17.11.2008

Jérémie 36

Le chapitre 36 raconte comment Dieu a donné l’ordre à Jérémie de mettre par écrit toutes les prophéties qu’il lui a communiquées, celles-ci étant largement constituées d’avertissements et de sentences à l’encontre du peuple d’Israël. C’est ainsi que Jérémie dicte le contenu des prophéties à un scribe, Baruch, qui à son tour est chargé de lire ces paroles dans le cadre d’une célébration au Temple, à Jérusalem. Baruch s’exécute, et l’événement est porté à l’attention des ministres, qui le convoquent au palais. Il faut remarquer que les ministres ne se trouvent pas au Temple au moment où Baruch fait sa lecture. La Parole de Dieu est communiquée au peuple avant de l’être aux responsables du peuple. C’est un signe de la déchéance spirituelle des chefs politiques du royaume de Juda.

Les ministres découvrent avec effroi le contenu des prophéties, et anticipant avec justesse la réaction négative du roi, ils encouragent Baruch et Jérémie à se cacher pour éviter ses représailles. En effet, lorsque le roi découvre à son tour le contenu des prophéties, il détruit par le feu l’intégralité du rouleau et cherche en vain à faire prisonniers Baruch et Jérémie. Alors, Dieu ordonne à Jérémie de mettre de nouveau les prophéties par écrit, cette fois avec un ajout concernant une sentence sévère contre le roi et sa descendance, pour avoir refusé d’écouter sa parole. Il est admirable de constater dans cet incident la suprématie de la Parole de Dieu ; le roi Yéhoyaqim a détruit le rouleau des prophéties de Jérémie, qu’à cela ne tienne, il sera réécrit dans son intégralité. Le texte précise même que beaucoup d’autres paroles semblables y furent ajoutées (v. 32).

La Parole de Dieu, en effet, est puissante, ou l’on pourrait dire encore, vivante et efficace (Hé 4 : 12). Cet épisode montre que la Parole de Dieu ne laisse pas indifférent mais qu’elle suscite toujours une réaction, fusse-t-elle bonne ou mauvaise. La réaction des ministres semble mitigée ; ils ressentent un effroi sincère à l’écoute des prophéties et ils semblent même prendre parti avec Jérémie. Sans doute fut-ce des ministres qui ont prié le roi de ne pas brûler le rouleau (v. 25). Mais le roi eut quant à lui une réaction orgueilleuse à l’écoute de la Parole de Dieu et non seulement il refusa de l’écouter, mais il chercha aussi à la faire taire. Le récit montre qu’il y a un grave danger à essayer de faire cela. La Parole de Dieu doit toujours être écoutée et reçue avec humilité, dans un esprit de soumission.

Le Symbole dit d'Athanase

Voici quelle est la foi catholique [c-à-d "universelle" et fidèle au "tout" de la révélation biblique] : vénérer un seul Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l'unité, sans confondre les personnes et sans diviser la substance.

La personne du Père est une, celle du Fils est une, celle du Saint-Esprit est une ; mais le Père, le Fils et le Saint-Esprit ne forment qu'un seul Dieu. Ils ont une gloire égale et une majesté coéternelle ; tel est le Père, tel est le Fils, tel est le Saint-Esprit.

Le Père est incréé, le Fils est incréé, le Saint-Esprit est incréé. Le Père est immense, le Fils est immense, le Saint-Esprit est immense. Le Père est éternel, le Fils est éternel, le Saint-Esprit est éternel : et cependant il n'y a pas trois éternels, mais un seul éternel ; de même il n'y a pas trois incréés, ni trois immenses, mais un seul incréé et un seul immense. De même, le Père est tout-puissant ; tout-puissant est le Fils, tout-puissant le Saint-Esprit ; et, cependant, il n'y a pas trois tout-puissants, mais un seul tout-puissant. De même le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu ; et, cependant, il n'y a pas trois Dieux mais un seul Dieu, parce que de même que la vérité chrétienne nous oblige de confesser que chaque Personne séparément est Dieu et Seigneur, de même la religion catholique [voir plus haut] nous défend de dire trois Dieux ou trois Seigneurs.

Le Père ne tient son existence d'aucun être ; il n'a été ni créé, ni engendré. Le Fils tient son existence du Père seul ; il n'a été ni fait, ni créé, mais engendré. Le Saint-Esprit n'a été fait, ni créé, ni engendré par le Père et le Fils, mais il procède du Père et du Fils. Il y a donc un seul Père, non trois Pères, un seul Fils, non trois Fils, un seul Esprit saint, non trois Esprits saints. Et dans cette Trinité, il n'y a ni passé, ni futur, ni plus grand, ni moins grand ; mais les trois personnes tout entières sont coéternelles et coégales ; de sorte qu'en tout, comme il a été dit déjà, on doit adorer l'unité dans la Trinité et la Trinité dans l'unité.

Celui donc qui veut être sauvé doit avoir cette croyance de la Trinité.

Mais il est encore nécessaire pour le salut éternel de croire fidèlement l'incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ. La foi exacte consiste donc à croire et à confesser que notre Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, est Dieu et homme. Il est Dieu, étant engendré de la substance du Père avant tous les temps ; il est homme, étant né dans le temps de la substance de sa mère ; Dieu parfait et homme parfait, composé d'une âme raisonnable et d'une chair humaine ; égal au Père selon la divinité ; inférieur au Père selon l'humanité. Et bien qu'il soit Dieu et homme, il n'est pas néanmoins deux personnes mais un seul Christ ; il est un, non que la divinité ait été changée en humanité, mais parce qu'il a pris l'humanité pour l'unir à la divinité ; un enfin, non par confusion de substance, mais par unité de personne ; car comme l'âme raisonnable et le corps sont un seul homme, de même Dieu et l'homme sont un seul Christ qui a souffert pour notre salut, est descendu aux enfers, est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant, d'où il viendra juger les vivants et les morts.

A son avènement, tous les hommes doivent ressusciter avec leurs corps et ils rendront compte de leurs propres actions. Et ceux qui auront fait le bien iront dans la vie éternelle ; ceux qui auront fait le mal, dans le feu éternel.

Telle est la foi catholique [voir plus haut] : quiconque ne la croit pas fidèlement ne pourra être sauvé.

Les plus anciens manuscrits de ce symbole remontent au VIIIe et IXe siècles. Un psautier de Cambridge, du IXe siècle, l'attribue à saint Athanase, bien à tort. Il s'agit d'un parrainage moral. Il n'est pas dit que les deux parties (la première sur la doctrine trinitaire, la seconde sur la doctrine christologique) soient de la même main. Dans sa rédaction fondamentale, la première daterait du Ve siècle; l'origine de la seconde est complètement obscure. Le texte n'atteignit sa forme actuelle et définitive que vers 850 d'après certains critiques, dès le VIe siècle d'après Harnack, entre 430 et 500 d'après d'autres. Ce symbole est d'origine latine et gauloise.

Nous avons donné la traduction de M. Louis Prunel, vice-recteur de l'Institut catholique de Paris.

Le Symbole de Nicée

Nous croyons en un seul Dieu, Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de toutes les choses visibles et invisibles.

Nous croyons en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père, avant tous les siècles, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré et non crée, d'une même substance que le Père et par qui tout a été fait, qui, pour nous les hommes et pour notre salut, est descendu des cieux et s'est incarné par le Saint-Esprit dans la vierge Marie et a été fait homme. Il a été crucifié pour nous sous Ponce-Pilate, il a souffert et il a été enseveli, il est ressuscité des morts le troisième jour, d'après les Ecritures, il est monté aux cieux, il s'est assis à la droite du Père. De là, il reviendra avec gloire pour juger les vivants et les morts. Son Règne n'aura pas de fin.

Nous croyons en l'Esprit saint, qui règne et donne la vie, qui procède du Père et du Fils, qui a parlé par les prophètes, qui avec le Père et avec le Fils est adoré et glorifié. Nous croyons une seule Eglise sainte, universelle et apostolique. Nous confessons un seul baptême pour la rémission des péchés, nous attendons la résurrection des morts et la vie du siècle à venir. Amen.

Le texte ci-dessus est la traduction du texte latin, reçu dans les Eglises d'Occident. Le texte latin est celui de Denys-le-Petit, qui l'a lui-même traduit du grec. Le Concile de Nicée a été convoqué en 324-325 pour régler la controverse dogmatique soulevée par Arius.

Le Symbole des Apôtres

Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre.

Je crois en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit et qui est né de la vierge Marie ; il a souffert sous Ponce-Pilate ; il a été crucifié, il est mort, il a été enseveli, il est descendu aux enfers ; le troisième jour, il est ressusscité des morts ; il est monté au Ciel ; il siège à la droite de Dieu le Père tout-puissant ; il viendra de là pour juger les vivants et les morts.

Je crois en l'Esprit saint ; je crois la sainte Eglise universelle, la communion des saints, la rémission des péchés, la résurrection de la chair et la vie éternelle.

14.11.2008

Jérémie 32

Il arrive à Dieu de communiquer avec son peuple par des moyens matériels et visuels. Dieu sait de quoi les hommes sont formés, et il sait que parfois, les yeux, le toucher, et même l’odorat et le goût, sont plus capables de retenir un message que les oreilles. Ainsi Dieu ordonne à Jérémie d’acheter un champ et d’entreposer les documents relatifs à cet achat, aux yeux de tous, dans un vase de terre scellé, afin qu’ils puissent être conservés longtemps (v. 6 - 15). Cette mise en scène est accompagnée d’une promesse toute simple de Dieu, suggérant le futur rétablissement d’Israël dans son pays (v. 15).

