il est le seul sacrifice suffisant, qui puisse satisfaire à notre place la parfaite sainteté de Dieu.
Conclusion
Le psalmiste voulait montrer à son auditoire qu’il manquait à leur culte et à leur religion quelque chose de primordial. La première chose qu’il a voulu leur rappeler, c’est comment est Dieu. Toute pratique religieuse, en effet, n’a de sens qu’à partir d’une idée juste de qui est Dieu et de ce à quoi il ressemble. Ce psaume nous a rappelé que Dieu est parfaitement saint. Il nous a rappelé que Dieu est proche et qu’il veut avoir une relation avec les êtres humains. Il nous a montré enfin que cette relation n’est possible que grâce au seul sacrifice de
Jésus à la croix, le seul sacrifice qui peut satisfaire à notre place les exigences de la parfaite justice de Dieu, face à laquelle nous ne pourrions subsister. Cela nous fait dire que le point de départ d’une religion pertinente, d’un culte vivant, et d’une vie qui ait du sens, c’est Jésus-Christ. En-dehors de Jésus-Christ, notre religion est vaine. En-dehors de lui, notre culte est mort. En-dehors de lui, notre vie est dépourvue de sens. Alors la question la plus importante que l’on puisse se poser ce matin, c’est : quelle est ma relation à Jésus ? Est-ce que j’ai reçu de la part de Dieu le pardon et le salut qu’il m’offre à travers le sacrifice parfait et suffisant de Jésus à la croix ? La Bible dit que ce salut est offert gratuitement ; que nous n’avons rien à faire pour le mériter ; qu’il nous suffit de placer notre entière confiance en Jésus et de lui céder notre vie. Le premier reproche que fait le psalmiste à son auditoire, c’est que son auditoire oublie Dieu (voir v. 22). Nous aussi, n’avons-nous pas tendance à oublier comment Dieu est, et ce qu’il a fait pour nous ? Mais si nous prenons le temps, comme nous l’avons fait ce matin à travers ce psaume, de nous souvenir de Dieu, alors notre culte et notre vie ne sonneront pas creux, mais devant sa sainteté, nous aurons une crainte respectueuse, devant sa proximité, nous aurons une attention humble, et devant son jugement, nous aurons une assurance bien fondée.
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30.09.2006
Bonne rentrée
Bonne rentrée à tous ! Nos cultes ont repris leur cours régulier, tous les dimanches de 10h30 à 12h.
20:45 Publié dans Informations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.08.2006
Bienvenue
Bienvenue sur le site de l'Eglise Réformée Evangélique de Lyon. Bonne visite !
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08.07.2006
La coupure de l'été
Attention
Il n'y aura pas de cultes pendant l'été, du 16 juillet au 27 août INCLUS.
Le culte du dimanche 9 juillet sera le dernier culte de l'année scolaire.
Le culte de rentrée est prévu le dimanche 3 septembre, à 10h30, et sera suivi d'un apéritif.
Pour contacter le pasteur, laisser un message à erelyon@gmail.com.
Pendant l'été, pour assister au culte dans une autre église de la région, cliquez ici pour voir une liste des églises évangéliques du département.
À bientôt, bon été à tous, et Dieu vous garde !
Alex Sarran,
Pasteur
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01.06.2006
Pentecôte 2006
En ce weekend de Pentecôte, ne ratez pas la série de conférences, animations, concerts, avec l'orateur Ulrich Parzany, de vendredi à dimanche soir à Meyzieu. Garderie et animations sont prévues pour les enfants. Une soirée spéciale "jeunes" est organisée le dimanche soir. L'accès est possible avec les TCL.
Important : le dimanche matin, il y aura un culte en commun avec d'autres églises évangéliques de la région lyonnaise, toujours à Meyzieu, à 9h45. Ce culte remplace le culte habituel de 10h30 à la rue Mazenod. Exceptionnellement, il n'y aura donc pas de culte à la rue Mazenod ce dimanche 4 juin.
Pour plus d'infos concernant le programme de Pentecôte 2006 à Meyzieu : Cliquez ici.
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04.05.2006
Quelques photos des réunions de jeunes
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27.04.2006
Incroyable mais vrai (Pâques, 16 avril 2006)
Luc 24 : 1 – 12
Introduction
Vous y croyez, vous, à la résurrection de Jésus ? Il faut être un peu demeuré pour croire qu’un mort puisse ressusciter, non ? Pourtant, c’est bien de ça qu’il s’agit tous les ans, à Pâques. Même les médias nous le rappellent, à la télé et dans les journaux. Pâques pour les chrétiens, c’est la commémoration, au moins en théorie, de la résurrection de Jésus. Je dis « en théorie », parce que cette semaine, en entendant Françoise Laborde ou Claire Chazal parler sans sourciller de la résurrection du Christ, je me suis dit, c’est quand même
bizarre. Ces gens parlent de la résurrection d’un mort, et ça semble leur faire ni chaud ni froid. J’ai entendu un présentateur à la télé parler d’un grand pas en avant dans la recherche contre le cancer, en expliquant que des scientifiques américains avaient réussi, de façon expérimentale, à inverser le processus de multiplication d’une cellule cancéreuse ; visiblement, le présentateur était enthousiaste par rapport à cette nouvelle. Mais la résurrection de Jésus ? Bof. Visiblement, les présentateurs sont habitués à en parler tous les ans à la même période, et ça se voit que pour eux, ce n’est guère plus qu’une tradition sympa. La problème, c’est que je constate que chez les chrétiens aussi, en dépit de tout le tralala que l’on fait tous les ans à Pâques, la résurrection de Jésus n’est souvent guère plus qu’une tradition sympa. Et ce texte va nous montrer que l’on peut, en effet, en tant que chrétiens, avoir une consécration religieuse mal orientée, à cause du fait que la résurrection du Seigneur n’est pas pour nous, au fond, une réalité. Mais la Bible présente la résurrection de Jésus comme quelque chose d’incroyable certes, mais vrai, et qui ne peut pas nous laisser indifférents.
1. Une consécration mal orientée (v. 1 – 5)
a)Des femmes très dévouées au Seigneur (v. 1)
Ces femmes sont présentées comme étant très consacrées. Elles ont accompagné Jésus pendant son ministère (23 : 49), elles ont assisté à sa crucifixion, puis à son ensevelissement (23 : 55), et maintenant elles vont s’occuper d’embaumer le corps. Elles ont préparé avec amour des aromates et des parfums (coûteux), et dans leur consécration, elles se lèvent très tôt, dès le premier jour de la semaine, pour se rendre à la tombe (v. 1). On peut dire que ces femmes sont très dévouées au Seigneur Jésus (une dévotion et un zèle exemplaires).
b)Leur dévotion leur apporte perplexité (v. 3, 4)
Toutes prêtes qu’elles sont pour accomplir leur service, elle arrivent à la tombe et ne trouvent pas leur Seigneur Jésus (v. 3). Elles ne comprennent pas. Elles sont perplexes (v. 4), mais plus que ça, elles sont frustrées : à quoi vont servir ces aromates et ces parfums coûteux qu’elles ont préparés avec soin ? Leur dévotion au Seigneur Jésus ne leur apporte rien sinon de la perplexité et de l’insatisfaction. Pourtant, elles sont zélées pour le Seigneur !
c)Leur consécration est mal orientée (v. 5)
Comment ça se fait ? La réponse leur est donnée par les messagers en habits resplendissants : pourquoi cherchez-vous parmi les morts quelqu’un qui est vivant (v. 5) ? Ils ne reprochent pas aux femmes leur consécration, ni l’objet de leur consécration, mais l’orientation de leur consécration : elles cherchent Jésus au mauvais endroit (dans une tombe). Elles cherchent à servir Jésus, mais de la mauvaise manière (avec des aromates et des parfums pour l’embaumer). Leur consécration ne risque pas de porter des fruits en étant mal orientée.
Vous savez, la relation des chrétiens à Jésus n’est parfois pas très différente de la relation des fans d’Elvis Presley à Elvis Presley. On peut avoir beaucoup d’estime et d’admiration pour le personnage d’Elvis, aimer le message de ses textes, tout faire pour promouvoir la diffusion de ses disques, apprendre par cœur ses chansons, être fascinés par sa biographie, apprendre beaucoup de détails concernant sa vie, et même célébrer tous les ans
l’anniversaire de sa naissance et l’anniversaire de sa mort. Remplacez Elvis par Jésus, et vous avez une description de ce qu’est la religion chrétienne pour beaucoup de gens. Souvent, une grande consécration religieuse. Mais souvent aussi, une grande perplexité, parce que cette consécration ne semble pas très utile. On va à l’église, on lit la Bible, on dit des prières, mais on a l’impression que c’est dans le vent. Ce texte nous fait poser la question : est-il possible que nous cherchions à servir le Seigneur au mauvais endroit et de la mauvaise manière ?
2. Incroyable, et pourtant vrai ! (v. 6 – 8)
a)Il n’est pas ici, il est ressuscité (v. 6)
Les anges disent aux femmes ce qui aurait dû leur paraître comme une évidence : il n’est pas ici (v. 6). Ça ne sert à rien de chercher un peu plus fort, il n’est pas ici. Non seulement vous cherchez au mauvais endroit, mais vous cherchez de la mauvaise manière, parce que non seulement il n’est pas ici, mais il est ressuscité (v. 6). Tant que vous chercherez dans la tombe, vous ne le trouverez pas, et tant que vous chercherez un cadavre, vous ne le trouverez pas.
b)Selon le plan de Dieu (v. 7)
Ces femmes ont vite oublié quel était le plan de Dieu : que le Fils de l’homme soit livré entre les mains des pécheurs, qu’il soit crucifié (jusqu’ici on est d’accord) et qu’il ressuscite le troisième jour (v. 7). Elles étaient au courant ! Comment ça se fait qu’elles n’y ont pas pensé ? Sans doute qu’elles trouvaient ça tellement incroyable qu’elles se sont dit que c’était juste une façon de parler. Elles en avaient entendu parler, et bien sûr elles croyaient que Dieu en était capable, mais elles n’y croyaient pas vraiment au fond.
c)Il faut se souvenir de la Parole de Dieu (v. 6, 8)
Il a fallu que Dieu leur certifie que c’était vrai, jusqu’à leur envoyer des anges pour le leur dire ! « Vous pouvez être bien certaines que Jésus est vraiment ressuscité ! » Mais les anges ne leur disent pas, « on a un scoop pour vous », ils leur disent plutôt, souvenez-vous de quelle manière il vous a parlé (v. 6). Le culte de ces femmes aurait été orienté bien différemment si elles s’étaient souvenu de la Parole du Seigneur. Et en effet, elles se souviennent (v. 8).
Au moment où ces femmes se souviennent que la résurrection de Jésus était prévue par Dieu, et maintenant véritablement accomplie par Dieu, elles oublient leurs aromates et leurs parfums et elles s’en vont du tombeau. Elles arrêtent de chercher Jésus au mauvais endroit et de la mauvaise manière. Leur dévotion au Seigneur est orientée différemment maintenant. Pourquoi ? Parce qu’elles se souviennent des paroles de Jésus. Elles se souviennent que dans les Écritures, la résurrection de Jésus n’est pas juste une figure de style, une façon de parler, un symbole. Ce n’est pas juste une tradition sympa. C’est une réalité. Il faut s’en souvenir, pour que notre consécration et notre culte ne deviennent pas mal orientés et stériles.
3. Répondre à la résurrection (v. 9 – 12)
a)Le danger des préjugés (v. 10, 11)
Bien sûr, avec une telle nouvelle, les femmes s’empressent d’aller tout raconter aux autres disciples (v. 9). Mais on ne les croit pas. Et il y a deux termes qui expliquent cette réaction : niaiserie et femmes (v. 11). C’est une illustration du danger des préjugés : non seulement ces apôtres ne sont pas très disposés à croire qu’un mort soit ressuscité et que des anges soient apparus miraculeusement, mais en plus, cette histoire leur est racontée par des femmes. Fantaisies et affabulations ! Mais attention de ne pas se laisser piéger par ses préjugés.
b)L’incrédulité, normale (v. 11)
Personne n’est très disposé à croire qu’un mort ait pu ressusciter. L’incrédulité des apôtres, comme l’incrédulité des femmes au début, est normale. L’incrédulité de Françoise Laborde et de Claire Chazal est normale.
L’incrédulité des mes voisins, de mes collègues et des membres de ma famille est normale. C’est vrai : un mort, normalement, ne ressuscite pas. Dans la vie courante, des anges n’apparaissent pas. Mais ce n’est pas suffisant pour croire que ça ne s’est jamais produit. Si Dieu existe, il est largement capable d’accomplir des choses qui nous apparaîtraient comme des miracles. Pourtant on n’y croit pas trop au fond.
c)Le doute positif (v. 12)
Mais il y a une personne qui a une réaction complètement différente : Pierre. Il se dit, mince, si ça se trouve, c’est vrai. Il comprend tout de suite les implications. Si Jésus est ressuscité, s’il est vivant aujourd’hui, ça va donner à son culte une orientation complètement différente ! Il va pouvoir continuer à avoir avec son Seigneur une relation vivante et personnelle ! S’il y a la moindre possibilité que ce soit vrai, il veut en avoir le cœur net, alors il se lève et court au tombeau sans s’arrêter. Il n’y a rien de plus important pour lui. Malgré le poids de ses préjugés, il y a une petite voix qui souffle à Pierre, du plus profond de son cœur : et si c’était vrai ? Si c’était vrai, sa vie tout entière prendrait un autre sens.
Conclusion
Vous voyez que la résurrection de Jésus, dans la Bible, est présentée comme un événement historique réel, concret, véritable, qui ne peut pas nous laisser indifférents. On ne peut pas juste se dire, « peut-être que ça s’est passé, et peut-être pas ». On est obligé de se positionner par rapport à la résurrection de Jésus, parce que les implications sont trop grandes. Soit on y croit, soit on n’y croit pas. Mais si, en dépit de nos préjugés, on se rend compte qu’il y a même une toute petite possibilité que ce soit vrai, on a intérêt à se renseigner bien vite, parce que si c’est vrai, ça va bouleverser toute notre vie. On est souvent comme ces femmes, pleins de consécration religieuse et de bonnes intentions pour Dieu. Pourtant on reste insatisfaits, perplexes, nos mains pleines d’aromates et de parfums inutiles, parce que la résurrection de Jésus n’est pas vraiment, au fond, une réalité dans notre vie. Parfois, dans notre culte, on pourrait remplacer Jésus par Elvis ou par Napoléon et ça ne changerait pas grand’ chose. Pourquoi ? Parce qu’on ne se souvient pas de ce qui est unique à Jésus : sa résurrection. Mais si on se souvient que la résurrection de Jésus est une réalité concrète, prévue par Dieu et accomplie par lui, on comprendra qu’on ne peut pas trouver Jésus en le cherchant parmi les morts, en l’évoquant comme un bon souvenir, en le représentant sur une croix, en empruntant chaque année le chemin de la passion pieds nus et en se flagellant, mais qu’on le trouvera seulement à travers une relation personnelle et vivante avec lui. C’est uniquement à partir de cette relation personnelle et vivante avec le Sauveur ressuscité que notre consécration religieuse va être bien orientée et fructueuse.
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20.04.2006
Amour et dépendance (23 octobre 2005)
Luc 7 : 36 – 50
Introduction
On a souvent eu l’occasion de parler de l’importance de vivre dans la dépendance de Dieu. On entend souvent parler de cette dépendance, mais on ne sait pas forcément ce que ça veut dire concrètement. Si je veux revenir sur cette question, c’est parce que c’est une question cruciale qui concerne non seulement le développement de notre propre vie spirituelle, mais aussi la viabilité de l’Église. Peu avant de quitter ses disciples, Jésus leur a dit : Moi, je suis le cep ; vous, les sarments. Celui qui demeure en moi, comme moi en lui, porte beaucoup de fruit, car sans moi, vous ne pouvez rien faire (Jn 15 : 5). Il ne s’agit pas d’un coup de pouce à notre vie spirituelle, ou une façon de favoriser la croissance de l’église ; il s’agit plutôt de la condition sine qua non de la production du moindre fruit, dans notre vie personnelle ou dans l’Église. Sans moi, vous ne pouvez rien faire ! Si j’ai choisi ce texte de Luc, c’est parce que c’est une superbe illustration, ou plutôt, un exemple réel, d’une attitude vis-à-vis du Seigneur, qui fait terriblement défaut dans notre vie personnelle et dans celle de notre église. Les maîtres mots de ce passage sont amour et dépendance, et nous allons voir ce matin de quoi il s’agit précisément ; d’où cette attitude peut-elle venir ; et ce qu’elle entraînera concrètement dans notre vie et dans la vie de notre église.
