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30/01/2006

Qui est Jésus ?

Introduction
medium_saint-suaire.jpgLa dernière fois on a parlé des raisons pour lesquelles non seulement on peut croire la Bible, mais aussi pour lesquelles on devrait croire la Bible. On a parlé notamment de la place unique et centrale qu’occupe la Bible dans l’histoire du monde. On a aussi dit qu’au cœur de ce livre il y a un personnage, le personnage de Jésus. La Bible dit beaucoup de choses au sujet de Jésus. La Bible raconte notamment l’histoire de Jésus, à la manière d’une biographie, à travers les Évangiles. Le personnage de Jésus est au cœur de ce document exceptionnel qu’est la Bible, mais Jésus occupe aussi lui-même une place particulièrement importante dans l’histoire du monde ! Un tiers de la population du monde se dit « chrétien », c’est-à-dire porte le nom de Jésus-Christ. L’année 2005, c’est l’année 2005 après medium_la_passion.jpgJésus-Christ. Noël, c’est la commémoration de la naissance de Jésus. Y a-t-il un personnage dans l’histoire du monde qui mériterait plus notre attention que Jésus ? Si je cherche des réponses à mes questions, peut-être que je devrais commencer par consulter le plus important document du monde, la Bible, et m’intéresser au plus important personnage de l’histoire, Jésus. Alors la première question qu’on peut se poser concernant Jésus, c’est Qui est-il ?

Jésus a-t-il existé ?
Mais avant de se poser la question de l’identité de Jésus, peut-être devrait-on d’abord se demander si Jésus a vraiment existé. Il arrive que des personnes pensent que Jésus n’a pas vraiment existé, ou s’il a existé, que ce qu’on raconte sur lui n’a pas vraiment eu lieu. Si on refuse malgré tout de se baser sur la Bible (dont la valeur historique et l’authenticité sont largement établies) pour croire que Jésus a vraiment existé, alors on sera peut-être surpris de voir que les historiens antiques, même non-chrétiens, parlent aussi de Jésus. Des écrivains romains, grecs et Juifs des tout premiers siècles mentionnent Jésus dans leurs livres, en disant de lui qu’il est le fondateur du christianisme. Exemple. Vers l’an 100, Tacitus (historien romain de renom) écrit : Néron accusa les gens qu’on appelle chrétiens, et qu’on haïssait, d’être responsables des incendies de Rome, et il les medium_tacitus.jpgchâtia avec les tortures les plus horribles. Christus, le fondateur du nom [chrétiens], fut mis à mort par Ponce Pilate, le procurateur de la Judée sous le règne de Tibère : mais la superstition pernicieuse [le christianisme], réprimée pour un temps, apparut de nouveau, et non seulement dans la Judée où les problèmes avaient commencé, mais aussi dans la ville de Rome. En fait il n’y a personne aujourd’hui parmi les historiens, qui ne croit pas que Jésus ait existé. Alors certains se mettent à dire que ce qu’on raconte à son sujet est largement légendaire : les choses qu’il a dites et qu’il a faites. Mais les textes qui nous rapportent ces choses ont été écrits du vivant des gens qui ont été les témoins de ces choses. Alors si ces choses n’étaient pas vraies, ce serait comme si j’écrivais un livre où je raconte que François Mitterrand disait être Dieu, qu’il guérissait les malades et qu’il était ressuscité des morts. Ne croyez-vous pas que mes thèses seraient rapidement réfutées et qu’elles n’auraient aucune chance de survivre dans l’histoire ?