Cet épisode a lieu au moment même où Jérusalem est assiégée par le roi de Babylone, et où les prophéties que Jérémie avait faites, concernant le châtiment d’Israël, semblent être sur le point de se réaliser. Le texte précise que Jérémie est alors emprisonné à Jérusalem, sur l’ordre du roi Sédécias qui n’a pas voulu croire à ces prophéties (v. 2 – 5). Et voilà que Dieu communique à son peuple une promesse qui va à l’encontre, semble-t-il, du châtiment prédit, et qui pourrait étayer l’opinion du roi. On peut comprendre l’incompréhension de Jérémie, qui se croit confronté à une contradiction de Dieu. Sa confusion est d’autant plus grande qu’il croit avoir été fidèle aux ordres de Dieu, jusqu’à le payer de sa personne en étant emprisonné.

C’est ainsi que Jérémie adresse une prière à Dieu, où il invoque ses attributs de puissance, de sagesse et d’ordre (v. 17 – 19), où il rappelle ses grandes œuvres à l’égard du peuple d’Israël (v. 20 – 22), et où il répète les raisons du châtiment qu’il a eu ordre d’annoncer (v. 23, 24). Enfin, Jérémie exprime sa confusion suscitée par le message du champ, qui ne semble pas aller dans le même sens (v. 25). Mais la sagesse de Dieu est tellement supérieure à celle des hommes qu’il est capable d’accomplir beaucoup de choses qui peuvent sembler étonnantes voire contradictoires à leurs yeux. Dieu explique en effet à Jérémie que le châtiment est toujours valable (v. 28 – 30), qu’il sera terrible à cause du péché et de l’obstination du peuple (v. 31 – 35), mais qu’il précède un rétablissement à venir pour le peuple d’Israël, une rédemption totale et définitive (v. 36 – 44), ce qui justifie la mise en scène avec l’achat du champ. Les documents conservés soigneusement dans le vase de terre scellé représentent la garantie qu’en dépit du châtiment sévère, il y a une bénédiction inédite et exceptionnelle à venir. À chaque instant, Dieu est en train d’accomplir son plan, et si les hommes sont tentés de s’arrêter à ce qui leur paraît incompréhensible, Dieu quant à lui possède une sagesse infinie, et même le plus improbable des événements est déjà intégré dans son plan souverain et rédempteur.

12.11.2008

Jérémie 30-31

L’exil ayant eu lieu, le peuple d’Israël étant asservi par Babylone, Jérémie transmet maintenant au peuple de Dieu des promesses de délivrance et de rétablissement. C’est un rétablissement qui se fera dans la douleur (30 : 3 – 11, 31 : 15 – 21), comme l’épreuve qui conduit à la paix, et l’humiliation au pardon. Dieu rappelle à son peuple que le châtiment qu’ils subissent est juste, du fait de leur péché (30 : 11 – 15). Dieu précise également que le rétablissement d’Israël sera public et visible ; c’est une rédemption que Dieu va accomplir aux yeux des nations, et par laquelle celles-ci seront humiliées d’une part, et seront amenées à reconnaître le lien qui unit Israël à son Dieu d’autre part (30 : 16 – 20, 31 : 1 – 9).

Ces prophéties sont données avec une certaine solennité, exprimée notamment par l’image de l’orage qui se concentre et qui tournoie dans le ciel, comme en préparation d’événements d’une ampleur extraordinaire (30 : 23, 24). Comme si Dieu se préparait à accomplir une étape décisive de son plan, vaste et incompréhensible. Le peuple est invité à s’en remettre à Dieu par la foi, même s’ils ne comprennent pas tout ce qui va arriver (v. 24). L’ampleur des événements à venir se traduit aussi par le fait que le rétablissement promis semble devoir être général et définitif (31 : 1 – 9, 38 – 40). C’est une rédemption sans précédent qui semble promise, octroyant force, prospérité et fertilité (31 : 23 – 30), mais traduite aussi, chose curieuse, par un rapport nouveau entre le peuple élu et son Dieu (31 : 29 – 34). La prophétie l’appelle une alliance nouvelle (v. 31). Cette alliance nouvelle est caractérisée notamment par un rapport beaucoup plus intime et personnel avec Dieu. Le rapport individuel de Dieu avec ses enfants sera en effet très manifeste (v. 29, 30, 33, 34), alors qu’il ne semble pas l’avoir été jusqu’alors.

Pour avoir osé parler en termes d’alliance nouvelle, il est évident que Dieu prépare un bouleversement important dans sa relation avec son peuple. Sous-tendue à cette révélation se trouve d’ailleurs la promesse d’un chef, d’un Messie suscité par Dieu lui-même (30 : 9, 21). Et pour appuyer encore plus l’importance de ces promesses, Dieu conclut en « jurant » par lui-même et par sa création que ces prophéties se réaliseront (31 : 35 – 37). La rédemption promise a un caractère universel, messianique, mystérieux, définitif, inédit, spirituel et inéluctable. Il est impossible que de telles promesses se satisfassent d’une réalisation purement terrestre. C’est en Jésus-Christ qu’elles trouvent leur plein accomplissement, comme l’auteur aux Hébreux l’expliquera plus tard (Hé 8).

04.11.2008

Jérémie 27

Jérémie conseille aux futures victimes de l’invasion babylonienne d’accepter la soumission au roi Neboukadnetsar ainsi qu’à ses successeurs (v. 2 – 7). C’est plus qu’un conseil ; c’est un ordre divin, accompagné d’un avertissement. Dieu promet qu’il exterminera la nation qui refuse de se soumettre à l’envahisseur (v. 8 – 11). Il met aussi les peuples en garde contre des messages prétendument prophétiques qui viendraient contredire celui-ci. Pour appuyer la véracité de ce message, Dieu explique aux royaumes voisin de Juda, toujours par la bouche de Jérémie, qu’il a donné le même avertissement à son propre peuple (v. 12).

Dieu lance comme un défi à quiconque encouragerait le peuple de Juda à résister au joug de Babylone (v. 18 – 22). Si des prophètes se prétendent de Dieu mais annoncent un message différent, qu’ils prient pour que le temple, le palais et l’ensemble de la ville de Jérusalem ne soient pas pillés. Si Dieu n’exauce pas la prière, c’est qu’il n’est pas avec ces autres prophètes mais bien avec Jérémie. L’Écriture sainte, en tant que Parole de Dieu, présente ainsi régulièrement, et avec une grande assurance, sa propre authenticité et sa véracité. La Bible peut être mise à l’épreuve ; elle en sortira toujours victorieuse. Ce n’est pas à cause d’un aléa de l’histoire si aujourd’hui, en dépit de ce qu’on peut en penser, la Bible reste un document de référence.

Il est intéressant également de remarquer dans ce texte combien le sort des nations païennes et celui du peuple de Juda sont liés. Sans distinction, le peuple saint et les nations environnantes vont être également châtiés, sous l’invasion babylonienne. Jérémie lui-même, le prophète, est envoyé auprès de tous et non seulement du peuple de Dieu. Ceci s’explique peut-être par le fait que les habitants du royaume d’Israël, qui a été renversé, sont encore dans les terres bien que les chefs aient changé. Mais on peut aussi constater comme un débordement de l’alliance, qui s’étend aux nations voisines du peuple de Dieu, un rayonnement qui associe ces nations, dans une certaine mesure, au peuple de Dieu, dans la bénédiction comme dans la malédiction.

03.11.2008

Pas d'étude biblique pendant les vacances

Exceptionnellement, nous n'aurons pas d'études bibliques durant les vacances de la Toussaint et de Noël.

Nous pouvons donc noter :
- ce mercredi 5 novembre - pas d'étude biblique
- le mercredi 24 décembre - pas d'étude biblique
- le mercredi 31 décembre - pas d'étude biblique

Bible.jpgNous nous réjouissons par avance de nous retrouver autour de la Bible, le mercredi 12 novembre, pour nourrir notre foi, au contact de la merveilleuse lettre d'amour que notre Divin Créateur à pris soin de nous écrire, afin de nous instruire dans sa vérité (Jean 17:17).

Bonne semaine à chacun.

Jésus priant son Père, lui dit: "Je leur ai transmis ta Parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils ne lui appartiennent pas, ils lui sont étrangers comme je le suis moi–même.
Je ne te demande pas de les retirer du monde ; mais de les préserver du mal.
Ils n’appartiennent pas au monde, aussi peu que moi–même je lui appartiens.
Fais qu’ils t’appartiennent entièrement ; rends–les saints par la vérité. La vérité, c’est ta Parole."

[ Jean 17 : 14 - 17 (traduction Parole Vivante) ]

Jérémie 25

La menace se précise contre le peuple de Juda. Dorénavant, le châtiment que Dieu réserve à son peuple a un nom, celui du nouveau roi de Babylone : Neboukadnetsar (v. 1, 9). Dieu révèle aussi une donnée chronologique ; l’asservissement au roi de Babylone durera 70 ans, jusqu’à ce que Dieu intervienne contre Babylone pour la châtier à son tour (v. 11, 12). Le châtiment qui tombera sur Babylone sera étendu à toutes les nations environnantes. On aurait pu s’attendre à ce que cette dévastation générale coïncide avec un rétablissement d’Israël, mais ce n’est pas le cas. Les premiers à boire le « vin de la fureur », ce sont en effet Jérusalem et les villes de Juda (v. 18). Le message est clair ; c’est la région entière qui va être fustigée.

Avant d’annoncer cette lourde peine, Dieu, par la bouche de Jérémie, prend le soin de rappeler une fois de plus à son peuple combien il a été patient avec lui (v. 3 – 7). Depuis longtemps, Dieu met en garde son peuple, l’exhorte à la repentance, lui promet des bénédictions en retour, mais le peuple n’a pas cessé de s’obstiner. Sans doute, en voyant que le châtiment annoncé tardait à venir, ont-ils pu penser que le prophète Jérémie était un imposteur. Mais au lieu de mettre en doute Jérémie, c’est leur propre cœur qu’ils auraient dû examiner face à de telles imprécations, fussent elles légitimes ou non. Et le délai qui les séparait du châtiment aurait dû être pour eux l’occasion d’un retour humble et sincère à Dieu.

