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26/04/2010

L'Authenticité de la foi

Dimanche 25 avril 2010

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AUDIO

Amos 5.16-27

(Alexandre Sarran)

 

Introduction

Lakeland.jpgIl y a deux ans, un prédicateur canadien animait des soirées d’évangélisation et de guérison à Lakeland en Floride. Un stade de la ville était loué à hauteur de $15.000 la soirée, afin d’accueillir les milliers de personnes quotidiennes qui venaient assister au culte. Les moyens mis en œuvres étaient colossaux : projecteurs, groupes de rock, écrans géants, retransmission sur internet et diffusion en prime time sur la chaîne de télévision par satellite « God TV ». On a estimé qu’environ 400.000 personnes, venues de 100 pays différents, avaient assisté aux réunions, sans compter les millions de téléspectateurs. Il se trouve qu’après quatre mois de ministère à Lakeland, le fameux prédicateur canadien a annoncé son divorce pour cause d’infidélité envers sa femme. Sept mois plus tard, il était marié avec quelqu’un d’autre. Plus proche de nous, en France, autre ambiance. Dans les années 1980, un prêtre s’attaque au douloureux problème des réseaux pédophiles internationaux. Il fonde des foyers en Afrique pour accueillir les enfants de la rue. Il reçoit la légion d’honneur. Il s’engage avec Médecins du monde. En 1999, il devient curé d’un ensemble de seize paroisses autour de Cluny en Saône-et-Loire. Mais en 2005, après avoir été mis en examen, le prêtre est reconnu coupable de tentatives de corruption, d’agressions sexuelles et de viols sur mineurs, et condamné à huit ans de prison. Deux histoires récentes où l’on voit que le zèle religieux ne rime pas nécessairement avec la véritable piété chrétienne. Et vous, quel zèle religieux déployez-vous pour aller à l’église le dimanche, pour incliner vos têtes au moment des prières, pour chanter avec enthousiasme nos beaux cantiques, peut-être pour faire l’aumône aux pauvres, peut-être pour témoigner hardiment de l’Évangile autour de vous, ou comme moi, pour passer de longues heures à préparer une prédication ? Quel zèle religieux déployez-vous dans votre vie, et ce zèle religieux rime-t-il avec la véritable piété chrétienne ? Le texte que nous allons lire soulève précisément cette question, pour nous mettre en garde contre un danger bien précis, c’est celui de l’hypocrisie. Nous avons déjà pu voir, depuis le début du livre du prophète Amos, qu’un des principaux problèmes du peuple, c’est qu’il est présomptueux : il pense être en bons termes avec Dieu alors que d’après Dieu, ce n’est pas du tout le cas. Et les reproches que Dieu a faits à son peuple il y a 27 siècles s’adressent à nous aujourd’hui avec autant de pertinence pour nous inciter à être extrêmement vigilants contre le danger de glisser dans l’hypocrisie, et de finir par chuter gravement. Ce texte va pointer la différence fondamentale qu’il y a entre la religion hypocrite et la religion véritable, et nous montrer quel élément est indispensable pour que le zèle religieux puisse rimer avec la vraie piété chrétienne. Cet élément qui change tout, cette qualité déterminante, c’est l’authenticité de la foi. Mais voyons comment le texte développe cette idée.

 

1. Les hypocrites ne voient pas qu’il y a un problème (v. 16-17)

a)      Dieu annonce de terribles lamentations

La première chose que dit Dieu à son peuple, c’est qu’il va y avoir de terribles lamentations dans le pays. Avez-vous remarqué la façon dont Dieu insiste là-dessus ? Encore une fois, Dieu cherche à choquer le peuple en utilisant un langage très fort. Dans ces trois versets, on ne sait pas précisément pourquoi il y aura tant de lamentations, sinon que ce sera lié à une intervention de Dieu. Amos insiste d’ailleurs, encore une fois, sur l’identité de ce Dieu : « Ainsi parle l’Éternel, le Dieu des armées, le Seigneur » (v. 16). Dieu cherche ici à briser les rêves du peuple, à dissiper l’illusion dans laquelle vivent les Israélites, parce qu’en réalité, à ce moment-là, personne ne croit à ce tableau. Et la première leçon que l’on peut tirer de ce texte au sujet de l’hypocrisie, c’est que les hypocrites ne voient pas qu’il y a un problème.

b)      Jusqu’ici tout va bien

C’est un peu comme l’histoire de l’homme qui fait une chute libre depuis le 50ème étage d’un gratte-ciel, et qui se dit à chaque étage: « Jusqu’ici, tout va bien ! ». Dans le texte, le peuple d’Israël s’imagine que tout va bien. Ils ne voient pas qu’il y a un problème, et c’est pour cela que Dieu veut les confronter à la réalité. C’est comme dans la fable de Jean de La FontaineLafontaine.jpg, « Le Statuaire et la statue de Jupiter », où le poète termine en nous livrant la morale de l’histoire : « Chacun tourne en réalités, / Autant qu’il peut, ses propres songes : / L’homme est de glace aux vérités ; / Il est de feu pour les mensonges. »

c)       Avoir conscience de la tension entre Dieu et nous

Les hypocrites ne voient pas qu’il y a un problème. Et nous ? Est-ce que nous vivons au quotidien comme si tout allait bien, comme si rien ne devait changer ? Est-ce que la vie avec Dieu nous paraît facile ? Ou bien ressentons-nous la tension qui existe entre qui est Dieu et qui nous sommes ? Tout ne va pas bien ! Il y a un problème ! « L’Éternel, le Dieu des armées, le Seigneur », est un Dieu saint et redoutable ! Et moi je suis une pauvre créature, enclin au mal. L’apôtre Paul lui-même nous a livré un témoignage poignant de la tension douloureuse dans laquelle il vivait en tant que chrétien : « Je prends plaisir à la loi de Dieu, dans mon for intérieur, mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon intelligence et qui me rend captif de la loi du péché qui est dans mes membres. Malheureux que je suis ! » (Rm 7.22-24). Il y a un problème. Mais les hypocrites ne le voient pas. Puissions-nous avoir la même lucidité que l’apôtre Paul. Regardons la suite.