1. Quelle est cette attitude ?
a) Une attitude bizarre
Quelle est cette attitude ? La première chose qu’on peut dire, c’est que c’est une attitude bizarre. Le Pharisien se dit sans doute « Qu’est-ce qu’elle a encore fumé, celle-là ? ». Elle pleure, elle essuie les pieds de Jésus avec ses cheveux, elle embrasse ses pieds, et elle verse un vase plein de parfum sur eux. Elle n’est pas dans un état « normal ».
b) Une attitude d’affliction / tristesse
Elle ne peut pas se contrôler. Elle est submergée par les émotions qui l’habitent. Et c’est une tristesse, une affliction extrême. Elle pleure, tellement que ses larmes mouillent les pieds de Jésus et qu’ils ont besoin d’être essuyés. Elle est affligée car elle connaît son péché, et elle déteste son péché.
c) Une attitude de repentance
Elle est tellement submergée par l’horreur de son péché, qu’elle ne se tient plus debout, mais elle est aux pieds de Jésus, désespérée. Elle n’ose même pas le regarder, mais elle garde ses joues contre ses pieds, ses cheveux traînent par terre, et elle sanglote. Cette attitude a un nom : c’est la repentance. La repentance, c’est connaître son péché, détester son péché, et reconnaître qu’on ne peut rien faire pour se racheter de son péché.
L’attitude extravagante, très malpolie de cette femme, c’est une attitude de repentance. Remarquez que la repentance, ce n’est pas une action que l’on fait, mais c’est une position que l’on prend. C’est la position de la dépendance absolue. Cette femme est aux pieds de Jésus comme un toxicomane gravement en manque serait aux pieds de son dealer. Cette position de dépendance est la seule position dans laquelle l’amour pour Dieu peut s’exprimer véritablement. Il est inutile de chercher des moyens pour adorer Dieu, pour le servir, pour grandir dans notre foi, pour bâtir cette église, si nous ne le faisons pas dans cette position de repentance, ou de dépendance absolue. Ayant dit cela, il faut maintenant se demander d’où une attitude semblable peut venir.
2. D’où vient cette attitude ?
a) Comprendre l’étendue du péché
Il est impossible de connaître une telle repentance si nous ne comprenons pas ce que c’est que le péché, et quelle est l’horreur du péché. Le péché, c’est tout ce qui n’est pas conforme au caractère de Dieu, autrement dit, tout ce qu’on fait, dit, pense qui est contraire à sa volonté, et tout ce qu'on ne fait pas, ne dit pas et ne pense pas qu'on devrait faire, dire, et penser ! Ca fait beaucoup de choses ; en fait, à la lumière de la volonté révélée de Dieu, ça fait énormément de choses !
b) Comprendre l’horreur du péché
Maintenant, pensez à la personne qui vous a le plus fait du mal dans votre vie (cambriolage, agression, infidélité, paroles blessantes...). Comment vous sentez-vous par rapport à cette personne ? Aimeriez-vous l’inviter à manger chez vous, ou plutôt, lui mettre votre poing dans la figure ? Voire un couteau dans le ventre ? Maintenant, considérez ceci : l’offense dont vous êtes coupable envers Dieu est bien pire que celle dont cette personne est coupable envers vous. La blessure que vous avez causée à Dieu par votre péché, est bien plus profonde que celle que cette personne vous a causée. En fait, vous êtes plus coupable aux yeux de Dieu que ne pourrait jamais l’être à vos propres yeux le pire des meurtriers, des violeurs, des terroristes ou des pédophiles.
c) La repentance, c’est la compréhension de l’Évangile
C’est pourquoi j’en viens à cette affirmation : la repentance, c’est une position qui s’impose à nous lorsque nous comprenons vraiment l’Évangile. Parce que l’Évangile, c’est une personne infiniment blessée, qui accepte de prendre sur elle. C’est Dieu, qui nous aime tellement, malgré notre infinie culpabilité, qu’il a préféré sacrifier son Fils plutôt que de nous laisser subir un châtiment juste. C’est un père qui invite à dîner le meurtrier de son enfant.
Jésus dit que l’attitude de la femme vient du fait qu’elle a été pardonnée de beaucoup de péchés. Mais cela ne veut pas dire que le Pharisien est moins coupable aux yeux de Dieu que la femme. Cela veut dire plutôt que la femme avait beaucoup plus conscience de sa culpabilité devant Dieu que le Pharisien. Ayant conscience de l’étendue de son péché, et de l’horreur de son péché aux yeux de Dieu, la femme ne peut pas s’empêcher de s’aplatir aux pieds de Jésus, dans une position de dépendance absolue, consciente qu’il n’y a que lui qui peut l’aider. On l’a dit ; cette position est la seule position dans laquelle l’amour de Dieu peut vraiment s’exprimer et se vivre. Concrètement, comment cela va-t-il se traduire ?
3. Qu’entraîne cette attitude ?
a) L’humilité
Une des plus importantes applications concrètes de la repentance, c’est l’humilité. L’humilité vient du fait de croire véritablement qu’on ne mérite pas d’être bien traité par notre prochain. Nous n’avons aucun droit à revendiquer d’être bien traité par notre prochain. Ce que nous méritons, au fond, c’est la condamnation éternelle. Qui sommes-nous pour oser nous offusquer d’une parole maladroite, d’une critique, d’un regard de travers ?? En fait, si on vit dans cette position de repentance, on est amené, dans nos relations avec d’autres, à se considérer comme étant le pire des pécheurs. Dans l’humilité, estimez les autres supérieurs à vous-mêmes (Ph 2 : 3). Quand on est par terre, à serrer la joue contre les pieds de Jésus, et qu’on regarde autour de soi, les gens sont tous plus grands. Remarquez que la femme, dans l’histoire, n’ouvre pas la bouche. Elle est indifférente au jugement des autres. Elle s’écrase.
b) La disponibilité
Une autre application concrète de la repentance, c’est la disponibilité pour Dieu. Un toxicomane ne regarde pas à la dépense ; il est prêt à tout donner pour se procurer son petit rail de coke. De même, quand on comprend vraiment l’Évangile, son besoin désespéré de Jésus-Christ, on est prêt à tout céder entre ses mains. La femme lui verse un vase de parfum sur les pieds. La disponibilité pour Dieu, c’est le désir de faire tout ce qu’on peut, sans regarder à la dépense, pour l’honorer : à travers notre obéissance, à travers notre adoration, à travers notre engagement à son service, à travers le temps passé dans la prière, à travers l’argent que l’on contribue pour le travail de l’Église, à travers le mal que l’on se donne pour persévérer dans notre engagement malgré les inconvénients pratiques parfois... Et c’est ainsi, précisément, que notre amour pour Dieu se manifeste, dans cette position de dépendance.
c) L’action de Dieu
Cette position de dépendance absolue entraîne une attitude d’humilité et de disponibilité manifeste chez le chrétien, mais elle a aussi pour conséquence l’action de Dieu dans notre vie et dans celle de l’Église. La conséquence de l’humilité, de la crainte de l’Éternel, c’est la richesse, la gloire et la vie (Pr 22 : 4). Il n’y a pas un réveil dans l’histoire de l’Église qui ne se soit pas produit dans la prière et la repentance.
Conclusion
Alors il faut terminer avec cette question : quelle va être, à partir d’aujourd’hui, notre relation à Jésus ? Sera-t-elle la même que pour le Pharisien ? Jésus va-t-il être pour nous un luxe, un gadget, une philosophie sympathique qui peut aider dans les mauvais jours, un gars gentil qu’on inviterait bien à dîner un soir pour discuter ? Ou bien notre relation à Jésus va-t-elle plutôt être la même que pour la femme pécheresse ? Allons-nous nous effondrer à ses pieds, submergés par la conscience de notre culpabilité devant Dieu et de notre besoin désespéré d’un pardon que lui seul peut nous donner, dans sa grâce ? Allons-nous vivre chaque jour dans cette position de dépendance absolue, allons-nous déposer aux pieds de Jésus ce que nous avons de plus cher, allons-nous chercher à lui exprimer notre amour par tous les moyens à notre disposition, allons-nous enfin arrêter de regarder à ce que cela nous coûte ? Il n’y a pas de secret ; Dieu résiste aux orgueilleux, mais il donne sa grâce aux humbles (Jc 4 : 6). Nous voulons voir des transformations dans notre vie ; nous voulons voir des œuvres magnifiques dans cette Église ; il n’y en aura pas, si nous ne vivons pas dans cette position de repentance. Si nous avons du mal à connaître cette repentance, alors prions Dieu pour qu’il ouvre nos yeux un peu plus à l’Évangile, à combien le péché nous rend détestables à ses yeux et pourtant, à combien il nous aime malgré tout et à comment il a bien voulu prendre sur lui cette offense infinie dont nous sommes coupables, et à comment il a préféré sacrifier son Fils bien-aimé plutôt que de nous laisser subir un châtiment parfaitement mérité. Alors, amour et dépendance pourront commencer à devenir les maîtres mots de notre relation à Dieu, en Jésus-Christ notre Sauveur.
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12.04.2006
Concert le mercredi 26 avril
La chorale de la Faculté de Théologie Réformée d'Aix-en-Provence de passage à Lyon !
Un répertoire riche et de qualité.
Concert gratuit le mercredi 26 avril 2006, à 20h, au Temple du Change, Vieux Lyon (Place du Change, Lyon 5ème).
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30.03.2006
Une foi n'est pas coutume
Introduction
On a déjà vu qu’il y a beaucoup d’idées trompeuses qui circulent au sujet de Dieu et au sujet de la relation entre Dieu et les hommes. Certaines de ces idées sont tellement répandues que les gens les acceptent sans vraiment y réfléchir. Le problème, c’est que c’est dangereux de faire ça, parce qu’il y a quand même certains sujets qui sont extrêmement importants pour nous les êtres humains, des sujets sur lesquels il vaut mieux ne pas se tromper.
Ce n’est peut-être pas si grave de vivre toute sa vie en croyant que les dinosaures ont disparu de la terre à cause d’une mutation génétique plutôt que d’une catastrophe planétaire, mais les questions concernant, par exemple, le sens de notre vie, l’existence de Dieu, et la vie après la mort sont des questions auxquelles ont a intérêt à avoir la bonne réponse ! Une des raisons pour lesquelles beaucoup de gens ne s’intéressent pas à l’Église et à la religion chrétienne, c’est qu’ils ont une fausse idée de ce que c’est que d’être un chrétien. Parfois, les gens croient en Dieu, mais leur relation avec Dieu est déformée à cause de ces conceptions erronées qu’ils ont concernant la foi que Dieu attend de nous. Mais il vaut mieux ne pas se tromper concernant notre relation avec Dieu ! Quelle est votre idée de ce que c’est que la foi chrétienne ? D’où vous vient cette idée ? Êtes-vous certain que cette idée est bien conforme à ce que la Bible enseigne concernant la foi chrétienne ? On va voir aujourd’hui que la Bible présente la foi chrétienne comme quelque chose de bien particulier, qui se démarque bien clairement des idées reçues. Et qui sait, peut-être que nous allons être surpris de voir que la foi que Dieu attend de nous, ce n’est peut-être pas ce que nous avons toujours pensé ou entendu.
Ce n’est pas d’être une bonne personne
Beaucoup de gens croient en Dieu, et croient qu’il y a une vie après la mort. Mais si on demande à ces gens pourquoi ils pensent qu’ils iront au ciel après la mort, très souvent, leur réponse fait penser à une médaille des JO : Par rapport aux autres, j’ai quand même vécu une bonne vie. J’ai été plutôt bon envers mon prochain (note, 72.1). J’ai été plutôt loyal avec mes amis (note, 68.5). J’ai été plutôt fidèle à mon conjoint (note, 75.8). Bon, j’ai quand même commis des erreurs, mais Dieu est amour, et il saura me les pardonner (total des notes, 216.4, classement, 3ème).
Voilà quelqu’un qui a la foi, non ? Beaucoup de gens disent qu’ils « ont la foi », et c’est souvent de ce genre de foi-là qu’il s’agit. Mais est-ce bien cela, la foi chrétienne ? Un jour, Jésus a rencontré quelqu’un d’irréprochable. Un gars hyper réglo. Un champion olympique. Sa vie était caractérisée par une consécration totale à Dieu. Il faisait beaucoup de bien autour de lui. Il était même un des responsables dans l’Église. Son nom ? Nicodème. Quand il l’a vu, Jésus ne lui a pas dit : Mon vieux Nico, je te félicite ! Tu es un super exemple pour les hommes. S’il y a quelqu’un qui va aller au ciel après sa mort, c’est bien toi ! Non, il lui a tout de suite dit, au contraire : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu (Jean 3 : 3). Ce qui compte, pour avoir une relation avec Dieu, ce n’est pas d’être une bonne personne ou une personne « moins pire » que les autres. Ce qui compte avant tout, d’après la Bible, c’est d’être « né de nouveau » (on verra ce que ça veut dire tout à l’heure). Pour ne pas être mal compris, je préfère préciser tout de suite qu’il n’y a rien de mal à être une « bonne personne », et à faire le bien autour de soi, bien au contraire ! Mais ce qui est important de savoir, c’est que selon la Bible, notre relation avec Dieu ne dépend pas de cela, mais de quelque chose d’autre. Et on voit que beaucoup de gens sont malheureusement à côté de la plaque en pensant qu’avoir la foi, c’est d’abord faire beaucoup de bonnes actions.
Ce n’est pas de connaître beaucoup de choses sur Dieu
S’il y a des gens qui se représentent, faussement, la foi chrétienne comme une compétition dans la discipline des bonnes actions, d’autres se la représentent comme une bibliothèque de livres de théologie et de morale. Pour eux, la foi chrétienne, c’est une idéologie. Et comme toute idéologie, elle est caractérisée par, d’une part, un ensemble de connaissances, d’autre part, des règles de vie. C’est une idée courante qui circule, selon laquelle notre relation avec Dieu dépend des choses qu’on apprend et des rites qu’on accomplit. Il y a des gens pour qui la foi chrétienne, c’est apprendre des versets bibliques par cœur, c’est lire des tas de livres chrétiens, c’est aller plusieurs fois à l’église par semaine, c’est se faire baptiser… Toutes ces choses sont bonnes, bien sûr, mais est-ce cela avant tout, la foi chrétienne, d’après la Bible ? Les politiciens, les philosophes et les fondateurs de la plupart des grandes religions du monde, disent en gros : Voici mon enseignement. Crois-y. Suis mes idées. Mais Jésus dit : Suis-moi (Mt 9 : 9). Les uns disent, Que dites-vous de ce que j’enseigne ? Tandis que Jésus dit, Qui dites-vous que je suis (Lc 9 : 20) ? Les gens se posent souvent la question de savoir quel va être leur système de pensée et de valeurs, alors qu’ils devraient se poser la question de savoir qui est Jésus pour eux. En fait, la foi chrétienne n’est pas à proprement parler une religion, parce qu’elle n’est pas bâtie sur des connaissances intellectuelles à avoir ou sur un ensemble de règles morales à suivre et de rites religieux à accomplir, mais elle est bâtie sur une personne à connaître : Jésus-Christ. C’est pour cette raison qu’on peut dire que la foi chrétienne n’est pas d’abord une religion mais une relation. Rappelez-vous que Jésus a été mis à mort, non à cause des actions qu’il a faites ou du mode de vie qu’il a enseigné, mais à cause de qui il disait être, c'est-à-dire Dieu lui-même (Jn 10 : 33). La foi chrétienne, ce n’est pas avant tout connaître beaucoup de choses sur Dieu, mais c’est connaître Dieu personnellement, à travers la personne de Jésus-Christ. Imaginez que vous ayez un cours à l’école où vous n’avez pas besoin de rendre des devoirs ni de passer des examens, mais simplement d’apprendre à connaître le professeur. C’est ça, à la base, la foi chrétienne. C’est apprendre à connaître Jésus-Christ.
Ce n’est pas de sauter dans le vide ou d’avancer dans le noir
Mais je vous entends me dire, Ah, donc la foi chrétienne, ce n’est pas avant tout faire un bon score de bonnes actions, ni posséder une grosse bibliothèque théologique, mais c’est donc connaître Jésus personnellement. Ouais, mais bon. Il est où, Jésus ? Tu dis qu’il est ressuscité, et vivant aujourd’hui, mais tu ne peux pas me le prouver. Ce que tu demandes de moi, c’est une foi aveugle. En effet, beaucoup de gens
pensent qu’avoir la foi, c’est mettre un bandeau sur les yeux et avancer dans le noir, ou encore se tenir au bord d’une falaise et se jeter dans le vide. Mais ce n’est pas ça, la foi chrétienne selon la Bible. Jésus n’a pas dit, Ne vous inquiétez pas de ce qui est la vérité, ni Ignorez la vérité parce qu’elle est dangereuse, ni Il faut que vous croyiez, même si ce n’est pas la vérité. Qu’est-ce qu’il a dit ? Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres (Jn 8 : 32). La foi chrétienne est une foi intelligente, informée, raisonnable. Bien sûr, on ne peut pas prouver à 100% que Jésus est ressuscité et qu’il est vivant aujourd’hui, mais en fait, il y a presque rien ici-bas qu’on peut prouver à 100%. Les ingénieurs ne peuvent pas prouver à 100% que leur nouveau modèle d’avion est sans
danger, mais par contre, ils se fient à une multitude de tests qui leur font penser avec suffisamment de confiance que l’avion peut être commercialisé. Le jury ne peut pas prouver à 100% que leur suspect est coupable, mais ils se fient à une certaine quantité de rapports, de témoignages et de pièces à conviction qui leur font croire avec suffisamment de confiance que le suspect doit ou ne doit pas aller en prison. De la même façon, on ne peut pas prouver à 100% que Jésus est ressuscité et vivant aujourd’hui, mais il y a suffisamment de raisons de croire, avec une grande confiance, qu’il l’est. Ce n’est pas une confiance aveugle que de prendre un avion pour aller dans un pays étranger, sans être sûr à 100% que l’avion ne va pas s’écraser en chemin. Ce n’est pas non plus une confiance aveugle que de croire que Jésus est vivant, et de placer notre vie entre ses mains. L’auteur d’un des évangiles a écrit : Ceci est écrit afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom (Jn 20 : 31, voir aussi Luc 1 : 1 – 4). La foi chrétienne est une foi intelligente, informée et raisonnable.