Il est intéressant de noter que Dieu n’hésite pas à utiliser un roi païen pour corriger son peuple saint. Neboukadnetsar est même appelé par Dieu son « serviteur » (v. 9). Mais cela ne signifie pas que le péché des païens soit excusé aux yeux de Dieu, comme l’atteste la fin du chapitre (cf. v. 29). Ce texte est au contraire une parfaite illustration de la culpabilité générale des hommes devant Dieu, Juifs ou païens. C’est aussi une manifestation de la souveraineté étonnante de Dieu qui, sans être l’auteur du mal, permet néanmoins celui-ci et l’utilise dans le cadre de son plan de rédemption. Quel mystère, mais quelle sécurité aussi pour le chrétien !

30.10.2008

Jérémie 18

Dieu emploie ici l’illustration du vase et du potier pour rappeler à Jérémie, et par son biais, au peuple, sa toute-puissance (v. 1 – 10). Si le potier peut agir comme il le souhaite avec l’argile, à combien plus forte raison Dieu avec les hommes qui sont ses créatures. Seulement, Dieu rappelle qu’il agit toujours en conformité avec sa justice et sa bonté. C’est pourquoi, face à l’ingratitude du peuple, Dieu l’invite à se tourner de nouveau vers lui, sans quoi le châtiment serait terrible (v. 11 – 17). Mais le châtiment, semble-t-il, est inéluctable car le peuple est obstiné. En référant de nouveau le peuple d’Israël aux nations étrangères (v.13), Dieu lui montre la folie de son attitude, mais suggère aussi que cette attitude est une disgrâce publique (v. 16) et du coup, un affront particulièrement grave à l’encontre de Dieu.

Jérémie prend la parole à son tour pour dénoncer un complot contre sa personne, et invoque Dieu pour qu’il châtie ses persécuteurs (v. 18 – 23). On peut s’étonner du châtiment particulièrement horrible que Jérémie souhaite pour ses ennemis, et notamment l’appel du dernier verset à ne pas exercer de miséricorde à leur égard. Cette prière est-elle vraiment conforme au caractère de Dieu ? Mais Jérémie ne suggère pas que Dieu reste sourd à une repentance sincère, seulement qu’il ne prête pas attention à la piété hypocrite étalée par le peuple. Au-delà des apparences de rancune qu’on peut déceler dans la prière de Jérémie, celui-ci, en fin de compte, ne fait que se ranger du côté de Dieu.

Il ne faut pas forcément percevoir cette prière de Jérémie (v. 18 – 23) comme étant égocentrique. Faisant suite au mécontentement de Dieu exprimé dans la première partie du chapitre, il est juste que Jérémie, objectivement, s’offusque du mal qui est médité plus particulièrement contre le prophète de Dieu, c’est-à-dire son émissaire. Le rôle d’intercesseur que Jérémie dit avoir joué à l’égard du peuple (v. 20) n’est pas cité dans la prière pour justifier une rancune personnelle, mais plutôt pour justifier la sévérité du châtiment divin réservé à un peuple endurci. Jérémie, en tant que prophète, n’exprime pas sa propre colère mais celle de Dieu. Pour tous ceux qui assument une responsabilité spirituelle quelle qu’elle soit (pasteurs, anciens, parents, enseignants dans l’Église…), il est bon de se rappeler qu’ils sont les représentants de Dieu et non ses suppléants.

25.10.2008

Passage à l'heure d'hiver

Changement d'heure.jpg


Heureuse nouvelle : ce weekend, dans la nuit de samedi à dimanche, nous gagnons tous une heure de sommeil. Cela veut dire que si vous oubliez de changer l'heure de vos réveils, vous arriverez une heure en avance au culte.

24.10.2008

Jérémie 12

Le prophète Jérémie ose prendre la parole et mettre en question, humblement, prudemment, la justice de Dieu. Pourquoi Dieu permet-il que les méchants prospèrent alors qu’ils ne se soucient guère de Dieu et qu’ils méritent plutôt le malheur (v. 1 – 4) ? S’ensuit un passage quelque peu déconcertant (v. 5, 6). S’agit-il de Jérémie qui continue de s’adresser à Dieu, ou bien s’adresse-t-il prophétiquement au peuple, ou bien encore est-ce Dieu qui s’adresse déjà à Jérémie en réponse à son questionnement ? Il semble que ce soit Dieu qui oppose au questionnement de Jérémie un rappel à l’ordre subtil : le prophète ne devrait pas se soucier de ces choses, car les événements futurs qu’il devra affronter sont bien plus graves. À cause de la vocation antagoniste qu’il a reçue, à l’encontre de l’ensemble du peuple, Jérémie doit trouver sa sécurité en Dieu seul et non dans un semblant de paix et de justice terrestres.

Ainsi Dieu rassure Jérémie quant à sa justice. Le pays va être ravagé ; les méchants ne resteront pas impunis. Parce que le peuple s’est retourné contre Dieu, Dieu à son tour se retourne contre le peuple, et le châtiment sera appliqué par le moyen de l’envahisseur étranger (v. 7 – 13). Toutefois, le chapitre se conclut sur une note surprenante. Dieu promet qu’à son tour l’envahisseur sera châtié pour avoir touché à son peuple, mais qu’ensuite, si ces nations étrangères le reconnaissent comme Dieu, il les rétablirait (v. 14 – 17). C’est une manifestation de la bonté débordante de Dieu, qui s’accorde avec le rôle attribué à Israël d’être une lumière pour les nations et une source de bénédiction.

Encore une fois, on peut relever le fait que le châtiment de Dieu est bien plus qu’une simple et sévère punition ; c’est une correction, destinée à rétablir la relation entre Dieu et le peuple. La finalité est positive. Ce qui est étonnant, c’est qu’il est question ici des peuples étrangers et non du peuple d’Israël. Bien sûr, Jérémie a déjà eu dans son ministère de multiples occasions de transmettre des promesses de grâce et de pardon au peuple d’Israël. Ce qui est frappant ici, c’est que le moyen de l'extension des promesses aux peuples environnants, c’est la correction d’Israël. De la même façon, bien que dans un contexte différent, l’apôtre Paul explique que par la désobéissance d’Israël les païens ont maintenant obtenu miséricorde (Rm 11 : 30). C’est comme un schéma de rédemption qui se répète, ou encore une figure prophétique du plan général de Dieu pour la rédemption des hommes.

23.10.2008

Jérémie 7

Dieu poursuit ses menaces à l’encontre du peuple de Juda. Ici, le discours développe davantage le genre de péché dont s’est rendu coupable le peuple. Dieu lui reproche notamment son hypocrisie. Le peuple cache son péché sous des semblants de piété, une espèce de religiosité perverse qui couvre les pires ignominies (v. 2 – 11). Plus loin, Dieu rappelle à son peuple le fondement de la relation qui les lie, depuis la libération d’Égypte ; il ne s’agit pas de rites mais de foi (Écoutez ma voix, v. 23), une foi qui, si elle est authentique, se traduit naturellement par l’obéissance (Marchez dans toutes les voies que je vous commande). Mais le peuple a préféré la religion à la relation.

Pour appuyer le sérieux de la menace, Dieu invite le peuple de Juda à considérer le sort de leurs frères du royaume d’Israël. Bien qu’ils furent un peuple saint, dans une terre sainte, à cause de leur désobéissance, Dieu ne les a pas épargnés (v. 12 – 15). Il n’y a pas de piété suffisante pour couvrir le péché. Aux versets 16 à 20, on peut être étonné de l’inéluctabilité du jugement, qui ne laisse, semble-t-il, pas de place à la repentance et au pardon, comme si Juda avait atteint dans son péché un point de non-retour. Mais le discours l’explique un peu plus loin ; si le pardon n’est pas une possibilité, c’est parce que la repentance ne l’est pas non plus, à cause de l’endurcissement des cœurs (v. 24 – 28). Dieu sait d’avance que l’exhortation exprimée dans les premiers versets du chapitre (Réformez vos voies, v. 3) restera sans effet. Le chapitre se termine avec un exemple précis de péché (v. 29 – 31) et du châtiment qui est réservé au peuple (v. 32 – 34).

Il faut rester particulièrement sensible au reproche que Dieu fait à son peuple d’être hypocrite. Combien il est facile de tomber dans le travers de la religiosité et de négliger, sinon d’abandonner, le sens véritable du rapport entre Dieu et son peuple, aujourd’hui l’Église. Ce n’est pas un ensemble de rites, mais c’est la foi, une foi complète, une foi en mouvement. Dès que l’Église commence à s’attacher à l’expérience sentimentalo-religieuse, à l’information théologique ou à la discipline de vie aux dépens de la personne vivante de Jésus-Christ par qui cette relation de foi est possible, elle corrompt l’alliance faite par Dieu avec son peuple. Voilà pourquoi il est impératif de maintenir une prédication et un enseignement christocentriques dans nos églises. Et pourquoi il est important pour chacun d’entretenir avant tout autre chose une relation personnelle et vivante avec Jésus.