 

2. Les hypocrites ne craignent pas le jugement de Dieu (v. 18-20)

a)      Le jour de l’Éternel sera ténèbres

La deuxième chose que dit Dieu à son peuple, c’est que le jour de son jugement sera un jour effroyable. Dieu décrit la témérité de certaines personnes dans le peuple qui sont tellement sûres d’elles qu’elles « désirent le jour de l’Éternel » (v. 18) ! Mais Dieu dit que ce jour-là sera un jour de terrible désillusion pour tous les présomptueux et pour tous ceux qui s’obstinent dans l’hypocrisie. Dieu va intervenir pour juger son peuple, et ce jugement sera parfaitement juste et inéluctable. Les présomptueux pensent que cela ne les concerne pas : ils pensent avoir des arguments à faire valoir, ils sont sûrs d’eux. Ils fuiront devant le lion, ils fuiront devant l’ours, ils se mettront à l’abri dans leur maison, mais ils devront quand même répondre à la justice de Dieu (v. 19).

b)      La témérité : faire le mariole

La deuxième leçon que l’on peut tirer de ce texte au sujet de l’hypocrisie, c’est que les hypocrites ne craignent pas le jugement de Dieu. Vous avez déjà entendu parler de Dominique Gaye-Mariole ? C’était un valeureux soldat au service de Napoléon. Un jour, lorsque l’Empereur passait ses troupes en revue, Gaye-Mariole.jpgDominique Gaye-Mariole pose précipitamment sa carabine par terre et s’empare d’un petit canon pour présenter les armes. Il voulait montrer à Napoléon combien il était intrépide et sûr de lui. Selon la tradition, c’est de cette histoire qu’est née l’expression « Faire le mariole », qui signifie faire l’intéressant ou faire le malin. À ce qu’il paraît, Napoléon a apprécié le geste. Mais le problème, c’est que ce n’est pas devant Napoléon que nous devons nous présenter, mais devant le juste Juge, qui ne tient pas le coupable pour innocent. Et devant lui, il n’est pas question de faire le mariole !

c)       Témérité ou sobriété dans la vie chrétienne

Les hypocrites ne craignent pas le jugement de Dieu. Et nous ? Comment réagissons-nous à l’idée qu’un jour, Dieu va parfaitement juger le monde ? Est-ce que nous faisons les marioles, en pensant que nous n’avons rien à craindre puisque nous sommes des personnes relativement bonnes ? Est-ce qu’on a hâte d’y être, en se disant qu’enfin, ce voisin ou ce frère devra répondre devant Dieu de ses erreurs ? Ou bien la perspective du jugement de Dieu nous pousse-t-elle plutôt à l’humilité, à la sobriété et à l’examen de soi ? Le jour du jugement de Dieu sera effroyable. C’est pourquoi Jésus dit, dans la parabole des dix vierges, que celles qui attendent le venue de l’époux sans s’y être préparées sont folles (Mt 25.1-13). C’est pourquoi aussi l’Apôtre Paul nous exhorte non pas à la témérité mais à la sobriété lorsqu’il écrit : « Quand les hommes diront : Paix et sécurité ! c’est alors que la ruine fondra sur eux, comme les douleurs sur la femme enceinte, et ils n’échapperont point. […] Ne dormons donc pas comme les autres, mais veillons et soyons sobres » (1 Th 5.3-6). Le jugement de Dieu est effroyable. Mais les hypocrites ne le craignent pas. Puissions-nous veiller et rester sobres, et nous exhorter mutuellement, « et cela d’autant plus que [nous voyons] le Jour s’approcher » (Hé 10.25). Regardons la suite.

 

3. Les hypocrites n’ont pas la foi authentique (v. 21-24)

a)      Une pratique religieuse détestable

La troisième chose que dit Dieu à son peuple, c’est que la religion lui est détestable quand elle est dénuée de la vraie foi. Dieu ne mâche pas ses mots pour rejeter le culte que lui offre le peuple. Dieu rejette tout en bloc : fêtes, assemblées solennelles, holocaustes, offrandes, sacrifices de communion, chants et musique instrumentale. Tout cela est haïssable à ses yeux, bien que tout cela lui soit présenté à lui, à l’Éternel. Pourquoi ? Parce que ce culte est dénué de la vraie foi, qui est censée se traduire par une vie droite et juste (v. 24). C’est cela qui compte pour Dieu. On peut imiter un culte, mais on ne peut pas imiter la vraie foi. La troisième leçon qu’on peut tirer de ce texte au sujet de l’hypocrisie, c’est que les hypocrites n’ont pas la foi authentique.