Conclusion
Bon, alors pour récapituler, on a vu qu’il y a des idées fausses qui circulent concernant ce que c’est que la foi chrétienne. On a vu que notre relation avec Dieu, selon la Bible, n’est pas basée sur la quantité de bien qu’on peut faire. Elle n’est pas basée non plus sur la quantité de connaissances qu’on peut avoir sur Dieu et de rites religieux qu’on peut accomplir. Elle n’est pas basée sur la quantité de courage qu’on peut avoir pour mettre un bandeau sur les yeux et avancer avec une confiance aveugle. Alors elle est basée sur quoi, notre relation avec Dieu ? Jésus a dit, Si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu (Jn 3 : 3). Ça veut dire qu’il doit y avoir un changement radical dans notre vie. Quoi ne plus radical que de re-naître ?
L’image de la nouvelle naissance, c’est l’image de Dieu qui s’introduit dans notre vie pour nous réveiller à sa présence. Et quand il nous réveille à sa présence, il se produit un chamboulement extraordinaire, parce que Dieu nous montre notre besoin d’être en communion avec lui, et il nous montre aussi que le seul moyen d’être en communion avec lui, c’est à travers une relation personnelle avec Jésus. C’est ce qu’on a dit tout à l’heure, quand on a dit que la foi chrétienne était basée sur notre relation avec une personne, la personne de Jésus. C’est là le point de départ et le fondement de la foi. Alors est-ce que Dieu est en train de me réveiller ? Qu’est-ce que je dois faire pour répondre à cet appel incroyablement important ? Disons que j’ai suffisamment de raisons de croire que l’avion de Dieu ne va pas s’écraser en chemin. Disons que je suis même persuadé que cet avion va m’emmener à ma bonne destination. Mais avant que ça n’arrive, il me reste quand même une chose à faire : monter dedans. C’est ça la foi. Ce n’est pas juste croire que Jésus est mort à ma place à la croix pour prendre sur lui les conséquences de
mes fautes, ce n’est pas juste croire qu’à travers une relation personnelle avec Jésus je peux être en communion avec Dieu, mais c’est plus que ça : c’est aussi prendre la décision volontaire, intelligente, un jour, de lui céder ma vie. Je peux le faire tout de suite, à travers une simple prière dans le secret de mon cœur, en disant à Jésus non seulement que je reconnais ce qu’il a accompli pour moi, mais aussi que je veux lui céder ma vie tout entière et vivre avec lui chaque jour.
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27.03.2006
Le Besoin crée l'idole (26 mars 2006)
Actes 12 : 20 – 26
Introduction
Il y a un sentiment profond d’insatisfaction enfoui dans le cœur de chaque être humain. Une espèce de trou que l’on cherche toute notre vie à remplir. Je ne suis jamais tout à fait satisfait, et c’est ce qui me fait tout le temps désirer quelque chose de plus. Je me dis peut-être que ça irait mieux si j’avais assez d’argent pour m’acheter à manger sans me soucier de la fin du mois. Je me dis que ça irait mieux si je vivais dans une plus grande maison, ou si j’avais une plus grosse voiture. Je me dis que ça irait mieux si je changeais de métier, ou de pays, ou de conjoint. Je me dis que ça irait mieux si Sarkozy était élu président en 2007, ou si Villepin retirait son projet sur le CPE, et ainsi de suite. On a toujours « faim » de quelque chose, et ce quelque chose, c’est la subsistance qui pourra, pense-t-on, satisfaire le trou qu’il semble toujours y avoir à l’intérieur de nous-mêmes. Nous sommes toujours dans le besoin, en tant qu’êtres humains, et c’est cela qui conduit notre vie. La mauvaise nouvelle, c’est que la Bible, et ce texte en particulier, nous montre que cette insatisfaction dont nous semblons ne pas pouvoir nous débarrasser, est normale, certes, mais très dangereuse. La bonne nouvelle, en revanche, c’est que la Bible nous montre aussi qu’on n’est pas obligé de continuer à vivre ainsi, et qu’il y a une subsistance qui saura pleinement et définitivement nous satisfaire.
1. Notre recherche de la paix
a)L’exemple des Tyriens et des Sidoniens (v. 20)
Tyr et Sidon sont deux grandes villes, plutôt importantes et prospères, pourtant leurs habitants sont insatisfaits : leur subsistance est compromise du fait qu’ils ne s’entendent pas très bien avec Hérode. Ils sont dans le besoin, et leur raisonnement est simple : « puisque notre subsistance vient d’Hérode, on va solliciter la paix auprès de lui, on va s’assujettir à lui, on va placer en lui tous nos espoirs ». Le besoin des Tyriens et des Sidoniens les pousse à rechercher la paix auprès de celui dont dépend leur subsistance.
b)Notre besoin de subsistance
Nous aussi nous vivons dans un pays assez prospère, pourtant nous sommes insatisfaits, nous avons encore faim, nous avons encore besoin de subsistance, parce que le trou à l’intérieur n’est toujours pas rempli. Cette subsistance, pour certains d’entre nous, c’est peut-être de l’argent, ou du repos, ou la santé, ou de la compagnie, ou de l’amour, ou de l’utilité, ou du sens…
c)La paix que nous sollicitons
Et ce besoin de subsistance que nous continuons d’avoir nous pousse à placer nos espoirs dans ce qui, semble-t-il, pourra peut-être nous satisfaire : un travail, un conjoint, une maison, des vacances, des amis, un psychologue, un médicament, un parti politique, un syndicat, un sport, une religion…
Vous voyez que de la même façon que les Tyriens et les Sidoniens ont sollicité la paix auprès d’Hérode, nous aussi nous sollicitons la paix auprès de ce dont notre subsistance semble dépendre : je place mon espoir d’argent dans un travail, je place mon espoir de repos dans des vacances, je place mon espoir de santé dans un médecin et dans des médicaments, je place mon espoir d’amour dans un conjoint, je place mon espoir de sécurité dans tel ou tel parti politique, je place mon espoir d’utilité dans un syndicat, je place mon espoir de gros muscles ou de ligne parfaite dans un club de sport, je place mon espoir de sens dans une religion… Tout cela est bien naturel ! Mais voyons ce que le texte raconte ensuite.
2. Le destin de nos idoles
a)L’exemple d’Hérode (v. 21, 22)
Sollicité par les habitants de Tyr et de Sidon comme source de leur subsistance, Hérode s’est présenté à eux, revêtu de ses habits royaux, il s’est assis à une tribune et il s’est mis à les haranguer (leur faire de beaux discours). Et le peuple ne s’est pas contenté d’applaudir, et il l’a élevé au statut non d’un grand homme, non d’un bienfaiteur, non d’un roi, mais d’un dieu. Hérode a été élevé en idole par le peuple parce que le peuple avait placé en lui tous ses espoirs, et avait sollicité auprès de lui la paix, pour obtenir de lui leur subsistance.
b)Attribuer à d’autres ce que Dieu seul peut donner
Voilà exactement le danger qui nous guette à cause de l’insatisfaction profonde qui est en chacun de nous. La société séculariste dans laquelle nous vivons nous fait miroiter dans de beaux habits royaux des tas de choses, des tas de choses placées dans des tribunes publiques et médiatiques, des tas de choses sensées être la source de notre satisfaction, des tas de choses à l’exception d’une seule : Dieu lui-même. Et le danger est là : celui d’attribuer à autre chose ce que Dieu seul peut nous donner (comme dans Exode 32, Voici tes dieux qui…).
c)L’impasse de l’idolâtrie (v. 23)
Le texte montre bien quel est le destin de ce qu’on élève à la place de Dieu. Hérode est instantanément frappé par l’ange du Seigneur. Les vers qui le rongent suggèrent qu’il est devenu un « cadavre » à ce moment précis, même s’il n’est pas mort tout de suite. Une idole, c’est quelque chose qui est déjà mort, dont on n’a rien à attendre. Les idoles sont vouées à l’échec et à la destruction, comme le veau d’or qui a été réduit à la poussière (Ex 32 : 20).
Imaginez la désillusion des Tyriens et des Sidoniens à la déchéance de leur dieu Hérode. C’est la même désillusion aujourd’hui dans notre société face à l’échec du matérialisme, de la science, de la politique, de toutes ces choses en lesquelles on avait placé tous nos espoirs de satisfaction. Et c’est dans nos pays, les plus riches et les plus développés du monde, que le taux de dépressions nerveuses et de suicides est le plus grand. Combien il est dangereux pour nous d’ériger en idoles tout ce que nous considérons pouvoir être la source de notre satisfaction, comme un travail, comme un conjoint, comme un loisir, comme une maison… L’idolâtrie est une impasse, comme l’atteste le fait que nous continuons d’être dans le besoin, et qu’aucune de nos idoles n’est jamais devenu pour aucun d’entre nous la source d’une subsistance pleinement et définitivement satisfaisante. Alors où est-elle, cette subsistance ?
3. Notre satisfaction en Christ
a)L’opposition entre Hérode et le Seigneur (v. 24, 25)
Le texte nous montre ce qui est plus fort, et plus efficace que les idoles. D’un côté, Hérode, resplendissant sans sa tribune, élevé comme un dieu… mais qui se désintègre, qui se décompose lamentablement, rongé de l’intérieur par de misérables vers. Rongé par des vers, il expira (v. 23). De l’autre côté, Cependant la parole du Seigneur se répandait et progressait. Et les chrétiens de Jérusalem sont satisfaits de l’aide matérielle qui découle de ce progrès (v. 25, et voir 11 : 27 – 30). Quelle opposition entre les beaux discours du prétendu dieu Hérode et la parole du Seigneur !
b)Notre subsistance provient de Dieu
Le texte nous montre, ou nous rappelle, qu’il y a une source sûre de subsistance pour nous, bien supérieure à toutes les idoles qu’on pourrait s’inventer. En fait, c’est la seule, véritable, efficace et intarissable source de satisfaction contre le vide qui est en nous, et cette source ce n’est pas Hérode, ni un travail, ni un conjoint, ni un sport, ni un psychologue, ni quoi que ce soit d’autre, mais c’est Dieu et Dieu seul. C’est Dieu qui nous a créés, dans une relation de dépendance bienheureuse de lui, lui dont nous recevions à chaque instant notre parfaite subsistance. Mais nous avons choisi l’indépendance. Et depuis ce jour, il manque quelque chose. Il y a un trou que nous cherchons à combler de toutes les manières possibles, mais que nous n’arriverons jamais à combler puisque nous attendons de nos idoles quelque chose que Dieu seul peut nous donner.
c)Notre satisfaction est en Christ
Et Dieu nous l’a donnée, et cette chose, ou plutôt cette personne, c’est Jésus-Christ. Le texte dit que la parole du Seigneur se répandait et progressait ; la parole de Dieu est irrépressible ; par opposition à la subsistance éphémère et décevante proposée par ce piètre dieu Hérode, la parole de Dieu, elle, est une subsistance qui subsiste, et qui se répand, et qui progresse ! La Bible explique par ailleurs que la Parole de Dieu a été faite chair, et qu’elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique, venu du Père (Jn 1 : 14). Jésus-Christ est l’incarnation de cette parole irrépressible, de cette parfaite et suffisante subsistance qui seule peut combler le vide à l’intérieur de nous.
Conclusion
Vous voyez quel est le problème de notre insatisfaction profonde : c’est que dans notre vie, nous accordons à d’autres choses la place que seul Jésus peut parfaitement occuper. Nous cherchons la satisfaction ailleurs qu’en Jésus, alors qu’il devrait être lui-même notre seule, pleine et véritable satisfaction. Alors il faut se poser honnêtement la question : en quoi, vraiment, face à notre insatisfaction, plaçons-nous nos espoirs ? Lorsque quelque chose prend le dessus sur Jésus dans ma vie (un travail, un congé, une maison, un loisir, un parti politique, un psychiatre, ou même un conjoint), cette chose devient alors une idole. Et non seulement cette idole ne pourra jamais me donner la satisfaction que j’attends d’elle, mais en plus, je peux être certain que Dieu va chercher à la détruire. Hérode a été frappé par un ange du Seigneur parce qu’il n’avait pas rendu gloire à Dieu ; ma vie non plus ne rend pas gloire à Dieu si elle ne lui est pas à 100% dédiée, à travers une foi personnelle et totale en Jésus-Christ. Donner à quelque chose dans ma vie plus de place qu’à Jésus, c’est non seulement idiot mais c’est aussi une insulte à Dieu, étant donné ce texte biblique qui dit qu’en Jésus tout a été créé dans les cieux et sur la terre, ce qui est visible et ce qui est invisible, trônes, souverainetés, principautés, pouvoirs. Tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant toutes choses, et tout subsiste en lui (Co 1 : 16, 17). Et un peu plus loin : vous avez tout pleinement en lui (Co 2 : 10). La subsistance qui peut pleinement nous satisfaire est disponible. Est-ce que nous y sommes suffisamment attentifs ?
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10.03.2006
L'Évangélisation, un mode de vie
Actes 8 : 26 – 40
Introduction
On ne compte pas les récits d’évangélisation et de conversions que l’on trouve dans la littérature chrétienne, des récits aussi nombreux que variés, souvent évocateurs des récits que l’on trouve dans l’histoire de l’Église primitive, telle qu’elle est racontée dans le livre des Actes. L’expérience montre que Dieu est capable d’employer des moyens très différents pour toucher le cœur d’un incroyant, toutefois, il faut remarquer que neuf fois sur dix, les moyens employés impliquent d’une façon ou d’une autre le témoignage verbal d’un chrétien. Ces histoires, parfois très impressionnantes, peuvent susciter l’admiration, mais aussi une certaine gène, une certaine honte, voire une certaine culpabilité, lorsqu’on est amené à considérer le décalage évident entre le zèle de ces héros de la foi et sa propre expérience chrétienne, plutôt quelconque et routinière. Quelles sont les excuses que l’on se donne pour ne pas parler de Jésus-Christ aux incroyants que l’on est amené, inévitablement, à croiser chaque jour ? On se dit peut-être que les conditions ne sont pas favorables à une bonne discussion, puis on se persuade que l’on ne possède pas les bons outils pour pouvoir témoigner de façon efficace à telle ou telle personne, et enfin on se rassure en se souvenant qu’après tout, les occasions se représenteront bien le lendemain. Mais l’histoire de la rencontre entre le diacre Philippe et l’eunuque éthiopien pulvérise ce genre de raisonnement et replace le lecteur chrétien en face de ses responsabilités, en rappelant l’importance extrême de l’Évangile : un Évangile qui s’adresse à la plus improbable des situations, qui constitue le plus universel des messages, et qui exige la plus urgente des actions.
1. La plus improbable des situations
N’importe où (v. 26)
Suite à la persécution de l’Église survenue lors de la lapidation d’Étienne, les chrétiens ont été dispersés dans les contrées voisines de Jérusalem (8 : 1). Philippe s’est ainsi rendu en Samarie, où son témoignage a eu un effet retentissant, avec la conversion de toute une ville au Seigneur, et la profession de foi de cet homme influent, Simon le magicien (8 : 4 – 25). Le travail de Philippe en Samarie ayant été achevé, et approuvé par la venue des apôtres, le texte raconte qu’un ange du Seigneur a appelé le diacre-évangéliste à se rendre du côté du midi, sur le chemin qui descend de Jérusalem à Gaza, celui qui est désert (v. 26). Une bien étrange invitation : après une évangélisation fructueuse auprès de la population d’une grande agglomération de la Samarie, Philippe est alors appelé à se rendre hors des villes, loin des foules, dans un endroit inhabité, sur une voie de circulation où il n’y a rien. Philippe aurait-il imaginé que ce chemin désert pût être un endroit favorable au témoignage et à la diffusion du message de l’Évangile ? Mais l’expérience de Philippe révèle que le message de l’Évangile s’applique n’importe où. Il est pertinent partout, même dans les endroits les plus improbables.