Que disait Jésus à propos de qui il est ?
On peut donc se pencher avec confiance sur les textes bibliques qui nous parlent de Jésus, en tout cas ceux qui nous racontent sa vie. Les gens font généralement une fixation sur ce que les textes prétendent que Jésus a fait (être né d’une vierge, avoir accompli des miracles, être ressuscité des morts), et comme ils se disent que ce n’est pas possible, ils rejettent tout en bloc, et ils ne font pas attention à ce que Jésus a dit. Mais il est important, avant de regarder ce que Jésus a fait, de regarder ce qu’il a dit. Et en effet, dans la Bible, il est dit un truc étonnant : ce n’est pas à cause de ce que Jésus a fait que les gens ont voulu le faire mourir, mais plutôt à cause de ce qu’il a dit, et tout particulièrement à cause de ce qu’il a dit au sujet de qui il était. Voilà vraiment ce qui a dérangé les gens à son époque. Les Juifs ramassèrent des pierres pour le lapider. Jésus leur dit : je vous ai fait voir beaucoup d’œuvres bonnes venant du Père. Pour laquelle des ces œuvres me lapidez-vous ? Les Juifs lui répondirent : ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous te lapidons, mais pour un blasphème, et parce que toi, qui es un homme, tu te fais Dieu (Jean 10 : 31 – 33). Ce qui a vraiment dérangé, c’est que Jésus prétendait être Dieu. En voilà une affirmation ! Saviez-vous que parmi tous les gens qui ont été des grands medium_bouddha.jpgdirigeants religieux ou les fondateurs d’une religion, comme Moïse, Mahomet ou Bouddha, aucun n’a jamais prétendu être Dieu lui-même ? C’est une affirmation tellement folle que jamais personne ne pourrait espérer être pris au sérieux. Pourtant, c’est l’affirmation de Jésus, et c’est pour cela qu’il a été mis à mort. Cette affirmation, venant du personnage le plus important de l’histoire, mérite bien d’être examinée, et on a plutôt intérêt à se positionner par rapport à une telle idée.

Était-il un menteur ?
medium_pinocchio.jpgQuel genre de personne pourrait affirmer une chose pareille ? Il n’y a pas trente-six possibilités. Soit Jésus a affirmé cela en sachant très bien que ce n’était pas vrai ; soit il l’a affirmé en étant convaincu que c’était vrai alors qu’il se trompait ; soit il l’a affirmé et c’était bien le cas. Si Jésus a affirmé être le Fils de Dieu en sachant très bien que ce n’était pas vrai, ça voudrait dire que Jésus était un menteur. Mais si c’était le cas, ça poserait deux problèmes. D’abord, il y aurait une grande contradiction entre son rôle de menteur et le fait que Jésus a été par ailleurs quelqu’un de moralement remarquable. Les gens qui ne croient pas que Jésus est Dieu, croient néanmoins, généralement, qu’il a été un grand homme, d’une grande vertu, avec un enseignement moral d’une très grande valeur, ou un grand prophète. Mais comment croire cela, et croire en même temps que Jésus a trompé tout le monde avec le plus grand mensonge de tous les temps, pire même, le plus grand blasphème pour le Juif qu’était Jésus. Ensuite, il faudrait qu’on se demande pourquoi Jésus aurait voulu affirmer être Dieu ; quel intérêt y avait-il pour lui d’affirmer cela ? Ca ne l’a pas enrichi, ça ne lui a pas attribué un grand pouvoir politique, mais au contraire, ça ne lui a attiré que des ennuis ! Quel escroc pousserait son mensonge jusqu’à la torture et la mort, tandis qu’il n’a aucun intérêt à en tirer ? Ce serait comme si je me rendais à la police pour avouer un crime que je n’ai pas commis.

Était-il fou ?
Si Jésus affirmait être le Fils de Dieu, que ce n’était pas vrai mais qu’il a continué de l’affirmer tandis qu’on voulait le condamner à mort précisément à cause de cela, ça voudrait dire qu’il n’était pas vraiment un menteur, mais plutôt un fou. Un mégalomane sincère, qui souffrait vraiment d’un trouble de la personnalité. Ca expliquerait pourquoi il est resté tellement convaincu qu’il était Dieu, même jusqu’à la mort. Mais ça soulève un autre problème. En-dehors de la question de son identité, Jésus ne présente aucune autre caractéristique de quelqu’un de mentalement dérangé. On ne peut pas lire l’histoire de Jésus et le diagnostiquer comme étant medium_sermon_sur_la_montagne.jpgatteint de schizophrénie. Un fou n’aurait pas pu donner un enseignement aussi riche et ordonné. Un fou n’aurait sûrement pas pu entraîner des foules à sa suite, mais il aurait été considéré comme un marginal, quelqu’un de bizarre au moins. Au contraire, non seulement des foules le suivaient et étaient captivées par sa prestance et le contenu de son enseignement, mais des gens après lui ont été près à mourir eux aussi pour cet enseignement. Un jour, quand l’Église chrétienne était toute petite, les responsables Juifs se demandaient ce qu’ils devaient faire par rapport à l’enseignement de Jésus qui se propageait de plus en plus. Et un des responsables a dit : Il n’y a pas longtemps que se leva Theudas, qui se disait quelqu’un, et auquel se rallièrent environ 400 hommes ; il fut tué, et tous ceux qui lui obéissaient furent mis en déroute, et il n’en resta rien. Après lui, se leva Judas le Galiléen… et il entraîna du monde à sa suite ; il périt aussi, et tous ceux qui lui obéissaient furent dispersés… Si cette entreprise-ci ou cette œuvre-ci vient des hommes, elle se détruira, mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas les détruire (Actes 5 : 36 – 39). Peut-on vraiment croire que l’homme le plus influent de l’histoire du monde était dérangé mentalement ?

