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18/11/2008

Jérémie 37-38

Le fil conducteur des chapitres 37 et 38, c’est le balancement du roi Sédécias entre l’influence de ses ministres et celle de Jérémie. Dès l’ouverture de cet épisode, l’indécision du roi Sédécias est illustrée par le fait que d’une part, il n’a pas voulu écouter les paroles du prophète, mais que d’autre part, il lui demande de prier en sa faveur (37 : 1 – 3). La réponse de Dieu est sans équivoque ; le peuple de Juda est condamné à perdre la bataille contre les Chaldéens, car Dieu l’a décidé ainsi (37 : 6 – 10). En fait, Dieu a déjà ordonné au peuple, à travers Jérémie, de ne pas résister à l’envahisseur, mais au contraire, de se rendre à lui (ch. 27). Seulement les ministres s’opposent fortement à cette idée. Jérémie se trouve comme tiraillé entre l’inimitié des ministres et la sympathie du roi. Ainsi, lorsque les ministres font emprisonner Jérémie sous prétexte qu’il semblait vouloir se rendre à l’envahisseur, le roi ordonna malgré tout qu’il soit bien traité (37 : 11 – 16, 21).

La réticence, ou l’incapacité, du roi à trancher entre les recommandations des ministres et celles de Jérémie devient plus évidente encore au chapitre 38. Fidèle à l’ordre de Dieu, Jérémie continue de prôner la reddition, ce qui attire sur lui la colère meurtrière des ministres (v. 1 – 4). On découvre ensuite un Sédécias pathétique, indécis, dominé et manipulé par ses propres conseillers (v. 5, 6), qui renonce à protéger le prophète. Chose étonnante et quelque peu scandaleuse, c’est un étranger, un Éthiopien, qui finit par prendre la défense de Jérémie et qui ramène le roi à la raison (v. 7 – 13).

Le chapitre 38 se termine par un dialogue entre Sédécias et Jérémie, où la faiblesse de caractère du roi apparaît à son comble (v. 14 – 28). Jérémie lui répète qu’il faut se rendre à l’ennemi et qu’ainsi seulement il aurait la vie sauve et la ville serait épargnée. Mais Sédécias lui avoue qu’il a peur de représailles de la part de son propre peuple. La réponse de Jérémie révèle le fond du problème de Sédécias : il lui faut par-dessus tout écouter la voix de l’Éternel (v. 20). Jérémie réitère ensuite l’avertissement de Dieu. Mais le roi reste indécis, dépassé par les événements, incapable de choisir entre la parole de Dieu et le conseil de ses ministres. C’est un exemple très concret du danger de l’hypocrisie spirituelle, et du refus de s’engager volontairement et totalement dans les voies de Dieu. Qui n’est pas tenté d’essayer de plaire à tout le monde ; à Dieu comme aux hommes ? Qui, s’il veut s’assurer une bonne réputation, ne se retrouve pas à dissimuler sa relation avec Dieu, comme le fit Sédécias (37 : 17) ? Mais il n’y a pas de neutralité possible, pas de partage entre les hommes et Dieu. L’indécision spirituelle est mortelle ; la parole vivifiante de Dieu doit être écoutée, reçue et obéie tout de suite.

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