N’importe qui (v. 27)
Non seulement Philippe a été envoyé dans un endroit complètement improbable, mais de surcroît, il y est amené à rencontrer un personnage complètement improbable. C’est non sans une certaine surprise que le lecteur (comme Philippe sans doute) découvre cet eunuque éthiopien, personnage intrigant s’il en est (v. 27). Un étranger de pays et de culture, quelque peu excentrique, haut placé dans la société, et certainement très riche. Mais la leçon que le lecteur apprend à travers cet épisode singulier du ministère de Philippe, c’est que le message de l’Évangile s’adresse à n’importe qui. C’est un message qui est pertinent non seulement dans les endroits les plus improbables, mais aussi dans la vie des gens les plus improbables. Parmi toutes les personnes que l’on est amené à rencontrer, il n’y en a aucune qui soit trop différente, trop distante, trop intimidante, ou trop inconnue pour ne pas être, elle aussi, intimement concernée par le message de l’Évangile.
N’importe quand (v. 28, 29)
Mais Philippe ne se trouve pas seulement dans un endroit improbable, en compagnie d’un personnage improbable ; c’est aussi à un moment improbable ! Le texte raconte que l’eunuque, qui s’était rendu à Jérusalem pour adorer, s’en retournait, assis sur son char, en lisant le prophète Ésaïe (v. 28). L’Éthiopien retournait vers son pays, vers le sud depuis Jérusalem, sur ce fameux chemin désert entre Jérusalem et Gaza, ce qui signifie qu’il s’éloignait de Philippe, lui-même venant de la Samarie. L’eunuque s’éloignait de Philippe, qui plus est, dans un véhicule, tout en étant manifestement occupé à lire, mais qu’à cela ne tienne, Philippe l’a rattrapé, sans doute à pied, et n’a pas hésité à l’interrompre (v. 29, 30). Il a fallu que l’Esprit ordonne explicitement à Philippe de rattraper le char de l’Éthiopien, tellement le moment semblait, sans doute, défavorable au témoignage. Pourtant, il est manifeste ici que le message de l’Évangile, porté par Philippe et par tous les chrétiens, est pertinent n’importe où, pour n’importe qui, et n’importe quand.
Philippe aurait pu trouver, étant données les circonstances de cet épisode, beaucoup d’excuses pour ne pas témoigner auprès de ce personnage. Mais le Seigneur, par le biais de son ange, envoie son serviteur dans ce lieu désert, auprès de cet eunuque étrange, à un mauvais moment, sans doute pour montrer à Philippe, ainsi qu’au lecteur de ce texte, que le message de l’Évangile s’adresse même à la plus improbable des situations. L’excuse des « conditions pas vraiment favorables » n’est jamais possible. En ce qui concerne la diffusion de l’Évangile, les conditions défavorables n’existent pas, bien qu’il faille certes faire usage d’un certain degré de sensibilité selon les différentes situations dans lesquelles les croyants sont amenés à témoigner. Mais les conditions réellement défavorables au témoignage n’existent pas, et cela d’autant plus que les chrétiens sont équipés d’un bien meilleur outil qu’ils ne le pensent, cet outil étant la Bible elle-même.
2. Le plus universel des messages
Connaître la Bible (v. 30)
Il est remarquable de constater combien la Bible est au centre de ce récit de la rencontre entre Philippe et l’eunuque. Ce sont précisément les Écritures saintes qui constituent la passerelle entre ces deux personnages de cultures tellement différentes, Philippe d’un côté, le Juif helléniste converti au christianisme, fugitif depuis la persécution à Jérusalem, et cet eunuque éthiopien de l’autre côté, relativement puissant et riche, qui retourne tranquillement à son domicile et à son confort habituel (v. 30). La Bible, en effet, est un document de référence universel ; aujourd’hui plus que jamais, la Bible constitue le livre le plus lu, le plus diffusé, et le plus influent de l’histoire. La Bible est un point de contact pour l’humanité presque tout entière. Combien il est important, donc, de bien connaître les Écritures dans le cadre du témoignage chrétien. Philippe lui-même accourait vers le char pour le rattraper, et a immédiatement reconnu l’extrait des Écritures que l’eunuque lisait à voix haute.
Faire connaître la Bible (v. 31 – 33)
Il est essentiel, pour les croyants, témoins de Jésus-Christ, de bien connaître la Bible eux-mêmes. De constamment la lire et de la relire. Mais bien sûr, ça ne s’arrête pas là. Il faut aussi faire connaître la Bible. Philippe a ainsi été invité à monter sur le char pour aider l’eunuque à mieux connaître sa Bible (v. 31). Et voici Philippe et l’Éthiopien assis côte à côte, penchés sur l’Écriture, à lire ensemble ce passage du prophète Ésaïe (v. 32, 33). N’est-il pas important, dans le cadre du témoignage chrétien, non seulement pour les croyants de bien connaître la Bible personnellement, mais aussi de mettre publiquement le texte biblique en avant ? Il est certain en effet que la Bible constitue l’outil le plus efficace qui soit pour toucher les cœurs : La parole de Dieu est vivante et efficace, plus acérée qu’aucune épée à double tranchant ; elle pénètre jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; elle est juge des sentiments et des pensées du cœur (Hé 4 : 12).
S’appuyer sur la Bible (v. 34, 35)
En connaissant la Bible, et en la faisant connaître, le témoin de Jésus-Christ peut ensuite s’appuyer sur elle pour accomplir son travail d’évangélisation, comme Philippe le fait (v. 34, 35). Mais témoigner en s’appuyant sur la Bible, ce n’est pas débattre pour savoir si l’univers est vieux de dix mille ans ou de quinze milliards d’années ; ce n’est pas non plus démontrer le sens exact du grec dans tel ou tel verset ; ce n’est pas non plus argumenter en faveur d’une traduction contre une autre. Mais ce n’est qu’une chose : Philippe ouvrit la bouche et, commençant par ce texte, lui annonça la bonne nouvelle de Jésus (v. 35). Témoigner en s’appuyant sur les Écritures saintes, c’est annoncer Jésus. Toute la Bible, d’une façon ou d’une autre, pointe vers Jésus, Dieu le Fils, mort à la croix pour les péchés d’une multitude d’hommes, ressuscité, qui règne à la droite de Dieu le Père, et qui propose à chacun le salut par la foi en son nom.
La Bible est l’outil d’évangélisation par excellence. Le croyant, appelé à diffuser le message de l’Évangile, ne peut pas prétendre ne pas être suffisamment équipé pour le faire. La Bible est une « arme » puissante, universelle, et disponible. Il faut connaître les Écritures saintes, les faire connaître, et s’appuyer sur elles pour présenter la personne de Jésus : qui il est, ce qu’il a fait, et ce qu’il veut faire maintenant. En Occident, il est facile de se procurer la Parole de Dieu, et les occasions sont nombreuses de la lire et de la diffuser publiquement. Il ne faut pas négliger ce parfait outil pour le témoignage, mais plutôt suivre l’exemple de Philippe, qui emploie cet outil de manière tout à fait fructueuse pour annoncer le message de l’Évangile. Cet épisode montre donc que l’Évangile s’applique à la plus improbable des situations, et constitue le plus universel des messages, mais le récit se poursuit, en montrant que l’Évangile exige aussi la plus urgente des actions.
3. La plus urgente des actions
C’est une bonne nouvelle (v. 35, 36, 40)
Il n’y a pas que l’étymologie du mot qui indique que l’Évangile est une bonne nouvelle. Le message de l’Évangile constitue réellement, de par sa nature, une très bonne nouvelle ! C’est la réponse aux questions les plus existentielles qu’un homme puisse se poser, et la satisfaction de ses besoins les plus profonds. On dit aujourd’hui que dans le monde entier, il y a environ cent personnes qui meurent chaque minute ; quel investissement de la part des chrétiens le salut éternel de ces personnes mérite-t-il ? Il y a véritablement urgence en ce qui concerne la diffusion du message de l’Évangile. C’est le remède unique pour une maladie universelle. Philippe a annoncé à l’eunuque littéralement la bonne nouvelle de Jésus (v. 35). Ayant compris que c’était vraiment une bonne nouvelle, l’eunuque désire être baptisé sur-le-champ (v. 36). De la même façon, une fois l’eunuque converti et baptisé, Philippe ne s’est pas attardé à son côté mais il a repris le chemin, pressé lui aussi par l’urgence de la bonne nouvelle qu’il désirait faire connaître, et le texte dit qu’il évangélisa toutes les villes par lesquelles il passait jusqu’à son arrivée à Césarée (v. 40), c’est-à-dire, depuis Azot, sur un chemin d’une centaine de kilomètres de long.
Qui demande un engagement immédiat (v. 36 – 38)
Parce que le message de l’Évangile est véritablement une bonne nouvelle, il demande un engagement immédiat. L’eunuque a manifesté cet engagement par le baptême, mais avant cela, il l’a fait par une profession de foi, en disant : Je crois que Jésus-Christ est le Fils de Dieu (v. 37). Le message de l’Évangile, de par sa nature toujours, exige de l’auditeur qu’il se positionne par rapport à lui. Combien il est trompeur et dangereux de véhiculer l’impression que le message de l’Évangile est une simple connaissance intellectuelle à avoir. Parfois, le témoignage chrétien contribue à donner ce sentiment, alors qu’au cœur du message évangélique, il y a le fait que Jésus veut sauver les hommes d’une condamnation qui est bel et bien réelle. L’invitation de l’Évangile ne peut pas être remise à plus tard. L’eunuque voulait savoir ce qui l’empêchait de prendre position tout de suite ; Philippe lui a répondu qu’il lui suffisait de croire de tout son cœur (v. 37). Aussitôt, le char a été arrêté ainsi que tout autre projet ; tout est passé au second plan pour que l’eunuque concrétise son engagement par le baptême. Placer son entière confiance en Jésus et recevoir de lui le pardon des péchés et la vie éternelle, c’est quelque chose que n’importe qui peut faire, n’importe où et n’importe quand.
Et qui change la vie immédiatement (v. 39)
L’Évangile est une bonne nouvelle, donc, qui demande une réponse immédiate, mais il faut encore préciser que la portée du message de l’Évangile n’est pas seulement future. L’Évangile s’applique ici et maintenant ; son effet commence immédiatement. Cette certitude est magnifiquement illustrée par le fait que l’eunuque, une fois converti, est devenu joyeux (v. 39). Sa vie a été transformée ; certes, il n’a pas été instantanément transporté dans la présence glorieuse du Seigneur, il a plutôt poursuivi son chemin, mais déjà il n’était plus le même. L’Évangile est pertinent tout de suite. Jésus veut investir la vie des hommes tout de suite, et commencer à transformer les hommes à son image tout de suite. Il veut faire des êtres humains qui se convertissent à lui les hommes et les femmes qu’ils sont sensés être, et il veut commencer à le faire tout de suite. L’Évangile est une bonne nouvelle qui concerne le jour présent et pas seulement l’avenir. Le pardon des péchés est pour aujourd’hui, et la vie éternelle commence maintenant. On ne peut pas honnêtement remettre à plus tard le partage d’une telle bonne nouvelle, qui exige de la part des croyants le plus urgent des investissements, mais aussi de la part des destinataires la plus urgente des décisions.
Conclusion
Cet épisode de la rencontre de Philippe et de l’eunuque éthiopien en dit long sur la responsabilité qui incombe à tous les chrétiens de témoigner du Seigneur Jésus. Le message du texte est clair, même s’il est difficile à accepter : s’appliquant même à la plus improbable des situations, le plus universel des messages exige la plus urgente des actions. Il n’y a pas de conditions véritablement défavorables à l’annonce de l’Évangile. La Bible est un outil universel, suffisant et disponible pour présenter la personne et l’œuvre de Jésus. De par la nature de son message, la proclamation de l’Évangile ne peut pas être remise au lendemain. L’Apôtre Paul ajoute : La nécessité d’évangéliser m’est imposée. Malheur à moi si je n’évangélise ! (1 Co 9 : 16). Il faut imiter Philippe et saisir même la plus improbable des occasions pour témoigner du Seigneur Jésus, et si le croyant craint de le faire, il faut peut-être qu’il prie pour que Dieu lui impose des occasions qu’il ne pourra pas éviter. Il ne faut pas hésiter à aller au-devant des gens, même au prix d’un certain effort, comme Philippe l’a fait pour rattraper le char qui s’éloignait. Il faut identifier les excuses que l’on se donne, demander pardon à Dieu pour ce qui n’est rien de moins que de l’incrédulité ou de la désobéissance, et prier Dieu pour recevoir de lui une plus grande compassion pour les incroyants. Jésus est le remède à la plus mortelle des maladies, et on ne s’empresserait pas de l’annoncer à n’importe qui, n’importe où, et n’importe quand ? Que Dieu vienne en aide aux chrétiens pour qu’ils fassent de l’évangélisation, comme Philippe, un mode de vie.
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21.02.2006
Absence exceptionnelle du pasteur le dimanche 26 février
Pour une raison de force majeure, ce dimanche 26 février 2006, je serai exceptionnellement absent de Lyon. Le culte aura lieu néanmoins, à l’horaire habituel, c’est-à-dire à 10h30. Évidemment, le culte sera beaucoup plus simple et « décontracté » que d’habitude, mais l’absence du pasteur ne justifie en rien l’annulation des activités habituelles de l’église. Toutefois, veuillez noter que ce jeudi 23 février, l’étude biblique de 19h à l’église n’aura pas lieu. Je serai de retour à Lyon, et disponible, à partir du mercredi 1er mars.
Bonne semaine à toutes et à tous, et que Dieu vous garde.
Alex Sarran,
Pasteur
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20.02.2006
Croire avec raison
Introduction
Est-il vrai que pour croire en Dieu et en Jésus, il faut se suicider intellectuellement ? On a cette idée que la religion, c’est pour les faibles et les ignorants. On se dit que les chrétiens sont des gens qui ont renoncé à utiliser leur cerveau, parce qu’ils croient à des choses complètement absurdes, du genre que Jésus est né d’une vierge, qu’il est ressuscité, qu’il a accompli des miracles… Et puis les chrétiens, ils font des choses tout à fait irrationnelles, comme fermer les yeux et parler à quelqu’un d’invisible, croire que la Bible c’est la Parole de Dieu, et aller à l’église tous les dimanches matin au lieu de faire la grasse matinée comme n’importe quel être humain
équilibré ! L’idée que la religion entre en contradiction avec la raison, que pour croire il faut arrêter de penser, circule tellement autour de nous qu’on est tenté, même si on est chrétien, de croire que c’est vrai. Tout ce qu’on fait ou croit qui n’est pas « rationnel », on l’excuse en disant que c’est « spirituel ». En réalité, ce qu’on fait, c’est qu’on dissocie notre religion du reste de notre vie ; et soit on met notre cerveau au placard une bonne fois pour toutes, soit on le laisse au vestiaire le temps de nos pratiques religieuses, soit encore on subit ce que certains appelleraient un lavage de cerveau, pour nous permettre de vivre très confortablement dans l’illusion que ce qu’on croit est vrai alors qu’en réalité, c’est absurde, voire dangereux.
Faut-il mettre son cerveau au placard ?
Pour être chrétien, faut-il mettre son cerveau au placard ? Faut-il arrêter de penser, de réfléchir, d’utiliser notre raison et notre intelligence ? Est-il vrai que ce sont les ignorants, ou les faibles d’esprit, qui croient que Jésus est Dieu, qu’il est né d’une vierge, et qu’il est vraiment ressuscité après avoir été crucifié et enseveli ? Regardons autour de nous. Si les gens intelligents ne peuvent pas croire en Dieu, ça veut dire que 90% de la population du monde est bête. Si les gens sensés et éduqués ne peuvent pas croire que Jésus est Dieu, qu’il est né d’une vierge et qu’il est ressuscité des morts, ça veut dire que Jean-Sébastien Bach, le compositeur, Blaise Pascal, le philosophe, Shakespeare, le dramaturge, Dostoïevsky, l’écrivain, Rembrandt, le peintre, et Carl Lewis, l’athlète, sont tous des idiots ! Isaac Newton a découvert la loi de la gravité, ainsi que d’autres lois qui sont à la base de la science aujourd’hui, et il lisait la Bible tous les jours. C.S. Lewis a écrit la série de livres qui sont à l’origine du film Le Monde de Narnia, et il allait à l’église et il priait. Mika Hakkinen a été plusieurs fois champion
du monde de Formule 1 et il croyait en la résurrection de Jésus. Il ne faut pas croire qu’on ne peut pas être chrétien et intelligent. Beaucoup parmi les plus grands scientifiques et les plus grands philosophes dans l’histoire étaient chrétiens, et beaucoup le sont aujourd’hui aussi. Les textes de la Bible s’adressent à notre intelligence. La Bible contient des explications détaillées et logiques concernant Dieu, concernant Jésus, concernant la doctrine chrétienne, et la Bible n’appelle jamais à une foi aveugle ou à croire sans réfléchir. L’apôtre Pierre écrit aux chrétiens, Soyez toujours prêts à vous défendre contre quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous (1 Pi 3 : 15). La Bible ne nous invite pas à mettre notre cerveau au placard, mais plutôt à l’utiliser, et à l’utiliser beaucoup, et à l’utiliser même pour expliquer et défendre notre foi auprès des gens incrédules.