Était-il Dieu le Fils ?
Il ne reste plus qu’une possibilité. Et cette possibilité, choquante, bouleversante, dérangeante, difficile à accepter, c’est que Jésus avait raison lorsqu’il se présentait comme étant le Fils de Dieu, Dieu lui-même sous la forme d’un homme. Jésus a dit un jour : Moi et le Père, nous sommes un (Jean 10 : 30). Comment peut-on encore valider cette hypothèse ? Si Dieu s’était fait homme, il aurait été l’homme parfait, il n’aurait jamais commis de péché ; et Jésus est la seule personne dont on peut dire cela. Les gens qui l’ont côtoyé (de près !) ont écrit plus tard : Il n’a pas commis de péché, et dans sa bouche il ne s’est pas trouvé de fraude (1 Pierre 2 : 22), Il n’y a pas de péché en lui (1 Jean 3 : 5), Il n’a pas connu le péché (2 Corinthiens 5 : 21). Si Dieu s’était fait homme, il aurait pu maîtriser les forces de la nature ; et la Bible raconte comment Jésus a calmé la tempête (Marc 4 : 39), comment il a transformé de l’eau en vin (Jean 2 : 1 – 11), comment il a ressuscité Lazare (Jean 11), comment il a guérit des paralytiques, des lépreux et des aveugles, et accompli bien d’autres miracles encore… C’est pour cela que Jésus a dit à un moment donné, concernant son medium_resurrection.jpgaffirmation d’être le Fils de Dieu : Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas ! Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez au moins à ces œuvres, afin de savoir et de reconnaître que le Père est en moi, et moi dans le Père (Jean 10 : 37, 38). Enfin si Dieu s’était fait homme, même la mort n’aurait pas pu le vaincre ; et la Bible raconte que Jésus est ressuscité, après pourtant avoir été tué et enseveli.

Conclusion
La dernière fois, on a vu toutes sortes de raisons objectives pour lesquelles on peut affirmer que la Bible est un document authentique et parfaitement digne de confiance, et que non seulement on peut croire la Bible, mais on devrait croire la Bible, ou du moins s’y intéresser si l’on cherche à trouver des réponses aux questions les plus sérieuses de la vie : qui je suis, d’où je viens, où je vais, est-ce que Dieu existe, s’il existe, qui est-il, comment est-il, qu’attend-il de moi ? Et qui est ce personnage de Jésus, qui occupe la place centrale dans la Bible, qui est si intriguant, et tellement important dans l’histoire du monde ? Si la Bible est digne de confiance, on peut la croire lorsqu’elle raconte l’histoire de Jésus. Et sur la base de ce document historique et digne de confiance, on a toutes les raisons de croire Jésus lorsqu’il se présente comme étant le Fils de Dieu, parce que c’est la plus vraisemblable des alternatives. Jésus n’est pas un mythe ou une légende ; il n’est pas un menteur ou un démon ; il n’est pas illuminé ou mentalement dérangé ; alors, que peut-il être d’autre que ce qu’il prétend être : le Fils de Dieu, Dieu le Fils, Dieu lui-même sous la forme d’un homme, né d’une vierge à Bethléhem il y a deux mille ans, medium_transfiguration.jpgvenu dans le monde pour se révéler à nous et pour ouvrir pour nous un chemin auprès de lui-même, un chemin que personne d’autre n’aurait jamais pu ouvrir à sa place ? Alors la question qui se pose à nous aujourd’hui, c’est la même que Jésus a posée à ses disciples un jour, après leur avoir demandé ce que les gens disaient à son sujet : Mais vous, qui dites-vous que je suis (Matthieu 16 : 15) ? La réponse que nous donnons chacun à cette question va déterminer la façon dont nous allons ensuite considérer tout l’enseignement de Jésus et toutes les choses qu’il a accomplies.

29/01/2006

Peut-on croire la Bible ?

