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03/11/2008

Jérémie 25

La menace se précise contre le peuple de Juda. Dorénavant, le châtiment que Dieu réserve à son peuple a un nom, celui du nouveau roi de Babylone : Neboukadnetsar (v. 1, 9). Dieu révèle aussi une donnée chronologique ; l’asservissement au roi de Babylone durera 70 ans, jusqu’à ce que Dieu intervienne contre Babylone pour la châtier à son tour (v. 11, 12). Le châtiment qui tombera sur Babylone sera étendu à toutes les nations environnantes. On aurait pu s’attendre à ce que cette dévastation générale coïncide avec un rétablissement d’Israël, mais ce n’est pas le cas. Les premiers à boire le « vin de la fureur », ce sont en effet Jérusalem et les villes de Juda (v. 18). Le message est clair ; c’est la région entière qui va être fustigée.

Avant d’annoncer cette lourde peine, Dieu, par la bouche de Jérémie, prend le soin de rappeler une fois de plus à son peuple combien il a été patient avec lui (v. 3 – 7). Depuis longtemps, Dieu met en garde son peuple, l’exhorte à la repentance, lui promet des bénédictions en retour, mais le peuple n’a pas cessé de s’obstiner. Sans doute, en voyant que le châtiment annoncé tardait à venir, ont-ils pu penser que le prophète Jérémie était un imposteur. Mais au lieu de mettre en doute Jérémie, c’est leur propre cœur qu’ils auraient dû examiner face à de telles imprécations, fussent elles légitimes ou non. Et le délai qui les séparait du châtiment aurait dû être pour eux l’occasion d’un retour humble et sincère à Dieu.

Il est intéressant de noter que Dieu n’hésite pas à utiliser un roi païen pour corriger son peuple saint. Neboukadnetsar est même appelé par Dieu son « serviteur » (v. 9). Mais cela ne signifie pas que le péché des païens soit excusé aux yeux de Dieu, comme l’atteste la fin du chapitre (cf. v. 29). Ce texte est au contraire une parfaite illustration de la culpabilité générale des hommes devant Dieu, Juifs ou païens. C’est aussi une manifestation de la souveraineté étonnante de Dieu qui, sans être l’auteur du mal, permet néanmoins celui-ci et l’utilise dans le cadre de son plan de rédemption. Quel mystère, mais quelle sécurité aussi pour le chrétien !

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