Faut-il laisser son cerveau au vestiaire ?
Vous me dites, Oui, mais ça se trouve, Newton mettait de côté ses facultés intellectuelles lorsqu’il allait à l’église, qu’il lisait la Bible et qu’il priait. Autrement dit, Newton, comme d’autres grands scientifiques chrétiens, aurait eu une espèce de double vie ; une vie intelligente et rationnelle d’un côté, une vie spirituelle et mystique de l’autre, qui n’a pas besoin d’être justifiée puisque le spirituel, c’est tellement subjectif et mystérieux. De cette façon, on peut passer du mode « scientifique » au mode « spirituel » sans aucun problème et croire à la fois à la science et à des choses contraires à la science, à condition qu’au moment de croire à des choses contraires à la science, on laisse son cerveau au vestiaire pour le récupérer après. Pratique. Mais qui a dit que la foi chrétienne était contraire à la science ? Prenons un exemple flagrant. La résurrection de Jésus. Bigre, en voilà une chose que les chrétiens croient et qui entre en contradiction avec beaucoup de lois scientifiques ! Est-ce que les morts ressuscitent ? Vous pourriez m’affirmer que cette peluche de Greg la grenouille peut prendre vie et devenir une vraie grenouille vivante ; moi, je vais me livrer à toutes les expériences possibles sur cette peluche, lui faire un massage cardiaque, des électrochocs et même du bouche à bouche et je vais en conclure que non, il est impossible que cette peluche devienne une vraie grenouille vivante. De la même façon, la science va se pencher sur un millier de cadavres, et leur injecter toutes sortes de substances, et leur faire une multitude de chocs électriques, et les cadavres vont rester des cadavres, et la science va conclure : un mort ne ressuscite pas. Mais interrogeons la science autrement : est-il possible à un mort de retrouver la vie ? La science, si elle est consciente de ses propres limites, va répondre (tenez-vous bien)… Je ne sais pas. Je m’explique. D’un point de vue théorique, la science n’entre pas en contradiction avec l’existence de Dieu, parce que logiquement, la science ne peut pas mesurer ce qui dépasse les limites de sa compétence. Et d’un point de vue théorique toujours, si Dieu existe, il a par définition le pouvoir d’accomplir des choses tout à fait étonnantes et improbables, qu’on qualifierait, de notre côté, de surnaturelles ou miraculeuses. La science dit donc, Je ne sais pas si Dieu existe, donc je ne sais pas s’il est possible à un mort de retrouver la vie. En tout cas, pour qu’un mort ressuscite, il faudrait que Dieu existe et qu’il le fasse lui-même. La science ne sait pas. Mais cela ne veut pas dire que c’est impossible. Alors posons la question autrement encore : Est-ce que Jésus de Nazareth est ressuscité après avoir été crucifié et enseveli ? La réponse de la science : Demande à ma copine, l’histoire. Nous avons établi qu’il est possible à un mort de retrouver la vie, à condition que Dieu existe et qu’il l’accomplisse lui-même. Alors la question de la résurrection de Jésus appartient en effet à l’histoire et non à la science. Certes, ce n’est pas courant de voir un mort ressusciter, mais, concernant Jésus, est-ce que ça s’est produit ?
Faut-il subir un lavage de cerveau ?
Vous me dites, Ah, mais c’est trop facile ! Moi aussi, alors, je peux manipuler les gens et leur faire croire n’importe quoi puisque, à condition que Dieu existe, n’importe quoi peut arriver. Vous pourriez par
exemple développer le culte de Greg la grenouille, en enseignant aux gens qu’autrefois, cette peluche était une vraie grenouille, qu’elle a accompli des miracles, qu’elle est morte et ressuscitée, et qu’elle a aujourd’hui le pouvoir de transformer votre vie et de vous donner la paix et la joie que vous recherchez tant. Bon. Il me semble important de savoir si ce que vous me dites est vrai. Alors j’interroge l’histoire : est-ce que cette grenouille a existé, si oui, est-ce qu’elle a accompli des miracles, et est-ce qu’elle est ressuscitée des morts ? Quels sont les outils de l’histoire pour me répondre ? Elle va essayer de confirmer cette thèse d’abord par des témoignages oraux, par exemple de gens qui ont côtoyé Greg et qui l’ont peut-être vu accomplir des miracles. Si ça ne marche pas, l’histoire va peut-être me fournir des témoignages écrits, par exemple des articles dans des journaux de l’époque qui racontent les miracles de Greg et éventuellement sa résurrection… Si ça ne marche toujours pas, alors l’histoire peut essayer de me fournir des éléments matériels du passage sur terre de Greg, comme les lieux de sa naissance et de sa mort, des objets qui lui ont appartenu… Mais déjà, si personne n’a jamais entendu parler de lui, il y a de très faibles chances que ce que vous m’avez affirmé concernant Greg la grenouille soit véridique. Par contre, en appliquant la même méthode à Jésus, les éléments historiques qui témoignent, entre autres, de sa naissance, de ses miracles et de sa résurrection, sont tellement importants qu’on peut croire ces choses de façon tout à fait objective et intelligente, sans subir un lavage de cerveau. Quand on est chrétien, on ne croit pas n’importe quoi, mais on croit, de manière intelligente, à des choses qui sont attestées par l’histoire.
Conclusion
Mais concernant Greg la grenouille, il y a quand même un élément qui m’interpelle. Vous m’avez dit que Greg pouvait m’apporter la paix et la joie que je recherche. Ça, c’est un argument très fort pour moi. Et on entend dire la même chose de Jésus… Mais c’est tellement subjectif… comment savoir si c’est vrai ? Une impression subjective est toujours liée à une réalité objective. Par exemple, la sauce au piment de mes amis brésiliens, c’est
une réalité objective ; quand je la mange, elle suscite en moi l’impression subjective que j’ai la bouche en feu. Est-ce que c’est vrai ? Et bien je vais faire goûter cette sauce à mille personnes et voir combien me disent la même chose concernant l’impression subjective que leur suscite cette réalité objective. Et je pourrai établir, presque en certitude, que cette sauce au piment est réellement piquante. Concernant Greg, combien de personnes peuvent me dire qu’à eux aussi, Greg leur a donné la paix et la joie qu’ils recherchaient ? Pas grand’ monde. Je n’ai pas de raisons de croire que Greg est vivant et qu’il a la puissance de transformer ma vie. Et concernant Jésus ? La réponse est : des millions et des millions de personnes témoignent d’un changement de vie, et de la paix et de la joie uniques que Jésus leur a procurées. Lavage de cerveau ? Peut-être… Mais si des millions de personnes, d’époques, de cultures, de langues, d’éducations différentes rendent quasiment tous le même témoignage de la puissance de Jésus dans leur vie, je préfère croire, personnellement, et en toute logique, que cette impression subjective est bel et bien liée à une réalité objective, la réalité d’un Jésus qui est ressuscité et vivant aujourd’hui, et qui s’intéresse à nous, et qui veut nous faire connaître la paix et la joie que nous recherchons tant, à travers une relation vivante et personnelle avec Dieu. Et pour ça, il n’y a pas besoin de mettre son cerveau au placard, ou au vestiaire, ou au lavage, mais il suffit de croire, avec intelligence, à Jésus, et à ce qu’il a accompli à la croix pour nous, et de placer en lui toute notre confiance.
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13.02.2006
La Vérité n'est pas ailleurs
Préambule
Il n’y a pas longtemps, Greg la grenouille (notre mascotte) m’a raconté l’histoire de son cousin Gégé. Un jour, tandis qu’il se prélassait dans le petit marécage familial, Gégé s’est fait attraper par un cuisinier français, très friand des cuisses de grenouille. Une fois dans sa cuisine, le chef a mis Gégé dans une casserole remplie d’eau. « Ah », se dit Gégé, « me revoilà dans un marécage, certes un peu plus petit, mais agréable quand même. Il est gentil ce monsieur, sans doute veut-il faire de moi son animal de compagnie ». Peu après, le cuisinier a allumé le gaz sous la casserole, et très lentement, l’eau a commencé à se réchauffer. Mais Gégé ne s’est aperçu de rien, parce que les grenouilles sont faites de telle sorte que la température de leur corps peut varier et s’adapter en fonction de la température ambiante. Au fur et à mesure que la température de l’eau montait, la température du sang et du corps de Gégé montait également, sans que Gégé ne s’en rende compte et sans qu’il ne puisse deviner que l’eau dans laquelle il était si confortablement plongé était en fait en train de le cuire ! Lorsque Gégé s’est rendu compte qu’il ne pouvait plus bouger ni respirer, il était trop tard. Gégé a fini dans l’estomac du cuisinier, parce qu’il s’est habitué à une situation trompeuse, et parce qu’il n’a pas su déceler le danger qui l’entourait. Quand Greg m’a raconté cette histoire, je me suis dit, « Finalement, on n’est pas si différent des grenouilles, nous, les êtres humains ». Dans notre société, on est plongé dans un environnement où il y a toutes sortes d’idées qui circulent. Et on est fait de telle sorte qu’on s’adapte facilement aux idées qui nous entourent. Le problème, c’est que parfois, il y a des idées fausses et trompeuses qui circulent et qui parviennent à nos oreilles, à travers la télé, à travers l’école, à travers les amis, et pour ne pas finir comme Gégé, dans l’estomac d’un cuisinier gourmand, il faut qu’on se méfie de l’eau dans laquelle on est plongé. Il y a quand même des sujets sur lesquels il vaut mieux ne pas se tromper : le sens de ma vie, l’existence de Dieu, la relation de Dieu avec les hommes, la vie après la mort, etc. Quand on considère l’importance de ces questions-là, il faut ni les ignorer, ni croire la première philosophie venue, ni adhérer aveuglément aux idées les plus répandues, mais il vaut mieux se munir d’un thermomètre et prendre la température de l’eau, pour ne pas se laisser piéger et bouillir, inconsciemment, jusqu’à la mort.
Introduction
Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais le mot « vérité » est un mot qui fait grincer des dents aujourd’hui. Imaginez que quelqu’un vous aborde dans la rue et vous dise, « Je connais la vérité ! ». Vous le regarderiez sans doute bizarrement en vous disant, « Qu’est-ce qu’il me veut cet illuminé », et puis vous lui répondriez sans doute, « Ouais, c’est ça, t’emballe pas mon vieux ». Connaître la vérité, en voilà une prétention ! Cette idée est dérangeante parce que la vérité, c’est par définition quelque chose d’absolu, avec laquelle on ne peut pas discuter, et donc, qui concerne tout le monde, vous y compris. L’idée de la vérité est dérangeante aussi, parce qu’elle implique l’idée d’erreur. Si quelqu’un connaît la vérité, je ne sais pas si j’ai envie qu’il me la dise, parce que ça veut dire que je vais peut-être découvrir que je suis dans l’erreur. Et nous, les êtres humains, on n’est pas très disposé à reconnaître nos erreurs. En tout cas, ce n’est pas quelque chose qu’on aime faire. Alors, pour éviter d’être confronté à cette difficile question de la vérité, on a inventé deux stratagèmes. Le premier, très simple, consiste à dire qu’il est impossible pour nous de connaître la vérité. La vérité existe, c’est une idée
raisonnable, mais la vérité… est toujours ailleurs. Le deuxième stratagème est un peu plus subtil ; il consiste à dire que la vérité n’existe pas. Il n’y a pas de vérité absolue, mais tout est relatif, autrement dit, la vérité dépend des circonstances particulières comme la culture, l’époque, l’éducation… « Ce qui est vrai pour toi… n’est pas forcément vrai pour moi ».
Y a-t-il un absolu ?
Alors a-t-on raison de dire que le plancher des uns, c’est le plafond des autres ? A-t-on raison de dire que « tout est relatif » ? Quand j’étais jeune, j’avais envie de dire à mes parents ou à mes profs (surtout à la surveillante), « Non mais, de quel droit vous voulez me dire à moi ce qui est bien et ce qui est pas bien ? Vos règles ont peut-être été bonnes à votre époque, mais on vit à une époque différente aujourd’hui. Vous ne pouvez pas me faire la morale, vous ne savez pas ce que c’est que d’être un ado au XXème siècle ! ». Une excellente remarque, non ? C’est vrai, après tout, qui c’est qui définit ce qui est bien et ce qui est mal ? Est-ce que le bien et le mal sont des choses relatives, variables, qu’il faut actualiser, qu’il faut mettre à jour comme un logiciel informatique ? « Des mises à jour sont prêtes pour votre sens moral. Pour télécharger ces mises à jour, cliquer
sur Suivant ». Disons que je vis avec la version Windows XP du sens moral et vous avec la version Windows 2000, et que ma version m’autorise à me droguer, à battre ma femme tous les soirs, et à tuer les étrangers dans mon quartier. Qui peut me condamner s’il n’y a pas de référence absolue en matière de sens moral ? Qui serait en position de me dire, « c’est mal, ce que tu fais » ? Même si le bien et le mal devaient être définis de façon démocratique, on obtiendrait quand même la torture, les génocides et l’esclavagisme. La Bible dit, Telle voie paraît droite pour un homme, mais à la fin, c’est la voie de la mort (Pr 14 : 12). Pour qu’il y ait de l’ordre sur terre, il faut bien qu’il y ait un absolu, quelque chose d’immuable et d’universel. Autrefois on appelait ça « la loi de la nature ». On n’avait pas besoin d’un doctorat pour savoir que tuer son voisin parce qu’il est moche, c’est mal, un point c’est tout. En ce qui concerne le bien et le mal, il y a un absolu, et cet absolu, nous dit la Bible, se trouve en Dieu. C’est lui qui définit, et qui a défini une fois pour toutes, ce qui est bien et ce qui est mal (Ro 12).
Les religions sont-elles toutes égales ?
Alors admettons. Il y a des absolus, et ces absolus se trouvent en Dieu. C’est lui qui a créé tout ce qui existe, c’est lui qui a établi toutes les lois de la nature (de sa création), et c’est lui aussi, qui a établi ce qui est bien et ce qui est mal. Mais Dieu est si lointain ! Comment le connaître ? Comment apprendre de lui ce qu’est la vérité ? Comment des gens peuvent-ils un jour prétendre connaître la vérité, si la vérité est si lointaine ? Les hommes sont tellement faillibles et limités, que forcément, la vérité doit toujours être ailleurs… Sans doute avez-vous déjà entendu des gens dire, « Bah, toutes les religions sont pareilles ; musulmans, chrétiens, Juifs, bouddhistes, on est tous des frères, on essaie tous de rejoindre Dieu, seulement on le fait par des chemins différents ; alors il faut être tolérants les uns avec les autres ; comment prétendre que le chemin chrétien est le seul chemin, et pourquoi pas le chemin musulman ? ». Le problème, c’est que si on croit dans la notion de vérité, on croit nécessairement que la vérité est absolue, unique, exclusive, et il nous faut constater qu’il y a entre les grandes religions des contradictions de taille ! Par exemple, la Bible dit que Jésus est Dieu le Fils tandis que le Coran dit qu’il est un prophète, et la tradition juive dit qu’il est un imposteur. On ne peut pas dire que tout le monde a raison ! Vous imaginez les hommes qui comparaissent devant Dieu pour être jugés, à la fin des temps, et Dieu qui est assis sur son trône devant la porte du ciel, et qui regarde tout le monde, et qui voit les nazis, et les terroristes, et les pédophiles, et les meurtriers, et tous les gens qui ont persécuté les chrétiens, et qu’il hausse les épaules et qui dit, « Bah, c’est pas grave, vous avez tous été sincères… entrez donc ! ». Jésus a dit, Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi (Jn 14 : 6). Tout le monde cherche Dieu, sans doute, mais tout le monde ne le cherche pas au bon endroit. Tout le monde croit que sa religion est le bon chemin, mais les chemins ne sont pas tous bons.
La foi est-elle subjective ?