Introduction
medium_bible_ouverte.jpgNous, les êtres humains, on est en quête de réponses. Depuis notre plus jeune âge, on a des questions… Maman, comment on fait les bébés ? Papa, ça veut dire quoi qu’elle est partie au ciel, mamie ? On se pose des questions sur d’où on vient, et où on va. Et toute notre vie, ces questions ne nous lâchent pas. Par contre, comme on sent bien qu’on ne peut pas vivre toute notre vie dans le doute, on se donne des réponses plus ou moins satisfaisantes à ces questions, à travers l’éducation qu’on reçoit, les amis qu’on fréquente, la religion dans laquelle on grandit… Je dis, des réponses plus ou moins satisfaisantes, parce que souvent, on ne sait pas trop sur quoi ces réponses reposent. Mes parents m’ont toujours dis ça… mais d’où est-ce qu’ils le tiennent ? Mes amis croient tous ça… mais est-ce qu’ils sont vraiment dignes de confiance ? Mon curé a toujours raconté ça, au catéchisme… mais pourquoi est-ce que je devrais le croire ? En fait, la question qu’on devrait se poser, c’est : vers quelle source d’informations est-ce qu’on peut se tourner, ou plutôt, devrait-on se tourner, pour trouver des réponses vraiment dignes de confiance à nos questions ? Je ne vais pas faire durer le suspense… il est évident que pour moi, la Bible constitue un document d’une valeur exceptionnelle et d’une importance inégalée en ce qui concerne les réponses aux questions les plus sérieuses de la vie. Et je voudrais vous montrer aujourd’hui non seulement pourquoi on peut croire la Bible, mais aussi pourquoi on devrait croire la Bible.

Une distribution unique
La Bible, avant tout, c’est un livre qui a été distribué dans des quantités faramineuses depuis plusieurs siècles. Depuis qu’on peut acheter des Bibles, la Bible a été vendue à plusieurs milliards d’exemplaires, ce qui dépasse de loin tous les best-sellers les plus populaires de toute l’histoire de la littérature. La Bible, pour être ainsi diffusée, a été traduite dans combien de langues, d’après vous : 50, 100, 200… ? Non, elle a été traduite, au medium_globe.jpgmoins en partie, en plus de 2,200 langues, ce qui couvre plus de 90% de la population du monde. La Bible est de loin le document qui a été le plus diffusé dans le monde. Ne serait-ce que de ce point de vue-là, on peut dire objectivement que la Bible est un document absolument unique, une des pièces les plus prestigieuses du patrimoine de l’humanité, et qu’elle mérite au moins, à ce titre, un petit peu notre attention.

Une influence unique
La Bible étant un document unique dans sa distribution, il est normal et logique qu’elle soit aussi un document unique dans son influence sur le monde. La Bible a eu une influence exceptionnelle, notamment sur la culture, et tout particulièrement, sur la culture occidentale. Saviez-vous que si on détruisait toutes les Bibles de l’agglomération lyonnaise, on pourrait presque entièrement la reconstituer uniquement à partir des autres livres medium_bibilotheque_part-dieu.jpg(de la bibliothèque de la Part-Dieu, par exemple) qui la citent ? La Bible a été une source inépuisable d’inspiration pour tous les types d’artistes au cours de l’histoire : les poètes, les sculpteurs, les peintres, les compositeurs, les cinéastes… La Bible nous a même légué nos agendas, puisque le numéro de l’année se réfère à la naissance de Jésus, et la semaine de sept jours se réfère aux sept jours de la création du monde. Sans parler des jours fériés : Noël, Pâques, l’Ascension, Pentecôte. Objectivement, la Bible constitue le document qui a non seulement été le plus diffusé, mais qui a eu aussi le plus d’influence dans l’histoire du monde.