22.10.2008

Jérémie 2

Dans ce deuxième chapitre, Dieu confie à Jérémie un long réquisitoire contre son peuple. Au cœur du reproche fait à Israël, il y a le culte des idoles. Le discours est empreint d’un ton fervent, presque passionné. Ce sont les paroles d’un époux trompé, et les références faites à la prostitution et à la décadence sexuelle ne sont pas anodines (v. 20, 23, 24). Néanmoins, on peut déceler dans cette allocution sévère la profonde affection de Dieu pour son peuple, certes blessée par le péché de celui-ci. Dieu n’omet pas de rappeler, en introduction à son réquisitoire, la relation d’amour privilégiée qu’il entretenait auparavant avec Israël, ce qui place la suite du discours dans une lumière particulière.

Infidèle malgré tout ce que Dieu a accompli pour elle, Israël manifeste son ingratitude (v. 4 8). Le discours de Dieu est particulièrement véhément puisqu’il insinue qu’Israël est devenue pire même que les peuples païens. Eux au moins ne changent pas de dieux ; mais en échangeant le Dieu trois fois saint pour des idoles, le Dieu d’Israël a été déshonoré publiquement (v. 9 – 14). Dieu explique pourquoi son jugement va tomber sur son peuple ; ce n’est pas seulement une rétribution, mais c’est une correction. Dieu veut qu’Israël reconnaisse son péché (v. 14 – 19). Suivent plusieurs illustrations, particulièrement choquantes, de la déchéance d’Israël, comme pour souligner l’ignominie de son péché (v. 20 – 28). Dieu rappelle encore une fois l’affection et la patience dont il a fait preuve à l’égard de son peuple dans le passé, alors qu’Israël s’obstine à se détourner de lui (v. 29 – 34). Enfin Dieu annonce l’inéluctabilité du jugement qui va tomber (v. 35 – 37).

De tels discours sont de puissants rappels de l’infinie sainteté de Dieu et de la crainte dans laquelle son peuple devrait le servir. Pour le chrétien, bien sûr, la grâce vient résoudre le paradoxe entre la justice et l’affection de Dieu, mais elle n’affaiblit en rien son caractère ! Face à une telle illustration de la sainteté de Dieu, et de son intolérance à l’égard du péché, c’est avec d’autant plus de reconnaissance que le salut gratuit en Jésus-Christ doit être reçu. Et l’amour que nous portons pour Dieu en Jésus-Christ doit être empreint d’un respect et d’une humilité immenses. Sans doute devrions-nous aussi réfléchir à la relation que nous entretenons avec nos « idoles », et comment les reproches sévères faits ici à l’encontre d’Israël s’appliquent aussi à notre propre situation.

21.10.2008

Jérémie 1

Le premier chapitre du livre de Jérémie raconte la manière dont ce prophète reçut sa vocation. Étant principalement composé des paroles que Dieu lui adressa, ce passage révèle la tonalité particulière de cet appel divin. Dieu déclare tout d’abord avoir souverainement choisi Jérémie pour être son prophète, tout en lui affirmant son affection et sa protection paternelles. Puis, sur un ton sévère, Dieu lui révèle le jugement qu’il réserve à son peuple dans le pays de Juda. Enfin, avec autant de sévérité, Dieu répète à Jérémie son imposante vocation, cette fois avec une mise en garde (v. 17).

Souveraineté de Dieu, affection, protection, mais aussi sainteté, sévérité, voilà ce que le serviteur de Dieu doit garder à l’esprit en accomplissant son ministère, face aux dangers du découragement et de la paresse. Être appelé par Dieu n’est pas une mince affaire ; souvent, c’est pour s’opposer à des puissances humainement insurmontables. Mais le courage se trouve dans la certitude d’être dans le même camp que Dieu. Ainsi, Jérémie entend par deux fois la promesse : Je suis avec toi pour te délivrer (v. 8, 19). De même, une certaine intimidation face à l’ampleur de la tâche ne doit pas se traduire par de la passivité, rapidement transformée en paresse, car c’est à un engagement total dans la bataille que le serviteur est appelé, sous le regard du Dieu saint, entre les mains du Dieu tout-puissant.

Il faut noter toutefois que Jérémie n’est pas appelé à accomplir des choses surhumaines, mais seulement à parler, ou plus précisément, à transmettre la parole de Dieu. L’appel de Jérémie, c’est un appel à écouter et à répéter. Combien il est facile de corrompre un ministère lorsque l’on s’écarte de cette responsabilité première, celle de diffuser la Parole de Dieu ! À l’inverse, le pasteur peut être soulagé d’un lourd fardeau s’il considère que son travail, lorsqu’il prêche, lorsqu’il console, lorsqu’il éduque, lorsqu’il corrige aussi, ce n’est pas de changer les cœurs ou de transformer les vies, mais c’est, fondamentalement, et seulement, de communiquer la Parole de Dieu le plus fidèlement possible, et dans son intégralité.

29.09.2008

Culte et repas du 5 octobre

Ce dimanche 5 octobre, vous êtes tous invités à rester après le culte pour manger ensemble à l'église. En contribution au repas, merci de prévoir un dessert ou une entrée, ainsi qu'une boisson.

En espérant vous voir nombreux dimanche !

23.09.2008

Pas d'étude biblique ce mercredi 24 septembre

ATTENTION :

Exceptionnellement, il n'y aura PAS d'étude biblique ce mercredi 24 septembre à l'église. Nous nous retrouverons pour la suite de cette étude sur le livre de l'Apocalypse, le mercredi 1er octobre, de 18h30 à 20h, à l'église.

Merci de bien prendre note !

04.09.2008

Culte de rentrée ce dimanche 7 septembre

Le culte de rentrée de notre église a lieu ce dimanche 7 septembre à 10h30.

Après le culte, vous êtes tous invités à rester pour prendre un repas ensemble, sur place. Si vous souhaitez rester pour le repas, merci de prévoir d'apporter comme contribution, soit une entrée et une boisson, soit un dessert et une boisson.

Lors du culte, le message portera sur Romains 12.2, et s'intitulera "Politiquement incorrect". Nous verrons en effet à quel point le changement que Dieu veut opérer dans nos vies va à contre-courant de bien des choses dans notre société. Dieu veut transformer jusqu'à notre façon de penser. "J'ai vaincu le monde", a dit Jésus. Et il n'y a pas un domaine de la vie qui échappe au règne de Jésus. Ce message servira d'introduction à une série de messages sur des sujets de société où le politiquement correct est souvent de rigueur. Mais la victoire que Jésus a acquise à la croix et au tombeau vide changera peut-être nos idées, sur des thèmes brûlants tels que l'homosexualité, l'avortement, et bien d'autres.

J'espère avoir attisé votre curiosité, et que vous serez nombreux dès ce dimanche matin pour célébrer Dieu ensemble et nous instruire autour de Sa Parole.

"Pourquoi célébrer un culte en communauté ? Nous sommes un peuple mis à part pour adorer Dieu, nous devons donc incarner cette réalité dans le temps et l'espace. Ensemble, nous pouvons nous souvenir de qui est Dieu, de qui nous sommes à ses yeux, de ce qu'il a fait pour nous, et de ce qu'il attend de nous. Nous pouvons faire l'expérience de la présence du Seigneur au milieu de son peuple, quand nous lui chantons des louanges, quand nous le prions, quand nous écoutons sa parole, quand nous célébrons les sacrements. Cela sert à glorifier Dieu, à édifier l'Eglise, et à témoigner au monde."

27.08.2008

La Fin des temps (11.4.g)

Apocalypse, chapitre 7

4. La foule en communion avec Dieu

g) Pourquoi était-il important d’ajouter ce texte juste après celui du chapitre 6, et avant l’ouverture du septième sceau ? En quoi ce texte vous encourage-t-il ?

Pour accéder aux quesions précédentes, cliquez ci-dessous :
Question 11.4.a
Questions 11.4.b,c
Questions 11.4.d,e
Question 11.4.f

(Note : cette étude s'adresse particulièrement à ceux/celles qui ont participé aux études sur le thème de la fin des temps dans le courant de l'année 2007-2008. Pour les autres, vous avez le désavantage de ne pas pouvoir placer ces questions dans le contexte des études que nous avons faites sur les chapitres précédents de l'Apocalypse, mais vos réponses sont les bienvenues. Merci de proposer vos réponses dans la section commentaires ci-dessous.)

24.08.2008

La Direction du pélerin (24 août 2008)

Psaume 84 : 10 - 13

Introduction
Nous avons comparé notre vie ici-bas à un pèlerinage. Nous avons vu que la destination à laquelle nous aspirions tous était la compagnie perpétuelle du Dieu vivant, et que cette destination nous a été rendue accessible en Jésus-Christ. Nous avons vu que la détermination du pèlerin dans son voyage était motivée par le fait que Dieu avait déjà garanti notre arrivée à destination, si toutefois nous avons renoncé à nos propres forces au profit de la bb9003c2e715bd20f469a34301540509.jpgpersévérance que Dieu nous offre en Jésus-Christ. Mais maintenant que nous sommes sur le chemin, que nous connaissons notre destination finale et que nous savons que Dieu veille sur notre progression et sur la bonne fin du voyage, il faut quand même faire face aux étapes quoti-diennes de cette pérégrination, et au relief accidenté de notre vie. Ce n’est pas suffisant de savoir où on va, et d’être sûr d’y arriver ; il faut encore savoir comment incarner ce voyage au jour le jour. Qu’est-ce que la foi doit changer à ma vie quotidienne ? Parfois je suis triste de constater que la vie de beaucoup de chrétiens ressemble à celle des non-chrétiens. Même échelle de valeurs, mêmes priorités, même égocentrisme, et même gaspillage de temps et d’énergie pour des choses qui ne comptent pas en fin de compte. Alors que l’invitation du psalmiste dans cette dernière strophe, c’est plutôt de se confier en Dieu pour chaque centi-mètre du voyage. Cela veut dire chercher ses voies, marcher à sa lumière, et reposer à l’ombre de sa grâce. En une phrase, Dieu doit être notre repère à chaque instant. Pour que le chemin de la vie chrétienne devienne ce qu’il est sensé être, c’est-à-dire le chemin de l’obéissance.