b)      La femme la plus malheureuse du monde

Femme.jpgLaissez-moi vous raconter l’histoire de la femme la plus malheureuse du monde. La femme la plus malheureuse du monde, c’est une femme qui se réveille chaque matin et qui trouve sur sa table de chevet un bouquet de roses fraîchement cueillies par son mari. À côté du bouquet, comme tous les jours, un plateau pour son petit-déjeuner, avec ses viennoiseries préférées et un délicieux café. Un poème d’amour aussi, un poème différent chaque matin composé par son mari. D’ailleurs, celui-ci se lève tôt, tous les jours, et en profite pour faire la vaisselle et ranger le linge. Et pourtant, sa femme est la plus malheureuse du monde. Parce que tous les soirs, son mari boit, il se rend ivre, et il la frappe. De la même façon que l’amour authentique ne se mesure pas au déploiement d’artifices dont on est capable, la foi authentique ne se mesure pas au zèle religieux dont on peut faire preuve. La foi authentique se mesure à la transformation profonde d’une vie. « Que le droit coule comme de l’eau, et la justice comme un torrent intarissable ! » (v. 24).

c)       La foi entraîne un changement de vie

Les hypocrites n’ont pas la foi authentique. Et nous ? Est-ce que nous sommes indifférents aux prescriptions de la Parole de Dieu ? Est-ce que notre vie privée, du lundi au samedi, ressemble à s’y méprendre à celle de n’importe quel non-croyant ? Ou bien avons-nous ce désir profond, et irrépressible, de voir les ordonnances de Dieu se réaliser dans notre vie ? Comme le psalmiste qui s’écrie en prière à Dieu : « Puissent mes voies être bien réglées, afin que j’observe tes prescriptions ! » (Ps 119.5). La foi authentique, c’est un renoncement à soi, et une confiance totale placée en Dieu. C’est de cette foi authentique que notre culte, et notre religion, doivent découler, autrement tout ce que nous faisons extérieurement pour Dieu lui est en réalité détestable. Mais les hypocrites n’ont pas cette foi authentique. Puissions-nous renoncer à nous-mêmes et recevoir pleinement le règne de Dieu dans notre vie. Et cela, d’autant plus que la fin du passage va enfoncer le clou, si j’ose dire.

 

4. Les hypocrites ne croient pas à la grâce de Dieu (v. 25-27)

a)      Dieu rappelle un souvenir douloureux

Et la dernière chose que fait Dieu dans ce passage, c’est de rappeler à son peuple un souvenir douloureux. Ce souvenir douloureux, c’est celui des quarante années passées dans le désert, bien des siècles auparavant dans l’histoire d’Israël, juste après que le peuple ait été spectaculairement délivré par Dieu de l’esclavage d’Égypte. Dieu pose une question grinçante aux Israélites, censée leur rappeler que même juste après la libération d’Égypte, ils avaient été incrédules devant la grâce de Dieu, et que cela avait aboutit à des pratiques idolâtres mêlées au culte de l’Éternel. C’est un problème ancien. Cette incrédulité avait eu des conséquences désastreuses : quarante années à errer dans le désert, et toute une génération privée de terre promise. Maintenant, Dieu annonce que le peuple d’Israël va être déporté, conformément aux nombreux avertissements. La dernière leçon que l’on peut tirer de ce texte au sujet de l’hypocrisie, c’est que les hypocrites ne croient pas à la grâce de Dieu.

b)      Ne pas croire à la recette de Paul Bocuse

Imaginez que vous soyez un amateur de haute cuisine, et qu’un jour, un ami vous offre discrètement, pour votre anniversaire, une enveloppe soigneusement cachetée. À l’intérieur, la recette confidentielle d’un des plats les plus réputés de Paul Bocuse ! Vous ne savez pas comment votre ami a réussi à se procurer ce précieux sésame, mais dès le lendemain, vous comptez vous préparer ce bon petit plat. Bocuse.jpgVous commencez à suivre la recette, mais en cours de route, vous commencez à vous dire : « Tiens, je pense qu’il faudrait peut-être un peu plus de safran. Et moins d’ail. Et si je montais un peu la température du four ? Tiens, je n’ai pas assez d’estragon, je vais remplacer par du persil… », et ainsi de suite. Vous pensez qu’à la fin, vous obtiendriez le plat délicieux de Paul Bocuse et que vous pourriez le servir dans son restaurant ? Certainement pas. Votre incrédulité devant le talent et la compétence de Paul Bocuse aura abouti à un plat totalement altéré.

c)       Dieu a manifesté sa grâce

De la même façon, l’incrédulité devant la grâce de Dieu aboutit à une religion frelatée. En Égypte, Dieu avait manifesté « à bras étendu » sa justice, sa puissance, et sa grâce. Dieu avait tout fait en faveur de son peuple. Mais le peuple n’y a pas cru, il s’est inventé des idoles comme pour « compléter » la grâce de Dieu, et le peuple a été privé de terre promise. Cela n’a pas empêché Dieu de renouveler ses promesses de grâce, et conformément à ces promesses, le Messie est venu en la personne de Jésus pour délivrer son peuple, une fois de plus, mais pour le délivrer cette fois d’un ennemi bien plus redoutable, à savoir le péché lui-même. Et là aussi, Dieu a manifesté « à bras étendu » sa justice, sa puissance et sa grâce. Il a manifesté sa justice en punissant les fautes de son peuple à la croix, mais pas sur son peuple ; plutôt sur son propre Fils comme en sacrifice d’expiation. Il a manifesté sa puissance en ressuscitant Jésus d’entre les morts comme gage de sa victoire totale sur le péché et sur la mort. Il a manifesté sa grâce enfin, en promettant à tous ceux qui se confient en Jésus-Christ le pardon de leurs fautes et l’assurance de la vie éternelle, bien que les hommes ne le méritent pas.