Une conservation unique
medium_bible_antique.jpgÀ partir de ce constat, on peut être tout-à-fait étonné d’apprendre que la Bible est aussi le document dans l’histoire du monde, qui a été le plus critiqué, le plus détesté, le plus ridiculisé. La Bible a été un objet de persécution dans bien des cultures et à bien des époques. Ça a commencé avec les Romains, au cours des premiers siècles… et ça se poursuit encore aujourd’hui sous certains régimes totalitaires d’extrême gauche ou certains régimes islamistes, où il est interdit de posséder une Bible. Même en France, peu après la Révolution, on a cherché à faire disparaître la Bible de la société. Malgré tout cela, la Bible a survécu, et elle se porte bien aujourd’hui. La Bible a survécu aux attaques les plus virulentes et les plus méthodiques ; elle a aussi survécu à l’épreuve terrible du temps. À l’époque où les textes de la Bible ont été écrits (pour certains, il y a plus de 3,000 ans), il n’y avait pas d’imprimeries, pas d’ordinateurs, pas de disques durs de 180 Go pour conserver les textes, alors il y avait des gens dont le seul travail était de recopier, à la main, tous les écrits qu’on voulait conserver ou diffuser. Les copies les plus anciennes que l’on possède aujourd’hui de certains textes de la Bible datent de medium_rouleau_hebreu.jpgplusieurs siècles après que les originaux ont été écrits, et on pourrait se demander si, avec le temps, les textes n’ont pas été modifiés. Mais on a découvert il n’y a pas si longtemps tout un stock de manuscrits dans une grotte près de la Mer Morte (Qumran), y compris des copies de certains textes bibliques, datant de plusieurs siècles avant les copies qu’on possédait, et on s’est vite rendu compte que les deux exemplaires, pourtant séparés de plusieurs siècles, ne comportaient quasiment pas de différences. Ainsi on a pu constater le soin très particulier avec lequel ces re-copieurs de textes exerçaient leur travail. D’un point de vue archéologique en tout cas, l’authenticité des textes bibliques est établie avec largement plus de certitude que tous les autres textes antiques. La Bible est donc un document dont la conservation au cours des âges, malgré l’épreuve du temps, et même au travers de la persécution, a été tout-à-fait unique.

Une harmonie unique
La Bible, objectivement toujours, est donc une source d’informations remarquable pour ces raisons : une distribution unique, une influence unique, une conservation unique, mais pour d’autres raisons encore. Notamment si on prend le temps de considérer ce qui constitue le livre que nous appelons « la Bible »… C’est un recueil de 66 livres, écrits sur une période d’environ 1,500 ans, en 3 langues différentes (hébreu, araméen, grec). Ces 66 livres ont été écrits par une quarantaine d’auteurs différents, non seulement d’époques différentes, mais aussi de classes sociales, d’éducations et de professions différentes : on a par exemple un roi (David), un paysan (Amos), un militaire (Josué), le serviteur d’un roi (Néhémie), un premier ministre (Daniel), un philosophe (Salomon), un médecin (Luc), un pécheur (Pierre), un collecteur d’impôts (Matthieu), un rabbin (Paul)… Ce sont medium_bible_de_gutenberg.jpgdes livres qui couvrent plusieurs genres littéraires différents : récits historiques, poésie, textes de loi, autobiographies, paraboles, philosophie, lettres… Ce sont des livres qui ont été écrits dans bien des contextes différents : en temps de guerre et en temps de paix ; dans des prisons, dans des déserts ou dans des palaces ; dans la joie, dans la victoire, dans la prospérité, comme dans la défaite, dans le doute, ou dans le désespoir… Ce sont aussi des livres qui abordent une multitude de thèmes difficiles et controversés comme l’existence de Dieu, l’origine de la vie, le problème du mal et de la souffrance, ainsi que toutes sortes de questions importantes comme le mariage, la sexualité, la violence, l’éducation, etc. Malgré une diversité extrême, la Bible présente une harmonie incroyable, quasiment inexplicable. Prenez cinq auteurs d’un même pays, disons, la France, d’une même période, disons, le 18ème siècle, d’une même profession, disons, philosophes, d’un même mouvement, disons, le mouvement des Lumières, sur un même sujet, disons, l’éducation, et je vous mets au défit de les faire s’accorder ensemble. Les 66 livres de la Bible, pourtant, s’accordent parfaitement entre eux. C’est une harmonie extraordinaire.