1. Dieu est notre seul repère

a) L’homme intelligent s’intéresse à Dieu
Le psalmiste fait une affirmation que nous avons tendance à banaliser : Mieux vaut un jour dans tes parvis que mille ailleurs (v. 11). Cette affirmation est n’est pas une exagération. Dieu est par définition la source du bonheur car il est notre Créateur. L’homme intelligent cherche Dieu, et cherche les voies de Dieu. Il n’y a rien de choquant ou de révolutionnaire dans des versets comme Heureux ceux qui marchent selon la loi de l’Éternel ! Heureux ceux qui gardent ses préceptes, qui le cherchent de tout leur cœur ! (Ps 119 : 1, 2). (Cf. Ps 19 : 8 – 12).

b) Illustration : pour aller chez quelqu’un
Quand on rend visite à quelqu’un, on écoute les indications qu’il nous donne pour nous rendre chez lui ; sinon, on risque de perdre beaucoup de temps, et d’essence, sur le chemin. Il y a cette caricature de l’homme qui ne veut pas demander le chemin et qui s’entête à vouloir se débrouiller tout seul, généralement à ses dépens. Il finit par arriver, mais après combien de demi-tours, de disputes, de temps perdu et d’énergie gaspillée !

c) La façon dont nous gaspillons notre vie
De la même façon, avec le Seigneur, on est souvent fier, et on s’entête à vouloir se débrouiller tout seul, à nos dépens, alors qu’on devrait s’humilier et reconnaître notre besoin d’être conduits par Dieu. Mais le péché dans notre vie s’oppose à cette intelligence, et nous pousse à nous trouver des excuses et des prétextes pour ne pas 390250cbd4088a41d5c0bd5f70eac47d.jpgchercher Dieu de tout notre cœur. Exemple : les français passent en moyenne plus de trois heures par jour devant la télé. Combien de temps par jour passons-nous à lire la Bible et à chercher la face de Dieu ?

Si nous croyons en Dieu, nous devons forcément reconnaître que ça ne sert à rien de vivre sans lui. Tout ce que nous pouvons investir de temps et de ressources à faire autre chose qu’à le chercher sera en fin de compte inutile, voire contre-productif. Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour redresser, pour éduquer dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit adapté et préparé à toute œuvre bonne (2 Tm 3 : 16, 17). Logique ! Mais pourquoi alors cherchons-nous, et recevons-nous, nos directions pour la vie de tellement d’autres sources que la Parole de Dieu ? Pourquoi est-ce ainsi ?


2. Brûler au soleil

a) Dieu est un soleil qui éclaire mais qui brûle
Le psalmiste nous met sur la voie : l’Éternel Dieu est un soleil (v. 12). Dieu est le soleil qui éclaire notre chemin, qui donne la direction, mais il est aussi un soleil qui éblouit et qui brûle. Les pèlerins qui montent à Jérusalem en font la rude expérience. Dieu est saint, donc exigeant, et cette exigence resplendit de tout son éclat dans sa Parole. Il paraît qu'il y a plus de 6,400 commandements dans la Bible pour 31,000 versets, soit environ 1/5ème de la Bible !

b) Illustration : le jeu dans le noir
8c3ce77f733d547a28117c4421e180f3.jpgChercher Dieu, c’est s’exposer à sa sainteté. Il existe des jeux qui se passent dans le noir, où le but est d’infiltrer une équipe adverse sans se faire voir. Chacun est équipé d’une lampe de poche, mais si on choisit de l’utiliser pour se diriger, on risque aussi d’être vu !

c) Le dilemme de notre vie
Marcher à la lumière de Dieu, c’est accepter d’être vus tels que nous sommes vraiment. Chercher Dieu de tout notre cœur, dépenser notre temps et notre énergie à apprendre à le connaître, c’est nous exposer à la lumière de sa sainteté. Quiconque fait le mal a de la haine pour la lumière et ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient réprouvées (Jn 3 : 20). Cf. Psaume 139. Nous ne pouvons rien cacher à Dieu. Voilà la difficulté, le dilemme et la tentation ! Vaut-il mieux marcher à la lumière de Dieu et se retrouver coupable devant les exigences de sa sainteté, ou se cacher sous les tentes de la méchanceté (v. 11) ?

C’est le dilemme auquel Paul a fait face lui-même. Il a reconnu que c’était difficile de constater, à la lumière de Dieu, l’étendue du péché dans sa vie : je prends plaisir à la loi de Dieu dans mon for intérieur, mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon intelligence et qui me rend captif de la loi du péché qui est dans mes membres. Malheureux que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ? (Rm 7 : 22 – 24). Mais le psalmiste a fait son choix : il a choisi de se tenir sur le seuil de la maison de Dieu, et il poursuit son voyage, semble-t-il sans broncher, plein d’assurance, à la lumière de Dieu.


3. Reposer à l’ombre du bouclier

a) La nécessité d’un bouclier
L’espérance du psalmiste, et son assurance, reposent dans l’affirmation selon laquelle Dieu est un soleil et un bouclier à la fois (v. 12). Le psalmiste sait qu’il est coincé : dans son état déchu, il ne peut pas, de lui-même, marcher dans l’intégrité, et se tenir à la lumière du soleil de Dieu sans être brûlé. Le seul bouclier capable de le couvrir est celui de Dieu : il lui fallait un pardon à l’échelle de la sainteté de Dieu, une grâce à l’échelle de sa gloire.

b) Illustration : McLaren espionne Ferrari
Récemment l’équipe de F1 McLaren a été jugée coupable d’espionnage chez l’équipe adverse, Ferrari. Qu’est-ce qui s’est passé ? Si McLaren avait pu rivaliser avec Ferrari avec ses propres moyens, ils l’auraient fait, mais 3d34a8b7a12c6ed1c35c5da4e1ba6a31.jpgquelqu’un s’est dit, pour être à la hauteur de Ferrari, il faut qu’on adopte les réglages de Ferrari. On n’est pas capables de rivaliser par nous-mêmes ; il n’y a que leur propre technologie pour nous permettre d’être à leur niveau.

c) Jésus a obéi pour nous
De même, pour ne pas être brûlés par la sainteté de Dieu, pour ne pas être condamnés sous les exigences parfaites de notre Créateur, il nous fallait aussi une compensation à la hauteur de ces exigences, que Dieu seul pouvait pourvoir. Le psalmiste comptait sur les promesses de Dieu ; il savait que Dieu pourvoirait. C’est ce qu’il a fait en Jésus-Christ. Adam a désobéi, et toute l’humanité en souffre les conséquences ; mais Jésus a obéi, et tous ceux qui se confient en lui en reçoivent les bénéfices. L’Éternel Dieu est un soleil et un bouclier, l’Éternel donne la grâce et la gloire (v. 12). La grâce du bouclier, et la gloire du soleil.

Comme par la désobéissance d’un seul homme, beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul, beaucoup seront rendus justes (Rm 5 : 19). En Christ, Dieu est devenu le bouclier pour nous protéger de la condamnation requise contre nous par sa propre sainteté. Dieu a résolu le dilemme, et il a accompli à notre place, en Jésus, ce qu’il nous était impossible de faire, c’est-à-dire obéir parfaitement à ses exigences. En cédant notre vie à Jésus, nous pouvons nous tenir avec assurance dans la lumière de Dieu sans être brûlés car Dieu a mis à notre compte l’obéissance parfaite de son Fils.


Conclusion : la prière de notre vie (v. 10)
Confronté à son dilemme, Paul s’est exclamé : Malheureux que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ? (Rm 7 : 24). Quelques versets plus loin il donne la réponse : Il n’y a maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Christ-Jésus (Rm 8 : 1). Face au pèlerinage de sa vie chrétienne, Paul a pu faire comme le psalmiste dans cette dernière strophe du psaume : se confier en Dieu pour chaque centimètre du voyage. Parce qu’il avait compris qu’en Jésus-Christ, il pouvait chercher de tout son cœur les voies de Dieu, marcher à sa lumière en permanence, et reposer en même temps à l’ombre de sa grâce. Sa vie, comme celle du psalmiste, ne ressemblait en rien à la vie d’un non-chrétien. Il pouvait dire qu’un jour dans les parvis de Dieu valait mieux que mille ailleurs, et ne pas juste être d’accord avec le principe, mais le vivre aussi. Pour nous aussi, Dieu peut devenir notre repère de chaque instant, si nous reconnaissons, et si nous recevons pleinement, la grâce que Dieu nous offre en Jésus-Christ. Si nous sommes à Jésus, Paul dit que le Saint-Esprit habite en nous, et que le Saint-Esprit est un esprit d’adoption (Rm 8 : 14 – 17). Nous pouvons chercher Dieu de 316986eb9f7e69117da9464002ccc0f7.jpgtout notre cœur comme des enfants qui cherchent leur papa. Nous pouvons étudier sa Parole et vivre à sa lumière sans être perpétuellement dans la crainte et le désespoir face à l’étendue du péché dans notre vie. Dieu a fait de nous ses enfants, mais des enfants en croissance. Nous pouvons accepter avec reconnaissance la réprimande du Seigneur comme celle d’un Père qui aime ses enfants et qui ne les abandonnera jamais (Pr 3 : 12). Il nous a adoptés une fois pour toutes, et pour cela, il a payé le prix fort (Rm 8 : 32). Il nous a tout donné en Jésus-Christ, c’est pour cela que nous pouvons faire du verset 10 la prière de notre vie : Toi qui es notre bouclier, vois, ô Dieu ! et regarde la face de ton Messie !