d)      La grâce de Dieu est suffisante

Mais les hypocrites ne croient pas à la grâce de Dieu. Et nous ? Est-ce que le prix de notre pardon, que Jésus a payé, nous laisse indifférents ? Est-ce que le Christ victorieux est pour nous un grand Roi… à côté d’autres rois ? Est-ce que l’Évangile est pertinent pour nous le dimanche, et pour certains casiers de notre vie, tandis que pour d’autres jours, et pour d’autres casiers, ce sont d’autres choses qui nous régissent ? Ou bien reconnaissons-nous que la grâce de Dieu est absolument suffisante, que le règne de Jésus-Christ est suprême, et qu’il n’y a pas d’idole qui soitCroix de Christ.jpg excusable ni de péché qui soit mignon ? Avons-nous cédé notre vie toute entière à celui qui l’a rachetée toute entière ? Pouvons-nous dire avec l’Apôtre Paul : « Je suis crucifié avec Christ, et ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ, qui vit en moi » (Ga 2.20) ? Et Paul ajoute dans une autre épître, comme pour nous rappeler qu’il n’y a rien à ajouter pour « compléter » la grâce de Dieu : « Lui qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi tout avec lui, par grâce ? » (Rm 8.32). La grâce de Dieu est suffisante. Mais les hypocrites n’y croient pas. Puissions-nous garder les yeux fixés sur la croix, où Dieu a manifesté son parfait amour pour nous.

 

Conclusion

En introduction, nous parlions de ces exemples de déploiement de zèle religieux, qui ne rimaient pas avec la véritable piété chrétienne. Nous sommes aussi enclins à déployer ce zèle religieux, sans doute de manière différente les uns des autres. Et dans notre vie, ce zèle religieux rime-t-il avec la véritable piété chrétienne ? Le texte que nous avons étudié nous a mis en garde contre un réel danger : celui de l’hypocrisie. On ne peut pas dire qu’il y a les hypocrites d’un côté, et les vrais croyants de l’autre. Dans la Bible, l’hypocrisie est un danger qui nous guette, et les apôtres nous incitent à la plus grande des vigilances « de peur d’aller à la dérive » (Hé 2.1). Souvenons-nous donc de la mise en garde de ces paroles du prophète Amos, où nous avons pu voir comment l’hypocrisie nous était décrite. Les hypocrites ne voient pas qu’il y a un problème. Les hypocrites ne craignent pas le jugement de Dieu. Les hypocrites n’ont pas la foi authentique. Et les hypocrites ne croient pas à la grâce de Dieu. Vous voyez que ce texte a pointé la différence fondamentale qu’il y avait entre la religion hypocrite et la religion véritable, et nous a montré quel élément était indispensable pour que le zèle religieux puisse rimer avec la vraie piété chrétienne. Cet élément qui change tout, cette qualité déterminante, c’est l’authenticité de la foi. Et la foi, d’après l’Écriture, « c’est l’assurance des choses qu’on espère » (c’est-à-dire une confiance totale placée dans les promesses de Dieu et plus globalement dans sa Parole), et c’est « la démonstration [des choses] qu’on ne voit pas » (c’est-à-dire une vie transformée sous l’effet de la Parole de Dieu, et par le zèle authentique que donne l’Évangile de paix, Hé 11.1, Ép 6.15).

 

19/04/2010

Chercher le "bon" Dieu

Dimanche 18 avril 2010

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AUDIO

Amos 5 : 1 – 15

(Alexandre Sarran)

 

Introduction

Il y a trois ans, un roman est sorti aux États-Unis, qui a rencontré un succès phénoménal, notamment dans les milieux chrétiens. Il s’agit de l’histoire d’un père de famille, chrétien, dont la petite fille de cinq ou six ans est enlevée puis assassinée par un psychopathe. Au plus profond de sa douleur, le père de la victime reçoit une invitation à rencontrer Dieu le temps d’un weekend. Cette rencontre, évidemment, va finir par le consoler de sa souffrance, et changer le cours de sa vie. Une belle et poignante histoire. Un grand succès. Le problème, c’est que le dieu présenté dans ce livre comme étant le dieu des chrétiens, n’est pas le Dieu de la Bible. C’est un faux dieu, grossièrement déguisé en Trinité ; une imposture du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Dieu le Père se révèle sous les traits d’une femme afro-américaine bien-portante, Dieu le Fils sous les traits d’un artisan palestinien un peu gauche, et Dieu le Saint-Esprit sous les traits d’une espèce de grande fée tout droit sortie d’une bande dessinée japonaise. Au fil du livre, on découvre que c’est un dieu qui dénigre l’enseignement de la Bible (p. 65, 195 de l’éd. en anglais), qui est contre le concept de l’autorité (p. 122, 145), qui définit la sainteté comme étant quelque chose « de simple, de chaleureux, d’intime et d’authentique » (p. 107), qui appelle tous les êtres humains ses enfants (p. 162), et qui ressemble davantage, en fin de compte, à la grande déesse-mère du paganisme qu’au Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Un succès phénoménal, même dans les milieux chrétiens. Ce livre,La Cabane.jpg intitulé « La Cabane », a été traduit en français et publié il y a un peu plus d’un an par une maison d’édition spécialisée dans l’ésotérisme, les arts divinatoires, la franc-maçonnerie, le chamanisme et les autres sciences occultes. Malgré cela, vous pouvez quand même acheter ce livre sur le site de la librairie chrétienne CLC, et il figure même actuellement en deuxième position parmi les meilleures ventes sur le site de la libraire protestante en ligne « 7ici ». Je vous raconte tout cela parce que j’ai une question à soulever : êtes-vous sûr que votre Dieu est le bon ? Est-ce que vous adorez le « bon » Dieu ? Et comment le savoir ? En grande majorité, les Français se disent croyants. Et vous-mêmes si vous vous trouvez ici ce matin, c’est qu’il y a de fortes chances que vous croyiez en Dieu, et même au Dieu des chrétiens. Mais est-ce que c’est suffisant ? À l’époque du prophète Amos aussi, le peuple d’Israël disait croire en Dieu, il disait servir l’Éternel. Mais cela n’a pas empêché Dieu de prononcer des sentences terribles contre son propre peuple, contre le peuple qui portait son nom ! Alors comment savoir si votre Dieu est le bon ? La réponse, en principe, est simple : votre Dieu est le bon, si c’est le Dieu de la Bible. On n’a pas besoin de chercher midi à quatorze heures. Et si vous ne retenez que cela, ce matin, vous aurez retenu l’essentiel ! Mais regardons comment le texte en parle. Êtes-vous sûr que votre Dieu est le bon ? Dans ce texte, c’est une question de vie ou de mort.