Un contenu unique
Parmi tous les documents qui existent ou qui ont existé, la Bible est de loin un document unique, qui les surpasse tous, dans sa distribution, dans son influence, dans sa conservation, et dans son harmonie. Mais la Bible est encore unique sur un point ; celui de son contenu. D’abord, d’un point de vue archéologique, la Bible a une valeur inégalée : elle apporte aux historiens des informations inestimables sur la culture antique et sur l’histoire des premières civilisations en Asie et en Afrique. La Bible raconte avec beaucoup de détails l’histoire du peuple hébreu en particulier, et c’est normal, puisque l’Ancien Testament a été globalement écrit en hébreu, par des hébreux, et pour des hébreux. Alors ce qui est frappant, c’est l’incroyable franchise du récit : plutôt que d’essayer de représenter un peuple fier et glorieux, le récit raconte, avec une honnêteté déroutante, tous les medium_veau_d_or.jpgdéfauts d’un peuple qui est souvent rebelle, divisé, obstiné, cruel, idolâtre, etc. Les auteurs n’ont pas peur de représenter un héros national tel que le roi David comme un meurtrier et un adultère. La Bible apporte aussi beaucoup d’informations historiques précieuses sur la naissance et le développement de l’Église chrétienne. Mais là aussi, le Nouveau Testament est surprenant, puisque les Apôtres eux-mêmes sont représentés parfois comme étant divisés, lâches, ignorants, orgueilleux, etc. Il est donc difficile d’accuser la Bible d’être constituée de textes biaisés ou arrangés, comme un outil de propagande pour exciter la fierté nationale des Juifs ou pour encourager une loyauté aveugle à l’Église chrétienne. La franchise des textes bibliques est vraiment déconcertante, et en tout cas, cette franchise constitue un signe très fort de l’authenticité de ces textes.

Conclusion
Vous avez sans doute remarqué que je n’ai parlé de l’importance de la Bible que d’un point de vue rationnel et objectif. Je n’ai pas parlé de son message spirituel ou religieux, et je n’ai même pas mentionné les nombreuses prophéties que la Bible prétend contenir. Mais en revanche, on a pu voir, objectivement, à quel point la Bible est un document qui se détache radicalement de tous les autres documents que l’humanité a à sa disposition, du fait d’une distribution unique, d’une influence unique, d’une conservation unique, d’une harmonie unique, et d’un contenu unique. Alors je pose la question à tous ceux qui veulent être honnêtes avec eux-mêmes : vers quelle source d’informations devrait-on se tourner pour chercher des réponses à nos questions ? Est-ce qu’on ne serait pas un peu idiot de chercher des réponses aux questions les plus sérieuses de la vie partout sauf dans le livre qui surpasse tous les autres de par le caractère exceptionnel de sa distribution, de son influence, de sa conservation, de son harmonie, et de son contenu ? Et si on refuse de croire la Bible, qu’est-ce qu’on peut croire ? En ce qui concerne le sens de ma vie, personnellement, moi je préfère ne pas prendre de risques, pour ne pas me planter. Et si je veux commencer à avoir des réponses à mes questions, la logique me suggère de consulter ce livre exceptionnel qui est à ma disposition, parce que ce livre est plus digne de confiance qu’aucun autre document qui existe. Et je vais vite découvrir qu’au cœur de ce livre exceptionnel il y a un personnage exceptionnel, Jésus. Et les affirmations de la Bible concernant Jésus sont extraordinaires.

Y a-t-il un Dieu ?

Introduction
La question la plus importante qu’une personne puisse se poser, c’est sans doute, Est-ce que Dieu existe ? La réponse que chacun donne à cette simple question devrait avoir des répercussions énormes sur la façon dont on vit. Le truc, c’est que beaucoup de gens disent qu’ils croient en Dieu sans vraiment réfléchir à cette affirmation, et ils n’en vivent pas jusqu’au bout les conséquences. De la même façon, beaucoup de gens disent qu’ils ne croient pas en Dieu, mais eux non plus, ils ne réfléchissent pas vraiment au sens de cette affirmation et ils n’en tirent pas non plus les véritables conséquences pour leur vie. De toute façon, la question de l’existence de Dieu reste une question existentielle pour l’homme, parce que c’est à partir de la réponse à cette question que l’on va donner un sens à notre propre existence.

Les limites de la science
On entend souvent dire que la science et la religion sont des choses qui s’opposent ou en tout cas, des choses qu’on ne devrait pas mélanger, et parfois, on entend dire que croire en Dieu ce n’est pas scientifique, ou que la science prouve que Dieu n’existe pas. On aimerait appliquer la méthode scientifique à la question de l’existence de Dieu. Mais pour mesurer quelque chose scientifiquement, il faut encore que cette chose soit scientifiquement mesurable. Par exemple, je peux vous dire que je suis très amoureux de ma femme, mais est-ce que quelqu’un peut le vérifier scientifiquement ? Non, et pourtant, cela ne veut pas dire que mon amour pour elle n’existe pas. medium_bible_sur_table.jpgOn pourrait mesurer scientifiquement la forme de cette Bible, son poids, son apparence, sa place précise sur la table, mais on ne pourrait plus le faire si je l’enlève. Est-ce que cela voudrait dire que cette Bible n’avait pas la même forme, le même poids, la même apparence, la même place précise sur la table il y a deux secondes ? Bien sûr que non, pourtant on ne peut pas le prouver scientifiquement. Vous voyez que la science est limitée en ce qui concerne la recherche de la vérité dans certains domaines, et cela est vrai de la question de l’existence de Dieu.