20.08.2008

La Fin des temps (11.4.f)

Apocalypse, chapitre 7

4. La foule en communion avec Dieu

f) Comparez les versets 16, 17 avec Ésaïe 49 : 8 – 10. Dans Ésaïe, qui est-ce qui fait paître le peuple et qui le guide vers des sources d’eau, et à qui la promesse est-elle faite ? Et dans Apocalypse ? Qu’en déduisez-vous ?

Pour accéder aux questions précédentes, cliquez ci-dessous :
Question 11.4.a
Questions 11.4.b,c
Questions 11.4.d,e

(Note : cette étude s'adresse particulièrement à ceux/celles qui ont participé aux études sur le thème de la fin des temps dans le courant de l'année 2007-2008. Pour les autres, vous avez le désavantage de ne pas pouvoir placer ces questions dans le contexte des études que nous avons faites sur les chapitres précédents de l'Apocalypse, mais vos réponses sont les bienvenues. Merci de proposer vos réponses dans la section commentaires ci-dessous.)

17.08.2008

La Détermination du pélerin (17 août 2008)

Psaume 84 : 6 – 9


Introduction
« L’homme est un pèlerin dans ce monde » (St Augustin), mais quelle est sa destination ? Le psalmiste nous a parlé, dans la première strophe, de l’objet de son désir : il veut habiter la maison du Seigneur, reposer dans la compagnie du Dieu vivant. C’est là le désir profond, et le besoin, de tous les hommes : retrouver la communion de notre Créateur, ce que Dieu a rendu possible pour nous en Jésus-Christ. Mais maintenant, dans la deuxième strophe, le psalmiste s’est mis en route. Il a reconnu l’objet de son désir, et il a engagé toute sa personne dans cette direction. Le voyage a commencé. Vous aussi, que vous le sachiez ou non, vous êtes en voyage : votre vie est une pérégrination. Il y a eu un départ ; il y aura une arrivée. Et peut-être que vous êtes comme le psalmiste, motivé par le désir conscient et irrésistible de vivre en compagnie perpétuelle du Seigneur, d’être compté parmi les membres de la maisonnée de Dieu. Mais voilà que le chemin est difficile : le voyage est éprouvant, et parsemé d’obstacles. Combien de fois déjà êtes-vous tombé dans le doute, avez-vous hésité ou fait marche arrière dans votre pèlerinage ? Combien de fois déjà avez-vous eu l’impression de vous éloigner de Dieu plutôt que de vous rapprocher de lui ? Combien de fois déjà vous êtes-vous demandé s’il pouvait vraiment y avoir du progrès dans votre marche avec le Seigneur, et une vraie croissance dans votre vie spirituelle ? Le psalmiste, quant à lui, semble à l’inverse très confiant dans son pèlerinage. Comment peut-il être sûr d’arriver à destination ? Comment peut-il être sûr qu’il avance dans le bon sens ? D’où lui vient cette détermination qui nous manque, à nous ? La réponse se résume à une phrase : heureux les hommes dont la force est en Dieu (v. 6) ! Ceux-là savent ce qui compte dans la vie, ils considèrent les obstacles comme des opportunités, et ils avancent avec une grande assurance vers leur destination finale.


1. Savoir ce qui compte dans la vie (v. 6)

a) Avoir des chemins tout tracés
La première chose que le texte nous dit au sujet de ceux dont la force est en Dieu, c’est qu’ils ont dans leur cœur des chemins tout tracés (v. 6). Ils ont mis les bons mots sur leur besoin (v. 2 – 5). Ils savent que le trou dans leur cœur a la forme de Dieu, et que leur besoin fondamental c’est un besoin de Dieu. Par-dessus tout, ils savent quelle doit être la destination de leur pèlerinage. Pour eux, les choses sont claires ; ils savent ce qui compte dans la vie.

b) Pékin Express
Du coup, toute leur vie est orientée par cette priorité. Dans le jeu télévisé Pékin Express, les candidats ont un but précis : se rendre de Paris à Pékin. Mais pour ce faire, ils n’ont droit qu’à 1 euro par jour. Tout ce qu’ils ont en argent, en temps, en ressources diverses, ils vont l’investir dans la réalisation de leur objectif. Quand vient le moment d’un choix, ils le font en fonction de cet objectif. Pour eux, les chemins sont tout tracés.

c) Savoir ce qu’on veut, et investir dedans
De la même façon, si nous avons reconnu quel est le besoin fondamental de notre vie, et si nous avons compris que Dieu a rendu possible notre satisfaction en Jésus-Christ, alors notre objectif devient clair. C’est le même objectif que celui de Paul quand il dit, Mon but est de le connaître, lui, ainsi que la puissance de sa résurrection (Ph 3 : 10). Dans ce même texte, Paul explique ce que c’est que d’avoir sa force en Dieu : Je considère tout comme une perte à cause de l’excellence de la connaissance du Christ-Jésus (Ph 3 : 8).

Les hommes dont la force est en Dieu, ce sont d’abord des hommes qui savent ce qui compte dans la vie. À cause de cela, les chemins sont tout tracés pour eux. Quand vient le moment d’un choix, par exemple entre aller à l’église le dimanche ou aller à un barbecue avec des amis, le bon choix s’impose. Celui qui a sa force en Dieu, c’est celui qui investit sa force en Dieu, parce que son but, par-dessus tout le reste, est de le connaître. En parlant de gens dont la force en Dieu, ce texte nous parle de gens qui acceptent d’être dépendants de Dieu, c’est-à-dire « théonomes » plutôt qu’autonomes ; et ce texte nous montre aussi que cette dépendance volontaire peut changer radicalement notre perspective sur les difficultés de la vie.


2. Les obstacles deviennent des opportunités (v. 7)

a) Chaque étape nous rapproche du but
Le psalmiste parle de ces gens qui traversent la vallée du Baka (des larmes), et qui en font une oasis (v. 7). Comment est-ce possible ? Rappelez-vous, ces gens sont motivés par un but précis ; leur voyage n’est pas sans destination. Ils ont compris leur besoin, et la source possible de leur satisfaction qui est en Dieu, et ils savent ce qui compte dans la vie, et ils s’acheminent dans cette direction, en étant orientés par ces priorités. Alors la vallée des larmes devient pour eux une oasis parce qu’ils savent pourquoi ils y sont, et que c’est une étape en direction de la compagnie de Dieu.

b) Suzanne et mon voyage vers la Suisse
Quand Suzanne est partie en vacances avec sa famille en Suisse et qu’ils m’ont invité à les rejoindre pendant quelques jours, j’ai sauté dans ma voiture et je suis parti vers la Suisse. Seulement, à mi-chemin, il s’est mis à tomber des pluies torrentielles, on n’y voyait plus rien, les voitures roulaient très doucement, et je me souviens d’avoir vu plusieurs accidents. Moi je conduisais une vieille voiture, dans des conditions horribles, et pourtant je chantais à tue-tête dans la voiture, parce que je savais pourquoi j’étais là.

c) Dieu utilise les obstacles
Le pèlerin qui connaît sa destination n’a pas la même perspective que les autres sur sa vie, et sur les épreuves qu’il traverse. Quand celui dont la force est en Dieu traverse la difficulté, il sait pourquoi il est là ; il sait qu’il est en chemin vers la destination idéale, et que cette épreuve est une étape en direction de cette destination.

Les hommes dont la force est en Dieu, ce sont des hommes qui avancent en étant motivé par ce désir irrésistible de connaître Dieu ; et pour cette raison, lorsqu’ils traversent la vallée de l’épreuve, ils peuvent se réjouir et en faire une oasis car ils savent que c’est une étape en direction de leur destination. Mieux encore, ils reconnaissent dans les épreuves elles-mêmes des opportunités uniques de progression vers leur destination, car ils savent que Dieu va utiliser ces épreuves de façon particulière pour les rapprocher de lui. C’est pour cette raison que la pluie de cette vallée devient pour eux une bénédiction (v. 7). Mais comment peut-on en être sûr ? Comment peut-on avoir une telle assurance au milieu de l’épreuve ? Parce que les gens dont la force est en Dieu sont des gens qui s’appuient sur ses promesses.


3. Avancer avec assurance vers le but (v. 8)

a) En Christ, Dieu a garanti notre arrivée
Dieu a promis de nous faire arriver à destination, si nous nous reposons sur lui. Ils se présenteront devant Dieu à Sion (v. 8) ; c’est une affirmation pleine d’assurance de la part du psalmiste. Il connaît les promesses de Dieu : L’Éternel gardera ton âme ; l’Éternel gardera ton départ et ton arrivée, dès maintenant et à toujours (Ps 121 : 7, 8). Dieu a garanti notre arrivée à destination, et cette garantie, il l’a signée avec le sang de son Fils Jésus, et il l’a fait valoir à travers sa résurrection : Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Lui qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi tout avec lui, par grâce ? (Rm 8 : 31, 32).

b) La différence entre le stop et le train
Quand on voyage en stop, parfois on se met sur le bord de la route avec un panneau en carton qui indique notre destination, et on espère tomber sur quelqu’un de bonne volonté qui va bien vouloir nous rapprocher de cette destination, mais on n’est jamais sûr d’où cette personne va bien vouloir nous déposer. En revanche, quand on achète un billet de train, il y a écrit dessus la gare de départ et la gare d’arrivée. Quand on monte dans le train, on sait qu’on pourra descendre à notre destination précise.

c) On est chaque jour plus près du but
Parfois nous adoptons l’attitude d’un auto-stoppeur avec le Seigneur, alors que ce qu’il nous offre, c’est un billet de train. Dieu n’est pas là pour nous proposer un coup de main quand les choses vont mal, ou pour venir à notre secours quand on s’est perdu en route. Dieu nous invite à monter dans son train, et il garantit à tous ceux qui se confient en lui d’arriver à destination.