 

1. Voir la réalité en face (v. 1-3)

a)      L’horreur de l’apostasie

Êtes-vous sûr que votre Dieu est le bon ? La première chose que ce texte nous invite à faire, pour répondre à cette question, c’est de voir la réalité en face. Amos dresse pour son auditoire un tableau absolument choquant destiné à provoquer l’attention du peuple et à lui montrer dans quelle situation catastrophique il se trouve en réalité, malgré sa tranquillité et sa confiance. Amos entonne une « complainte » sur Israël. Le peuple est comme une vierge tombée à terre et abandonnée. 90% du peuple va disparaître. Voilà le constat. Voilà le verdict de Dieu. Voilà la réalité, en dépit de ce que le peuple peut en penser. Les Israélites croient qu’ils sont en bons termes avec Dieu, mais ce n’est pas vrai. C’est l’apostasie ! C’est la crise !

b)      Statistiques du catholicisme en France

Baptême.jpgDieu invite son peuple à voir la réalité en face. Il ne suffit pas d’invoquer le nom de l’Éternel. Est-ce que vous pensez que Dieu exagère le tableau ? Quel serait le verdict de Dieu concernant son peuple aujourd’hui ? Au moins soixante pourcent des Français ont été baptisés au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Mais d’après un sondage paru dans le journal La Croix en 2007, plus de 75% de ces « chrétiens » se représentent Dieu comme « une force, une énergie, un esprit ». À la question : « Selon vous, qu’y a-t-il après la mort ? », seuls 10 % d’entre eux affirment croire à la résurrection des morts, 53 % répondent qu’« il y a quelque chose mais je ne sais pas quoi ». 26 % d’entre eux qui affirment qu’« il n’y a rien », et 8 % croient à « la réincarnation sur terre dans une autre vie ».

c)       Quel verdict aujourd’hui ?

Quel serait le verdict de Dieu concernant le peuple qui porte son nom aujourd’hui ? Vous pensez que la vierge est debout et bien portante ? Dieu nous invite à voir la réalité en face. On se croit tranquille parce qu’on « croit en Dieu » et qu’on a tué personne. Peut-être parce qu’on a été baptisé et qu’on a fait sa première communion. Mais le point de vue de Dieu est tout autre ! Et c’est son point de vue qui compte à la fin. Est-ce qu’on est prêt à accepter le verdict choquant de Dieu ? En tout cas, dans ce texte, c’est le point de départ. Il faut accepter de voir la réalité en face, pour comprendre que Dieu soulève une question extrêmement sérieuse : quel espoir y a-t-il d’échapper à cette situation catastrophique ? Heureusement que le texte ne s’arrête pas là. Mais accepter le point de vue de Dieu sur la situation, accepter de voir la réalité en face, c’est la condition pour pouvoir être attentif à ce qui va suivre.

 

2. Chercher Dieu en ses termes (v. 4-7)

a)      Le salut est possible auprès de Dieu

Et dans ce qui suit, Dieu va tout de suite montrer qu’il y a un salut possible, et que ce salut se trouve auprès de lui. « Cherchez-moi et vivez ! » Mais Dieu va tout de suite préciser que pour trouver Dieu, il faut accepter de le chercher en ses termes. Le problème du peuple, c’est qu’il avait été très imaginatif dans son rapport avec Dieu. Les Israélites s’étaient créé des sanctuaires où ils pensaient pouvoir invoquer l’Éternel : Béthel, Beer-Chéba, Guilal… Mais Dieu dit qu’il ne suffit pas d’appeler un endroit « Béthel » (la maison de Dieu), pour que Dieu s’y trouve en réalité. Ce ne sont pas les hommes qui fixent les conditions de leur relation avec Dieu. C’est Dieu qui les fixe ! Et Dieu dit au peuple : « Ne cherchez pas à me rallier à votre cause par des cultes propitiatoires rendus dans vos sanctuaires, mais cherchez-moi en personne, par crainte de mon jugement ! ».