La vérité existe, et Dieu a voulu la révéler aux hommes. Jésus lui-même a dit, Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres (Jn 8 : 32). Mais voici pourquoi le rapport du christianisme à la notion de vérité est radicalement différent de toute autre religion : dans la Bible, la vérité ce n’est pas un ensemble de connaissances, ce n’est pas un système religieux, ce n’est pas un ensemble de règles morales, mais la vérité… est une personne. Je suis la vérité, a dit Jésus. Dieu a voulu faire connaître la vérité aux hommes, en personne ! Ce qui signifie que l’on ne peut connaître la vérité que par une relation personnelle avec Jésus. Il y a des gens qui disent, « Peu importe ce qu’on croit, ce qui est important, c’est de croire, c’est d’être sincère, c’est d’avoir la foi ! Les Juifs, les musulmans, les hindous, les humanistes, ils ont tous foi en quelque chose, comme toi ! Ils ne sont pas différents de toi ! ». Oui, mais ce qui est important, ce n’est pas la foi… ce n’est pas non plus la quantité de foi… mais c’est l’objet de la foi ! De tout mon cœur, je peux espérer, et même croire
sincèrement, que cette guitare va me faire du café comme une machine Senséo, mais si ce n’est pas une machine Senséo, je n’obtiendrai pas un bon petit cappuccino pour autant ! Si je faisais de cette peluche un dieu et que je me prosterne devant elle en la suppliant de tout mon cœur avec toute la foi du monde, « Greg, je t’en prie, sauve-moi de mon péché ! Délivre-moi ! », cela ne la rendrait pas pour autant capable de le faire. Ce qui est important, ce n’est pas d’avoir la foi, mais c’est d’avoir foi dans la bonne chose. Ce n’est pas de croire, mais de croire la vérité.
Conclusion
Si on croit en Dieu, on croit forcément qu’il y a une vérité. La Bible dit qu’il est possible de connaître la vérité. Jésus a dit à ses disciples, Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres (Jn 8 : 32). Il leur a dit ensuite, Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi (Jn 14 : 6). Dieu veut faire connaître la vérité aux hommes, en personne, à travers la relation personnelle qu’on peut avoir avec Jésus. On peut dire qu’on connaît la vérité si on connaît Jésus. Ce n’est pas dire qu’on détient la vérité, mais qu’on connaît celui qui est la vérité. La Bible dit que c’est en Jésus que sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance (Co 2 : 3). Connaître Jésus personnellement, c’est connaître la vérité, c’est être libre, c’est être vivant, et c’est être sur le chemin, le seul, qui nous fait connaître Dieu. C’est pourquoi la Bible dit, Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé (Ac 16 : 31). La Bible ne dit pas de croire en Greg la grenouille, ou en un Dieu lointain, ou en l’argent, ou en l’homme, ou en la nature, mais de croire en Jésus. Parce que la vérité n’est pas ailleurs.
NB
Comment peut-on connaître Jésus personnellement ? C’est très simple. La Bible dit que Jésus est ressuscité des morts, et qu’il est monté au ciel pour régner sur la création. Ca veut dire qu’il est vivant et qu’il nous connaît, chacun, individuellement. Si on souhaite connaître une relation personnelle avec lui, il suffit de le lui dire, sincèrement, dans le secret de son cœur. Où qu’on soit et n’importe quand, on peut prier silencieusement et lui dire, « Seigneur Jésus, je reconnais que tu es le chemin, la vérité et la vie. Dès aujourd’hui je voudrais emprunter ce chemin unique que tu as ouvert en mourant sur la croix à ma place, pour que je puisse être pardonné pour mes fautes et pour que je puisse être avec toi pour toujours. C’est pourquoi je te cède entièrement ma vie, et je te demande de m’aider chaque jour à mieux te connaître et à marcher plus près de toi ».
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30.01.2006
Qui est Jésus ?
Introduction
La dernière fois on a parlé des raisons pour lesquelles non seulement on peut croire la Bible, mais aussi pour lesquelles on devrait croire la Bible. On a parlé notamment de la place unique et centrale qu’occupe la Bible dans l’histoire du monde. On a aussi dit qu’au cœur de ce livre il y a un personnage, le personnage de Jésus. La Bible dit beaucoup de choses au sujet de Jésus. La Bible raconte notamment l’histoire de Jésus, à la manière d’une biographie, à travers les Évangiles. Le personnage de Jésus est au cœur de ce document exceptionnel qu’est la Bible, mais Jésus occupe aussi lui-même une place particulièrement importante dans l’histoire du monde ! Un tiers de la population du monde se dit « chrétien », c’est-à-dire porte le nom de Jésus-Christ. L’année 2005, c’est l’année 2005 après
Jésus-Christ. Noël, c’est la commémoration de la naissance de Jésus. Y a-t-il un personnage dans l’histoire du monde qui mériterait plus notre attention que Jésus ? Si je cherche des réponses à mes questions, peut-être que je devrais commencer par consulter le plus important document du monde, la Bible, et m’intéresser au plus important personnage de l’histoire, Jésus. Alors la première question qu’on peut se poser concernant Jésus, c’est Qui est-il ?
Jésus a-t-il existé ?
Mais avant de se poser la question de l’identité de Jésus, peut-être devrait-on d’abord se demander si Jésus a vraiment existé. Il arrive que des personnes pensent que Jésus n’a pas vraiment existé, ou s’il a existé, que ce qu’on raconte sur lui n’a pas vraiment eu lieu. Si on refuse malgré tout de se baser sur la Bible (dont la valeur historique et l’authenticité sont largement établies) pour croire que Jésus a vraiment existé, alors on sera peut-être surpris de voir que les historiens antiques, même non-chrétiens, parlent aussi de Jésus. Des écrivains romains, grecs et Juifs des tout premiers siècles mentionnent Jésus dans leurs livres, en disant de lui qu’il est le fondateur du christianisme. Exemple. Vers l’an 100, Tacitus (historien romain de renom) écrit : Néron accusa les gens qu’on appelle chrétiens, et qu’on haïssait, d’être responsables des incendies de Rome, et il les
châtia avec les tortures les plus horribles. Christus, le fondateur du nom [chrétiens], fut mis à mort par Ponce Pilate, le procurateur de la Judée sous le règne de Tibère : mais la superstition pernicieuse [le christianisme], réprimée pour un temps, apparut de nouveau, et non seulement dans la Judée où les problèmes avaient commencé, mais aussi dans la ville de Rome. En fait il n’y a personne aujourd’hui parmi les historiens, qui ne croit pas que Jésus ait existé. Alors certains se mettent à dire que ce qu’on raconte à son sujet est largement légendaire : les choses qu’il a dites et qu’il a faites. Mais les textes qui nous rapportent ces choses ont été écrits du vivant des gens qui ont été les témoins de ces choses. Alors si ces choses n’étaient pas vraies, ce serait comme si j’écrivais un livre où je raconte que François Mitterrand disait être Dieu, qu’il guérissait les malades et qu’il était ressuscité des morts. Ne croyez-vous pas que mes thèses seraient rapidement réfutées et qu’elles n’auraient aucune chance de survivre dans l’histoire ?
Que disait Jésus à propos de qui il est ?
On peut donc se pencher avec confiance sur les textes bibliques qui nous parlent de Jésus, en tout cas ceux qui nous racontent sa vie. Les gens font généralement une fixation sur ce que les textes prétendent que Jésus a fait (être né d’une vierge, avoir accompli des miracles, être ressuscité des morts), et comme ils se disent que ce n’est pas possible, ils rejettent tout en bloc, et ils ne font pas attention à ce que Jésus a dit. Mais il est important, avant de regarder ce que Jésus a fait, de regarder ce qu’il a dit. Et en effet, dans la Bible, il est dit un truc étonnant : ce n’est pas à cause de ce que Jésus a fait que les gens ont voulu le faire mourir, mais plutôt à cause de ce qu’il a dit, et tout particulièrement à cause de ce qu’il a dit au sujet de qui il était. Voilà vraiment ce qui a dérangé les gens à son époque. Les Juifs ramassèrent des pierres pour le lapider. Jésus leur dit : je vous ai fait voir beaucoup d’œuvres bonnes venant du Père. Pour laquelle des ces œuvres me lapidez-vous ? Les Juifs lui répondirent : ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous te lapidons, mais pour un blasphème, et parce que toi, qui es un homme, tu te fais Dieu (Jean 10 : 31 – 33). Ce qui a vraiment dérangé, c’est que Jésus prétendait être Dieu. En voilà une affirmation ! Saviez-vous que parmi tous les gens qui ont été des grands
dirigeants religieux ou les fondateurs d’une religion, comme Moïse, Mahomet ou Bouddha, aucun n’a jamais prétendu être Dieu lui-même ? C’est une affirmation tellement folle que jamais personne ne pourrait espérer être pris au sérieux. Pourtant, c’est l’affirmation de Jésus, et c’est pour cela qu’il a été mis à mort. Cette affirmation, venant du personnage le plus important de l’histoire, mérite bien d’être examinée, et on a plutôt intérêt à se positionner par rapport à une telle idée.
Était-il un menteur ?
Quel genre de personne pourrait affirmer une chose pareille ? Il n’y a pas trente-six possibilités. Soit Jésus a affirmé cela en sachant très bien que ce n’était pas vrai ; soit il l’a affirmé en étant convaincu que c’était vrai alors qu’il se trompait ; soit il l’a affirmé et c’était bien le cas. Si Jésus a affirmé être le Fils de Dieu en sachant très bien que ce n’était pas vrai, ça voudrait dire que Jésus était un menteur. Mais si c’était le cas, ça poserait deux problèmes. D’abord, il y aurait une grande contradiction entre son rôle de menteur et le fait que Jésus a été par ailleurs quelqu’un de moralement remarquable. Les gens qui ne croient pas que Jésus est Dieu, croient néanmoins, généralement, qu’il a été un grand homme, d’une grande vertu, avec un enseignement moral d’une très grande valeur, ou un grand prophète. Mais comment croire cela, et croire en même temps que Jésus a trompé tout le monde avec le plus grand mensonge de tous les temps, pire même, le plus grand blasphème pour le Juif qu’était Jésus. Ensuite, il faudrait qu’on se demande pourquoi Jésus aurait voulu affirmer être Dieu ; quel intérêt y avait-il pour lui d’affirmer cela ? Ca ne l’a pas enrichi, ça ne lui a pas attribué un grand pouvoir politique, mais au contraire, ça ne lui a attiré que des ennuis ! Quel escroc pousserait son mensonge jusqu’à la torture et la mort, tandis qu’il n’a aucun intérêt à en tirer ? Ce serait comme si je me rendais à la police pour avouer un crime que je n’ai pas commis.
Était-il fou ?
Si Jésus affirmait être le Fils de Dieu, que ce n’était pas vrai mais qu’il a continué de l’affirmer tandis qu’on voulait le condamner à mort précisément à cause de cela, ça voudrait dire qu’il n’était pas vraiment un menteur, mais plutôt un fou. Un mégalomane sincère, qui souffrait vraiment d’un trouble de la personnalité. Ca expliquerait pourquoi il est resté tellement convaincu qu’il était Dieu, même jusqu’à la mort. Mais ça soulève un autre problème. En-dehors de la question de son identité, Jésus ne présente aucune autre caractéristique de quelqu’un de mentalement dérangé. On ne peut pas lire l’histoire de Jésus et le diagnostiquer comme étant
atteint de schizophrénie. Un fou n’aurait pas pu donner un enseignement aussi riche et ordonné. Un fou n’aurait sûrement pas pu entraîner des foules à sa suite, mais il aurait été considéré comme un marginal, quelqu’un de bizarre au moins. Au contraire, non seulement des foules le suivaient et étaient captivées par sa prestance et le contenu de son enseignement, mais des gens après lui ont été près à mourir eux aussi pour cet enseignement. Un jour, quand l’Église chrétienne était toute petite, les responsables Juifs se demandaient ce qu’ils devaient faire par rapport à l’enseignement de Jésus qui se propageait de plus en plus. Et un des responsables a dit : Il n’y a pas longtemps que se leva Theudas, qui se disait quelqu’un, et auquel se rallièrent environ 400 hommes ; il fut tué, et tous ceux qui lui obéissaient furent mis en déroute, et il n’en resta rien. Après lui, se leva Judas le Galiléen… et il entraîna du monde à sa suite ; il périt aussi, et tous ceux qui lui obéissaient furent dispersés… Si cette entreprise-ci ou cette œuvre-ci vient des hommes, elle se détruira, mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas les détruire (Actes 5 : 36 – 39). Peut-on vraiment croire que l’homme le plus influent de l’histoire du monde était dérangé mentalement ?
Était-il Dieu le Fils ?
Il ne reste plus qu’une possibilité. Et cette possibilité, choquante, bouleversante, dérangeante, difficile à accepter, c’est que Jésus avait raison lorsqu’il se présentait comme étant le Fils de Dieu, Dieu lui-même sous la forme d’un homme. Jésus a dit un jour : Moi et le Père, nous sommes un (Jean 10 : 30). Comment peut-on encore valider cette hypothèse ? Si Dieu s’était fait homme, il aurait été l’homme parfait, il n’aurait jamais commis de péché ; et Jésus est la seule personne dont on peut dire cela. Les gens qui l’ont côtoyé (de près !) ont écrit plus tard : Il n’a pas commis de péché, et dans sa bouche il ne s’est pas trouvé de fraude (1 Pierre 2 : 22), Il n’y a pas de péché en lui (1 Jean 3 : 5), Il n’a pas connu le péché (2 Corinthiens 5 : 21). Si Dieu s’était fait homme, il aurait pu maîtriser les forces de la nature ; et la Bible raconte comment Jésus a calmé la tempête (Marc 4 : 39), comment il a transformé de l’eau en vin (Jean 2 : 1 – 11), comment il a ressuscité Lazare (Jean 11), comment il a guérit des paralytiques, des lépreux et des aveugles, et accompli bien d’autres miracles encore… C’est pour cela que Jésus a dit à un moment donné, concernant son
affirmation d’être le Fils de Dieu : Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas ! Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez au moins à ces œuvres, afin de savoir et de reconnaître que le Père est en moi, et moi dans le Père (Jean 10 : 37, 38). Enfin si Dieu s’était fait homme, même la mort n’aurait pas pu le vaincre ; et la Bible raconte que Jésus est ressuscité, après pourtant avoir été tué et enseveli.
Conclusion
La dernière fois, on a vu toutes sortes de raisons objectives pour lesquelles on peut affirmer que la Bible est un document authentique et parfaitement digne de confiance, et que non seulement on peut croire la Bible, mais on devrait croire la Bible, ou du moins s’y intéresser si l’on cherche à trouver des réponses aux questions les plus sérieuses de la vie : qui je suis, d’où je viens, où je vais, est-ce que Dieu existe, s’il existe, qui est-il, comment est-il, qu’attend-il de moi ? Et qui est ce personnage de Jésus, qui occupe la place centrale dans la Bible, qui est si intriguant, et tellement important dans l’histoire du monde ? Si la Bible est digne de confiance, on peut la croire lorsqu’elle raconte l’histoire de Jésus. Et sur la base de ce document historique et digne de confiance, on a toutes les raisons de croire Jésus lorsqu’il se présente comme étant le Fils de Dieu, parce que c’est la plus vraisemblable des alternatives. Jésus n’est pas un mythe ou une légende ; il n’est pas un menteur ou un démon ; il n’est pas illuminé ou mentalement dérangé ; alors, que peut-il être d’autre que ce qu’il prétend être : le Fils de Dieu, Dieu le Fils, Dieu lui-même sous la forme d’un homme, né d’une vierge à Bethléhem il y a deux mille ans,
venu dans le monde pour se révéler à nous et pour ouvrir pour nous un chemin auprès de lui-même, un chemin que personne d’autre n’aurait jamais pu ouvrir à sa place ? Alors la question qui se pose à nous aujourd’hui, c’est la même que Jésus a posée à ses disciples un jour, après leur avoir demandé ce que les gens disaient à son sujet : Mais vous, qui dites-vous que je suis (Matthieu 16 : 15) ? La réponse que nous donnons chacun à cette question va déterminer la façon dont nous allons ensuite considérer tout l’enseignement de Jésus et toutes les choses qu’il a accomplies.
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29.01.2006
Peut-on croire la Bible ?
Introduction
Nous, les êtres humains, on est en quête de réponses. Depuis notre plus jeune âge, on a des questions… Maman, comment on fait les bébés ? Papa, ça veut dire quoi qu’elle est partie au ciel, mamie ? On se pose des questions sur d’où on vient, et où on va. Et toute notre vie, ces questions ne nous lâchent pas. Par contre, comme on sent bien qu’on ne peut pas vivre toute notre vie dans le doute, on se donne des réponses plus ou moins satisfaisantes à ces questions, à travers l’éducation qu’on reçoit, les amis qu’on fréquente, la religion dans laquelle on grandit… Je dis, des réponses plus ou moins satisfaisantes, parce que souvent, on ne sait pas trop sur quoi ces réponses reposent. Mes parents m’ont toujours dis ça… mais d’où est-ce qu’ils le tiennent ? Mes amis croient tous ça… mais est-ce qu’ils sont vraiment dignes de confiance ? Mon curé a toujours raconté ça, au catéchisme… mais pourquoi est-ce que je devrais le croire ? En fait, la question qu’on devrait se poser, c’est : vers quelle source d’informations est-ce qu’on peut se tourner, ou plutôt, devrait-on se tourner, pour trouver des réponses vraiment dignes de confiance à nos questions ? Je ne vais pas faire durer le suspense… il est évident que pour moi, la Bible constitue un document d’une valeur exceptionnelle et d’une importance inégalée en ce qui concerne les réponses aux questions les plus sérieuses de la vie. Et je voudrais vous montrer aujourd’hui non seulement pourquoi on peut croire la Bible, mais aussi pourquoi on devrait croire la Bible.