Les gens dont la force est en Dieu, ce sont des gens qui sont montés dans le train de Dieu, et qui peuvent dire qu’ils sont chaque jour plus près du but, même lorsqu’ils traversent le mauvais temps. Le psalmiste dit qu’au fur et à mesure du voyage, leur force augmente (v. 8). Parce que se confier en Dieu, et recevoir sa grâce en Jésus-Christ, ce n’est pas juste recevoir le pardon des péchés et un ami pour nous accompagner sur un chemin difficile, c’est aussi recevoir une vie nouvelle et une croissance spirituelle qui ira jusqu’à son terme (en dépit, parfois, des apparences) parce que Dieu l’a promis et l’a garanti. Ésaïe l’a exprimé ainsi : Ceux qui espèrent en l’Éternel renouvellent leur force. Ils prennent leur envol comme les aigles ; ils courent et ne se lassent pas. Ils marchent et ne se fatiguent pas (És 40 : 31).


Conclusion
Cette strophe nous a parlé des hommes dont la force est en Dieu. Ce sont des gens qui renoncent à tout, au profit de ce qui compte vraiment dans la vie : la connaissance du Dieu vivant. Ce sont des gens qui savent vers quelle destination ils s’acheminent, et qui considèrent par conséquent les obstacles comme des opportunités de progression ; ils savent que Dieu veut utiliser ces épreuves pour les rapprocher de lui. Enfin ils s’appuient sur les promesses de Dieu en reconnaissant que Dieu a garanti la bonne fin du voyage ; chaque jour, même lorsqu’ils traversent la vallée des larmes, ils peuvent dire qu’ils n’ont jamais été aussi près du but. La promesse de ce texte pour nous, c’est que si nous nous confions en Dieu, si nous plaçons toute notre confiance en Jésus-Christ qui a rendu accessible pour nous la compagnie du Dieu vivant, et si nous investissons nos forces dans ce qui compte vraiment dans la vie, alors nous pouvons être certains, même lorsque nous doutons, même lorsque nous avons l’impression de nous éloigner de Dieu, même lorsque nous pensons qu’il n’y aura jamais de vraie croissance spirituelle dans notre vie, que Dieu est quand même, en fait, en train d’opérer cette progression dans notre vie, parce que c’est son intention et sa promesse. Et la réalité, c’est que dans la vallée du doute et des larmes, nous sommes plus près de Dieu que nous ne l’étions avant. Alors est-ce que vous reconnaissez ce qui compte vraiment dans la vie, et cela vous donne-t-il un sens clair des priorités ? Est-ce que vous allez garder les yeux fixés sur votre destination afin de maintenir sur votre vie, et sur les épreuves en particulier, la perspective qui vous permettra d’avancer dans la joie ? Enfin est-ce que vous allez renoncer à toutes vos ressources personnelles et tout investir en Dieu afin de recevoir votre force de lui, une force qui ne cessera d’augmenter de jour en jour parce que c’est cela qu’il vous offre en Jésus-Christ ? Vivre dans la dépendance de Dieu, c’est vivre dans la dépendance d’un Dieu tout-puissant et proche à la fois. Lorsque vous vous adressez à lui dans la prière, qui est la manifestation par excellence de notre dépendance de lui, vous pourrez l’appeler à la fois, comme le psalmiste, Dieu des armées et Dieu de Jacob (v. 9). Le Dieu des armées a vaincu tous les obstacles pour nous, et le Dieu de Jacob nous accompagne maintenant sur le chemin. Mes brebis entendent ma voix. Moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais, et personne ne les arrachera de ma main (Jn 10 : 27, 28).

13.08.2008

La Fin des temps (11.4.d,e)

Apocalypse, chapitre 7

4. La foule en communion avec Dieu

d) Les versets 15 – 17 parlent de la situation de ces gens. À cause de quoi sont-ils dans cette situation, d’après le verset 14 ?

e) Relisez le verset 15. Où sont-ils ? Que font-ils ? Que fait Dieu pour eux ? En quoi le verset 15 répond-il à Apocalypse 6 : 16, 17 ?


(Note : cette étude s'adresse particulièrement à ceux/celles qui ont participé aux études sur le thème de la fin des temps dans le courant de l'année 2007-2008. Pour les autres, vous avez le désavantage de ne pas pouvoir placer ces questions dans le contexte des études que nous avons faites sur les chapitres précédents de l'Apocalypse, mais vos réponses sont les bienvenues. Merci de proposer vos réponses dans la section commentaires ci-dessous.)

10.08.2008

La Destination du pélerin (10 août 2008)

Psaume 84 : 1 – 5


Introduction
C’est St Augustin qui disait que l’homme est un pèlerin dans ce monde. Nous sommes des gens de passage. Mais nous avons tendance à oublier qu’un pèlerin, ce n’est pas quelqu’un qui erre sans but, qui voyage pour le plaisir, mais c’est quelqu’un qui chemine vers une destination finale. Dans le psaume 84, nous avons le chant d’un pèlerin en voyage, et qui sait où il va, du moins où il veut aller. Le psalmiste analyse avec lucidité sa situation, et décrit successivement quelle est la destination de son voyage, d’où vient sa détermination dans ce voyage, et quelles directions il va suivre pour ce voyage. Mais c’est le premier couplet qui nous intéresse ce matin, et il y a quelques questions que ce texte nous fait poser avant de le regarder en détail : est-ce que vous savez quelle est votre destination dans la vie, ou bien est-ce que vous êtes un pèlerin qui erre sans but ? Quelle est la destination que vous cherchez, et êtes-vous sûr que c’est la bonne ? Vous êtes en voyage ; mais vers où ? Est-il possible que Dieu ait prévu pour nous la destination idéale pour notre pèlerinage, mais est-ce que nous savons seulement quelle est cette destination, et notre vie est-elle par conséquent orientée vers cette destination ? La première strophe de ce psaume va nous montrer quels sont les symptômes de cette recherche profonde qui nous habite tous, mais pas seulement quels en sont les symptômes, aussi quelle en est la véritable nature, et la véritable réponse.


1. Symptômes d’une recherche profonde

a) Une recherche qui engage tout l’être
Le voyage du pèlerin est orienté par un désir profond et irrésistible. Le pèlerin aspire à quelque chose, ou plutôt à quelque part, et ce désir se manifeste émotionnellement (chéries, v. 2), spirituellement (mon âme soupire, v. 3) et physiquement (mon cœur et ma chair, v. 3). Le pèlerin est engagé avec tout son être dans ce voyage et la recherche de sa destination.

b) Le bébé qui gesticule
Avez-vous déjà remarqué que nos besoins les plus fondamentaux se manifestent dans tout notre être ? Regardez un bébé qui a faim : il exprime son besoin par tous les éléments de son être. Il pleure, il grimace, il crie de colère, il bouge la tête, il se tortille et il gesticule des bras et des jambes. Pourtant, à son âge, il n’est pas capable d’identifier son besoin ou de le comprendre ; ce besoin s’exprime bien malgré lui, dans tout son être.

c) L’homme en recherche
De la même façon, les hommes ont des besoins qu’ils ne comprennent pas toujours. Nous sommes des pèlerins en voyage, mais nous ne savons pas vraiment vers où. Nous ne savons pas vraiment quelle destination nous donnera satisfaction. Regardez les deux ou trois derniers millénaires de l’humanité, et on a l’impression de voir un essaim de mouches surprises par le propriétaire de la maison, qui ne savent dans quelle direction voler pour trouver un abri.

Pardonnez-moi de vous dire ça, mais nous ressemblons à des mouches qui se cognent dans la vitre, ou si vous préférez, à des bébés qui hurlent et qui gesticulent. Nous ne savons pas ce que nous voulons précisément, nous ne savons pas quelle destination sera pour nous un abri et une satisfaction, et pourtant notre besoin se manifeste chez nous de façon émotionnelle, spirituelle, et même physique. Heureusement pour les bébés, ils ont généralement des parents, qui sont capables d’identifier leur besoin et de leur pourvoir la solution. Nous aussi, nous avons un Père qui est dans les cieux, et qui, dans ce texte, nous pointe dans la bonne direction.


2. Notre recherche de El Haï, le Dieu vivant

a) Rechercher la compagnie de Dieu
Qu’est-ce que le psalmiste recherche ? Quelle est cette destination qu’il convoite ? Les demeures de l’Éternel des armées (v. 2), les parvis de l’Éternel (v. 3), les autels de l’Éternel des armées (v. 4)… Mais le psalmiste ne recherche pas ces choses parce qu’elles ont de la valeur en elles-mêmes : les demeures de Dieu, c’est le Tabernacle, c’est-à-dire de la toile et des piquets. Au verset 3 il nous dit ce qu’il recherche vraiment : mon cœur et ma chair acclament (invoquent, interpellent) le Dieu vivant (El Haï). Le psalmiste désire se trouver dans ces lieux parce que c’est là qu’il y trouvera la compagnie de Dieu.

b) La cabane en Suisse
Lorsque Suzanne et moi nous sortions ensemble, elle est partie passer ses vacances d’été en Suisse avec sa famille, dans une vieille cabane sombre et poussiéreuse où il n’y a ni eau chaude, ni électricité, mais où il y a abondance de souris et d’insectes divers. Les parents de Suzanne m’ont invité à les rejoindre là-bas pour passer quelques jours en leur compagnie. Tout d’un coup, la Suisse est devenue pour moi le pays le plus beau au monde, et cette cabane le lieu le plus chic et le plus confortable qui soit !

c) L’effet de la chute
Le psalmiste recherche ces lieux de rencontre avec Dieu, parce que ce qu’il recherche plus profondément encore, c’est la compagnie du Dieu vivant. Pourquoi ? La Bible nous explique que l’homme, sous l’effet de son péché, a perdu sa relation vivante avec Dieu. Nous sommes des bébés qui gesticulent, mais Dieu notre Créateur, dans la Bible, nous révèle quelle est la nature de notre besoin. Nous sommes comme des hirondelles qui cherchent un abri et un nid où déposer nos petits, et cet endroit, nous explique le psalmiste, est auprès de Dieu.