b)      Appeler la police au mauvais numéro

Je me souviens d’un jour où nous étions en famille dans notre voiture à Villeurbanne, et le chauffeur de la camionnette derrière nous était enragé parce que nous roulions trop lentement à son goût. Nous nous sommes arrêtés à un feu rouge, et le chauffeur est sorti de son véhicule dans une colère noire. Il a essayé d’ouvrir ma portière, que j’avais verrouillée, et il s’est mis à taper sur ma vitre en m’ordonnant de sortir de la voiture et en me couvrant d’injures. J’ai dit à Suzanne : « Prends le portable ! Fais le 17 ! Appelle la police ! ». Le problème, c’est que le numéro de police secours, depuis un portable, ce n’est pas le 17 mais le 112. Suzanne s’est donc retrouvée à parler à un répondeur qui ne pouvait rien faire pour nous venir en aide ! Heureusement, notre agresseur a quand même eu peur, en pensant que Suzanne parlait à la police, et il est parti.

c)       Chercher Dieu par crainte de son jugement

De la même façon, il ne suffit pas de croire que Dieu nous est propice. Il faut accepter de le chercher en ses termes. Selon ses conditions.Dieu.jpg Sinon, on risque de parler à un répondeur, sans qu’il y ait personne pour nous venir en aide à la fin. Ça paraît logique, et pourtant nous sommes tellement enclins à chercher Dieu là où ça nous arrangerait de le trouver, et pour des raisons qui ne sont pas les bonnes. Alors est-ce que vous vous êtes déjà posé la question de savoir pourquoi vous croyez en Dieu ? Quelles sont vos motivations ? Dieu nous invite à le chercher pour une seule raison dans ce texte : par crainte de son jugement ; à cause de ce terrible tableau qu’il a dressé au début ; à cause de cette réalité selon laquelle, en fait, nous ne sommes pas en bons termes avec Dieu. Mais auprès de lui il y a le salut, il y a la vie, si nous acceptons de nous approcher de lui en ses termes. La suite du texte va nous préciser, petit à petit, quels sont ces termes.

 

3. Savoir comment est Dieu (v. 8-9)

a)      Création, alliance, jugement

Quel est ce Dieu auprès duquel il y a le salut et la vie ? Les versets 8 et 9 sont là pour nous montrer de qui il s’agit. Nous nous posions la question, au début, de savoir si notre Dieu était le bon. Ces deux versets sont là, au cœur du passage, pour nous montrer que ce n’est pas n’importe quel Dieu que celui qui nous invite à le chercher pour vivre. Dieu nous invite ici à réfléchir à qui il est. Est-ce que vous savez898033841.jpg comment est Dieu, ou bien est-ce que vous savez comment vous imaginez qu’il est ? Ces versets sont là pour nous rappeler que le vrai Dieu a une histoire. Il est le Créateur de l’univers, et c’est lui qui soutient toutes choses. Il s’est révélé aux hommes à travers des prophètes. Il est même intervenu en personne pour se constituer un peuple racheté, et il a même révélé son nom : Yahvé, l’Éternel. Il est un juste Juge qui compte punir toute faute, et personne ne saura résister à son jugement. Dieu n’est pas n’importe qui. Il s’est fait connaître en paroles et en actes.

b)      Ce que les prénoms nous évoquent

Le problème, c’est que nous sommes beaucoup plus enclins à imaginer comment Dieu est qu’à nous renseigner. Dans tous les cas, il y a quelque chose qui oriente l’idée que nous nous faisons de Dieu, mais quoi ? Un concept qu’on a hérité de notre éducation ? La projection de nos désirs personnels ou de notre propre image ? Ou bien serait-ce une révélation objective, celle que Dieu a jugé bon de nous donner dans la Bible ? Imaginez que je vous parle de quelqu’un que je connais qui s’appelle Gertrude Grabowski : comment l’imaginez-vous a priori ? Comme une jeune femme fluette, timide, délicate, attentionnée ? Et si je vous parlais plutôt de quelqu’un d’autre que je connais qui s’appelle Daphné De Beaumenton : comment l’imaginez-vous ? Comme une vieille tante grossière, acariâtre, cheveux gras, mal habillée ?

c)       L’idée que l’on se fait de Dieu

De la même façon que nous sommes enclins à nous faire des idées concernant les gens dont nous entendons parler, sans les connaître ni nous renseigner à leur sujet, nous sommes aussi enclins à nous faire des idées au sujet de Dieu, sans prendre la peine de consulter la seule source objective de renseignements concernant Dieu, à savoir la Bible ! Et ces deux versets (8-9), sous la forme d’une doxologie, au cœur même de ce passage, résument bien trois des caractéristiques les plus importantes du vrai Dieu : il est le Dieu Créateur et le Régisseur de l’univers ; il est l’Éternel, le Dieu de l’alliance de grâce (qui compte se racheter un peuple) ; et il est le Dieu juste, un Juge suprême et redoutable. Est-ce que c’est votre Dieu ? Est-ce que c’est bien l’idée que vous avez de lui ? Sinon, ce texte vous invite aujourd’hui à vous renseigner dans la Bible pour savoir comment est Dieu. Mais regardons la suite du texte, parce que nous allons découvrir quelle est la racine de notre problème.