Une distribution unique
La Bible, avant tout, c’est un livre qui a été distribué dans des quantités faramineuses depuis plusieurs siècles. Depuis qu’on peut acheter des Bibles, la Bible a été vendue à plusieurs milliards d’exemplaires, ce qui dépasse de loin tous les best-sellers les plus populaires de toute l’histoire de la littérature. La Bible, pour être ainsi diffusée, a été traduite dans combien de langues, d’après vous : 50, 100, 200… ? Non, elle a été traduite, au
moins en partie, en plus de 2,200 langues, ce qui couvre plus de 90% de la population du monde. La Bible est de loin le document qui a été le plus diffusé dans le monde. Ne serait-ce que de ce point de vue-là, on peut dire objectivement que la Bible est un document absolument unique, une des pièces les plus prestigieuses du patrimoine de l’humanité, et qu’elle mérite au moins, à ce titre, un petit peu notre attention.
Une influence unique
La Bible étant un document unique dans sa distribution, il est normal et logique qu’elle soit aussi un document unique dans son influence sur le monde. La Bible a eu une influence exceptionnelle, notamment sur la culture, et tout particulièrement, sur la culture occidentale. Saviez-vous que si on détruisait toutes les Bibles de l’agglomération lyonnaise, on pourrait presque entièrement la reconstituer uniquement à partir des autres livres
(de la bibliothèque de la Part-Dieu, par exemple) qui la citent ? La Bible a été une source inépuisable d’inspiration pour tous les types d’artistes au cours de l’histoire : les poètes, les sculpteurs, les peintres, les compositeurs, les cinéastes… La Bible nous a même légué nos agendas, puisque le numéro de l’année se réfère à la naissance de Jésus, et la semaine de sept jours se réfère aux sept jours de la création du monde. Sans parler des jours fériés : Noël, Pâques, l’Ascension, Pentecôte. Objectivement, la Bible constitue le document qui a non seulement été le plus diffusé, mais qui a eu aussi le plus d’influence dans l’histoire du monde.
Une conservation unique
À partir de ce constat, on peut être tout-à-fait étonné d’apprendre que la Bible est aussi le document dans l’histoire du monde, qui a été le plus critiqué, le plus détesté, le plus ridiculisé. La Bible a été un objet de persécution dans bien des cultures et à bien des époques. Ça a commencé avec les Romains, au cours des premiers siècles… et ça se poursuit encore aujourd’hui sous certains régimes totalitaires d’extrême gauche ou certains régimes islamistes, où il est interdit de posséder une Bible. Même en France, peu après la Révolution, on a cherché à faire disparaître la Bible de la société. Malgré tout cela, la Bible a survécu, et elle se porte bien aujourd’hui. La Bible a survécu aux attaques les plus virulentes et les plus méthodiques ; elle a aussi survécu à l’épreuve terrible du temps. À l’époque où les textes de la Bible ont été écrits (pour certains, il y a plus de 3,000 ans), il n’y avait pas d’imprimeries, pas d’ordinateurs, pas de disques durs de 180 Go pour conserver les textes, alors il y avait des gens dont le seul travail était de recopier, à la main, tous les écrits qu’on voulait conserver ou diffuser. Les copies les plus anciennes que l’on possède aujourd’hui de certains textes de la Bible datent de
plusieurs siècles après que les originaux ont été écrits, et on pourrait se demander si, avec le temps, les textes n’ont pas été modifiés. Mais on a découvert il n’y a pas si longtemps tout un stock de manuscrits dans une grotte près de la Mer Morte (Qumran), y compris des copies de certains textes bibliques, datant de plusieurs siècles avant les copies qu’on possédait, et on s’est vite rendu compte que les deux exemplaires, pourtant séparés de plusieurs siècles, ne comportaient quasiment pas de différences. Ainsi on a pu constater le soin très particulier avec lequel ces re-copieurs de textes exerçaient leur travail. D’un point de vue archéologique en tout cas, l’authenticité des textes bibliques est établie avec largement plus de certitude que tous les autres textes antiques. La Bible est donc un document dont la conservation au cours des âges, malgré l’épreuve du temps, et même au travers de la persécution, a été tout-à-fait unique.
Une harmonie unique
La Bible, objectivement toujours, est donc une source d’informations remarquable pour ces raisons : une distribution unique, une influence unique, une conservation unique, mais pour d’autres raisons encore. Notamment si on prend le temps de considérer ce qui constitue le livre que nous appelons « la Bible »… C’est un recueil de 66 livres, écrits sur une période d’environ 1,500 ans, en 3 langues différentes (hébreu, araméen, grec). Ces 66 livres ont été écrits par une quarantaine d’auteurs différents, non seulement d’époques différentes, mais aussi de classes sociales, d’éducations et de professions différentes : on a par exemple un roi (David), un paysan (Amos), un militaire (Josué), le serviteur d’un roi (Néhémie), un premier ministre (Daniel), un philosophe (Salomon), un médecin (Luc), un pécheur (Pierre), un collecteur d’impôts (Matthieu), un rabbin (Paul)… Ce sont
des livres qui couvrent plusieurs genres littéraires différents : récits historiques, poésie, textes de loi, autobiographies, paraboles, philosophie, lettres… Ce sont des livres qui ont été écrits dans bien des contextes différents : en temps de guerre et en temps de paix ; dans des prisons, dans des déserts ou dans des palaces ; dans la joie, dans la victoire, dans la prospérité, comme dans la défaite, dans le doute, ou dans le désespoir… Ce sont aussi des livres qui abordent une multitude de thèmes difficiles et controversés comme l’existence de Dieu, l’origine de la vie, le problème du mal et de la souffrance, ainsi que toutes sortes de questions importantes comme le mariage, la sexualité, la violence, l’éducation, etc. Malgré une diversité extrême, la Bible présente une harmonie incroyable, quasiment inexplicable. Prenez cinq auteurs d’un même pays, disons, la France, d’une même période, disons, le 18ème siècle, d’une même profession, disons, philosophes, d’un même mouvement, disons, le mouvement des Lumières, sur un même sujet, disons, l’éducation, et je vous mets au défit de les faire s’accorder ensemble. Les 66 livres de la Bible, pourtant, s’accordent parfaitement entre eux. C’est une harmonie extraordinaire.
Un contenu unique
Parmi tous les documents qui existent ou qui ont existé, la Bible est de loin un document unique, qui les surpasse tous, dans sa distribution, dans son influence, dans sa conservation, et dans son harmonie. Mais la Bible est encore unique sur un point ; celui de son contenu. D’abord, d’un point de vue archéologique, la Bible a une valeur inégalée : elle apporte aux historiens des informations inestimables sur la culture antique et sur l’histoire des premières civilisations en Asie et en Afrique. La Bible raconte avec beaucoup de détails l’histoire du peuple hébreu en particulier, et c’est normal, puisque l’Ancien Testament a été globalement écrit en hébreu, par des hébreux, et pour des hébreux. Alors ce qui est frappant, c’est l’incroyable franchise du récit : plutôt que d’essayer de représenter un peuple fier et glorieux, le récit raconte, avec une honnêteté déroutante, tous les
défauts d’un peuple qui est souvent rebelle, divisé, obstiné, cruel, idolâtre, etc. Les auteurs n’ont pas peur de représenter un héros national tel que le roi David comme un meurtrier et un adultère. La Bible apporte aussi beaucoup d’informations historiques précieuses sur la naissance et le développement de l’Église chrétienne. Mais là aussi, le Nouveau Testament est surprenant, puisque les Apôtres eux-mêmes sont représentés parfois comme étant divisés, lâches, ignorants, orgueilleux, etc. Il est donc difficile d’accuser la Bible d’être constituée de textes biaisés ou arrangés, comme un outil de propagande pour exciter la fierté nationale des Juifs ou pour encourager une loyauté aveugle à l’Église chrétienne. La franchise des textes bibliques est vraiment déconcertante, et en tout cas, cette franchise constitue un signe très fort de l’authenticité de ces textes.
Conclusion
Vous avez sans doute remarqué que je n’ai parlé de l’importance de la Bible que d’un point de vue rationnel et objectif. Je n’ai pas parlé de son message spirituel ou religieux, et je n’ai même pas mentionné les nombreuses prophéties que la Bible prétend contenir. Mais en revanche, on a pu voir, objectivement, à quel point la Bible est un document qui se détache radicalement de tous les autres documents que l’humanité a à sa disposition, du fait d’une distribution unique, d’une influence unique, d’une conservation unique, d’une harmonie unique, et d’un contenu unique. Alors je pose la question à tous ceux qui veulent être honnêtes avec eux-mêmes : vers quelle source d’informations devrait-on se tourner pour chercher des réponses à nos questions ? Est-ce qu’on ne serait pas un peu idiot de chercher des réponses aux questions les plus sérieuses de la vie partout sauf dans le livre qui surpasse tous les autres de par le caractère exceptionnel de sa distribution, de son influence, de sa conservation, de son harmonie, et de son contenu ? Et si on refuse de croire la Bible, qu’est-ce qu’on peut croire ? En ce qui concerne le sens de ma vie, personnellement, moi je préfère ne pas prendre de risques, pour ne pas me planter. Et si je veux commencer à avoir des réponses à mes questions, la logique me suggère de consulter ce livre exceptionnel qui est à ma disposition, parce que ce livre est plus digne de confiance qu’aucun autre document qui existe. Et je vais vite découvrir qu’au cœur de ce livre exceptionnel il y a un personnage exceptionnel, Jésus. Et les affirmations de la Bible concernant Jésus sont extraordinaires.
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Y a-t-il un Dieu ?
Introduction
La question la plus importante qu’une personne puisse se poser, c’est sans doute, Est-ce que Dieu existe ? La réponse que chacun donne à cette simple question devrait avoir des répercussions énormes sur la façon dont on vit. Le truc, c’est que beaucoup de gens disent qu’ils croient en Dieu sans vraiment réfléchir à cette affirmation, et ils n’en vivent pas jusqu’au bout les conséquences. De la même façon, beaucoup de gens disent qu’ils ne croient pas en Dieu, mais eux non plus, ils ne réfléchissent pas vraiment au sens de cette affirmation et ils n’en tirent pas non plus les véritables conséquences pour leur vie. De toute façon, la question de l’existence de Dieu reste une question existentielle pour l’homme, parce que c’est à partir de la réponse à cette question que l’on va donner un sens à notre propre existence.
Les limites de la science
On entend souvent dire que la science et la religion sont des choses qui s’opposent ou en tout cas, des choses qu’on ne devrait pas mélanger, et parfois, on entend dire que croire en Dieu ce n’est pas scientifique, ou que la science prouve que Dieu n’existe pas. On aimerait appliquer la méthode scientifique à la question de l’existence de Dieu. Mais pour mesurer quelque chose scientifiquement, il faut encore que cette chose soit scientifiquement mesurable. Par exemple, je peux vous dire que je suis très amoureux de ma femme, mais est-ce que quelqu’un peut le vérifier scientifiquement ? Non, et pourtant, cela ne veut pas dire que mon amour pour elle n’existe pas.
On pourrait mesurer scientifiquement la forme de cette Bible, son poids, son apparence, sa place précise sur la table, mais on ne pourrait plus le faire si je l’enlève. Est-ce que cela voudrait dire que cette Bible n’avait pas la même forme, le même poids, la même apparence, la même place précise sur la table il y a deux secondes ? Bien sûr que non, pourtant on ne peut pas le prouver scientifiquement. Vous voyez que la science est limitée en ce qui concerne la recherche de la vérité dans certains domaines, et cela est vrai de la question de l’existence de Dieu.
La question de l’origine du monde
Comment on va faire, alors ? Et bien essayons de nous faire une idée à partir des choses qui sont observables. Le monde qui nous entoure… d’où vient-il ? Cet univers dans lequel on vit, il existe, c’est sûr, mais comment ça se fait qu’il existe ? Il y a trois possibilités. Soit il a toujours existé, et il existera toujours, c’est-à-dire qu’il est éternel. Soit il est apparu à partir de quelque chose d’éternel. Soit il est apparu tout seul. Le problème avec l’idée que l’univers est éternel, c’est qu’il n’y a presque aucun physicien sérieux, croyant en Dieu ou non, qui soutienne cette idée aujourd’hui. L’observation de l’univers, de la matière et de ses propriétés, des galaxies qui s’éloignent, des étoiles qui consomment une quantité monumentale d’hydrogène, etc., suggère très fortement que l’univers
ne peut pas être éternel, mais qu’il a eu un commencement, et qu’il aura une fin. Cela nous laisse avec deux possibilités. L’univers a-t-il pu se créer tout seul ? Le problème avec cette idée, c’est que ça voudrait dire qu’avant qu’il existe quelque chose, rien n’existait ; et qu’à partir de rien, et à cause de rien, quelque chose est venu à l’existence. C’est absurde et ça contredit non seulement la logique mais aussi tout ce qu’on connaît sur le fonctionnement de l’univers aujourd’hui, notamment que tout effet a une cause. La plupart des physiciens sont honnêtes, et s’ils ne croient pas en Dieu, ils disent en tout cas, Nous, on est physiciens ; la question de la cause originelle de l’univers, on la laisse aux métaphysiciens, aux philosophes et aux religieux. Si on croit en Dieu, le problème est résolu. On peut dire qu’avant que l’univers existe, il n’y avait pas rien ; il y avait Dieu, et parce qu’il est éternel et que ses ressources sont infinies, il a très bien pu créer lui-même l’univers. Il n’y a rien d’irrationnel ou d’illogique là-dedans. À partir de l’observation que quelque chose existe, on peut en tirer la conclusion logique que quelque chose a toujours existé, et en admettant l’idée de l’éternité, on a déjà identifié un des attributs de Dieu.
Le monde est ordonné
Maintenant si on observe ce qui existe aujourd’hui, on se rend compte qu’on vit dans un univers extrêmement bien ordonné. Par exemple, la taille de la terre, l’inclinaison de son axe, sa distance par rapport au soleil, la forme de son orbite, la proportion d’eau sur terre, l’altitude et l’épaisseur de la couche d’ozone ne sont que quelques exemples de facteurs incroyablement précis et indispensables à la vie sur notre planète. Quand on observe l’univers, on se rend compte que tout se tient et subsiste grâce à des lois qui sont incroyablement bien imbriquées les unes dans les autres. C’est pour cette raison que quelqu’un d’aussi brillant que Albert Einstein ne pouvait pas croire au hasard, et il disait que Dieu ne joue pas aux dés, et que le hasard, c’est Dieu qui se promène incognito. Contempler l’univers et ne pas croire en Dieu, ça revient à regarder cette télé, et se dire que toutes les parties de cette télé
sont venues à l’existence à partir de rien et à cause de rien, et se sont mises ensemble toutes seules par hasard, chacune parfaitement à sa place. Là où il y a ordre et fonctionnalité, on a l’habitude de supposer qu’il y a aussi quelque part un ingénieur ou un inventeur intelligent. Pourquoi faire de l’univers une exception ? L’explication la plus plausible de l’ordre et de la fonctionnalité dans l’univers, c’est l’existence d’un Dieu éternel, tout-puissant et intelligent.
La question du bien et du mal
On va aborder la question sous un angle différent. Avez-vous déjà remarqué que tout le monde a un certain sens de ce qui est bien et de ce qui est mal ? Si je vous disais que je frappais ma femme à la maison, vous me diriez, Mais c’est pas bien, ça ! Mais la question que je veux poser, c’est Qui décide ? Qui décide de ce qui est bien et de ce qui est mal, si Dieu n’existe pas ? Vous pourriez me dire, Tu peux faire tout ce que tu veux, tant que tu ne fais pas souffrir les autres. Mais pourquoi devrais-je accepter cette règle morale, si moi j’ai envie d’en poser une autre, du genre, J’ai le droit de faire tout ce que je veux si c’est pour mon profit et mon bonheur ? Si Dieu n’existe pas, ça veut dire que ce sont les hommes qui décident de ce qui est bien et de ce qui est mal. Et quand
les hommes décident de ce qui est bien et de ce qui est mal, même démocratiquement, on obtient les génocides, l’esclavagisme ou la torture… Mais si Dieu existe, alors c’est lui qui décide ce qui est bien et ce qui est mal, et c’est lui qui a inscrit une certaine conscience du bien et du mal dans notre esprit, et c’est pour cette raison qu’il y a un certain consensus dans le monde, un consensus qui traverse les époques et les cultures, au sujet, globalement, de ce qui est bien et de ce qui est mal. C’est pour cette raison que lorsqu’on est confronté au bien (par exemple, aider son prochain) on a naturellement tendance à l’accepter, et lorsqu’on est confronté au mal (par exemple, commettre un meurtre), on a naturellement tendance à le refuser. Si tous les hommes ont la vague notion d’un référent universel en ce qui concerne le bien et le mal, la valeur de ce référent doit provenir de quelque chose qui dépasse les hommes, autrement dit, Dieu.