Avez-vous déjà mis ces mots-là sur votre insatisfaction ? Lorsque vous vous sentez seul, lorsque vous êtes déprimé, même lorsque vous êtes malade, est-ce que vous êtes prêt à reconnaître que ce dont vous avez besoin, ce n’est pas d’un verre d’alcool, ce n’est pas d’un anti-dépresseur, ce n’est pas d’un chèque, ce n’est même pas d’un psychologue, d’un pasteur ou d’un bon ami, mais ce que vous recherchez peut-être sans le savoir, c’est avant tout la compagnie du Dieu vivant ? Pascal a dit que l’homme avait dans son être un trou en forme de Dieu. Avez-vous déjà mis ces mots-là sur votre besoin ? Le psalmiste reconnaît ici quel est le besoin fondamental de l’homme. Et il nous pointe dans la bonne direction.


3. Le lieu de rencontre avec Dieu : Jésus-Christ

a) Le Tabernacle est prophétique
Le psalmiste termine sa strophe sur une exclamation merveilleuse qu’o pourrait appeler une béatitude : Heureux ceux qui habitent ta maison ! Ils te loueront encore (v. 5). Le psalmiste évoque la situation du passereau et de l’hirondelle qui ont fait leur nid dans le Tabernacle. Mais il sait bien que personne d’humain n’habite vraiment dans la maison de Dieu. Il sait que le Tabernacle parle au peuple de quelque chose d’autre, de quelque chose de meilleur. Le Tabernacle est temporel, et il annonce ce que Dieu va réaliser pleinement pour son peuple. Même lorsque David projette de remplacer le Tabernacle par un Temple, Dieu ne soutient pas le projet (1 Ch 17), et annonce à David que c’est un de ses descendants qui bâtira la vraie maison de Dieu, et que ce fils sera pour toujours établi dans sa maison et dans son royaume.

b) Jésus réalise le Tabernacle
Nous faisons un saut dans l’histoire et nous lisons ce que l’apôtre Jean a écrit en introduction à son Évangile : La Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique, venu du Père (Jn 1 : 14). Le mot traduit par habité, c’est littéralement, tabernaclé. Psaume 84 : 2 : combien tes tabernacles sont chéris, Jean 1 : 14 : Jésus a été un tabernacle parmi nous. Ce que le Tabernacle annonçait, et que le psalmiste convoitait tant, c’est-à-dire la compagnie même du Dieu vivant, Dieu l’a réalisé pour nous en Jésus.

c) L’effet de la croix
Le psalmiste désirait ardemment la compagnie de Dieu ; c’était là sa destination finale en tant que pèlerin. Mais il savait bien qu’il ne pourrait jamais pénétrer dans le lieu saint, là où résidait pleinement le Seigneur, encore moins y habiter. Le psalmiste nous pointe pourtant dans la bonne direction, dans la direction de Jésus, qui est venu porter sur lui le poids de nos péchés, et payer à notre place le prix de nos péchés en mourrant à la croix, et vaincre pour nous la puissance du péché et de la mort en ressuscitant, tout cela pour que nous puissions pénétrer dans le lieu saint et y trouver, pour toujours, la compagnie du Dieu vivant. Heureux ceux qui habitent ta maison ! En Jésus, nous devenons membres de la famille de Dieu.

d) Jésus est le Dieu vivant
Jésus est devenu pour nous le Tabernacle, le lieu de rencontre et de communion avec Dieu. Au verset 4, le psalmiste acclame le nom de celui qu’il recherche tant : Mon Roi et mon Dieu ! À la fin de l’Évangile de Jean, lorsque Jésus, qui a accompli son œuvre à la croix, et qui est sorti du tombeau, retrouve ses disciples, il y en a un qui doute : Thomas. Mais lorsqu’il comprend enfin ce que Jésus vient d’accomplir, il s’exclame lui aussi : Mon Seigneur et mon Dieu (Jn 20 : 28) ! Le Dieu vivant que le psalmiste recherche tant, c’est Jésus.


Conclusion
Le premier couplet de ce psaume nous a parlé de la destination finale du pèlerin. Nous sommes des êtres dans le besoin, des êtres en recherche, et Dieu nous dit, parce qu’il nous a créés et qu’il nous connaît mieux que nul autre, que ce dont nous avons besoin, c’est d’habiter dans sa maison et de vivre en communion avec lui. Dieu est la destination qu’il nous faut, que nous recherchons parfois sans le savoir. Dieu est la destination qui doit, maintenant, orienter toute notre vie. Cette destination nous est rendue possible en Jésus-Christ, si nous plaçons en lui toute notre confiance. Alors je vous pose de nouveau cette question ce matin : où allez-vous ? Vous êtes en voyage, mais vers où ? Avez-vous déjà identifié votre besoin fondamental ; et les choix que vous faites tous les jours, et que vous serez amenés à faire tout au long de votre vie, seront-ils par conséquent orientés, comme pour le psalmiste, avant tout autre chose, par votre profond désir de Dieu ? Peu avant d’accomplir son œuvre à la croix, Jésus s’est adressé à ses disciples : Jean 14 : 2 – 6.

06.08.2008

La Fin des temps (11.4.b,c)

Apcalypse, chapitre 7

4. La foule en communion avec Dieu

b) Lire Apocalypse 7 : 13 – 17. D’après le verset 14, qui sont ces gens vêtus de robes blanches ? Comparez avec Apocalypse 1 : 9. Où Jean se situe-t-il lui-même par rapport à la foule innombrable ?

c) Qu’en déduisez-vous concernant « la grande tribulation » ? Est-ce une épreuve particulière ou un terme générique pour désigner un ensemble de choses ?

(Note : cette étude s'adresse particulièrement à ceux/celles qui ont participé aux études sur le thème de la fin des temps dans le courant de l'année 2007-2008. Pour les autres, vous avez le désavantage de ne pas pouvoir placer ces questions dans le contexte des études que nous avons faites sur les chapitres précédents de l'Apocalypse, mais vos réponses sont les bienvenues. Merci de proposer vos réponses dans la section commentaires ci-dessous.)

30.07.2008

La Fin des temps (11.4.a)

Apocalypse, chapitre 7

4. La Foule en communion avec Dieu

a) À ce stade de la lecture, pensez-vous qu’il puisse y avoir, dans l’histoire, des croyants qui ne soient pas inclus dans la foule innombrable de la vision des versets 9, 10 ?

(Note : cette étude s'adresse particulièrement à ceux/celles qui ont participé aux études sur le thème de la fin des temps dans le courant de l'année 2007-2008. Pour les autres, vous avez le désavantage de ne pas pouvoir placer ces questions dans le contexte des études que nous avons faites sur les chapitres précédents de l'Apocalypse, mais vos réponses sont les bienvenues. Merci de proposer vos réponses dans la section commentaires ci-dessous.)

01.07.2008

Ce dimanche 6 juillet

Que sont les chrétiens dans une société hétéroclite ? Sommes-nous une branche de la société parmi d'autres ? Une société entièrement différente et rivale ? Ou bien de simples citoyens lambda perdus dans la masse, dont l'âme est néanmoins assurée d'aller au ciel... ? Voici les questions que nous allons nous poser ce dimanche lors du culte, autour du texte de Actes 21:37 et suivants, où Paul est arrêté par les romains à Jérusalem, et où Paul demande l'autorisation d'adresser une dernière parole à ses "frères et pères" Juifs. Nous verrons que ce texte nous donne quelques précisions sur la vocation chrétienne, notre rapport aux structures de la société, aux lois, à l'éducation, à l'engagement "citoyen"... Et nous verrons peut-être un peu mieux ce à quoi Jésus nous appelle, ainsi que tous les hommes, ici-bas. Cela changera peut-être votre regard sur votre travail, sur vos études, sur votre relation au monde séculier.

À l'issue du culte vous êtes tous invités à un repas sur place ! Merci d'apporter vos contributions au repas sous la forme de salades et de desserts. Ce sera le dernier repas à l'église avant la rentrée de septembre.

Le culte a lieu comme d'habitude, à 10h30. L'adresse n'a pas changé : 91 rue Mazenod, Lyon 3ème.

En espérant vous voir nombreux ce dimanche !

24.06.2008

Reprise des études bibliques ce mercredi

Ce mercredi 25 juin, après deux semaines d'absence, nous reprenons le cours normal de nos études bibliques.

Rendez-vous pour les jeunes adultes à l'INSA pour la dernière étude biblique de l'année, sur le livre de J-M Nicole, Précis de Doctrine Chrétienne. Nous discuterons des deux derniers chapitres du livre, sur la fin des temps et sur l'au-delà. De 12 h 15 à 13 h 45.

Et rendez-vous à tous à l'église pour la suite de notre étude du livre de l'Apocalypse, de 18 h 30 à 20 h.

En espérant vous voir nombreux.

08.06.2008

Concert de Rebecca St James

Cliquer sur l'image pour plus d'informations.

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06.06.2008

Le culte du 8 juin

Ne manquez pas le culte, ce dimanche à 10 h 30 (comme d'habitude). Le texte de la prédication sera Actes 21 : 27 - 36. Le titre : Appelés à déranger. La question : les chrétiens sont-ils en train d'assumer leur vocation s'ils ne dérangent personne ? La réponse... dimanche matin !