 

4. Accepter quelle est la racine de notre problème (v. 10-13)

a)      C’est un problème de cœur

Les versets 10 à 13 décrivent de nouveau la situation du peuple, avec le but de révéler quelle est la racine du problème, le symptôme du problème, et la conséquence du problème. Le symptôme, c’est que les puissants exploitent les faibles et que les juges sont corrompus. La conséquence, c’est que Dieu va châtier le peuple conformément aux avertissements qui avaient été donnés longtemps auparavant. Mais la racine, c’est qu’au fond, les Israélites détestent la vérité. C’est un problème de cœur. Dieu fait le diagnostic de ce mal profond pour inciter son peuple à reconnaître la raison fondamentale du tableau qui a été dressé au début. Les Israélites haïssent la vérité parce que la vérité dénonce leur convoitise, et qu’il est quand même agréable de vivre selon sa convoitise et son orgueil plutôt que d’accepter que ça pose un problème et de devoir se remettre en question.

b)      Renoncer à l’objet de son amour

Si je vous disais que vous deviez renoncer à l’objet de votre amour, vous ne le prendriez sûrement pas bien. Imaginez que je vous dise que vous devez arrêter de supporter l’équipe de foot de Lyon. Ou arrêter d’écouter votre musique préférée. Ou arrêter d’être amoureux de votre fiancée. Ou arrêter de boire du bon vin. Imaginez que je dénonce ces choses en vous disant : « Ce n’est pas bien ! ». Vous résisteriez. Vous deviendriez peut-être même agressif ou violent si je me montrais trop insistant.

c)       Comment réagissez-vous à la vérité ?

Mais dans le texte, Dieu révèle notre problème fondamental comme étant du même ordre. Nous sommes amoureux de nos convoitises et nous détestons la vérité qui les dénonce. Nous résistons. Nous protestons ! Et nous aimerions faire taire ces voix contradictoires, comme dans leOreilles.jpgtexte, où il est dit que l’homme intelligent a fini par se taire, car les temps sont mauvais (v. 13). Le Nouveau Testament répète la même chose : « Il viendra un temps où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine ; mais au gré de leurs propres désirs, avec la démangeaison d’écouter, ils se donneront maîtres sur maîtres ; ils détourneront leurs oreilles de la vérité et se tourneront vers les fables » (2 Tm 4.3-4). Alors question : comment réagissons-nous à la vérité, notamment lorsque celle-ci contredit l’objet de notre amour ? Comment réagissons-nous si la Bible nous dit : « Pas de relations sexuelles en-dehors du mariage », ou encore : « Pas de grossièretés dans la bouche du chrétien », ou encore : « Arrête de dire du mal de ce collègue », ou encore : « Respecte tes parents et honore-les », ou encore : « Aime ta femme d’un amour sacrificiel » ? Sommes-nous prêts à reconnaître quelle est, selon Dieu, la racine de notre problème ? Si oui, regardons la suite et la fin du texte car cela s’adresse à nous.

 

5. Recevoir le remède prévu par Dieu (v. 14-15)

a)      La vraie conversion

Les versets 14 et 15 décrivent en toutes lettres ce que cela veut dire de reconnaître la racine de notre problème et de recevoir le remède que Dieu a prévu pour nous. Chercher Dieu selon ses termes équivaut à un changement total de direction, une réelle conversion, un changement d’allégeance. L’objet de notre amour doit changer, et si l’objet de notre amour change, notre comportement change.

b)      Changer d’équipe

Imaginez que vous décidiez d’arrêter de soutenir l’équipe de foot de Saint Etienne pour soutenir l’équipe de Lyon à la place. Ça, c’est un changement radical. Mais vous croyez que vous pouvez changer l’objet de votre amour sans que votre comportement change ? Vous irez quand même assister aux matches habillé en vert ? Je pense qu’en toute logique, vous vous débarrasseriez de vos écharpes et de vos maillots de St Etienne et vous vous en procureriez des nouveaux aux couleurs de Lyon. Pardonnez-moi cette comparaison irrévérente, mais d’une certaine façon, dans le texte aussi, Dieu est en train de nous montrer que le remède prévu par Dieu consiste à « changer d’équipe » ; à ne plus aimer le mal, et à aimer le bien à la place, et que cela entraîne logiquement un changement au niveau de notre comportement.

c)       Christ a donné sa vie pour son épouse

Mais surtout, si Dieu tient à nous montrer à quoi ressemble la vraie conversion à Dieu, c’est parce que cette invitation à le chercher, à chercher le « bon » Dieu, est accompagnée d’une promesse exceptionnelle, qu’il répète ici. C’est la promesse de la vie, et d’une véritable réconciliation avec le véritable Dieu. Dieu nous invite à cesser de soutenir l’équipe qui perd à la fin, et à nous joindre à l’équipe qui gagne. Cette victoire, ce salut, cette vie, cette réconciliation, tout cela Dieu l’a réalisé conformément aux promesses de l’alliance qu’il avait conclue avec Abraham et avec le peuple d’Israël, et dont toute la Bible parle : il l’a réalisé en envoyant son propre Fils, Jésus-Christ,Croix sombre.jpg supporter le jugement des fautes de tous ceux qui se confient en lui. Dieu nous invite à aimer la vérité, parce qu’avec la vérité, il y a la vie, et tout cela se trouve en Jésus. C’est lui qui a dit : « Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi » (Jn 14.6). Le pardon de nos fautes a été garanti par la mort de Jésus, et notre vie a été garantie par sa résurrection. Dieu nous invite à recevoir le remède qu’il a prévu pour tous ceux qui le cherchent véritablement et qui se confient en lui sur la base de ses promesses.