La question de l’origine du monde
Comment on va faire, alors ? Et bien essayons de nous faire une idée à partir des choses qui sont observables. Le monde qui nous entoure… d’où vient-il ? Cet univers dans lequel on vit, il existe, c’est sûr, mais comment ça se fait qu’il existe ? Il y a trois possibilités. Soit il a toujours existé, et il existera toujours, c’est-à-dire qu’il est éternel. Soit il est apparu à partir de quelque chose d’éternel. Soit il est apparu tout seul. Le problème avec l’idée que l’univers est éternel, c’est qu’il n’y a presque aucun physicien sérieux, croyant en Dieu ou non, qui soutienne cette idée aujourd’hui. L’observation de l’univers, de la matière et de ses propriétés, des galaxies qui s’éloignent, des étoiles qui consomment une quantité monumentale d’hydrogène, etc., suggère très fortement que l’univers medium_univers.jpgne peut pas être éternel, mais qu’il a eu un commencement, et qu’il aura une fin. Cela nous laisse avec deux possibilités. L’univers a-t-il pu se créer tout seul ? Le problème avec cette idée, c’est que ça voudrait dire qu’avant qu’il existe quelque chose, rien n’existait ; et qu’à partir de rien, et à cause de rien, quelque chose est venu à l’existence. C’est absurde et ça contredit non seulement la logique mais aussi tout ce qu’on connaît sur le fonctionnement de l’univers aujourd’hui, notamment que tout effet a une cause. La plupart des physiciens sont honnêtes, et s’ils ne croient pas en Dieu, ils disent en tout cas, Nous, on est physiciens ; la question de la cause originelle de l’univers, on la laisse aux métaphysiciens, aux philosophes et aux religieux. Si on croit en Dieu, le problème est résolu. On peut dire qu’avant que l’univers existe, il n’y avait pas rien ; il y avait Dieu, et parce qu’il est éternel et que ses ressources sont infinies, il a très bien pu créer lui-même l’univers. Il n’y a rien d’irrationnel ou d’illogique là-dedans. À partir de l’observation que quelque chose existe, on peut en tirer la conclusion logique que quelque chose a toujours existé, et en admettant l’idée de l’éternité, on a déjà identifié un des attributs de Dieu.

Le monde est ordonné
medium_monde_ordonne.jpgMaintenant si on observe ce qui existe aujourd’hui, on se rend compte qu’on vit dans un univers extrêmement bien ordonné. Par exemple, la taille de la terre, l’inclinaison de son axe, sa distance par rapport au soleil, la forme de son orbite, la proportion d’eau sur terre, l’altitude et l’épaisseur de la couche d’ozone ne sont que quelques exemples de facteurs incroyablement précis et indispensables à la vie sur notre planète. Quand on observe l’univers, on se rend compte que tout se tient et subsiste grâce à des lois qui sont incroyablement bien imbriquées les unes dans les autres. C’est pour cette raison que quelqu’un d’aussi brillant que Albert Einstein ne pouvait pas croire au hasard, et il disait que Dieu ne joue pas aux dés, et que le hasard, c’est Dieu qui se promène incognito. Contempler l’univers et ne pas croire en Dieu, ça revient à regarder cette télé, et se dire que toutes les parties de cette télé medium_television.jpgsont venues à l’existence à partir de rien et à cause de rien, et se sont mises ensemble toutes seules par hasard, chacune parfaitement à sa place. Là où il y a ordre et fonctionnalité, on a l’habitude de supposer qu’il y a aussi quelque part un ingénieur ou un inventeur intelligent. Pourquoi faire de l’univers une exception ? L’explication la plus plausible de l’ordre et de la fonctionnalité dans l’univers, c’est l’existence d’un Dieu éternel, tout-puissant et intelligent.