La question de la souffrance
Certains me diront, Comment tu peux dire que Dieu existe, qu’il est tout-puissant et intelligent, et qu’il est le référent de ce qui est bien et de ce qui est mal, quand le monde est tellement imprégné de souffrance ? Ces gens partent d’un constat qui est tout à fait vrai. Le monde est fait de souffrance, souvent injuste. Ils disent que la souffrance prouve que Dieu n’existe pas, ou en tout cas, s’il existe, qu’il ne s’occupe pas des hommes ou encore qu’il n’est pas un bon Dieu. Moi je dis, la souffrance pointe au contraire vers l’existence de Dieu car la souffrance est le signe que nous sommes faits pour autre chose que cette vie ! Lorsqu’on touche une flamme, la
douleur qu’on ressent est un message qui indique qu’on n’est pas fait pour manipuler le feu à mains nues. De la même façon, le fait que la souffrance soit désagréable est un message qui indique que nous ne sommes pas faits pour souffrir et qu’il doit y avoir autre chose à l’existence humaine que la réalité douloureuse de ce monde. En fait, face à la souffrance du monde, on a le choix : soit on dit que Dieu n’existe pas, et alors il faut qu’on accepte que la souffrance fasse pleinement partie de la condition humaine et on n’a pas le droit de dire que la souffrance est désagréable ; soit on dit que Dieu existe, et alors, face à la souffrance qui est le signe qu’il y a quelque chose qui cloche dans notre humanité, on peut se mettre à chercher auprès de Dieu la réponse au problème de notre existence douloureuse, à cette aspiration que nous avons tous au fond de nous-mêmes pour quelque chose de meilleur que cette vie.
Conclusion
Qu’est-ce qu’on peut dire en conclusion ? Pour moi, le fait de ne pas croire en Dieu pose beaucoup plus de problèmes que le fait de croire en lui. Je me demande qui est le plus crédule, en fait : celui qui croit qu’à l’origine de tout ce qu’on observe, il y a un Dieu éternel, intelligent, juste et bon, ou celui qui croit que le hasard a pu produire de lui-même la matière, que la matière a pu produire d’elle-même la vie, que la vie a pu produire l’intelligence, et l’intelligence la conscience du bien et du mal, et tout cela dans un environnement incroyablement ordonné et parfaitement fonctionnel ? C’est pour ça que la Bible dit que celui qui ne croit pas en Dieu est un insensé (Ps. 14 : 1). Un idiot, quoi, quelqu’un qui n’est pas intelligent. En fait, on se rend compte que les conséquences du fait de ne pas croire en Dieu sont invivables, et c’est pour cela qu’il y a très peu de personnes dans le monde qui sont convaincues que Dieu n’existe pas tandis qu’une écrasante majorité de personnes croient qu’il y a un Dieu. Bien sûr, ce qu’il reste à savoir maintenant, c’est qui est ce Dieu-là, et quel est son rapport avec les hommes. Mais ça, on le verra une prochaine fois.
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02.01.2005
Dieu est-il injuste ? (2 janvier 2005)
Job 34 : 10 - 19
Introduction
Comme moi, vous avez regardé pendant la semaine les bilans s’alourdir jour après jour suite au terrible cataclysme qui a frappé le sud-est de l’Asie dimanche dernier. 10 000, 20 000, 40 000, 80 000, 120 000, 150 000 morts… 50 fois le bilan des attentats du 11 septembre. Des hommes, des femmes, des enfants, des vieillards, de toutes races, de toutes langues, de toutes religions, qui ont perdu la vie en quelques instants. Autochtones et touristes, hindous, bouddhistes, musulmans, juifs et chrétiens, la catastrophe n’a pas fait de discrimination. Et aujourd’hui, le monde entier est rassemblé et il observe.
Je ne sais pas quel genre de questions un bouddhiste ou un musulman se pose face à un tel événement. Mais je sais qu’il y a une question qui sonne dans l’esprit de beaucoup de gens : comment Dieu a-t-il pu permettre une chose pareille ? La terre a tremblé, quelque part dans l’océan indien, et avec la terre, c’est notre foi, peut-être, qui a tremblé. Si Dieu existe, et qu’il est bien Dieu, c’est-à-dire tout-puissant, comment ne pas croire qu’il est injuste ou cruel, en permettant que des dizaines de milliers de personnes périssent à cause d’une catastrophe naturelle plus meurtrière que l’explosion de la bombe atomique à Hiroshima en 1945 ?
La terre a tremblé dans l’océan indien, mais c’est chaque personne qui suit un peu les informations qui a été secouée. Mais que penser en tant que chrétien ? Qu’est-ce que la Bible a à nous dire au sujet de cette catastrophe sans précédent ? Comment tenir ferme dans la foi face à un tel drame ? Job est un homme qui a souffert terriblement et de manière semble-t-il injuste. Mais en réponse à son questionnement, le jeune Élihou nous montre que la Bible prend à contre-pied le raisonnement des hommes. Non seulement Dieu n’est pas injuste en permettant de telles catastrophes, mais il connaît parfaitement la souffrance des hommes, et il a pourvu à leur délivrance.
1. Les hommes méritent de souffrir
a)Les hommes sont tous pécheurs
Revenons au b-a, ba de la foi chrétienne. Les hommes sont tous pécheurs, c’est-à-dire coupables de désobéissance à Dieu.
L’Éternel, du haut des cieux, se penche sur les êtres humains, pour voir s’il y a quelqu’un qui ait du bon sens, qui cherche Dieu. Tous sont égarés, ensemble ils sont pervertis ; il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul (Ps. 14 : 2, 3).
Il n’y a sur la terre point d’homme juste qui fasse le bien et qui ne pèche pas (Éc. 7 : 20).
Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu (Rm 3 : 23).
b)Aucun homme ne mérite de vivre
La réalité biblique est assez brutale : l’homme n’a pas le « droit » de vivre, 1. parce qu’il est une créature, 2. parce qu’il est une créature ingrate et désobéissante sous un Dieu trois fois saint, pur et JUSTE, qui ne tiendra pas le coupable pour innocent.
Qui es-tu pour discuter avec Dieu ? Le vase modelé dira-t-il au modeleur : pourquoi m’as-tu fait ainsi ? Le potier n’est-il pas maître de l’argile (Rm 9 : 20, 21) ?
c)Les hommes vivent, et sont épargnés, par grâce
La question qu’il faut se poser, ce n’est pas Comment Dieu a-t-il permis que des dizaines de milliers de gens meurent dans cette catastrophe, mais plutôt, comment Dieu permet-il que nous soyons en vie aujourd’hui ?
Si Dieu ne pensait qu’à lui-même, s’il ramenait à lui son Esprit et son souffle, toute chair périrait en même temps, et l’homme retournerait dans la poussière (Jb 34 : 14).
La Bible dit que l’homme est déchu, c’est-à-dire qu’il vit dans le péché et la culpabilité envers Dieu, et dans un monde imparfait, une création infectée par la souffrance et par la mort. La souffrance, c’est le lot normal de l’homme, et la mort, c’est ce que nous méritons tous. Il n’y a aucune injustice là-dedans. Au contraire, il y a la grâce qui est faite à nous autres qui ne souffrons pas au quotidien, qui ne périssons pas dans un raz-de-marée, et qui, peut-être, n’avons jamais perdu de proche, mais qui pourtant, sommes tout autant coupables envers Dieu. La catastrophe qui a frappé l’Asie doit nous rappeler, non à une prétendue injustice de Dieu, mais bien plutôt à sa grâce. Et pas seulement à sa grâce, mais aussi à sa compassion.
2. Dieu connaît la souffrance des hommes
a)Dieu sait ce que c’est que d’être un homme
Car Dieu sait ce que c’est que d’être un homme.
C’est l’incarnation, que nous fêtons à Noël. Jésus a vécu en tout comme un homme, à l’exception du péché. Il connaît les contraintes de notre humanité. Il sait de quoi nous sommes formés, il se souvient que nous sommes poussière (Ps. 103 : 14).
b)Dieu sait ce que c’est que de souffrir, et de toutes les manières
Dieu sait aussi ce que c’est que de souffrir, et de toutes les manières : à Gethsémané, on voit un Jésus pris d’angoisse, de tristesse, de solitude, de détresse spirituelle. Sur le chemin de la croix, on voit un Jésus humilié, battu, ridiculisé. Sur la croix on voit un Jésus qui agonise, qui meurt et qui est transpercé d’un coup de lance. On voit aussi le Père céleste qui assiste à la mort de son enfant.
c)Dieu est capable de compatir comme nul autre
Il n’y a pas un genre de souffrance que Dieu n’ait pas connu ; il est ainsi capable de compatir parfaitement à nos souffrances. Il est le seul qui puisse réellement comprendre notre souffrance : celle des parents qui ont perdu leurs enfants dans le raz-de-marée ; celle des familles qui ont perdu leur maison et tous leurs biens ; celle du jeune homme qui souffre de multiples fractures ; celle des enfants qui n’ont plus à boire ou à manger.
La Bible dit que Dieu s’est fait homme et qu’il a pris la condition d’esclave (Phil. 2 : 7). Jésus a connu toutes nos tentations, sans jamais pécher, mais il a aussi connu toutes nos souffrances. Il est correct de dire que personne n’a jamais autant souffert que Jésus-Christ. Ainsi, Dieu est capable de compatir aux souffrances des hommes comme nul autre. Dieu ne se désintéresse pas de ce qui s’est passé en Asie ; au contraire, s’il y a quelqu’un qui comprend ce que traversent toutes ces victimes et leurs familles, c’est lui ! Si quelqu’un dans le malheur demande : où est Dieu ? La réponse est : Il est là, au cœur de la tourmente. Il est suspendu à une croix sanglante. Il est l’homme de douleur, habitué à la souffrance (És. 53 : 3). Mais si Dieu s’est rendu semblable à nous, ce n’est pas seulement pour pouvoir compatir à nos souffrances ; c’est aussi pour pouvoir nous en délivrer.
3. Dieu a vaincu le mal – et propose une issue
a)Dieu nous a délivré du péché
Jésus n’est pas resté sur la croix ou dans le tombeau ; il est ressuscité, manifestant ainsi sa victoire sur la mort et sur le péché et pour proposer une solution à notre problème.
Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est dans le Christ Jésus (Rm 3 : 23).
Il n’y a maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Christ-Jésus. En effet, la loi de l’Esprit de vie en Christ-Jésus m’a libéré de la loi du péché et de la mort (Rm 8 : 1, 2).
b)Dieu nous promet un monde meilleur
Si nous continuons à souffrir ici-bas, puisque nous continuons à pécher, et nous continuons à vivre dans un monde imparfait, nous vivons néanmoins dans l’espérance d’un monde meilleur, où il n’y aura plus du tout de souffrance.
En décrivant le nouveau ciel et la nouvelle terre, Jean écrit : Il essuiera toute larme de leurs yeux, la mort de sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu (Ap. 21 : 4).
Face à la souffrance, le chrétien a cette assurance : Il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire à venir qui sera révélée pour nous (Rm 8 : 18).
c)Aux hommes maintenant de recevoir la délivrance
Face à la souffrance, le monde propose le désespoir, la colère, la résignation, la diversion, mais les chrétiens proposent des promesses de délivrance. Aux hommes maintenant de recevoir ces promesses avant qu’il ne soit trop tard.
La Bible dit que Dieu a vaincu le mal, par le moyen de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ, et que tous ceux qui placent leur foi en lui sont libérés du poids de leur culpabilité envers Dieu, sont réconciliés avec Dieu, et peuvent vivre dans l’espérance d’un monde meilleur où toute souffrance aura disparu. Non seulement les chrétiens sont les mieux équipés pour faire face à la souffrance ici-bas, mais en plus, ils proposent au monde le seul message porteur d’une vraie délivrance.
Conclusion
Alors Dieu est-il injuste en permettant que se produisent de telles catastrophes ? La Bible nous montre exactement le contraire. Dieu n’est pas injuste de permettre à certains hommes de souffrir, mais il est gracieux de permettre aux autres de ne pas souffrir. Dieu est aussi infiniment compatissant à notre égard, car il sait ce que c’est que d’être un homme et de souffrir nos souffrances. Dieu enfin ne nous abandonne pas à nos
souffrances mais il a pourvu une issue en vainquant pour nous le mal et en promettant à ceux qui veulent bien l’entendre, un monde à venir où la souffrance ne sera plus.
La catastrophe en Asie doit nous rappeler à la grâce de Dieu, à sa compassion et à son salut, mais aussi à notre fragilité. Du jour au lendemain, notre vie sur terre peut s’achever. Là-bas, c’est un raz-de-marée, ici cela peut être une tornade, ou bien un attentat dans le métro, ou bien un été exceptionnellement chaud, ou bien un accident de la route. Voici maintenant le temps vraiment favorable, voici maintenant le jour du salut (2 Co 6 : 2). Ce serait de la folie que de se dire que l’on va prendre le temps de réfléchir à si l’on veut recevoir ou non le don de Dieu. C’est aujourd’hui le moment de céder sa vie à Dieu, par la foi en Jésus-Christ, et de commencer à se conformer à sa volonté. Demain il sera peut-être trop tard.
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01.01.2005
Prédications
Toutes les prédications, classées par références bibliques
1 Samuel 25 Abigaïl (Pasteur Michaël DiGena) AUDIO
Job 34 : 10 - 19 Dieu est-il injuste ?
Psaume 2 Chose promise, chose due
Psaume 50 : 1 - 6 Se souvenir de Dieu
Psaume 84 : 1 - 5 La Destination du pélerin
Psaume 84 : 6 - 9 La Détermination du pélerin
Psaume 84 : 10 - 13 La Direction du pélerin
Psaume 139 : 13 - 18 L'Avortement sous le règne de Christ
Ésaïe 11 : 1 - 9 Un peu d'optimisme
Matthieu 1 : 18 - 25 "Dieu avec nous" AUDIO
Matthieu 16 : 13 - 20 Je bâtirai mon Eglise
Matthieu 28 : 1 - 10 Avoir peur de Jésus
Luc 7 : 36 - 50 Amour et dépendance
Luc 24 : 1 - 12 Incroyable mais vrai
Actes 12 : 20 - 25 Le Besoin crée l'idole
Actes 13 : 44 - 52 Le Christianisme "light"
Actes 14 : 21 - 28 L'Eglise locale : est-ce important ?
Actes 16 : 16 - 40 Une foi courageuse et pertinente
Actes 18 : 1 - 11 Combattre l'indifférence
Actes 18 : 18 - 23 Piété et priorités
Actes 19 : 8 - 20 La Victoire sur l'occultisme
Actes 19 : 21 - 40 La Force tranquille
Actes 20 : 1 - 6 Une vision pour l'Eglise
Actes 20 : 7 - 12 Pas de pain seulement
Actes 20 : 13 - 38 Le Testament de Paul
Actes 24 : 24 - 27 S'intéresser en vain à l'Evangile
Actes 25 : 1 - 12 Des enjeux de la plus haute importance
Actes 25 : 13 - 27 Le Syndrome de Festus
Actes 26 : 1 - 8 "La Promesse faite par Dieu à nos pères"
Actes 26 : 9 - 20 Qui c'est qui commande ?
Actes 26 : 21 - 32 Des paroles de bon sens
Actes 27 : 1 - 20 Suspendus au plan de Dieu
Actes 27 : 21 - 44 La Sortie du tunnel
Actes 28 : 1 - 10 Dieu conforte l'appel de son Apôtre
Actes 28 : 11 - 16 Dieu décide, Dieu exécute
Actes 28 : 17 - 31 Certifié conforme AUDIO
Romains 1 : 16 - 27 L'Homosexualité sous le règne de Christ
1 Corinthiens 11 : 2 - 16 La Parité des sexes sous le règne de Christ AUDIO
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01.05.2004
Bienvenue sur le site de l'Église Réformée Évangélique de Lyon
Bonjour et bienvenue. Si vous vous trouvez à surfer en ce moment même sur les pages de notre site web, c’est que vous vous intéressez de près ou de loin à notre église, ou alors, c’est que vous êtes tombé dessus par hasard, bien que le hasard, paraît-il, c’est Dieu qui se promène incognito (A. Einstein).
N'hésitez surtout pas à nous rendre visite, par exemple lors d'un culte le dimanche. Nous sommes une jeune et petite église protestante, située en plein centre-ville de Lyon. Le message de la Bible, que nous souhaitons véhiculer, s'adresse à notre société comme il le fait depuis des milliers d'années. Une société qui, dois-je le rappeler, est en quête de repères, et par-dessus tout, d'espérance.
Bonne visite !
Bien amicalement,
Alex Sarran,
Pasteur
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