 

Conclusion

« Elle est tombée, elle ne se relèvera plus, la vierge d’Israël ; elle est couchée sur sa propre terre, nul ne la relève », mais « Christ a aimé l’Église et s’est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier après l’avoir purifiée par l’eau et la parole, pour faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et sans défaut » (Ép 5.25-27). Êtes-vous sûr que votre Dieu est le bon ? C’est une question de vie ou de mort. Mais votre Dieu est le bon, si c’est le Dieu de la Bible. Regardez la vérité en face et considérez les enjeux de cette question ; cherchez Dieu en ses termes ; apprenez à le connaître selon la manière dont il s’est révélé dans la Bible ; reconnaissez que votre problème fondamental, c’est un problème de cœur ; et recevez de la part de Dieu le remède qu’il vous offre en Jésus-Christ. Luc 13.23-27 et Ézéchiel 18.30-32.

 

12/04/2010

Jésus et la femme pécheresse

Larme.jpgDimanche 11 avril 2010

AUDIO

Luc 7.36-50

(Jonah Haddad)

Toutes les prédications

10/04/2010

Le Prix de la vie

324997699.jpgDimanche 4 avril 2010

AUDIO

Esaïe 25.6-8 ; 53

Jean 11.25

(Francis Foucachon)

 

08/04/2010

Étude biblique : Hébreux 4

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1)     Hébreux 4.1-2

a) L’invitation à « entrer dans le repos de Dieu » durera-t-elle éternellement ? Expliquez.

b) Quelles deux expressions sont employées au verset 2 pour désigner l’invitation à entrer dans le repos de Dieu ?

c) Y a-t-il une différence, d’après l’auteur, entre l’invitation donnée aux Israélites et celle qui est donnée aujourd’hui ?

d) Qu’est-ce qui a manqué aux Israélites infidèles pour qu’ils entrassent au bénéfice de la promesse ? Qu’est-ce qu’ils auraient dû faire, et à quoi cela aurait-il ressemblé ?

e) Qu’est-ce que Dieu nous a donné de bénéfique, d’après le verset 2 ? Sous quelle condition cela nous est-il bénéfique ?

 

2)     Hébreux 4.3-10

a) D’après le verset 3, qu’est-ce qui fait qu’une personne entre dans le repos de Dieu ?

b) D’après l’auteur, depuis quand ce repos est-il une réalité ? Par quel rite (ou quelle loi) cette réalité était-elle signifiée au peuple d’Israël dans l’Ancien Testament ?

c) D’après le verset 6, les Israélites infidèles avaient-ils « reçu » la promesse d’entrer dans ce repos ? Qu’est-ce que cela veut dire ?

d) D’après les versets 8-9, l’entrée en terre promise constituait-elle la réalisation complète du repos promis au peuple de Dieu ?

e) Quel est donc ce « repos de sabbat » promis au peuple de Dieu, d’après le verset 10 ? Montrez le rapport de ce verset avec Galates 2.20 et avec Éphésiens 2.8-10.

 

3)     Hébreux 4.11-13

a) Quel exemple de désobéissance ne faut-il pas imiter, d’après le verset 11 ?

b) Plus précisément, quelle avait été la réaction des Israélites infidèles par rapport à la parole de Dieu qu’ils avaient écoutée (voir v. 2) ? Est-ce la même parole qui nous est adressée aujourd’hui ?

c) D’après le verset 12, pourquoi est-il tellement important de prêter attention à la parole de Dieu, et de la croire ? Sur quelle base l’auteur peut-il faire de telles affirmations ? Comparez Ésaïe 55.10-11, Éphésiens 6.17 et Apocalypse 1.16.

d) Quelle est la différence entre écouter la parole de Dieu sans foi et avec foi ? Donnez quelques exemples concrets. Lire Jacques 1.22-25.

e) Quel est le rapport entre le verset 13 et le verset 12 ? Expliquez quel est le raisonnement de l’auteur dans ces deux versets.

f) Que dit le verset 13 au sujet de notre avenir à tous ? Quelle attitude ce verset doit-il inspirer en nous vis-à-vis de notre étude de la Bible ?

g) Est-ce une chose anodine que de proclamer (prêcher) le message de la Bible, ou de l’entendre ? Quelle place la Bible devrait-elle occuper dans notre vie ? Dans celle de notre église ? Lire Romains 10.14-17.

 

4)     Hébreux 4.14-16

a) Quel rôle l’auteur attribue-t-il à Jésus au verset 14 ? Pourquoi l’auteur fait-il immédiatement cette précision concernant le rôle de Jésus ?

b) En quoi ces trois versets révèlent-ils un grand réalisme ainsi qu’un véritable souci pastoral chez l’auteur ? À quelle réalité de la vie chrétienne l’auteur s’attache-t-il ici ?

c) Arrivez-vous à écouter la parole de Dieu et à lui être fidèle tout le temps ? Devant ce constat, comment devriez-vous réagir à la lecture du verset 13 ? Et des versets 14-15 ?

d) Quels mots l’auteur emploie-t-il au verset 16 pour vous encourager ? Quels deux impératifs nous sont adressés dans les versets 14-16 ? Concrètement, comment le mettre en pratique ?

02/04/2010

Etude biblique pour les dames

Philippiens grand.jpg

Le lancement de l'étude biblique pour les dames, sur l'Épître aux Philippiens, aura lieu ce samedi 10 avril à 10h30. Cette étude biblique ne se tiendra pas dans les locaux de l'église. Pour connaître le lieu ainsi que toute autre information, merci de vous adresser à Meg ou à Cécilia, ou bien écrivez-nous.

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