La question du bien et du mal
On va aborder la question sous un angle différent. Avez-vous déjà remarqué que tout le monde a un certain sens de ce qui est bien et de ce qui est mal ? Si je vous disais que je frappais ma femme à la maison, vous me diriez, Mais c’est pas bien, ça ! Mais la question que je veux poser, c’est Qui décide ? Qui décide de ce qui est bien et de ce qui est mal, si Dieu n’existe pas ? Vous pourriez me dire, Tu peux faire tout ce que tu veux, tant que tu ne fais pas souffrir les autres. Mais pourquoi devrais-je accepter cette règle morale, si moi j’ai envie d’en poser une autre, du genre, J’ai le droit de faire tout ce que je veux si c’est pour mon profit et mon bonheur ? Si Dieu n’existe pas, ça veut dire que ce sont les hommes qui décident de ce qui est bien et de ce qui est mal. Et quand medium_le_bien_et_le_mal.gifles hommes décident de ce qui est bien et de ce qui est mal, même démocratiquement, on obtient les génocides, l’esclavagisme ou la torture… Mais si Dieu existe, alors c’est lui qui décide ce qui est bien et ce qui est mal, et c’est lui qui a inscrit une certaine conscience du bien et du mal dans notre esprit, et c’est pour cette raison qu’il y a un certain consensus dans le monde, un consensus qui traverse les époques et les cultures, au sujet, globalement, de ce qui est bien et de ce qui est mal. C’est pour cette raison que lorsqu’on est confronté au bien (par exemple, aider son prochain) on a naturellement tendance à l’accepter, et lorsqu’on est confronté au mal (par exemple, commettre un meurtre), on a naturellement tendance à le refuser. Si tous les hommes ont la vague notion d’un référent universel en ce qui concerne le bien et le mal, la valeur de ce référent doit provenir de quelque chose qui dépasse les hommes, autrement dit, Dieu.

La question de la souffrance
Certains me diront, Comment tu peux dire que Dieu existe, qu’il est tout-puissant et intelligent, et qu’il est le référent de ce qui est bien et de ce qui est mal, quand le monde est tellement imprégné de souffrance ? Ces gens partent d’un constat qui est tout à fait vrai. Le monde est fait de souffrance, souvent injuste. Ils disent que la souffrance prouve que Dieu n’existe pas, ou en tout cas, s’il existe, qu’il ne s’occupe pas des hommes ou encore qu’il n’est pas un bon Dieu. Moi je dis, la souffrance pointe au contraire vers l’existence de Dieu car la souffrance est le signe que nous sommes faits pour autre chose que cette vie ! Lorsqu’on touche une flamme, la medium_systeme_nerveux.jpgdouleur qu’on ressent est un message qui indique qu’on n’est pas fait pour manipuler le feu à mains nues. De la même façon, le fait que la souffrance soit désagréable est un message qui indique que nous ne sommes pas faits pour souffrir et qu’il doit y avoir autre chose à l’existence humaine que la réalité douloureuse de ce monde. En fait, face à la souffrance du monde, on a le choix : soit on dit que Dieu n’existe pas, et alors il faut qu’on accepte que la souffrance fasse pleinement partie de la condition humaine et on n’a pas le droit de dire que la souffrance est désagréable ; soit on dit que Dieu existe, et alors, face à la souffrance qui est le signe qu’il y a quelque chose qui cloche dans notre humanité, on peut se mettre à chercher auprès de Dieu la réponse au problème de notre existence douloureuse, à cette aspiration que nous avons tous au fond de nous-mêmes pour quelque chose de meilleur que cette vie.

Conclusion
Qu’est-ce qu’on peut dire en conclusion ? Pour moi, le fait de ne pas croire en Dieu pose beaucoup plus de problèmes que le fait de croire en lui. Je me demande qui est le plus crédule, en fait : celui qui croit qu’à l’origine de tout ce qu’on observe, il y a un Dieu éternel, intelligent, juste et bon, ou celui qui croit que le hasard a pu produire de lui-même la matière, que la matière a pu produire d’elle-même la vie, que la vie a pu produire l’intelligence, et l’intelligence la conscience du bien et du mal, et tout cela dans un environnement incroyablement ordonné et parfaitement fonctionnel ? C’est pour ça que la Bible dit que celui qui ne croit pas en Dieu est un insensé (Ps. 14 : 1). Un idiot, quoi, quelqu’un qui n’est pas intelligent. En fait, on se rend compte que les conséquences du fait de ne pas croire en Dieu sont invivables, et c’est pour cela qu’il y a très peu de personnes dans le monde qui sont convaincues que Dieu n’existe pas tandis qu’une écrasante majorité de personnes croient qu’il y a un Dieu. Bien sûr, ce qu’il reste à savoir maintenant, c’est qui est ce Dieu-là, et quel est son rapport avec les hommes. Mais ça, on le verra une prochaine fois.

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